Big Bang … 1 août, 2008
Posté par hiram3330 dans : Non classé , 2 commentairesLa Voûte Étoilée
vient de donner naissance,
par scissiparité volontaire,
à la Voie Lactée …
Désormais la Voûte Étoilée (www.hiram3330.unblog.fr)
se consacrera principalement à ses recherches …
alors que la Voie Lactée (www.chris.unblog.fr)
poursuivra son chemin dans le domaine de
l’Imaginaire …
Les deux espaces intemporels
restent néanmoins liées … unis …..
car l’Espace et le Temps,
qui n’existent pas,
sont indissociables …….
Les Deux en Un
seront toujours heureux
de votre visite,
de vos commentaires,
de vos contributions … si vous le souhaitez …..
Chris
le Premier d’Août 6008
Digression … Nocturne 15 janvier, 2012
Posté par hiram3330 dans : Digressions , ajouter un commentaireBissextile 7 janvier, 2012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaireBissextile
http://astrosurf.com/nezenlair/nel1/calendriers.htm
Non ne te gausses pas déjà, le « bi » (et même « bis ») et le « sex » sont accolés, accouplés avec le « tile » (pas l’espiègle) pour former un mot unique au sens des plus scientifique, même si, ignare, tu n’en saisis pas les finesses voluptueuses ..
Bissextile se rapporte à l’année du calendrier « Grégorien » (le nôtre quoi !) et n’est pas le terme savant d’une pratique que le clergé d’ici pourrait condamner (comme tant d’autres « choses »).
Pour le commun des mortel (oui toi comme moi) on pourrait simplifier en disant tout « bêtement » que c’est le synonyme de « plus un » (+1) car, en effet, cela signifie que l’année « bissextile » comporte 366 jours déclarés en lieu et place des 365 habituels et usuels qui forment « l’année » et non l’ânée !
De plus cette « bissextile » nous revient de quatre ans en quatre ans …. avec comme corollaire intimement lié le 29 février, oui ce mois si court que l’on roumègue d’en avoir un jour ajouté par cycle … Par contre pour celles et ceux ayant vu le jour à cette date fatidique du 29 de ce deuxième mois .. quelle source de confusions !
Bissextile
En fait nous avons là une éclatante démonstration d’un « magouillage » autant mathématique qu’astronomique ! Il est sidérant que l’espace sidéral se prêtât ainsi à ce « bidouillage » cocasse d’un rappel (ça veut dire « en plus », voyons ..) d’une journée de 24 heures par cycle de 4 ans.
En quelque sorte on ajoute à l’un, les « débordements négatifs » avérés des trois autres … on pourrait même y voir, avec des lunettes déformantes, une sorte d’épargne (sans intérêt) capitalisée sans valeur ajoutée, qu’une lunette astronomique aurait détecté dans l’espace inter-galactique … de notre système solaire.
Je ne veux pas te perturber encore plus, mais je ne suis pas sûr que les 24 heures par cycle de 4 ans soient suffisantes pour arriver à une justesse arithmétique absolue ….. m’est avis que doivent encore se balader des chapelets de secondes égarées …
Mais brisons là !
Ce n’est pas en roumégant (comme d’habitude … oui je t’ai entendu) que cette année cyclique va pouvoir me faire avaler la pilule d’une journée supplémentaire de labeur harassant (Non, ne rigole pas !) à l’orée du printemps qui plus est.
Le plus curieux n’est-il pas de constater le peu de réactions citoyennes à cette date du 29 du second mois, que personnellement je trouve quelque peu mesquine … ça fait un peu radin même, du style « faut récupérer ! » …
N’ai-je point ouïe souventefois que le « temps perdu ne se rattrapait jamais ! » ? Et cette année le capitalisme international, allié à la haute finance carnassière ainsi qu’au pseudo monde politique, m’impose (comme si je ne l’étais pas déjà trop) un jour en plus !
Enfer de damnation !
Je ne voudrai pas « remuer le couteau dans la plaie » mais cette mesure est discriminatoire car fondée sur un calendrier « grégorien », basé essentiellement sur une volonté de naguère de l’église catholique apostolique romaine et de son « chef absolu » : le Pape … qui je vous le rappelle a fait cramer Galilée entr’autres …..
Alors que faire de cette « bissextile » qui m’agace aujourd’hui ?
Dans notre « monde occidental » (moins une partie de l’orient orthodoxe) cette journée infligée par, semble-t-il, le Grand Horloger de l’Univers, pourrait être … con-sacrée au repos, pour les latins au « farniente », pour les autres ….. à leur con-venance.
Bien entendu les barbares et mécréants ne se réglant pas sur notre « grégorien » ne sont pas con-cernés, et toc !
Bissextile
Pour faire passer la pilule de cette affreuse journée supplémentaire, d’aucuns (vicieux il faut en con-venir) en ont profité pour nous fourguer à cet an particulier les Jeux Olympiques … « Du pain et des jeux » disait-on dans le monde romain des Césars (non par le truc cinématographique, les Empereurs de la Rome antique -- romantique phonétiquement pour nous induire en erreur).
Dérisoire … des « jeux », d’ailleurs plus tard Napoléon le Premier (le Buonaparte corse-italien) ne dit-il pas « c’est avec des hochets que l’on fait marcher les hommes » (tu remarques comme moi qu’il n’est point question de femme là) ?
Quand au « pain » … sec (non c’est pas breton ça) et en regard de son coût financier en perpétuelle augmentation, et pas que (pâques) les années de 366 jours, on l’économise … à tous les repas.
