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L’AGE d’or 31 juillet, 2008

Posté par hiram3330 dans : Apports , 2 commentaires

L’AGE d’or

 

Je suis né en l’an III de l’âge d’or, ce qui représente l’année 2027 suivant la chronologie ancienne. Mes parents s’étaient rencontrés pendant les grandes émeutes sociales de 2024 au cours desquelles plusieurs dizaines de milliers de personnes trouvèrent la mort à travers toute l’Europe. Ces temps obscurs débouchèrent après plusieurs mois de désordre, de heurts et de folie sur un nouveau contrat social, une nouvelle approche de la société et de la finalité de la vie humaine. Mon père me répète souvent que l’adoption du S.A.V.E., Salaire Automatique de Vie Européen, par le gouvernement des États-Unis d’Europe fut le véritable point de départ de l’âge d’or. S.A.V.E., une mesure d’une simplicité extrême qui révolutionna l’Europe entière et par suite l’humanité. Nous connaissons tous l’article premier de la charte européenne ; « Tout européen a droit dès sa naissance et jusqu’à sa mort à un salaire lui permettant d’assurer sa subsistance. Ce salaire, identique pour tous sera strictement personnel, inaliénable, non transmissible et incessible. Il sera fixé par les autorités compétentes et financé par une taxe sur les flux financiers. » Dès que les décrets d’application furent parus, la société européenne, telle un animal craintif, fut prise d’une étrange torpeur. Les historiens appellent cette période « les semaines chrysalides ». Nulle autre image ne convenait mieux. Car plus qu’une simple mesure économique, le S.A.V.E. imposait de repenser entièrement le travail, l’homme et la société. L’ordre universel qui prévalait depuis des millions d’années venait d’être changé.

Fin du vieil adage « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». L’Homme n’avait plus besoin de travailler pour se nourrir.

Le gouvernement européen eut la sagesse d’expliquer quotidiennement ses choix politiques et économiques mais surtout prit soin de les étager.

Dans un premier temps, les allocations chômage furent supprimées, rapidement suivies par toutes les aides sociales. Plus de RMI, plus d’allocations familiales, plus de pension pour les handicapés et surtout la fin des retraites.

Les conflits qui éclatèrent furent de courte durée. Il s’avéra vite qu’ils n’étaient pour la plupart dus qu’à des syndicalistes qui réalisaient que le S.A.V.E. signait leur fin, du moins sous la forme qu’ils affectionnaient…

Grâce à la suspension des aides, les États-Unis d’Europe en une seule année liquidèrent leur dette extérieure. Mais l’effet le plus étonnant fut le fruit de la sagesse. Quelques semaines après avoir arrêté toutes les formes d’aide sociale, le gouvernement supprima les charges patronales correspondantes ! D’un simple trait de plume, les entreprises européennes furent propulsées au premier rang mondial !

Cumulant technologie, main d’œuvre de plus en plus qualifiée grâce à une formation professionnelle performante et capacité de production, leur compétitivité balaya les concurrents comme une réunion de nains de jardin dans un club de bowling. C’est à la fin de la première année d’instauration du S.A.V.E. qu’eut lieu le coup d’état qui mît en place le gouvernement fantoche manipulé en sous-main par
la CIA. Trois mois de parenthèses qui se terminèrent par la fuite en mer, dans la région de Nice de tous ces traîtres à la nation. Les Marines les attendaient dans la baie des Anges, ces cochons !
Leur fuite fut saluée par une semaine de festivités et l’on décida de changer la datation à partir de cette année là. La vie reprit son cours doré. Les caisses de l’état se mirent à regorger. Dès l’an III, l’accès aux soins était gratuit pour les 400 millions d’européens. L’an IV vit la fin de l’impôt sur le revenu. Aujourd’hui, nous avons la fiscalité la plus basse du monde ; les entreprises étrangères s’installent et investissent sur notre sol. Les cerveaux de la planète se battent pour travailler dans nos laboratoires. Si bien que les thérapies géniques font des progrès tels que les maladies les plus graves sont en passe d’être éradiquées. Les yeux du monde entier sont braqués sur l’Europe.

