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Big Bang …

Posté par hiram3330 dans : Non classé , 2 commentaires

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La Voûte Étoilée

 

vient de donner naissance,

 

par scissiparité volontaire,

 

à la Voie Lactée

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Désormais la Voûte Étoilée (www.hiram3330.unblog.fr)

 

se consacrera principalement à ses recherches …

 

alors que la Voie Lactée (www.chris.unblog.fr)

 

poursuivra son chemin dans le domaine de

 

l'Imaginaire …

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Les deux espaces intemporels

 

restent néanmoins liées … unis …..

 

car l'Espace et le Temps,

 

qui n'existent pas,

 

sont indissociables …….

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Les Deux en Un

 

seront toujours heureux

 

de votre visite,

 

de vos commentaires,

 

de vos contributions … si vous le souhaitez …..

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Chris

le Premier d'Août 6008





Amertume 7 février, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Amertume

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Comme le “r” qui est à mi-mot, ce terme gratte ma gorge quand il est prononcé, par moi ou par autrui … pourtant à l'instar du “sucré” c'est une saveur humaine, pourtant c'est un titillement de mon sens du goût, pourtant …. il irrite souvent, pourtant il existe.

Il fut un temps où, par une “coupe d'amertume”,  il fut suave .. mais ce fut … unique … et inoubliable.

Maintenant est le temps de l'amer, le “i” a disparu d'un coup imprévisible .. une fois encore, une fois de plus, l'âge n'arrange rien en ce domaine non plus …. les illusions qui s'effrittent causent de multiples blessures de plus en plus âpres, de plus en plus nombreuses, de plus en plus douloureuses à la naïveté qui, de force, se love dans un recoin obscur de l'esprit.

On pensait chercher, trouver un nirvana, le vertige nous saisit devant la géhenne .. il en est ainsi, la gomme écrase les illusions et les rêves, l'haleine se flétrit au contact de ce goût qui corrompt la bouche, brûle les lèvres, démonte l'estomac, picote les yeux, érode un peu plus les pensées et dissout, par plaques, les souvenirs décolorés.

C'est triste, c'est affligeant que de se rendre compte, lucidement, de sa propre bêtise, naïveté, peu importe le terme …. les bouddhistes disent que le “monde est illusions”, certes …. mais certaines d'entr'elles sont tenaces, souriantes et rieuses un temps, puis elles virent à l'acidité qui dévore .. qui dissout .. et elle s'installent en compagnie des autres de naguère. 

Amertume ..

Pourquoi cette lutte entre deux explications possibles : regret et déception. Les deux s'allient en général pour multiplier l'effet dévastateur de l'un et de l'une …. mais …. non il n'y a pas de mais. Cette âcreté résiste, elle vient même réveiller d'autres de jadis et s'amplifie ainsi, s'auto-nourrissant du fiel enseveli et d'images glauques d'hier.

Effet pernicieux de situations fausses, faussées, idéalisées, illusoire donc là aussi .. curieux tout de même que cette capacité à ne croire que ce que l'on veut croire, au delà de ce que l'on voit, ou pas, mais l'être humain est ainsi fait .. il se nourrit, fréquemment, de ces songes éveillés qu'il va trouver au plus profond de lui, là où siège sa nature naïve et rêveuse. C'est ainsi.

La confrontation est le plus souvent soudaine, âpre, voire violente dans les sentiments qui partent en lambeaux .. on peut découvrir des espaces sinistres, en soi aussi, du cynisme quelquefois, des douleurs toujours. Instant dévalant les pentes de nos espoirs pour aller verser dans les douves de nos leurres et de nos mirages d'assoiffés que nous sommes ….

Amertume.

Est cette sensation de picotement qui naît, s'amplifie, émerge pour en arriver à une douleur lancinante, du genre de celles qui pourrissent un chapelet d'heures .. sans prévenir, brutalement dans leurs fausses douceurs grinçantes.

Est cette sensation qu'une braise vient de se réveiller, et qu'un souffle pernicieux veut la développer … pour l'éteindre il n'y a que de l'eau salée …. amère, froide, volatile qui ne va laisser que le sel sur les blessures ouvertes.