Mais je m’égare maintenant.
En tout état de cause cette année plus longue (et pas du fait d’élection présidentielle en France) me fatigue déjà .. je ne sais plus où j’en suis de ce que je voulais en dire, alors si tu peux m’aider, pas d’hésitation.
Quelle idée saugrenue que de vouloir quantifier le temps en diverses manières qui, même mathématiquement, physiquement et astronomiquement ne l’empêchent pas de s’écouler comme un camembert chauffé.
Tu crois sentir l’ironie glisser de ces propos, il ne s’agit de fait que d’un re-ssenti (oui l’arôme est fort, parfois envoûtant .. en voûtant) sur le temps qui lui aussi est illusoire pour nous.
J’en arrive à l’illusion du temps en passant par bissextile, comme quoi un « rattrapage » de minutes dans la vie humaine peut être quelque peu dérisoire … Nous ne savons même pas ce qu’est réellement la Vie et nous voulons (pour nous rassurer ?) étudier le temps de façon « scientifique » … cocasse attitude et faiblesse humaine non ?
Me voilà presque philosophant, horreur !
J’hallucine quasiment en me fixant sur cette année cyclique … L’angoisse du temps qui passe jusqu’à ce que je trépasse doit vraiment me turlupiner le neurone orphelin qui gît dans mon crâne.
Il vaut mieux que je m’arrête là jusqu’au 29 février au moins …
En attendant je préfère me réfugier dans le sourire toujours présent que je devine, discerne, quand astronome sans lunette je navigue dans le cosmos, du crépuscule à l’aube …
C’est au sein de cette voûte étoile, ou croise la voie lactée que je me plais à oublier le temps pour ne garder que le sourire … et j’aime
Chris
janvier 6012
Couleur … 3 janvier, 2012
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaireCouleur …
Comment vivre sans ? Comment font les aveugles ? Comme supporter une vie où il n’y a que la somme de toutes les couleurs (Blanc) et l’absence de Lumière (Noir) ..? Oui comment vivre en « noir & blanc », comment vivre dans l’éternel pavé mosaïque ? Je m’interroge ?
Mais la « couleur » n’est finalement qu’une longueur d’onde, que je perçois, que tu perçois … pareillement ? J’en doute, mais comment le savoir avec certitude et avec exactitude ?
Et puis en fin du fin les longueurs d’ondes ne sont-elles pas, comme « tout », de l’Énergie ?
Me voilà bien avancé avec cette foultitude de questions sur un sujet qui me semblait si … limpide … si clair même au delà des nuances des teintes que je vois, que je devine, que j’imagine.
Couleur est un mot si simple que le vertige me prend quand je tente d’en connaître les teintes .. et encore celles que je peux personnellement voir de mes yeux, je n’imagine même pas les autres, toutes les autres de l’infrarouge à … et plus encore …
Oui nous avons les « Trois » primaires … Rouge, Bleu et Jaune …
Nous avons aussi les « Sept » de l’Arc-en-ciel …..
Nous avons encore donc la Somme de toutes et l’Absence de toutes …….
Et chacune d’entre elles à une « histoire », une longueur d’onde, un potentiel énergétique, une influence (hé oui), une symbolique (aussi), un rôle également … comment font donc les aveugles ?
Dans nos langages combien d’expressions sont dégoulinantes de couleurs …, combien de mots cisèlent une demi-teinte, ou mieux une esquisse subtile de ton (non pas le thon !) qui vient préciser la délicatesse d’un instant ainsi figé sur une toile.
Une palette humidifiée de nos larmes de douleurs ou de rires sert à composer le menu de l’image vue par nos yeux, imaginée par notre esprit, colorée par l’essence de notre âme.
Couleur est en nous ! Elle magnifie notre perception intime de l’objet, de la chose, parfois de l’Etre …
Mais que dissimule la « couleur » ? Qu’enrichit la « couleur » ? Quelle utilité a donc la « couleur » ?
Ces questions là aussi m’entraînent dans des gouffres sans fin de perplexité, de réflexions, de méditations quasiment parfois comme si …
Et si la « couleur » avait entr’autres le double rôle de spécifier « une chose » et, simultanément, de l’en draper de mystère(s) nous laissant pantois dans les pérégrinations des idées jaillissantes de nos yeux … y compris du « troisième » …
Multicolore deviennent nos pensées et nos rêves … n’est-ce point des plus surprenant que de s’en apercevoir, quelquefois, au réveil de nos songes ?
Mais ces couleurs, ces dégradés et ces nuances, que je sens par la vue n’entraînent ils pas ma perception vers une vision aléatoire d’une réalité dans le fond illusoire et surtout intime …
Un monde infini de teintes aux odeurs si personnelles que nous nous en gargarisons à chaque seconde de notre vie éveillée, à chaque moment de notre sommeil, paradoxal, grouillant de sons polychromes, d’images hurlantes versicolores, de musiques berceuses chamarrées.
Quel curieux monde que voici là !
Et les daltoniens ? me direz-vous … (pas les 101 …), cette « déficience » chromosomique, cette altération probable d’un ADN rétif, cette cécité partielle d’ondes, comment puis-je l’appréhender ?
Un monde infini oui, où je m’égare dans les senteurs du feu d’artifice permanent qui m’entoure, me cerne, me noie … Le kaléidoscope où je tournoie sur moi même peut, dans les cas extrêmes, me faire voir la vie en gris … ce gris qui macule la vivacité de mon regard.
