Big Bang … 1 août, 2008
Posté par hiram3330 dans : Non classé , 2 commentairesLa Voûte Étoilée
vient de donner naissance,
par scissiparité volontaire,
à la Voie Lactée …
Désormais la Voûte Étoilée (www.hiram3330.unblog.fr)
se consacrera principalement à ses recherches …
alors que la Voie Lactée (www.chris.unblog.fr)
poursuivra son chemin dans le domaine de
l’Imaginaire …
Les deux espaces intemporels
restent néanmoins liées … unis …..
car l’Espace et le Temps,
qui n’existent pas,
sont indissociables …….
Les Deux en Un
seront toujours heureux
de votre visite,
de vos commentaires,
de vos contributions … si vous le souhaitez …..
Chris
le Premier d’Août 6008
Point 6 mai, 2012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentairePoint
Je n’ai pas osé marquer « un » point, ou « le » point tant ce signe graphique interpelle l’ébullition de mes réflexion à son sujet …
Tu me crois excessif ?
Il va te falloir, toi aussi, triturer tes méninges (le pluriel ici c’est ma tendance démago en période électorale) car ce « Point » fait couler des torrents d’encre et de salive depuis ….. depuis quand au fait ?
Revenons à nos moutons, au Point en l’occurrence qui est sans dimensions définies, sans lieux définis, sans épaisseurs définies, sans … si bien que j’en arrive à me demander s’il est lui même « défini » !
En premier lieu d’où sort-il ?
Déjà l’énigme nimbée de mystère naît de l’inconnu de son apparition … Génération spontanée ? Fœtus de la Parole (du Verbe) ? Concrétisation d’un Geste Volontaire ? Je reste sur ma faim sur son accouchement « historique » en quelque sorte.
En second lieu à quoi sert-il ?
Là c’est plus simple à priori pour un lettré, pour un matheux, pour un géomètre … bien moins aisé pour un « cherchant » voulant tenter de percevoir au delà des apparences formelles …
En fait on peut le considérer, sans un air hautain, comme un « symbole » aux multiples interprétations, et même aux diverses utilités me semble-t-il ; je mélangerai donc sans complexe les possibilités que feront naître son observation visuelle et virtuelle tant il est complexe dans sa terrible simplicité …
Un point c’est tout !
Bigre, qu’est-ce à dire ? « C’est tout » …
Est-ce à dire « ce n’est pas plus » ou, inversement « c’est une totalité » ? La question est intéressante … non ?
Dois-je considérer le point comme une réalité ? Il n’a pas de dimensions, il n’a pas de poids, il n’a pas d’origine de moi connue, il me semble être un spectre spontané jaillissant dans « mon » univers … mais d’aucuns penseraient qu’il serait source de l’univers, y compris le mien ! J’en reste « baba ».
J’envisage d’accepter qu’il fût simultanément « très peu » et « tout » car je ne crains pas les paradoxes, surtout ici où entrechoquer les pixels n’est pas, à priori, un jeu dangereux … Cependant, dépassant l’antinomie apparente des deux acceptations, je pourrai y discerner une sorte de complicité, voire de complémentarité.
Je m’égare dans les méandres de mes idées incongrues au sujet de ce Point bien mystérieux et énigmatique dans toutes ses dimensions, lui qui n’en a … point au regard de mon regard sur cette toile virtuelle.
Quand même penser que ce Point est un début alors qu’il clôt les phrases me titille férocement le neurone encrassé de ceux de suspension, comme les esses du boucher, tout chamboulé des idées tourbillonnantes comme la bille d’un flipper.
En quelque sorte je flippe !
Cette minuscule trace sans épaisseur viendrait-elle épaissir mon ignorance (que tu penses importante …) sur l’apparition de ce signe, parfois même associé à une virgule, ou à un autre lui-même comme l’image dans un miroir, et plus encore est-il dominé lorsque nous avons une exclamation ou une interrogation !?
Ce maelström de possibilités ressemble à des coups de poings dans un sac de sable d’entrainement, mais d’entrainement à quoi, ou peut être plus exactement d’entrainement vers quoi … Il me semble que l’aspiration de la recherche ressemble à celle d’un siphon, six fonds, ainsi si font font font ….. bref je suis perturbé soudainement.