Est cette sensation glaciale qui vient figer, incruster la causticité des mots et des paroles qui se sont déchaînés dans une explosion inattendue et dévastatrice, un brin acide, un zeste aigrelette, blessante dans le coeur et l'esprit.

Nature humaine que tu es complexe dans tes alternances de ressentis, plus ou moins exacts ou approximatifs, aussi fragiles que puist l'être un cristal dentelé, un vitrail multicolore, une pellicule de glace trompeuse  …. un mot, un seul mot qui taraude, vrille, s'enfonce et corrompt en un clin d'oeil aveugle, des myriades d'images souriantes.

Étrange sensation finalement que de passer du sucré à l'amer, à l'aigre-doux d'abord pour n'en sentir que l'aigre, cette curiosité d'une sapidité imprévue et soudaine, tel le choc d'un bourdon sur la cloche qui résonne, pas qui raisonne .. le vertige des vibrations craquelle l'assurance utopique dans laquelle nous avons cru nager, en duo.

Il fut un temps où cette bile, qui pouvait remonter, était évacuée dans un haut le coeur spasmodique … violent mais bref, rapide en étant mordant, une cicatrice se colmatait sous peu …. ce n'est plus le cas.

Amertume.

L'amertume pourrait se décomposer en tant et tant de vagues, de photos rongées d'hier, de sentiments lacérés d'avant hier, de silhouettes parties en fumée, de plage de galets, de ressac maltraitant le sable …. passé.

L'amertume n'est plus ainsi, l'expérience et les épreuves l'ont poli par des dizaines de caresses griffantes, par des cris et des sanglots, par des tentations troubles, pas des actes grisâtres, pas des paroles acerbes … passé.

L'amertume est quelque fois à l'affut de l'instant qui se noue encore, là et ici, aujourd'hui encore .. mais c'est brutal, violent comme si on ne pouvait plus absorber d'ondes séismiques comme …. avant, oui ce doit être cela, aujourd'hui n'est pas hier …. n'est plus hier ; aujourd'hui était solide .. comme un sable mouvant semble-t-il … passé.

Ce goût qui empâte la bouche, cette amertume qui gâte mes dents, cette acidité qui grésille sur ma langue font que je dois, nauséeux, me pencher pour essayer d'évacuer ces miasmes  … alors l'estomac brouillé je discerne avec difficulté dans le brouillard de mon regard des points tremblotants qui semblent ricaner en caracolant dans la noirceur de la voûte stellaire qui m'oppresse maintenant.

Chris

février 6010

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Chaos 4 février, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Chaos

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Terrifiant est ce mot dans l'inconscient collectif et individuel, terrifiant et porteur de catastrophes toutes plus pires les unes que les autres, des images incroyables coulent de notre esprit d'un coup devenu brumeux et … chaotique.

Les clichés défilent et se suivent, noir, rouge, dégoulinant de peurs et d'horreurs quand résonne et claque ce mot, si bref, dans le silence d'une atmosphère déchirée des cris sans sons qui en suintent.

Que l'humain peut être étrange avec sa ribambelle d'illusions qu'il traîne en lui, la complexité de ses craintes intimes, de ses phantasmes inavoués …. il pense ( … d'une certaine manière …) que la chaos est négatif, sombre, dangereux.

Certains bipèdes de notre humanité, défendent par philosophie politique (hé oui ça existe) l'Anarchie. Mais là aussi existent deux branches, deux conceptions de cette notion ..

La première est celle qui voudrait que nulles contraintes n'entravent la liberté individuelle, et collective, de l'humain éveillé et conscient de son être et de celui d'autrui.

La seconde est celle qui voudrait qu'il faille faire “table rase du passé” pour construire un meilleur demain, et faire “table rase du passé” est un doux euphémisme qui recèle, hélas, une violence sanglante en général.