Lorsqu’apaisé et serein je réfléchis (mieux qu’un miroir) sur ces ondes qui caracolent ici et là, partout, et même ailleurs, je me dis dans le silence de ma solitude et si …
Et si les ondes colorées, les ondes de couleurs, les ondes de l’énergie visuellement visible (non ce n’est pas un pléonasme) ne voulaient que m’amener loin, profondément en mon cœur intime, là où gît, trop souvent ensommeillée, cette parcelle de lumière qui est l’étincelle de ma vie …
Et si, levant ma vue vers le cosmos où se mêlent voie lactée et voûte étoilée, dans cette infinitude sombre (pas vraiment noire) la Lumière d’une étoile adoucissait les pas de mon chemin …
Et si c’était un sourire …
Et si …
Chris
janvier 6012
6012 29 décembre, 2011
Posté par hiram3330 dans : Non classé , ajouter un commentaireLe calendrier grégorien,
de notre République laïque,
nous l’indique,
la saint Jean l’Evangéliste
et
le solstice d’hiver
nous l’ont déjà montré …
C’est une nouvelle année (civile) qui débute… 6012
A cette occasion,
Traditionnelle,
je formule mes meilleurs vœux
pour vous,
ceux qui vous sont chers,
ceux qui vous sont proches …
Que la Force de nos convictions et engagements,
que la Beauté que nous mettrons en œuvre collectivement,
que la Sagesse que nous pourrons partager dans nos pensées et nos actions
puissent nous tracer un chemin carrossable
pour les mois à venir …
Bien sincèrement
Chris
Livre … décembre 6011 23 décembre, 2011
Posté par hiram3330 dans : Livre , ajouter un commentaireLivres
Même ne sachant ni Lire, ni Ecrire …
Ce mois ci j’ai à nouveau épelé avec un grand plaisir,
beaucoup d’émotions,
et des pensées fraternelles
le livre d’Henri Aram Harabedian :
« Dis-lui son nom »
Lorsque que le « roman », l’autobiographie, l’Histoire et l’actualité se rencontrent,
nous avons la force de la beauté dans la sagesse réfléchie…
et la Mémoire …
Chris
décembre 6011
Des Platanes, on les entendait cascailler 10 décembre, 2011
Posté par hiram3330 dans : Apports , ajouter un commentaireMONTPEZAT…village de mon enfance (grands-parents, oncles, tantes, de mes vacances d’enfant) …
Des Platanes, on les entendait cascailler …
L’analyse qui suit prend ses informations dans une recherche menée depuis 1980 auprès de la population de Montpezat (Gard), et qui a débouché sur un livre, Des Platanes, on les entendait cascailler. *
Les termes occitans sont transcrits avec la graphie classique. Les termes francitans (occitan francisé ou, français occitanisé), sont écrits de manière à être lus à la française.
Le village de Montpezat est séparé de la Vaunage par une série de collines, occupées par la garrigue. Son territoire jouxte celui de Saint-Côme. A n’en point douter, beaucoup de faits rapportés ci-dessous pourraient concerner n’importe quelle commune de Vaunage, à l’exception de certaines pratiques religieuses caractéristiques d’un village où les catholiques se trouvent en position dominante.
1 -- Intensité de la vie sociale du début du siècle au milieu des années 60.
On se donnait la main
L’image du passé proposée par les anciens est généralement empreinte de nostalgie.
« Avant c’était pas comme aujourd’hui, les gens s’entraidaient, on se donnait la main (on se donnait des coups de mains).» Au retour du travail, le matin, ou vers 13 heures, après le repas et avant de partir travailler, les hommes se retrouvent usuellement aux Platanes, lieu central du village. Les jours de pluie, « ils se ramassaient à la forge ». Le soir, surtout le samedi, ainsi que toute la journée du dimanche, beaucoup vont au café pour jouer aux cartes ou simplement parler. Les femmes ont également des lieux de prédilection : l’épicerie, la boulangerie, les bassins. Les conversations vont bon train. Quand elles étaient aux bassins, « des Platanes, on les entendait cascailler ! »
Montpezat est à forte dominante catholique pratiquante, et de grandes cérémonies comme la procession de la Fête Dieu, réunissent la population. « On tapissait les rues avec des draps. » Le village est décoré, dans chaque quartier un « reposoir » est édifié. Tout le monde participe, « tu voyais même des vieilles qui, à la rage de la chaleur, allaient couper du buis dans la garenne ».
Au moment de la communion solennelle, tout au long de la journée chaque communiant est accompagné par un péquélet (tout petit) qui symbolise l’ange gardien. Celui-ci est généralement choisi dans une famille amie, ce qui renforce les liens et laisse des souvenirs qu’on évoque toute la vie. « Mon ange, c’était Albert. A l’époque il était amaïri (très dépendant de sa mère) et il a bramé toute
la journée. Hier encore, on en parlait. »
On raoubait des galines
Un même sentiment unanimiste se dégage de nombreux récits relatifs à la fête et aux occupations des jeunes.
La fête votive, la vota, rassemble toute la population, à une époque où les divertissements sont rares. « Même si l’orchestre c’étaient des raspes (rapes), on était content. » Tout le monde assiste aux courses de buòus, et qu’importe si les taureaux sont plus souvent des bédigues (brebis) que de grands cocardiers.