Mais me direz-vous, comment vit le citoyen de base des États-Unis d’Europe ? Oh ! Il a bien changé depuis le « siècle des misères », le 20ème. Lors de la mise en place du S.A.V.E., on n’avait pas assisté à la vague gigantesque de démissions à laquelle on aurait pu s’attendre. Du moins ces cessations d’activités s’étaient étagé et n’avaient pas désorganisé le pays. Le citoyen s’était mis à travailler plus sereinement. Quoi qu’il advienne, sa subsistance et celle de sa famille étaient assurées. Les rapports employeur-salarié devinrent plus simples et plus sains. On travaillait pour gagner plus, c’est vrai, car le S.A.V.E. ne permettait pas de mener grand train, mais peu à peu on se mît à travailler par plaisir ! Pendant des siècles, le travail avait été châtiment divin et aujourd’hui il devenait plaisir.

Les années s’écoulant, les mutations de la société sont plus précises. Déjà la criminalité avoisine le zéro absolu. Amasser de l’argent sans autre but que de voir grimper son compte en banque, est de plus en plus mal vu. La propriété individuelle devient rationnelle. A quoi bon avoir dix maisons quand il n’est possible d’en habiter qu’une à la fois ? Il est plus satisfaisant de savoir que neuf familles ne vivent plus dehors… Nous avons fait notre cette pensée très sage venue des temps où justement la sagesse faisait défaut ; « Il y a sur Terre assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour l’avidité de tous. » De ce fait, les loyers baissent. Les produits de première nécessité sont quasiment au prix coûtant. Il est normal de faire payer le superflu mais pas le nécessaire !

Évidement, certains conservent cette mentalité désuète qui veut que l’on ait plus que le voisin. Une maison plus grande, une voiture plus belle. Nous savons bien que la prochaine génération sera meilleure que la nôtre et verra la disparition de sentiments aussi antisociaux que la jalousie, la convoitise et l’orgueil. Du coup les citoyens se sont rapprochés et la solidarité joue à plein. Bien sûr, il existe toute une frange de la population qui refuse de travailler et se contente du S.A.V.E.. Mais les oisifs sont rares. Le milieu associatif n’a jamais été aussi florissant. On s’occupe d’Art, de philosophie. On pense, on écrit, on crée. Le temps n’est plus compté ; on peut en donner aux autres. Les gens sont heureux, simplement. C’est cela l’âge d’or. Enfin égaux, en tout, pour tout. Avoir pour la première fois dans l’Histoire la complète maîtrise de sa vie, la mener comme on l’entend, sans que nulle contrainte, autre que le bien commun, ne vienne nous contrarier. J’ai vu hier dans un vieil album une photo de mon grand-père, instituteur. Au fronton de son école il y avait écrit « Liberté, Égalité, Fraternité ». Comment pouvaient-ils, à l’époque, avoir la moindre idée de ce que cela signifiait ?

Jérôme G.

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L’âge de Raison (l’âge d’Or, 2ème partie)

Posté par hiram3330 dans : Apports , ajouter un commentaire

L’AGE de Raison

(L’age d’Or, 2ème période)

Mesdames et Messieurs, bienvenue sur Canal « Géo », la Tri-vision Multi-sensorielle Interplanétaire, pour la retransmission en direct « Live » des Jeux Olympiques !

Oui, mon cher Jean-Michel, et pour la première fois, les Jeux ont lieu dans la Cité Sous-marine « Travail » proche des îles Mariannes !

Merci Maurice ! Mais voici qu’arrivent dans le Grand Stade « Neptune » les porte-drapeaux des délégations pour le tour de piste inaugural ! Vous entendez comme nous ici la liesse des spectateurs au nombre extraordinaire de 695000 alors qu’apparaît la première délégation… Oui ! C’est bien la bannière rouge et or, frappée des 3 épis de blé du Consortium Alimentaire qui ouvre ce défilé ! Mais, Maurice, je suis étonné ; cette délégation ne devrait-elle pas fermer la marche en tant qu’organisatrice des Jeux, comme il est d’usage ?