Ainsi le chaos est toujours ressenti, perçu, appréhendé comme désastreux et dramatique …. quasiment une punition des dieux, une vengeance de la divinité mécontente, un nettoyage naturel des scories humaines …

Lorsque l'on pense au chaos, immédiatement se présentent des images de destructions …. naturelles (tremblement de terre, éruption volcanique, avalanche, tsunami, ..), ou d'essence humaine (guerre, accident, manifestation, ..) ….. cette vision m'interroge.

Une relative maturation de la pensée, alliée à des réflexions et recherches personnelles, font parfois que le chemin ainsi emprunté puisse nous amener sur d'autres embranchements de la perception humaine.

Chaos de la mythologie grecque … l'origine.

Concept extrêmement complexe et difficilement  assimilable à l'esprit humain qui pourtant en fut le créateur d'une certaine manière .. paradoxe une fois encore, une fois de plus.

“Origine”, “début”, “commencement” …. comment comprendre cela ? Il faut écarter, volontairement, l'aspect réel, rationnel du berceau de la création ! Sinon …. la folie pourrait nous guetter dans cette quête sans bornes, sautillante d'un début à un commencement, d'un commencement à une origine .. bref une courses sans l'esquisse d'un espoir d'en arriver à l'avant de l'origine …….

“Materia Prima” telle est l'expression ancienne, Traditionnelle issue de l'Alchimie pour “nommer” ce que je ne sais mieux définir en proposant “le Tout de l'avant” … Oui je sais c'est pas terrible ….. mais comment expliciter une notion voulant décrire ……. l'indescriptible …

Est associé à “ça” le Noir, c'est à dire l'absence totale de Lumière, l'oeil ne perçoit rien …. mais étrangement l'être sens quelque chose, est-ce de l'ordre du psychisme pur, pour ne pas dire, oser dire de l'âme ? J'en reste songeur ….. face à ce “noir” que je ne sais, ne peux décrire et pourtant …. pourtant c'est “quelque chose” ……. c'est le Tout et c'est rien pour mes sens usuels.

En Alchimie le “Noir” est la putréfaction indispensable à l'émergence de la Création, est-ce identique ici ? Probablement ! Mais comment trouver les mots, les images, les phrases pour exprimer l'ineffable de cet infini, non pas de rien, mais de Tout ! Et dans Tout n'y a-t-il pas inclus le “Rien” ?

Ça se complique, tant est que cela fut simple au Commencement …

Quelle étrange maxime, exclamation que ” Tout ou Rien !” n'est-ce pas .. Ici je m'aperçois que le “ou” est incongru .. car il s'agit du Tout et Rien, pour en arriver en définitive au Tout .. tout seul, ou plus justement incluant … Tout !!!

Chaos.

Magma primal qui Est, Magma Originel, Magma Indifférencié …. bouillonnement immobile d'où jaillira, en rafales, en jets, en parcelles, tant et tant.

Au commencement …. mais là nous sommes avant le commencement … nous sommes face à Tout, et nos questions sont issues aussi d'ici : d'où viens-je, où suis-je, où vais-je ?

Est-ce de là que l'on peut dire : “Au commencement était la Parole …” ? Mais non, au Commencement n'était pas la Parole puisque le Chaos régnait dans un “Tout”.

Difficile de saisir … avant le commencement était donc un Tout, un Chaos, puis-je en déduire que le Commencement n'est pas ce qu'il paraît être ?

Chaos.

C'est le souk le concept dissimulé derrière ces cinq lettres, et tenter de le définir de façon cohérente, et surtout compréhensible au commun des mortels, est une gageure un peu comme essayer d'atteindre le Centre de l'Idée, ce qui est une quadrature du cercle également. Vertige qui tourbillonne dans ma tête quand je crois m'approcher de quelque chose en périphérie de ce Tout là.

Prima ! Premier ! Mais même  ainsi je saisis mal ce que cela peut être ….. 

Et si je m'intéresse au prologue de Jean : “au commencement était la Parole, et la Parole … (…)”, alors là ….. noyé je me retrouve, et avec peu d'espoir de pouvoir surnager sur cette vague que je ne discerne même pas !