Point
J’hésite toujours et encore à faire suivre le mot du graphe le représentant, on peut avoir de ces pudeurs qui laissent pantois parfois, quelque soit l’âge, y compris si nous n’avons plus d’âge mais uniquement du blanc auréolant nos songes de gamin toujours …
J’ai souvenir que le point, centre et source du cercle fut une représentation symbolique du Créateur ; j’ai appris que celui qui est centre d’un triangle équilatéral serait le symbole d’un Sublime Architecte de tous les mondes … Je sais que celui qui est « seul » serait « l’Unique », le commencement, la représentation du Verbe (de la Parole) …
Ce n’est donc « Point » rien si je puis m’exprimer ainsi.
Servant à la fin à ouvrir et à clore, ce Point doit incarner sans doute possible « l’Alpha et l’Oméga », et dire que certains considèrent qu’un point c’est rien, ou du moins pas grand chose … Certes, or à la fois l’unicité et la globalité, il n’indique pas plus, ni moins, dans la mesure où précisément il n’a pas de mesure … une trace minuscule de l’Infini incommensurable …
J’en suis estomaqué
Suis-je donc moi-même inclus dans ce « Point », malgré un (léger) embonpoint ? Et mon interrogation vaut pour toi ! Oui toi qui présentement serre le poing de cette interpellation (non policière) inusité.
Évidemment ce n’est qu’un point de vue, le mien … pourtant songeur je suis, rêveur tu deviens … et si …
Cette infime parcelle dont je te cause là, ici et maintenant, symboliserait, que dis-je, serait l’Univers dans sa totalité connue et inconnue, au-delà des apparences, pleinement et globalement, bref : le « Point c’est Tout » !
Je m’aventure à considérer que comme « Tout » il est en conséquence le « Centre de l’Union », le « Point d’Équilibre », « en Haut comme en Bas », moi comme toi, le visible et l’invisible, et en finalité … Ordo ab Chaos …
Mais pour moi, lorsque je lève les yeux au ciel, dans la nuit qui s’installe sur la voûte étoilée, ce « Point »central est ce sourire qui éclaire et réchauffe ma quête.
Chris
mai 6012
Livre … avril 6012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaireLivres
Même ne sachant ni Lire, ni Écrire …
Ce mois ci j’ai épelé avec un grand plaisir,
beaucoup d’intérêt,
ce livre très cocasse
le livre de Jean-Marie GOURIO
« Un café sur la lune »
Chris
avril 6012
Une goutte d’eau 13 avril, 2012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaireUne goutte d’eau
Je m’émerveille en me mirant dans cette goutte qui va et vient sur la paume de ma main.
Sensation de chaleur, sensation de fraîcheur, sensation d’humidité, sensations … sensuelles ; étrangeté de ce ressenti face à une perle à la taille dérisoire au creux de ma main.
Une goutte d’eau que j’ai saisi au vol d’une ondée printanière venant réveiller la terre, et ses graines enfouies, dans une douce symphonie musicale tambourinant pour apaiser la soif.
Cette perle translucide m’hypnotise, comme un cristal, et me laisse deviner l’avenir … le sien : se transformer pour se reformer … et je médite un brin sur ce miroir qui ne dit mot, mais qui dans son silence susurre en mon esprit « tu es comme moi ».
Interloqué je laisse s’échapper cette parcelle liquide qui va rejoindre le sol, buvard assoiffé, pour se dissoudre et se mêler au « tout » dans un clin d’œil à la fois ironique et malicieux.
Comment cette molécule, si simple et complexe, peut-elle me décontenancer ainsi ?
Il est vrai que je ne peux l’écraser, la briser, la détruire ….. c’est comme un caméléon qui se joue de moi dans une fricassée de rire muet et moqueur.
Elle disparaît en restant là, sous une forme autre, dans l’attente d’une nouvelle transmutation à l’alchimie désorientant mes sens sans dessus dessous face à cette infinitude d’H2O.
Ma faiblesse d’homme me fait frissonner d’une crainte ancestrale.
Ce n’est pas une sphère, ce n’est pas une demi-sphère, ce n’est pas ….. c’est une goutte à géométrie variable, apte à s’adapter à tout, comme à rien. Elle n’a de forme que celle de l’instant, fugace, mutant de là à ici.
Imaginer cette goutte est un doux rêve un peu utopique, elle ne se laisse pas enfermer dans une forme car elle est sans forme et de toutes formes. Miracle de l’eau en ce domaine aussi …
J’en arriverai presque à jalouser … Après tout ne suis-je pas moi-même une parcelle de tout ? Et pourquoi ne puis-je muter dans l’instant pour être autre en étant identique ? Le Grand Architecte des Mondes a du dérailler à un moment ou a un autre … un moment pour lui n’a probablement pas la même valeur que pour moi, qu’en penses-tu toi aux yeux écarquillés ….