Non, mon p’tit Jean Mimi, la Cité Sous-marine « Travail » est sous la gestion du Consortium de l’énergie qui exploite les volcans sous-marins de la région. Vous confondez avec sa jumelle « Humanité », beaucoup plus vers le midi et effectivement sous gestion du Consortium Alimentaire. C’est à « Humanité » que sont cultivées sur les plateaux continentaux les algues « Thélème » issues des laboratoires du Consortium Recherche et Conception. Ces algues composent la base de plusieurs produits à haute valeur nutritive distribués à tous les enfants de la Terre par le Consortium Transport et Ravitaillement, qui, il est important de le souligner, est à présent capable de rallier nos Colonies Minières de la Ceinture des Astéroïdes en seulement trois semaines ! Les gars de l’énergie peuvent les remercier !

Ainsi que nous-mêmes, au nom du Consortium Communication et Information, car grâce aux efforts conjoints des Consortium de l’énergie, Recherche et Conception, ainsi que transport et Ravitaillement, nos Tri-spectateurs nous reçoivent instantanément d’un bout à l’autre du système solaire par le biais des nouveaux satellites relais lancés l’année dernière !

Mais, nous parlons, nous parlons mon p’tit Jean Mimi, et déjà toutes les bannières sont alignées face à la présidence pour l’Hymne Terrien. Cet Hymne a été écrit il y a maintenant près de 175 ans, juste après la fin de la grande guerre dite « Guerre des Mondes » qui vit le naufrage, non seulement des États-Unis d’Europe et de leur « Age d’Or », mais aussi celui de tous les pays de la Terre dans un vaste élan de prise de conscience planétaire !

Oui, Maurice, nous ne le dirons jamais assez ; « Vive la Mondialisation ! »

« Vive la Mondialisation ! », Jean-Michel !

« Vive la Mondialisation ! »… ah ! Si mes ancêtres m’entendaient, ils ne comprendraient rien !

Comme vous le savez tous, la « Guerre des Mondes » vit s’opposer les États-Unis d’Europe au reste de la planète mais pour des raisons différentes. Les pays dit « du Tiers-monde », envahirent les E.U.E. afin de s’emparer de leurs ressources alimentaires. Les États-Unis d’Amérique, quant à eux, se jetèrent dans la bataille dans un but idéologique : imposer la mondialisation que l’expérience des E.U.E. mettait en danger ! Ceci pour le plus grand profit des Consortium de l’époque !

Vive les États-Unis d’Amérique ! Vive la Mondialisation ! Vive les Consortium !

Mais non, Maurice ! Ne plaquons pas les définitions actuelles sur le passé ! En ce temps là, les Consortium étaient des entreprises privées dont les bénéfices allaient à une portion infime de
la population. Les pays dits « du Tiers-monde » mouraient de faim et l’inégalité la plus totale régnait entre les peuples. D’un point de vue social, la Terre se divisait en « pays » distincts que l’on maintenait en compétition, voire en guerre. L’accent était mis sur tout ce qui pouvait séparer les hommes ; les « particularismes », les « identités », les « religions ».

Ceci entretenu par des idéaux ineptes clamant que « la différence enrichit ». Alors que ce qui rassemble, ce sont les points communs et non les différences !

Un enfant de 3 ans peut comprendre ça !

L’économie capitaliste avait pris les commandes de la planète ; les politiques, donc les citoyens, ne maîtrisaient plus rien ! La seule véritable « internationale » était celle des compagnies privées qui, une fois qu’elles eurent compris la dimension de leur puissance, voulurent gouverner et décider ! Elles tentèrent d’imposer « La Mondialisation » !

Mais, c’est une chose magnifique !

Non Maurice ! Pas la mondialisation des ressources, comme nous avons réussi à le faire, mais la mondialisation du marché ! Tout pouvait se vendre et s’acheter, sans que les citoyens n’aient rien à dire, et pour le plus grand bénéfice de quelques uns !

Quelle horreur !