Les rituels de jeunesse sont nombreux, ils soudent le groupe des garçons de la même classe d’âge, « ceux de la classe ». Réveillon du samedi soir, précédé du vol de poules : « Peuchère, on avait pas d’argent, alors on raoubait des galines. » Couillonnades, comme le raffut dans les rues du village, ou le martélet (petit marteau). Il s’agit alors de mettre en place un dispositif de fortune permettant de taper à distance à la porte des gens, afin qu’ils se réveillent, se mettent en colère, et si possible poursuivent -- campèjent - les jeunes dans les rues du village. La nuit précédant le premier mai, fête de la jeunesse, les jeunes déploient beaucoup d’énergie pour transporter puis dresser une pivole (un peuplier) au centre du village, la plus haute qu’ils peuvent trouver.
La vie sociale s’inscrit également dans l’espace et au coeur des relations de parenté.
Le village est de type médiéval, il n’existe que quatre issues correspondant aux anciennes portes des remparts. Pour éviter de faire des détours il est fréquent d’emprunter l’un des nombreux passadous, petits passages qui cheminent dans des remises, des cours ou même des couloirs. « On passait sans embêter le monde », sans déranger les propriétaires.
L’enfant est allaité au sein. Il arrive que la mère manque de lait, alors une femme du village, jeune mère elle aussi, et à qui « il reste un peu de lait », peut le prendre en charge. Les deux enfants deviendront frères ou soeurs de lait, ce qui dans biens des cas constitue un lien de parenté presque équivalent à celui du sang. De même si les deux enfants sont élevés par une même nourrice professionnelle.
Tout cela vient illustrer un lien social fort, une intense vie sociale caractéristique du temps passé.
Tu viendras foïre
La dernière coutume évoquée ci-dessus s’achève dans les années 20, avec la commercialisation du lait en boîte, mais la plupart des autres persistent jusque dans les années 60. C’est à cette époque qu’à lieu le grand basculement de la société paysanne et, corrélativement, le changement d’attitude des paysans à l’égard de leurs enfants, plus particulièrement de leurs garçons. On assiste à La fin des paysans, pour reprendre le titre du célèbre livre d’Henri Mendras. Un signe ne trompe pas. Jusqu’alors les parents « gardaient les enfants à la terre. » Les enfants les plus doués des familles de pélos (bons propriétaires), étaient éventuellement scolarisés durant quelques années dans un collège, mais à de rares exceptions près, ils finissaient par revenir à la propriété. Désormais il faut aller à l’école. Rester à la terre devient expression de déchéance. On menace celui qui ne ramène pas de bonnes notes ou renacle à faire ses devoirs : « Si tu es pas capable de suivre à l’école, tu viendras foïre », tu iras fouir, piocher.
A partir des années 60, les jeunes commencent à disposer de voiture et d’un peu d’argent de poche : le samedi soir ils ne restent pas au village pour faire réveillons et couillonnades, ils partent en ville, au cinéma ou en boîte. L’été ils font les fêtes votives du secteur. La fête du village n’est plus un événement, et si l’orchestre ne plaît pas, ils vont voir ailleurs. Le groupe de jeunes est souvent composé d’amis de collège, de lycée, de club sportif…, il n’est plus fondé sur l’appartenance au village.
L’apparition et la diffusion de la télévision et de la machine à laver le linge, la disparition d’un mode de vie agricole,… bouleversent les habitudes des vieux. Il n’y a plus personne aux bassins et les Platanes sont souvent déserts. Nulle part on n’entend plus cascailler. Les achats ne se font plus guère à l’épicerie du village mais au supermarché de Nîmes, de Sommières, ou de Calvisson.
2 -- Le revers de la médaille
21 -- D’importants clivages
La description des temps anciens (en fait des années 1900 à 1950) prend souvent une apparence unanimiste, et se trouvent occultés, ou en tout cas relégués au second plan, les profonds clivages, d’ordre religieux, politique ou même économique.
Aquelis iganauds
Au début du siècle, un meneur catholique s’exclame à la sortie de la messe « Aquelis iganauds, i a pa qu’a ié copa la tèsta, a toti ! » Ces protestants, il faut leur couper la tête, à tous. « Quand tu passes devant le temple, tu entends pas le diable qui remue ses chaînes, » disent des catholiques fanatiques à des enfants protestants. On entend encore ces paroles prononcées dans les années 50 par un enfant, qui ne parvient toutefois pas à vraiment convaincre ses amis. L’intolérance se manifeste dans les deux sens. Certains protestants jugent avec beaucoup de mépris les rituels catholiques, ou critiquent ceux qui, parmi eux, entretiennent des liens d’amitiés avec les catholiques.
Certes les discours intolérants sont l’apanage d’un petit nombre de personnes, et l’intolérance n’est exacerbée qu’en certaines périodes, avec une tendance à l’atténuation au fil des décennies. Pourtant, jusque dans les années 60, un mariage mixte est proscrit, et les quelques unions de ce genre ont généralement entraînées les foudres des familles et une nette désapprobation des communautés. A noter que, pour la plupart des jeunes gens, l’idée d’une barrière insurmontable imprégne les consciences. Cela apparaît nettement jusque dans les années 50 : « Dans certains jeux, il fallait donner des fiancées aux participants. Si, par exemple, on cherchait une fiancée pour un garçon catholique et que quelqu’un propose une protestante, tu étais sûr d’entendre : c’est pas possible, elle est protestante ! »
Blancs et républicains
Outre ces clivages religieux, existent des clivages politiques, les uns recoupant en partie les autres puisque, jusqu’à la guerre de 40, la plupart des catholiques sont « blancs », et tous les protestants sont « républicains », les plus fortunés inclinant vers le radicalisme, les autres plutôt vers le socialisme. Républicains et blancs ont chacun leur café, et même, à certaines époques leur maréchal ferrand et leur boulangerie, ce qui fait beaucoup pour un village de 500 habitants. Bien entendu, chacun a son école, école laïque pour les uns, école des Soeurs pour les autres. Les filles de l’école des soeurs sont punies si elles jouent avec les filles de l’école « du diable. » Le menuisier perd une grande partie de sa clientèle lorsque, à l’époque des inventaires, il s’affiche républicain…
Tout comme les rivalités religieuses, les rivalités à caractère politique sont exacerbées dans les périodes critiques, comme à la veille des élections ou lors des grands tournants de l’histoire de France. A d’autres moments une tolérance relative s’installe et chacun fréquente « un peu » le café qu’il désire, ou va acheter son pain là où il le trouve meilleur, à condition de le faire discrètement. « Pour aller chercher le pain chez Peloux, on engoulissait le passadou… », on se glissait furtivement dans le petit passage.