Une goutte d’eau que j’ai vu rouler sur une joue, fugitivement, dans l’ombre d’une mèche de cheveux qui venait balayer cette amertume salée .. Étrangeté du « hasard » comparant l’eau « distillée » et l’eau « salée » dans un souvenir furtif, comme la silhouette d’un rêve de naguère.
Mais goutte à goutte la vie se poursuit, sans se rattraper, paradoxe de l’humanitude informelle et mouvante.
Il me plaît à observer la goutte dans les méandres de ses mutations car, tel un « transformiste », son rôle est de raviver un hier enfouit dans le sable mouvant d’une mémoire rétive.
Comment percevoir cette « chose » incolore, reflet de son environnement, dont le cœur est parfois le signe d’avenir, l’image d’un passé, la somme des cycles où je m’efforce de naviguer, en ramant, fixant l’horizon de l’Est qui rougeoie de plaisir sous l’ardent regard que je lui porte … porte à franchir, celle de ma quête dans l’infini des possibles et des réels.
J’aime à imaginer son périple, de haut en bas et de bas en haut …
Mutation alchimique elle passe par divers états en restant elle …
Buée devant mes yeux cette goutte embrume mon esprit par les multiples idées qu’elle fait naitre …
Orage, rafales, pluie, ondée, crachin, brouillard, grêle, neige, ru et océans, source et geyser, larme également …. elle fascine dans la diversité de son unité, par son indispensable présence partout et sans cesse .. sais-tu que ton corps est à quatre-vingt pour cent par elle constitué ? Sais-tu que notre sphère Bleu est majoritaire son territoire ? Sais-tu que sans elle tu meurs en une poignée d’heures sèches …
Observe son « atterrissage » , sa masse se transforme devant toi …. dans une gerbe, une couronne, un jaillissement, une explosion à l’infini d’elle-même, une scissiparité multiple dans une beauté qu’il faut saisir tant elle est éphémère.
Mais ce qui me méduse, à la réflexion, c’est qu’une goutte est synonyme de ruisseau, fleuve,lac, étang, mer et océan … Oui quelle que soit sa forme la goutte reste indissociable des autres qui forme le liquide primordial, primal…
Que tu contemples cette « unité » ou sa « totalité » … tu restes ébahi de percevoir l’identique.
Quant à moi, dans l’observation d’icelle, j’appréhende l’immensité de l’infini stellaire où, par analogie, les gemmes liquides sont semblables aux scintillements argentés que je saisis dans la voûte étoilée en devinant ton sourire.
Chris
avril 6012
Le Pont du Gard 10 avril, 2012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaireLe Pont du Gard
Ce fameux Pont est un Aqueduc !
Qu’on se le dise sa vocation initiale, primale et vitale est d’amener l’Eau (source de vie) d’Uzès à Nîmes, c’est pour cette raison humide que les romains de jadis construisirent cet édifice majestueux qui nous coupe le souffle lors de notre premier re-gard.
Traversant, ou plus exactement, « enjambant » le Gardon, cet aqueduc achemine l’eau jusqu’au Castellum Divisorium de Nîmes (dont le nom provient de Nemausus), ce réservoir répartiteur où, enfant, je m’amusais tant et tant. De là partaient des conduites en plomb (saturnisme …) vers la ville.
Ce répartiteur millénaire est adossé depuis longtemps à un fort Vauban, successivement devenu Centrale pénitentiaire sévère, et aujourd’hui Université … transformer une prison en lieu d’études est un progrès que je vous laisse méditer, et savourer …
Le Pont du Gard, œuvre colossale d’un temps où le temps n’existait pas comme aujourd’hui … Un but, un résultat, les jours, les ides, peu importent, il faut y arriver, et ils le firent ! Le coût ? Quel coût ? L’eau n’a pas de prix, hier comme aujourd’hui.
Cet édifice bimillénaire me laisse songeur.
Pour de l’eau ! Ces milliers de tonnes de pierres taillées, ces milliers d’ouvriers, ces ingénieurs antiques, ces mètres ruisselant de sueur, cette traversée de garrigue, cette démonstration technique et intellectuelle … pour de l’Eau ! Des siècles plus tard, et ailleurs, ce sera Mac Mahon qui s’écrira « que d’eau, que d’eau … ».