Prenant la tête d’une révolte idéologique, les États-Unis d’Europe, après avoir transcendé les différences de dizaines de peuples, voulurent plier l’économique au service des citoyens ; l’adoption du S.A.V.E., Salaire Automatique de Vie Européen, fut le véritable point de départ de l’âge d’or européen. S.A.V.E., une mesure d’une simplicité extrême était exprimée dans l’article premier de la charte européenne ; « Tout européen a droit dès sa naissance et jusqu’à sa mort à un salaire lui permettant d’assurer sa subsistance. Ce salaire, identique pour tous sera strictement personnel, inaliénable, non transmissible et incessible. Il sera fixé par les autorités compétentes et financé par une taxe sur les flux financiers. »

Leur âge d’Or dura une trentaine d’année et déboucha, comme je l’ai dit, sur « La Guerre des Mondes ». Guerres des Mondes économiques, politiques, sociaux et idéologiques… Je vous passe les détails de la gestation du monde actuel, Maurice, mais louons-en la sagesse ; aujourd’hui, les pays n’existent plus, la mondialisation des ressources et des besoins a eu lieu après l’avènement du gouvernement planétaire. Tout le monde mange à sa faim ; la production est rationnelle ; elle répond aux besoins de tous les citoyens. Plus de gaspillage, plus de pollution ; une écologie présente dans les consciences. Les consortiums se sont fait jour : entreprises de dimension planétaire soumises au pouvoir politique, elles gèrent chacune un secteur de notre vie, l’alimentaire, l’énergie, la recherche, les communications, le transport. Les consortiums ont pour objectif l’amélioration matérielle de l’humanité. Au citoyen va l’amélioration morale de la société.

Et maintenant, place aux jeux !

Jérôme G. Octobre 2003

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Espoir

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Espoir

Si tu as tout perdu
Amis, Amants, Parents
Si tu as tout perdu
Maison, Travail, Argent
Chante, chante avec moi
Car celui qui n’a plus rien
Ne peux perdre encore

Si tu as tout perdu
Amis, Amants, Parents
Si tu as tout perdu
Maison, Travail, Argent
Chante, chante avec moi
Car j’entends les jours meilleurs
Frapper à ta porte

Si tu as tout perdu
Amis, Amants, Parents
Si tu as tout perdu
Maison, Travail, Argent
Chante, chante avec moi
Car je suis comme toi
Plein d’espoir pour demain

Si tu as tout perdu
Amis, Amants, Parents
Si tu as tout perdu
Maison, Travail, Argent
Chante , chante avec moi
Prends la main que je tends
tu n’es plus seul maintenant

 

 

Imaginepas

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Jumelle

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , ajouter un commentaire

Jumelle

 

C’est au détour d’une conversation, privée, quasiment intime, que du brouillard de l’inconnu commença à apparaitre une brume inconsistante étrange et intrigante …

Déclic : jour anniversaire.

Curieusement, au fil des échanges divers et variés, cette brume étrange semblait correspondre, semblait être « en phase » dit-on aujourd’hui, avec mes propres réactions, mes propres propos, mes propres perceptions .. pourtant cette inconnue le restait, elle n’apparaissait que comme un lien entre elle ..et moi, entre elles, entre elle et nous. Curieuse sensation …

Sensations.

Tel un ouvrage de couture des fils se formèrent, des fils se chevauchèrent, des fils se nouèrent … invisibles, impalpables, inconsistants … étrange.

Etrange.

Très indirectement, via la source de cette rencontre incréé, les prémisses d’un dialogue muet s’ébauchèrent, s’esquissèrent, se fondèrent … prirent corps dans l’irréel.

Irréel.

Sensations étranges et irréelles que de sentir naître ainsi comme une bulle sans poids, ni formes, une reconnaissance aveugle d’un partage aussi inexplicable que profond sans que l’existence en fut avérée matériellement …

Matériellement.

Pourquoi pas .. pourquoi pas transmettre à l’occasion, comme ça, à l’intuition un message de quelques mots pauvres en soi, mais riches en devenir, lorsque la pensée non maîtrisée, instinctive dira :  » c’est le moment ! « .