Et si je prend l'autre bouquin, celui qui cause, symboliquement certes, de la Création, c'est pas mieux ….. du Chaos on (oui celui qui …) tire deux partie : Lumière et Ténèbre ! Alors là …… c'est pire !

En premier lieu nous avons un “Tout” qui englobe “tout” mais qui est “séparé” par quelqu'un …… bigre, j'en déduis que “tout” n'est pas “Tout” puisqu'il y a un mécano qui bidouille ce “Tout” pour en faire un jour et une nuit. Sacredieu !! Je me suis égaré dans une drôle d'histoire chaotique !

En un second lieu, force est de constater que nous avons un démiurge ….. et il sort d'où le gugus ? Pas du “Tout” puisqu'il est celui qui d'une simple parole sépare le chaos en deux .. pour commencer si je puis dire. Là il s'agit de .. nage coulée …. j'en perds le souffle.

Le Chaos !!! 

Est-ce cela le chaos que d'être en pleine déroute lorsque l'on tente d'en caresser discrètement la périphérie ?

J'avoue que je sèche un tantinet en cet instant figé par l'obscurcissement de ma quête déjantée soudainement .. le chaos règne  (sans partage là) sur ce qui me sert (quelque fois) à réfléchir …. Je divague et erre, vacillant, sur l'écume de vagues grondantes qui me mènent, sans douceur, vers mon incompréhension …. 

Dans le fond que suis-je donc allé faire dans cette réale où je rame, suant et soufflant, pour me dépatouiller d'un sujet certes primordial .. mais qui aurait pu attendre encore quelques millénaires …

Pourtant le Chaos est beau, plein de force et de sagesse finalement puisqu'il est “Tout”  …. et c'est dans cette “in-formité” que mature “tout le reste”, tout ce que je peux voir, sentir et ressentir …. en fait j'aime assez.

Quand je songe que c'est de là que sont nées les étoiles, planètes et galaxies qui peuplent ma voûte étoilée …

Et puis, et puis si je puis admirer la voie lactée, souvent, sans me rassasier, n'est-ce pas que “Ordo ab Chao” ?

Chris

février 6010

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Sourire 24 janvier, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 3 commentaires

Sourire

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Grimace faciale positive, pourrais-je dire avec un peu d'amusement .. mais pourquoi pas dans le fond. C'est bien d'une grimace dont il s'agit, d'une torsion faciale …. mais il est vrai également qu'elle se définit principalement par un mouvement ascendant des coins de la bouche, accompagné d'un plissement des yeux. Voilà donc pour la technique physique, à quoi en sommes nous donc réduit ma bonne dame …

C'est humain comme manifestation, mais est-ce toujours sincère ? Voilà une question qu'elle est pas mauvaise …. un sourire peut-il n'être pas sincère .. et si oui comment s'en apercevoir ?

Un sourire plein, ou un demi sourire, voire pour les plus  .. un quart de sourire, bref, on découpe le sourire me semble-t-il, mais comment ? Comment peut dire quantifier de la sorte cette expression faciale, en principe humaine, qui est perçu tant par soi-même que par autrui ?

Je m'interroge …. et même je t'interroge toi ! 

D'un coup plus l'ombre d'un sourire je vois …. (un sourire aurait donc une ombre ..?), le mouvement des coins de tes lèvres est descendant, tu fais la moue, voire même un rictus pas “jojo” je dois te le dire … Et oui, je t'interroge toi ! Croyais-tu rester embusqué derrière ton écran (même pas plasma ..) à poursuivre paresseusement les mots que mon clavier a posé lors d'une crise de danse de mes doigts ….

Vi, un sourire est entier, ou morcelé, mais sa sincérité est sujette à discutions quelquefois  alors .. alors comment déterminer le degré, ou plutôt la vérité  de ce signe qui part des lèvres, du coeur … mais qui peut être froid, glacial aussi, et sais-tu comment le percevoir ?

Les yeux !

Le regard !

Là, pas de simulacre … pas de simulation ….. pas de .. ton regard éclaire  le mien bien plus que des paroles verbales et qui s'envolent, et se dissolvent dans l'air, et s'évanouissent dans les brumes des bafouillages …. tes yeux, eux, parlent sans pouvoir se cacher.