D’où qu’on le découvre, quel que soit le temps, on a un choc. Un choc car on ressent la Force et la Beauté qui induisent la Sagesse que l’on peut percevoir sourdre de ce panorama intemporel. Émotion
Certes il a vieilli, certes il a été « défiguré » par l’outrage des ans bien sûr, par la pollution humaine, par des rajouts dont une route pour en faire un « vrai pont » au niveau de son premier « étage » : l’homme n’est pas capable de garder intact le passé, son passé aussi talentueux fut-il, car l’homme est futile trop souvent, et inconstant …
Aqueduc …
Pontife de l’H2O il figure la vie coulant comme le sang dans des veines, venant désaltérer l’humain, l’animal et le végétal par sa construction minérale. Le conduit supérieur, là où circulait l’onde, est entartré car dans ce pays un peu âpre, même l’eau peut être « dure ».
Les bâtisseurs ont démontré leur capacité à vivifier la cité, à maîtriser un tant soit peu la nature libre, à prouver que le passé d’ici n’était pas que guerre et cruauté, que l’intelligence humaine perce toujours, poussée par la nécessité, par la curiosité et par la peur.
Une artère est née là, reliant territoires et hommes dans la même recherche d’améliorations de la vie, bien au delà de l’espace et du temps … Cette dentelle de pierres nous écrase de son passé toujours présent et embrase nos songes d’une époque riche pendant laquelle on taillait la pierre brute pour ensuite la poncer, et enfin en faire une clé de voûte …
Pour cette œuvre d’art, il fut un temps, celui de ma jeunesse au siècle dernier, qui vit les familles (aisées et beaucoup moins) venir se réapproprier ce site en y promenant, en y pique niquant, en se baignant aussi dans ce gardon dangereux par ces tourbillons et ses gouffres dissimulés. Lieu de repos, de rencontre, de partage, ces arches admirables couvraient une population toujours simples et heureuses de profiter naturellement de ce coin historique.
Les Compagnons sont également venus admirer, étudier, « sentir » cette architecture de jadis et de leurs lointains ancêtres concepteurs et bâtisseurs ; des pierres portent leurs « marques », leurs « noms », car c’est une étape du « tour de France » de l’apprentissage vivace aujourd’hui toujours …
Site protégé, site mis au patrimoine mondial, site familial pour les autochtones il est, comme on dit maintenant, « incontournable » … mais franchissable oui !
Sa grâce dépasse l’imaginaire, sa finesse le rêve, sa longévité peut me rendre jaloux, sa majesté en impose, sa beauté au soleil comme au clair de lune m’éblouit, son histoire m’épate, je serai poussière qu’il continuera son rôle, paisible et imperturbable, de rappeler le souvenir de la volonté humaine.
Peut être que ce que j’aime le plus en lui, c’est de pouvoir, la nuit et au delà de sa stature impériale, contempler l’infini de la voûte étoilée qui en fait un écrin sans prix, comme le sourire que j’y devine entre ses voûtes de pierre …
Chris
avril 6012
Pour les curieux de l’histoire « locale » : http://www.nemausensis.com/index.htm
Pour les curieux du site d’aujourd’hui : http://www.pontdugard.fr/fr
Il existe un tunnel … 10 mars, 2012
Posté par hiram3330 dans : Apports , ajouter un commentaireIl existe un tunnel obscur dans la Lumière Infinie.
On l’appelle « temps ».
Lorsqu’un humain entre dans ce tunnel,
On appelle cela « naître ».
Lorsqu’un humain marche au long de ce tunnel,
On appelle cela « vivre ».
Lorsqu’un humain sort de ce tunnel,
On appelle cela « mourir ».
Considérer que vivre se réduit à évoluer au long de ce tunnel obscur,
Cela s’appelle « illusion ».
Percer des trous dans ce tunnel obscur,
Cela s’appelle « science ».
Savoir que la Lumière est autour du tunnel,
Cela s’appelle « Foi ».
Voir la Lumière dans le tunnel obscur,
Cela s’appelle « Amour ».
Voir la Lumière à travers le Tunnel obscur,
Cela s’appelle « Sagesse ».
Eclairer le tunnel obscur de sa propre Lumière,
Cela s’appelle « Sainteté ».
Confondre la Lumière et le tunnel obscur,
Cela est au-delà des mots.
(texte Taoïste)
Merci à Laurence
Livres … février 6012 7 mars, 2012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaireLivres
Même ne sachant ni Lire, ni Écrire …
J’ai réussi à épelé avec intérêt,
plaisir,
et attention
le livre de Laurence VANIN- VERNA :
« FRACAS, la pensée en éclats »
Éditions de la hutte : http://www.editionsdelahutte.com/HUMOUR.html
Chris
mars 6012
Mardi gras 16 février, 2012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaireMardi Gras
Jour ultime d’une période sans limites, où tous les excès sont faisables malgré le poids « judéo-chrétien » du lieu qui l’a vu naître… Une sorte de soupape (non pas sous pape) de sécurité dans l’armure rigide d’une « religion » carcan.