Moment.

Au delà de toutes réflexions, l’instinct et l’intuition commandent l’instant du passage à l’acte, des quelques mots à écrire pour transmettre le non dit, mais le vrai ressenti .. la connexion existe donc hors de l’espace.

Espace.

Ainsi donc une vision se construit, une vision sans vue, les yeux cédant place à l’éther, du matériel à l’immatériel … mais la nécessité humaine a parfois besoin de cadre, rassurant, alors ce sera … Jumelle !

Jumelle !

Jumelle : appareil d’optique permettant de rapprocher le lointain, ou à l’envers et à l’inverse d’éloigner le proche ; appareil binoculaire, au double foyer, une paire nécessaire à une vision unique quelle soit là ou ici …

Jumelle : biologiquement aussi c’est une rareté de la nature , une exception statistique, quasiment une curiosité de la création ; un singleton double génétiquement similaire, sinon identique …

Jumelle ce sera, c’est donc. Après la sensation d’étrange, celle d’acceptation d’une évidence qu’il convient de savourer sans calculs, simplement, sincèrement, en confiance.

Confiance.

Confiance oui, mais pourquoi ? Confiance parce que ! Confiance c’est tellement évident …

Maintenant qu’est établit la réalité de l’irréalité incontestable, le silence des mots écrits va devenir la voix, celle qui ouvre la voie .. celle qui, par ses modulations et ses inflexions, va tinter à l’oreille, et par là même à l’esprit du coeur.

 » Bonjour ! Je te dérange Jumelle ?  »

Bref silence, grande surprise, grosse émotion … L’espace vacille, le temps se fige, l’esprit cafouille, la parole se paralyse … et puis, et puis … timidement, doucement, sans brusquerie le débit s’entrouvre et laisse, sans trop d’hésitation, place à la presque aisance ….

L’aisance.

L’aisance du contact verbal établit, l’échange débute en souplesse, en finesse, en simplicité .. naturellement, sans plus d’appréhension, quasi direct .. au bon moment, toujours …

Toujours.

Bizarrement oui, toujours au moment adéquat … cet instant magique où les pensées s’entrechoquent en une étincelle allumant la voie de la voix, cette sonorité lointaine d’à côté, ces modulations où circulent bien plus que des sons, mais des images, mais des concepts … une intimité, l’écho de soi même ….

L’écho …

L’écho signe d’un clin d’oeil, où l’oeil n’est pas, où le sourire est, où le miroir est sonore par une étrange transmutation du regard aveugle en une ouïe exacerbée .. magie …..

Magie.

Magie oui, car exceptionnelle est la réalité du vécu non vu, passant par les ondes mécaniques, celles physiques mais non reconnues étant entr’aperçues, mais surtout senties, ressenties, indéniables de vérité …

Vérité.

Vérité car confiance, confiance car vérité, vérité car sincérité, sincérité car confiance ….. alors l’alchimie de la transmutation est vraie et réelle, tangible dans son vécu perceptible par la globalité de l’être qui existe par le son … mais le son n’est qu’un élément … il va falloir … voir.

Voir.

Voir oui, avec le regard des yeux pour confirmer la transparence du miroir qui nous reflète si bien déjà par l’ouïe .. cela se fera, cela va se faire, cela se fait par la vivante rencontre.

Rencontre.

Rencontre, c’est le jour … recherche du lieu, hésitation .. un peu d’égarement et enfin ouf, je trouve … pile poil à l’heure …. et non loin, je distingue une silhouette, que je reconnais d’instinct sans autre nécessité … un sourire.

Sourire.

Sourire .. celui des yeux, celui du coeur, les deux sont mêlés, ils ne sont qu’un, le sourire est une globalité de lumière, le temps se fige, le temps disparaît, le temps se dissout …. qu’est-ce que le temps ? L’énergie circule sans problème, l’équilibre se fait sans difficulté, les mots se complètent … les idées s’harmonisent : jumeaux.

Jumeaux.