Sourire est une belle chose, une lumière qui s'éclaire, un instant qui se fige dans la beauté, un visage qui se découvre au plus profond, une personnalité qui se dévoile, une goutte de magie, une larme d'éternité, un soupçon d'harmonie …. parfois un prélude à … un rire qui va venir cascader en plus.

J'aime à voir naître cette clarté qui efface les nébulosités des soucis, qui éponge les perles du chagrin, qui évapore le brouillard de l'angoisse, qui vient déclencher le mien de sourire, de regard à regard, au delà des mots, faibles, par une osmose instantanée.

Et puis, et puis il s'ancre dans ma mémoire, il se dépose dans mon coeur, il recouvre mes propres grisailles, il ravive l'humeur bonne qui est indispensable à chacune de nos journées, il m'enrobe …. j'aime.

Lorsque, seul, j'y songe mes yeux vont le quérir là haut, bien haut, très haut au plus profond de l'azur  .. là où nichent les étoiles complices qui renferment tant et tant de ces sourires comme un coffre plein de trésors qu'il me plaît, comme Picsou, de malaxer en ma mémoire pour en extraire, encore et toujours, ces étincelles jamais éteintes …. ces paillettes qui débordent, quelquefois, de ton visage qui est toujours en moi, qui telle l'étoile du berger guide mes pensées souvent.

Je m'égare, je me disperse, je divague … Non, une des forces d'un sourire est d'ouvrir une foultitude de portes en nous, en notre coeur, en notre esprit, en notre humanité … Cette clarté est une portion, une partie, une parcelle, une facette de la Lumière ….. cette clarté qui illumine soudain ton visage, ton regard, ton être m'est un précieux cadeau que je sais, aujourd'hui, déguster et savourer en te le rendant … plus justement en le partageant avec toi.

Accompagné en plus d'un clin d'oeil complice, introduction à un éclat de rire, à un “fou” rire (cette folie est un délice ..) ton sourire me donne force et vigueur par sa sincérité et sa spontanéité … j'aime.

Pas besoin de sons … de paroles … la communication est immédiate, profonde, riche. Ce partage sans temps et sans lieu me fait aller …. ailleurs, dans un monde autre que je ne sais définir, mais que j'ai appris à apprécier car il est celui d'une plénitude que j'aime.

Je ne sais même plus quelle couleur sont dans tes yeux en ces moments si privilégiés .. qu'importe d'ailleurs, c'est à la fois de l'or et de l'argent qui fondent dans cette luminosité où surnagent et pétillent des diamants …. m'y perdre en partageant … j'aime.

Alors, lorsque la solitude me rend nostalgique, quasiment triste …. irrésistiblement c'est vers la voûte étoilée que je fixe mon attention rêveuse, et dans ces multitudes d'escarboucle je distingue ta silhouette et goûte encore et toujours à ton sourire qui sait si bien déclencher le mien, s'y enrouler, s'y fondre ….. et qui me manque.

Chris

janvier 6010 

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Mirage 19 janvier, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Mirage

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Un mot qui trompe nos sens tel est ce terme qui vient soudain à mon esprit, avec force, vigueur, douleur aussi.

Normalement c'est un effet de la chaleur qui fait onduler l'onde, qui déforme la vision, qui transforme, ou plus justement qui déplace des images virtuelles, et ce bien avant l'invention de la “télé” et de la “toile” ….

Phénomène étrange qui perturbe et trompe notre perception visuelle, qui fait miroiter un présent inaccessible, en réduisant les distances, un effet “magique” comme pensaient probablement nos ancêtres, lointains peut être .. mais loin .. d'être bêtes.

Effectivement comme un prestidigitateur, plutôt qu'un magicien, la chaleur s'amuse à nous berner, à nous entraîner vers la fugacité d'une virtualité évanescente … en ce cas ci c'est l'image qui vient corrompre notre vision, et non le son du chant des sirènes venant envoûter notre esprit.