Par ailleurs, ces rivalités ont pour fonction de fortifier les liens sociaux au sein de chaque groupe, à leur façon elles sont intégratrices. Marcatand, arrive de Sète dans les années 20, c’est un estranger, mais en tant que militant socialiste, il se fait tout de suite des amis parmi ceux de son bord politique. Un protestant qui arrive des Cévennes est tout de suite accueilli par la minorité protestante, pour autant que la famille fréquente le Temple.
On mariait des propriétés
Il existe également un clivage d’ordre économique. Son importance apparaît clairement dans l’étude des stratégies matrimoniales. Les parents surveillent étroitement les fréquentations de leurs enfants. « Il s’agissait pas qu’une fille bien se fasse campéjer (suivre) par un fils de domestique. » « Si un fils de pélo (bon propriétaire) était amoureux d’une fille qui n’avait rien, sa famille lui disait : Qu’est-ce qu’elle a ? T’apportara soun cuiou é si dents. » Elle t’apportera son cul et ses dents. « On mariait pas des enfants, mais des propriétés. » La fille qui n’a pas de dot ou a une dot médiocre ne peut guère espérer épouser un fils de bon propriétaire, à moins qu’il soit nettement plus vieux qu’elle, ou qu’il soit « difficile à caser », pour des raisons de santé ou d’hérédité.
22 -- Le contrôle social
C’est une sauta rigole
Lien social implique contrôle social. Le village constitue une société fermée. Chacun sait ce que fait l’autre, et à l’occasion le fait savoir, ne serait-ce que pour alimenter les conversations. La circulation de l’information est accélérée par l’activité inlassable des escournifleurs, ceux qui reniflent partout, et des langues de pétas, les langues rapiécées.
Il est difficile de sortir des sentiers battus sans être soumis à la critique. Dans leurs conversations aux Platanes, à l’époque de la taille des vignes, les hommes évaluent le travail d’autrui : celui qui dépasse sensiblement la norme est un pataras (cochon) ou un sabraou (travailleur peu raffiné), celui qui ne l’atteint pas est un félobre (fainéant). Aux bassins, la femme qui lave moins souvent son linge que les voisines est une fargate (sale), celle qui prend beaucoup de soin de sa tenue est une crésoille, une vaniteuse. On se moque d’une telle qui, pour économiser, s’est taillé une jupe dans le pantalon de son grand-père. On dénigre cette autre qui a encore acheté une nouvelle robe alors que son mari se tue au travail. La première est une avarasse, la seconde une dégavailleuse, une dépensière.
Personne n’y échappe. L’enfant le comprend très vite, lui qui ne peut commettre la moindre bêtise sans que ses parents en soient avertis. Ils sauront quel jour et à quelle heure il a fumé sa première cigarette. Un jeune catholique qui « regarde » une protestante est immédiatement repéré, les parents prévenus. Si on a vu deux enfants bartasséger (aller dans les buissons), à coup sûr la fille est une sauta rigole, « elle a ça dans le sang ». La généalogie est mise à contribution, « elle tient de sa grand, une fille mère… »
Ainsi, la contrepartie de l’intensité des liens sociaux, réside dans le risque d’une oppression intense. Ce revers de la médaille apparaît également dans la prise en compte du sort des plus faibles, de ceux qui se situent sur les franges de la société paysanne.
23 -- Vie sociale intense et oppression des plus faibles
On hésite pas à les atisser
Le groupe de jeunes se soude au-travers des couillonnades. Mais il est rare que celles-ci portent préjudice aux grandes familles. Ou alors ça ne porte pas à conséquence, comme transporter une charrette ou des pots de fleur à l’autre bout du village, à l’occasion du passage au conseil (c’est d’ailleurs l’ouvrier agricole qui en principe sera chargé de tout remettre en place). Autre préjudice bénin : voler une poule à celui qui en a beaucoup, « des galines, ils en avaient à boudre, ce qu’on prenait, ça se voyait même pas ». Rien à voir avec celui qui se fait voler une poule parmi cinq, ou celui qui subit le martélet, tous les samedis pendant des mois.
Il est rare que de tels traitements soient infligés a un membre de ce qu’on nomme usuellement une bonne famille (pour cela il faut par exemple des circonstances politiques exceptionnelles). Les provocations systématiques sont le privilège de ceux qui « partent au quart de tour », des plus fragiles, et en particulier des pauvres bougres. Les nuits de martélet, on n’hésite pas à les atisser, jusqu’à ce que, furieux, ils surgissent de la maison et entament une poursuite dans les rues du village.