Jumeaux là c’est sûr, confirmé, concrétisé …. parfois les mots paraissent vains, ou ne sont que des jeux pour les idées qui se reconnaissent par delà eux .. l’étrange devient norme, le miroir est là au travers du regard, au travers de l’autre qui est semblable à soi .. plus d’étonnement, mais l’intimité partagé sans mots quasiment.

Intimité.

Ainsi fut fait … la main trouve sa place dans la main, les paroles s’accordèrent dans un jeu joyeux, les pensées se poursuivirent en riant, parfois avec gravité ou tristesse aussi, les regards se répondirent sans sourciller … oui Jumeaux … probablement depuis .. avant, et ça continuera, et ça a continué, et chaque jour en est, si besoin était, une preuve que j’apprécie …

Chris

avril 6008

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Silence

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Silence

 

Sept lettres, trois voyelles et quatre consonnes … trois syllabes. Voilà le mot posé mathématiquement, algébriquement, j’irai même jusqu’à dire décomposé, ou plus justement décortiqué : lettres et chiffres, le sens des lettres est difficile d’accès, celui des chiffres d’une symbolique plus connue …

C’est tout de même assez déroutant, je trouve, qu’un mot ( silence ) existât, et recouvre un concept que tout un chacun est en mesure d’appréhender alors que personne, je pèse mes mots là, personne et jamais n’a pu en connaître l’éventuelle existence réelle …

Pour nous le Silence est un mot, recouvrant un concept compris par l’être humain mais jamais vérifié humainement, disons physiquement par le biais de nos cinq sens (nonobstant les autres …).

Et oui, toi qui me lis en cet instant tu sursautes ….. le silence tu connais ! Et bien NON ! Le silence n’est pour toi comme pour moi qu’un concept purement intellectuel et théorique ! Et toc !

Allons-y.

Paradoxalement qu’entend-on par silence ? Cette phrase est en elle-même pour le moins cocasse, l’expression humaine peut être assez déroutante ..entendre le silence .. belle image.

Bref le silence est l’absence de sons, bien sûr .. l’absence de son dans la nature est inconcevable car même l’air émet un son en se déplaçant aussi peu soit-il. La chaleur et le froid eux-mêmes font du bruit, vous n’avez qu’à ouïr vous même avec attention ce faux silence naturel.

Reste l’Espace, l’espace infini de la voûte étoilée là où, sois disant, règne le vide absolu (assertion désormais avérée erronée scientifiquement) et le zéro absolu .. heu pour le zéro absolu j’avoue ne pas savoir ce que c’est exactement, disons que je conçois qu’il puisse s’agir d’une limite basse, la plus basse … connue actuellement du moins.

Nos savant furent effarés d’entendre le tintamarre qui traverse l’espace interstellaire si silencieux paraît-il, comme furent effarés d’autres savants lorsqu’ils découvrirent le silence de la mer aussi bruyant ..

Alors on peut examiner maintenant les pièces « sans sons », celles spécialement aménagées pour absorber, diluer, dissoudre le moindre son …. souvent en plus ces lieux sont « noir », et sans lumière .. oui ce n’est pas un pléonasme « noir et sans lumière » … réfléchissez-y au passage.

Des salles spécialisées existent pour le travail sur le son précisément, qu’il soit musical ou autre .. car le son est multiple … alors que le silence est unique et absolu …. dit-on, ai-je ouïe dire. Les deux par ailleurs, par la grâce de l’esprit humain si inventif, sont devenus aussi des armes, et oui !

Mais je reviens au silence, ce concept si connu et défini alors qu’en fait jamais atteint par l’être vivant, curieux quand même.

Je suis en train de poser quelques mots sur un sujet, le silence, que tu connais aussi bien que moi alors que ni toi, ni moi ne l’avons jamais vécu ; quelle puissance de l’esprit humain que de disserter, parfois de manière savante – ce n’est pas le cas là -, sur un concept jamais rencontré par lui.

Hypothèse : nous (toi comme moi) nous mettons en un endroit où règne le silence, c’est à dire un endroit où aucun bruits, sons, ne nait et où n’arrive de l’extérieur de ce lieu. Bravo nous voilà dans le silence total …. tu crois ? N’entend-tu rien ? Tu es sûr ?