Tu peux compulser à se sujet Wikipédia, Google, sans oublier Ecosia (que je te conseille bien amicalement).
Un « point d’orgue (non, pas « .org » extension informatique) avant de revenir, sinon à la raison, du moins à l’orthodoxie imposé par le clergé romain, notamment.
D’ailleurs ne pas hésiter à nommer un mardi « gras » est déjà et encore une révolution en soi (en soie ?), surtout l’avoir conservé à notre époque de « régime(s) » et d’obésité galopante (si je puis dire).
On pourrait s’exclamer : » alors ça baigne hé ? » dans une friture de rires avinés ainsi que gras et de gloussements guère lascifs. Mais je ne m’aventurerai pas dans cette direction incongrue (en un seul mot) qui m’est étrangère par définition.
En un mot comme en cent huit ce « mardi gras » me laisse perplexe (oui tu penses que ce n’est pas nouveau … merci).
J’aurai presque tendance à imaginer une « belle hypocrisie » d’une religion se sachant si liberticide qu’elle se permettrait cet exutoire sous couvert (de tables) d’une continuité d’un dogme infaillible comme son « pontife » (lui depuis moins de deux siècles rappelons le).
Ce jour de turpitudes tolérées précède d’un souffle le « mercredi des cendres » … (fini la rigolade et la débauche) et une période de jeûne (pas de gamin attention) qui sait peut être pour « dégraisser le mammouth » comme on disait dans la préhistoire.
Mardi gras … Carnaval !
Un vent de folie en ce dernier jour d’avant le serrage de ceinture et le sevrage des vices … Carnaval va se dérouler, mais dans l’anonymat des masques blancs, bariolés, satinés ….. des loups dit-on également munis de voilettes.
Déchaînement de débordements, déchirement de complexes, démembrement de frustrations habituelles … c’est la « totale » qui va déferler, pire qu’un raz de marée, qu’un tsunami, qu’un tremblement de terre associé à une éruption volcanique.
Tout est devenu « gras » en ce mardi de carnaval d’avant les cendres du lendemain.
L’explosion des façades des geôles, la rupture des chaînes des carcans, l’évaporation brutale des rigides règles quasi monacales, entraînent subitement une liesse, factice, un peu amère, un peu désespérée, un peu …
Mais qu’importe, cette invention de défoulement collectif et anonyme à l’aval du clergé apostolique romain toujours « coulant » comme un camembert pour conserver ses ouailles, car se comportant comme un berger, un pâtre, ne considère-t-il pas qu’un troupeau de moutons vaut bien quelques dérives passagères.
Carnaval est chaud, le mardi gras fond dans ces ambiances torrides parfois, juste avant que la consumation n’aboutisse, le demain, aux cendres refroidies se voulant être l’engrais d’une future fête de Pâques, dans les quarante jours à venir.
Ce mardi là, mardi issu de Mars (planète et Dieu), dégouline de coulées huileuses du saindoux (saint doux ?) dont l’usage est exclusif à cette journée où seule la matinée n’est pas grasse … Grâce à cela, les heures se comptent par soixantaines de minutes aussi longues que de Midi à Minuit, même mesurées de l’Orient à l’Occident.
Carnaval … Mardi gras !
Sont-ce vraiment des masques que je distingue dans la pénombre rougeoyante d’une soirée ultime avant … Un parfum de sabbat se traine dans l’air vicié de cette « fête » qui s’amaigrit au long des convois de secondes s’évanouissant dans la nuit tirant à hue et à dia (mais non, pas le supermarché voyons !).
Ça glisse !
Enfin comme un immense geyser, le dernier feu d’artifice (d’artifices aussi) explose, perce les ténèbres brièvement, scintille au travers des nuages brumeux, et termine dans une averse de cendres venant recouvrir les frasques agonisantes.
L’aube va bientôt envelopper ces traces graisseuses …
Il est temps, pour moi, de percer les nuées pour atteindre ces galaxies imperturbables qui illuminent « ma nuit », en présentant sur le velours de leur dais un éclat éblouissant d’un regard souriant.
Chris
février 6012