Penja Marquet !
Les pauvres bougres sont souvent des célibataires, portés sur l’alcool. Le samedi soir ou le dimanche, il est facile pour les jeunes de trouver une occasion de les faire boire. Vers 1930, un groupe s’en prend régulièrement à Marquet, un vieux garçon sans famille. Il vient au café le samedi soir et repart en trantaillant (titubant). Les jeunes se moquent de lui en criant : « Penja Marquet ! » Il penche, Marquet ! Parfois l’envie leur prend d’aller chercher les banastes (corbeilles) hautes et cylindriques dont se sert l’épicier pour transporter les salades. Pendant que l’un d’entre eux occupe la victime, les autres lui passent une banaste par-dessus et le coincent dedans. « Li montaretz, lis escaliers dé la Centrala ! », crie-t-il. Vous les monterez, les escaliers de la Centrale. Il veut parler de la Maison Centrale d’Arrêt de Nîmes. « Un soir qu’il était bien embugué (imprégné), on l’a chargé sur une brouette et on l’a viré dans le poulailler de son patron. »
La communauté villageoise tolérait tout cela. « ça s’est toujours fait. » Et, bien entendu, « il était pas question d’aller quère les gendarmes », au chef-lieu de canton. Les quelques tentatives se sont soldées par des échecs : manque de motivation des représentants de l’ordre, représailles pour le dénonciateur.
Le souvenir qu’il en reste…
Ainsi, la forme prise par le lien social du temps passé est souvent idéalisée. Ce que les anciens racontent du passé, ce que les autres ont retenu de leurs récits, n’est pas faux, mais le souvenir qu’il en reste demeure centré sur la convivialité, le bon temps, la rigolade.
Il en est de même pour les rivalités politiques ou religieuses. Certaines phases s’inscrivent dans la mythologie du village, au point que de nombreuses personnes racontent des faits qu’elles n’ont pas pu connaître, comme si elles en avaient été les témoins. Deux récits prenant source au tout début du siècle sont en passe de se muer en légende. Le premier est celui de la résistance des catholiques face à la troupe, lors des Inventaires, le 21 novembre 1906 : « ça a bardé, au village. » Les catholiques avaient bloqués les portes de l’église pour que l’inventaire des biens ne puissent être fait par les représentants de l’Etat. Les soldats sont venus. Il y avait foule sur la place devant l’église, pour les empêcher de défoncer les portes. Des hommes des femmes, des enfants qui conspuent la troupe, chantent des cantiques. « Célestine Trintignan accrochée à la bride d’un cheval. » « Pelatanas qui tire un cavalier par la jambe et le jette à terre… » L’autre récit est celui d’un seau de cendres versées sur le député Fournier. A la même époque, 1906 ou 1907, le député républicain Fournier est en tournée électorale, dans le village, à forte majorité blanche. « Trois femmes qui avaient grimpé dans la paillère de Carrière l’attendait, à son passage elles lui ont escampé (lancé) sur la tête un seau de cendres mélangées à de l’eau. »
Dans le choix de ces récits, plutôt que d’autres, et à bien écouter la façon de raconter, on discerne nettement vers où glisse le centre de gravité. Le récit des Inventaires n’est pas celui des catholiques du village opposés aux protestants, ni des blancs aux rouges, mais celui des catholiques qui se révoltent contre une force provocatrice venue de l’extérieur. Dans le récit de la lessiveuse de cendres, ce ne sont pas les blancs du village qui agressent les républicains, mais des femmes royalistes, « des chameaux », qui tournent en ridicule le pauvre député Fournier, venu de la ville. Dans tous les cas, le côté spectaculaire prend le dessus et occulte la réalité des divisions sociales.
3 -- Un lien social idéalisé ?
En matière d’idéalisation du lien social passé, j’ai pu mener une étude assez complète dans deux domaines, celui des surnoms et celui des veillées.
Avant, tout le monde avait un surnom
Le surnom est souvent présenté par les anciens -- et il est ressenti par l’interlocuteur -- comme une expression de la vie sociale intense d’alors. « Avant, tout le monde avait un surnom : le Rancounaïre, le Débassaïre, le Calos, la Méchouse…. » Pour la seule Calade, petite rue du village, la liste semble interminable. J’ai remonté les générations, en établissant la liste des surnoms. Le pourcentage de personnes affublées d’un surnom demeure modeste, et à cet égard on me dit toujours que « de ce temps, la coutume commencait à se perdre », que « les esquinoms, c’était surtout du temps de mes parents. »
Aussi loin que je remonte dans l’enquête, la généralisation des surnoms « c’était avant ». Pourtant, même au début du siècle je n’en trouve souvent qu’un ou deux par famille, parfois aucun. Le pourcentage s’avère donc relativement faible. Robert Bancel est né en 1906, sa tante Rosa, née vingt ou trente ans avant, prétendait qu’ « ancien temps c’était pas pareil, tout le monde avait un surnom ». Ancien temps, pour elle, c’est bien avant 1900.
Les veillées, ma mère en parlait…
Au cours des entretiens, on m’a beaucoup parlé des veillées qui rassemblaient « tout le monde, les amis, les voisins ».
Curieusement beaucoup d’anciens ont le sentiment que les veillées qu’ils ont vécues, « c’était pas comme celles de l’ ancien temps ». Ma tante Lucie précise, en parlant de ses soirées chez Hugonet ou Etienne Bouet : « C’était pas des veillées, on allait chez un, chez l’autre… Les veillées, c’était par exemple quand se réunissait toute la Calade : les Albigès, les Bessac, les Marseille, les Domergue, tous les voisins et amis. C’était bien avant 1914. » Elle n’a pas connu cette coutume, mais son père ou sa mère l’évoquait parfois.