N’entends tu pas .. ces curieux bruits sourds et/ou assourdis .. là dans tes tempes, dans ta gorge, dans ton torse, dans ton ventre .. ne me dis pas que tu n’entends rien …. ça provient du plus profond de toi, ces grondements de pompes, de tuyauteries, de liquides qui circulent .. une véritable cacophonie qui retentit en toi.

Ainsi donc pour nous être vivant le Silence n’est qu’un concept que nous pouvons appréhender très bien, mais jamais entendre, si je puis dire, physiquement .. curieux non ? En fait nous savons de quoi nous parlons, mais jamais nous n’avons et ne pourrons réellement, personnellement, le percevoir.

Bizarre, bizarre car lorsque nous évoquons ce sujet qui nous paraît si anodin, nous sommes persuadés, intimement persuadés que nous le connaissons physiquement et personnellement .. alors que c’est impossible, strictement impossible …. n’avons nous pas là l’exemple d’un des fondement de la pensée bouddhiste : « le monde est illusion ».

Pourtant, pourtant ne nous retirons nous pas quelquefois dans notre « tour d’ivoire » pour y méditer dans le silence …. ce silence que d’aucun recherchent dans des lieux spécifiques comme, notamment, certains monastères religieux, notamment mais non exclusivement d’ailleurs.

Alors de quoi que c’est qu’on cause quand on parle du silence ?

Ce peut être en effet une évocation purement intellectuelle d’un phénomène cocasse et in-atteignable par l’humain que nous sommes …. Une idée que l’on caresse dans le monde imaginaire, et pourtant réel tout de même …. Un jeu de l’esprit si je puis dire, où l’on cherche à toucher du doigt, par construction purement intellectuelle, une réalité in-humaine .. L’envie de passer, en ce domaine précis, du Savoir à la Connaissance …. douce utopie d’un esprit matériel me semble-t-il.

Alors quoi ?!

Alors notre Silence est en fait, probablement, l’expression du besoin de l’écoute de soi-même, bien entendu (si j’ose dire), et cette écoute est à la fois physique, matérielle, intellectuelle, spirituelle, voire même psychique et pourquoi pas également .. para-psychique.

Tous ces domaines nous sont propres, c’est à dire qu’ils sont en nous, du moins j’use de cette expression simplificatrice.

Notre Silence est un dialogue intime, personnel, permanent et dans ce cas bien précis, conscient.
Reconnaissons qu’il n’est pas facile, ni aisé, que d’entamer, au delà du monologue qui peut nous être habituel, un dialogue avec soi-même … dure réalité que nous devons affronter …. les yeux dans les yeux grâce à un miroir … après une descente, profonde, en nous et nos ténèbres intérieures …

Ainsi pour nous le Silence change de nature dans sa définition, glissement sémantique, glissement de perception .. étrange dans le fond. Il devient « écoute » paradoxalement, si possible écoute attentive et totale, bien plus ouverte qu’uniquement pour les sons ….

Le Silence est devenu un chuchotement intime, intimiste, personnel, privé, sans concession, « décoiffant », perturbant, blessant aussi …. un peu comme la pesée des âmes de l’ancienne Egypte où Mâat avait dans un plateau l’âme, et dans l’autre .. une plume.

Nous voilà donc maintenant dans un silence autre, celui qui est souvent le plus difficile, tant à « faire » qu’à « supporter » .. Être en discussion avec soi-même, avec ses propres profondeurs n’est pas aisé reconnaissons le.

Notre silence est une écoute, notre propre écoute, mais savons nous être franc avec nous même ? Difficile …. très difficile que de se parler, de s’écouter surtout, et de s’entendre …. c’est pire encore…

En fin de compte nous en arrivons à un silence assourdissant de cacophonie tant notre tumulte intérieur est puissant, parfois dévastateur, toujours bruyant au-delà des sons physiques.

Prenons donc le temps de nous recueillir avec nous même dans un dialogue, sinon silencieux, du moins muet où l’écoute d’un silence nous permettra de passer outre l’absence du silence.