Quelle drôle de sensation que de se méfier de son sens de la vue …

La chaleur donc, cette radiation invisible à l'oeil humain, vient par le biais de ses longueurs d'ondes me désorienter en quelque sorte. Me voici incapable de me fier à moi-même …. certes ce n'est pas, dans l'absolu de mon humanité, une découverte.

Tout de même je suis perturbé.

Le plan s'incline, glisse, vertigineusement la vitesse s'accroît et le mirage semble venir me sauter au visage … c'est physiquement impossible ! Pourtant, pourtant tout tourbillonne et me fait perdre le nord … j'avale cette fugace vision, je la malaxe en moi, et … horreur … elle vient se nicher dans mon crâne pour narguer ma rationnalité et mon esprit ….. j'ai la nausée, j'ai le vague à l'âme.

Soudain je n'arrive plus à distinguer le réel du virtuel, le matériel du spirituel, le moi du … non, je ne sais plus où je crèche, où suis-je ? Là, ici, là-bas, en haut, plus aucun repère ne me fixe .. je suis partout en n'étant nulle part …. ma dimension est celle du Cosmos, ma dimension est celle du grain de poussière, ma dimension est …. égarée.

Marécage.

Je patauge lourdement, pataud, dans cet espèce de sable mouvant, de sol spongieux, de glu invisible .. je suis dans les rets de ma conscience, de ma mémoire, de mon moi … là.

Qui a dit un jour … “j'ai fait un rêve merveilleux …”, je ne sais plus qui, ni pourquoi, ni même quand, mais je sais que les rêves peuvent être des mirages aujourd'hui, et bien qu'immatériels ils se brisent et blessent, profondément.

Je n'arrive pas à me dépatouiller de cette bouillaque qui colle mes pieds, qui paralyse mes pensées, qui grignote mes souvenirs, qui éteint mes rêves.

J'étouffe.

La paralysie gagne du terrain dans ce terrain qui n'en est pas un, paradoxe de cette vague lente, mais si puissante, qui semble venir me cueillir, me recouvrir sur la grève des lambeaux d'hier.

Un maxime me revient .. “ce qui est en bas est comme ce qui est en haut” .. terrible ça, en plus du mirage qui éclate, c'est le ciel qui explose en une multitude d'éclats dégringolant, telles d'impossibles étoiles filantes.

Ressac.

La marée des mirages, du mirage va se retirer … ce sera le ressac, que va-t-il rester sur le sable, sur les galets humides et salés ? Les vagues vont dissoudre les derniers reliefs et haillons, les vaguelette vont lisser la plage, les traces seront absorbées …. les traces visibles, pas les autres ….. les autres .. mektoub !

Explosion, implosion …

Une étoile éclate en cent huit morceaux acérés, le ciel est griffé de ces larmes de feu qui vont se consumer et s'éteindre dans la cendre et le sable du désert  des mirages, ne laissant que des cicatrices béantes comme sur le visage grêlé de Séléné livide.

Comment faire et réagir face à cette disparition … pourtant un mirage, ça n'existe pas .. alors comment peut-il disparaître, ce n'est qu'une illusion d'optique, ce n'est qu'un soupir d'un rêve, ce n'est qu'une goutte de bonheur, ce n'est … plus rien d'un coup, d'un coup de massue, d'un coup …. soudain, inattendu, tuant.

Et ça tourbillonne, et ça vibrionne, et ça éclate comme un feu d'artifice, oui un feu plein d'artifices apparemment .. naïveté que de se raccrocher à un mirage, cette fausse image …. naïveté oui.

Étrange comme le regard embué qui tente de fixer une voûte céleste ne discerne là, maintenant, non pas un dais étoilé, mais une flaque qui coule en effaçant, en dissolvant ce mirage et en laissant des traînées un zeste rougeâtres, comme les sillons de larmes qui roulent muettes, cachés par l'obscurité d'un ciel grimaçant.