« Les veillées, c’était du temps de mes parents, avec les voisins. Ma mère en parlait », dit Aline Blanc. Robert Bancel, lui aussi, distingue les veillées du temps de son père, « avec les voisins, les amis », de celles auxquelles il a participé et qui se réduisent souvent à quelques personnes. La grand-mère d’Henri Bouet lui racontait que, de son temps, les habitants du quartier se réunissaient entre voisins, à tour de rôle. Henri a également le sentiment que les veillées, c’était avant. En conséquence, il conviendrait de distinguer les grandes veillées d’ancien temps, que personne n’a connues, des soirées en petits groupes auxquelles beaucoup de personnes ont participé.
N’est-ce pas un peu schématique ? Les veillées d’ancien temps correspondaient-elles vraiment à la description des anciens, sachant que, pour nous en parler, ces derniers se fondent sur les récits de leurs parents ou grand-parents ? La dimension des cuisines de nombreuses vieilles maisons ne permettait certainement pas l’accueil de cinq ou six familles du voisinage. Il est plus probable que seuls quelques membres de la famille participaient aux veillées.
4 -- Formes actuelles du lien social
Passa qué t’ai vist
Ainsi, le sentiment d’affaiblissement du lien social peut être renforcé par une idéalisation du passé. Il est également alimenté par l’absence de reconnaissance des formes actuelles du lien social. Le passage qui suit a été rédigé dans les années 80, à une époque où mes enfants étaient à l’école au village, et où les anciens de ma familles étaient encore tous là, …avec un sens critique affûté.
« Germaine disait : Il faut trois générations pour être amis… C’est tout le contraire aujourd’hui où on se fréquente plus facilement mais on se quitte aussi vite : Passa qué t’ai vist », explique ma tante Lucie. Passe, je t’ai vu. Lorsque j’invite une personne rencontrée récemment, les anciens de ma famille me reprochent de fréquenter des gens que je ne connais même pas. Selon eux, mon invitation n’est pas le signe du développement des relations sociales, c’est la preuve que je fréquente n’importe qui. Il est vrai que, le plus souvent, je ne connais pas le père de l’invité, que mon grand-père n’a pas vendangé avec son grand-père, que sa grand-mère n’est pas du même pays (village) que la mienne. En un mot « je le connais ni d’Eve ni d’Adam. » Et puis, « je sais pas ce que vous avez besoin d’aller manger chez un ou chez l’autre… Avant on se voyait tout le temps, on avait pas besoins de s’inviter à manger »
Elle est restée comme une clouque
De même, pour beaucoup d’anciens, s’occuper d’activités nouvelles, en liaison par exemple avec l’association des parents d’élèves ou le foyer, ce n’est pas participer à la vie sociale, c’est avoir du temps à perdre. Les jeunes femmes qui ont formé un club de gymnastique : « ça se connaît qu’elles sont pas guère fatiguées par leur travail. » On pourrait trouver bien d’autres exemples.
Un club du troisième âge est créé dans les années 70. Il organise de nombreuses activités, goûters, voyages, loto. Ce sont parfois l’occasion de rencontre avec des habitants de villages voisins. Les mémoires retiennent surtout des anecdotes, qui occultent l’originalité de cette forme nouvelle de relations sociales. Lors de l’après-midi consacrée à la galette des roi, « X. est restée dans son coin, comme une clouque », comme une poule pondeuse. Au cours des voyages, « ce qu’elle aime, Y, c’est qu’on roule, elle rampelle (ronchonne) dès que le car s’arrête » « Z, W… dès qu’ils montent dans le car, zou, ils sortent les cartes pour une partie de belotte. Ils veulent pas descendre pour visiter quoi que ce soit… »
Pour conclure
Certes j’ai choisi mes exemples, et il convient de ne pas idéaliser le nouveau lien social. Mais ne pas le prendre en compte serait faire preuve de passéisme, refuser de saisir les nouvelles opportunités qu’offre la société néo-rurale. Prendre en compte objectivement la réalité est la meilleure manière de se donner les moyens de la modeler. La forme du lien social a changé, mais rien n’empêche de solliciter la fécondité des formes anciennes pour alimenter la nouvelle, lui donner plus de chaleur, plus de convivialité. Entendue ainsi, la parole des anciens, leurs anecdotes, leurs nostalgies, leur idéalisation du passé même, sont porteuses d’avenir. Et la conservation de ce riche vocabulaire, empreint de culture occitane (ou provençale, selon les sensibilités) a sans doute sa place dans la construction de cet avenir. Le lecteur aura depuis longtemps ressenti la nature de mon sentiment à cet égard.
René Domergue
* R. Domergue, Des Platanes, on les entendait cascailler, éd. RD
(Etude de la vie quotidienne dans un village du pays de Nîmes, Gard)
Article paru dans « La Vaunage au XXème siècle », Vol. III, sous la direction de Jean-Marc Roger. Ed. Association Maurice Aliger, 2001
Fausse blonde ..? 28 novembre, 2011
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire
Fausse blonde ..?

Étrange association de deux mots venant se heurter pour devenir négatifs, et dans l’inconscient humain souventefois être quelque peu péjoratifs …
En Droit (juridique) on pourrait sans conteste arguer que cette pratique est condamnable et relève des articles du code pénal sous la rubrique « faux et usage de faux » … nonobstant d’autres motifs pouvant se rajouter (je te laisse chercher ..).
Je te vois d’ici, toi le mâle, ricaner sur la tendance féminine à se parer de couleurs factices, à se peindre aussi la face, à s’inonder de rares gouttes de parfum si chères à ton portefeuille …
Tu ferais peut être mieux de te mirer dans ton miroir et d’être tout ébahi que ces « artifices » soient utilisés pour tenter de te séduire … oui toi ! Le reflet que tu regardes …. au sourire parfois fat et suffisant (façon de parler ..).
J’ai pitié de toi, je brise là sur ce chemin ô combien périlleux pour ton « orgueil » masculin étouffant un ego rebondi.
Or donc il est de mode de parler de « blonde » comme étant une sorte de syncrétisme de toutes les carences supposées d’un intellect des plus réduit ..
Erreur ! Mais je te laisse le soin d’envisager le pourquoi du comment d’une telle interprétation des plus fantaisistes dans l’exagération inique de traits forcés.
Fausse blonde ..?
En quelque sorte l’équivalent de « double peine » dans le Droit (juridique) qui rajoute à l’aspect benêt supposé, l’inconscience (sûrement maladive) d’une teinture (un camouflage ?) multipliant alors cet aspect par « puissance X » (non pas le symbole du … oui celui-là même, connaisseur je vois ..).
D’abord es-tu sûr qu’il s’agisse d’une fausse blonde ? Tu as été vérifier ? Comment ? Oui comment je te pose la question à toi ! Tu as fait passer un test de « QI » (oui les DEUX lettres accolées !) ?
Parfois on perd l’occasion de parler … je dis pas de « penser » car ça …. bref on ferait mieux de la boucler (non pas la chevelure !) plutôt (non pas le chien de Disney) que de l’ouvrir (non pas la canette !) et de laisser se répandre une logorrhée verbale des plus insane et insipide.
Pour en revenir à la blondeur du genre humain, sais-tu que cette or de poils devrait disparaître dans les générations à venir ? Oui, il semblerait que l’adn commandant (garde à vous !) ces gènes ( non trop facile, je reste coi) aille en disparaissant.
Nom de Zeus !
Anachronique (non c’est un mot poli) va devenir la blondeur naturelle qu’on ne trouvera bientôt que dans la bière … et dans la fausseté des teintures oxygénées ou pas faisant une fois encore de la rareté le prix de l’Or.
Fausse blonde ma soeur tu as de l’avenir devant toi pour le jaune paille de ta toiture camouflée … Cette étonnante nouvelle fait le bonheur anticipé des coiffeuses (non pas le meuble !) et des coiffeurs qui n’en finissaient pas de couper les cheveux en quatre à des chauves dévastés par la pollution .. et pas uniquement celle matérielle si tu vois ce que je veux dire au travers de tes verres (de lunettes ! Non ivrogne pas les autres ..) fumés (oui comme un joint précédant le rail).
Nigaude et godiche sont devenues quasiment des synonymes pour cette chevelure « des blés » comme si la « brunitude » (avec ses déclinaisons) et la « rouquineté » étaient des protections, presque magiques, contre l’asphyxie du neurone égaré dans un crâne résonnant comme un grelot plutôt que comme une pierre (Einstein en teuton .. oui je culture parfois).
Dans le fond ne s’agit-il pas ici d’une jalouserie aiguë et féroce ?
Quant à la fascination, supposée et/ou réelle, pour cette blondeur n’est-ce pas à rapprocher de celle, humaine, pour l’Or (ce métal inaltérable, précieux et symbolisant …) ? Comment sinon comprendre (tenter au moins) la passion et l’hypnose issues de la contemplation, béate, de celles et ceux parés de ces fils dorés.
Jalouserais-je ? Que nenni ! J’observe comme un naturaliste un phénomène (pas un phéromone) l’attrait du genre humain pour cette blondeur innée s’alliant le plus souvent avec une pâleur de peau et des yeux bleu (oui les deux), bref le type « aryen » (non pas de référence au passé sulfureux et maudit du nazisme terrifiant).
Mais sais-tu qu’une « ethnie » à la peau noire dispose également de cette couleur de cheveux (bouclés et crépus) …. Oui, tu es saisi (comme un steak sur le grill) mais cherches et tu trouveras ceux là dont j’évoque la blonditude sans la pâleur de peau …
La nature de l’humain est infini comme les rives du savoir et de la connaissance, un peu comme si ce qui est en bas correspondait à ce qui est en haut, oui cela te semble hermétique, c’est normal : ça l’est (non pas salé comme le petit du même nom -- tu es intenable ce jour !).
Fausse blonde.
Ce duo de mot me semble plutôt sympathique dans le fond .. car si l’attitude « commune » critique continue encore, la blondeur se répand autant (en emporte le vent) malgré tout : est-ce un masochisme coloré ? Est-ce un pied de nez (non de biche) envers la stupidité humaine en ce domaine également ? Est-ce une provocation madrée ou la naïveté apparente dissimule l’ironie ravageuse ?
Alors si je vois bien, lorsque mon regard va s’égarer, sans se perdre, au sein du cosmos de la voûte étoilée, la chevelure d’Or et d’Argent d’un étoile scintillante souriante me chuchote que l’important n’est pas là … mais ici.
Chris
novembre 6011



