Chris

janvier 6010 

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Digression … L’apprenti sorcier 16 janvier, 2010

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Crépuscule 12 janvier, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Crépuscule

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Instant intemporel où l'hésitation du temps semble vaciller entre jour et nuit, entre orient et occident, entre …

Entre “chien et loup” en est une expression imagée, entre ces deux canidés aux crocs redoutables, tel le balancier d'une antique pendule, le “temps suspend son vol” … en apparence.

Allons nous passer de Midi à Minuit, comme tous les jours, comme chaque fois que Râ se décide à plonger dans l'immensité de l'horizon qui flamboie de cette chute … en apparence.

Mais là, je ne verrai pas distinctement ce phénomène aussi merveilleux que naturel, merveilleux car naturel … les cieux croulent sous la charge des nuages, qui courent comme le vent qui fonce sans limites … en apparence.

La vue est brouillée, comme l'azur assombrit, comme cette vision lointaine où s'engouffrent brouillard et larmes du ciel … je frissonne.

Instant intemporel où l'hésitation du temps semble vaciller entre jour et nuit, entre orient et occident, entre …

Sol est avalé, loin là bas, par cette ligne qui s'efface sous les assauts du ruissellement d'une tristesse aussi présente et prenante que le spectacle de ce crépuscule blêmissant à peine, à peine …

Bizarre que de ne voir, de n'apercevoir que des lueurs fantomatiques d'une voûte étoilée qui se dissimule maintenant, se drape dans un suaire grisâtre d'ondées en suspension.

Même Séléné semble s'être figée dans l'abri de ces vagues humides qui galopent, folles, comme une immense fantasia un peu sinistre.

Mais où sont donc réfugiés les diamants qui décorent, d'habitude … d'habitude, la dais d'un bleu profond, d'un bleu paradoxalement chaud, d'un bleu qui sied à mes réflexions, et non ce bleu à l'âme que je devine, tapis, apeuré, anxieux là haut, plus loin que mon regard bloqué ce soir.

Instant intemporel où l'hésitation du temps semble vaciller entre jour et nuit, entre orient et occident, entre …

Crépuscule tu m'écrases ce soir du poids, du poids de ton appétit qui aspire en un maelström ces myriades que j'admire, que j'admirai jusqu'à aujourd'hui, en esquissant un sourire en réponse à ceux que je devinais, confiants … Je suis triste.

La grisaille grignote inexorablement la rougeur sanglante qui auréole l'ensevelissement de l'astre de lumière .. L'empyrée moutonne comme sous les coups de boutoir de mon coeur qui veut s'échapper et fondre dans l'ailleurs de l'horizon … Je suis triste.

Que faire devant ce passage, ce devenir qui me rebute et me contrit .. comment pouvoir résister a ce gouffre qui paraît s'ouvrir et béer en m'attirant à lui par la seule puissance des souvenirs qui semblent fondre à son contact, comme s'ils carbonisaient instantanément à la vue  de cette lumière qui se meurt malgré l'averse qui surgit.

Crépuscule tu m'asphyxie des miasmes sulfureux qui jaillissent dans la lutte de la Lumière contre la Ténèbre, d'aujourd'hui contre demain, du sourire contre les pleurs, de la voie lactée contre le trou noir .. cette lutte est difficile, pénible, blessante, épuisante.

Instant intemporel où l'hésitation du temps semble vaciller entre jour et nuit, entre orient et occident, entre …

Tous les “jours” il en est ainsi.

Rythmé par les équinoxes et les  solstices, les phases lunaires, la ronde sans fin des galaxies la lutte jamais ne finit .. parfois un équilibre fragile et précaire s'établit .. fugace.

Mais peu m'importe ici et maintenant cette mécanique céleste qui se déroule et s'entrechoque à mes souvenirs, déjà des souvenirs, d'un temps jadis, déjà jadis .. et je suis triste comme un pierrot la lune au visage plâtreux où glisse doucement une perle salée qui va s'évaporer ne laissant que des cristaux amers.

Pourtant, pourtant que les étoiles peuvent être belles et complices dans le secret de confidences murmurées muettement, là où les mots n'existent pas, n'existent plus …

Chris

janvier 6010 

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