Chris

juin 6008

 

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Labyrinthe

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Labyrinthe

 

Curiosité étrange dont on ne sait réellement d’où elle provient que cet « espace » énigmatique dans sa simplicité apparente.

En réalité nous avons deux approches différentes de ce « phénomène » pictural et architectural qui intrigue toujours autant chacun d’entre nous pour peu qu’il fut un brin observateur, un brin curieux, un brin … cherchant.

Le premier nous fait parcourir un « dédale » où l’on se perd, où l’on va, vient, revient, désorienté et perdu de se cogner à des impasses, des fausses portes, des passages clos, où l’esprit comme le corps s’égarent …

Le second, lui, n’a pas de « chausse trappe » apparente … mais il ne dispose non plus d’aucune ligne droite …. en fait il s’agit d’un unique chemin unique (sans pléonasme) .. pas d’échappatoire .. le centre en est le but inévitable, sauf à aller à reculons, ou à renoncer et faire demi tour …

Avec l’un on se perd …. avec l’autre on se cherche …

Oui c’est ainsi que je le ressens quand j’observe avec acuité, avec étonnement aussi, ces deux types de chemins, car ce sont des chemins …. qui probablement sont une épreuve pour nous, chacun à sa manière, chacun pour un moment de notre quête personnelle …

Le premier de ces deux labyrinthe semble provenir d’une profonde antiquité, accompagné de mythes dont le plus connu certainement implique un « monstre », parfois un taureau ..pour les plus connues des légendes mythiques.

C’est un lieu d’épreuves pour l’Homme dans un milieu hostile car déroutant, et seul un « héros » peut venir à bout de l’épreuve.

Mais c’est également un « dédale » où erre l’être humain jusqu’à ce qu’Ariane et son fil permettent de vaincre l’horreur d’être perdu dans l’incompréhensible d’un endroit « désaxé », sans repères cardinaux, où les sens sont eux-mêmes sans sens .. et pourtant il possède une sortie, parfois plusieurs, différentes de l’entrée si l’on peut dire.

Ce labyrinthe est bien une épreuve basée sur des potentialités physiques, du moins telle est ma perception, parsemée d’embûches, de luttes contre des « monstres », dans un milieu hostile par son manque de repères … j’aurai tendance à rapprocher cela de la confusion mentale que nous pouvons, chacun d’entre nous, un jour ou l’autre affronter ….

En fin de compte c’est en surmontant les « épreuves », en usant aussi d’intelligence et de réflexions, que l’individu peut arriver à sortir vainqueur des épreuves, et par là même sortir physiquement de ce labyrinthe.

Bien entendu, comme moi, vous saisissez intuitivement, et par la réflexion ici aussi, qu’il s’agit d’un mythe, peut être d’une parabole, où les images recouvrent une réalité autre, et que le but in fine est la découverte de soi-même par le combat victorieux contre nos « mauvais côtés » disons pour simplifier ..

Le second de ces deux labyrinthe semble lui avoir une origine différente, autre, plus spirituelle d’emblée si je puis dire ..

Nous le trouvons en général dans un lieu « sacré spirituellement », c’est à dire principalement dans notre civilisation occidentale, au coeur d’une église, d’une cathédrale.

La différence fondamentale d’avec le précédant est son cheminement unique, obligé, sans surprise bien que long, extrêmement long par ses méandres mathématiques réguliers, et je dirais même harmonieux, équilibrés et esthétiques.

Il est notable de voir notamment l’énorme différence d’avec l’autre : son entrée en est aussi sa sortie … du moins nous semble-t-il à priori. Parfois son coeur est orné d’une figure symbolique, et sa forme générale est quasiment toujours basée sur le cercle …

Celui-ci est donc à « sens unique », il nous mène de l’extérieur vers le centre … telle est l’architecture générale de ce chemin sans réelles surprises semble-t-il, on se doit d’aller de l’avant pour arriver au centre du cercle, ou autre figure géométrique stricte …. curieux non ?

Partant de la périphérie nous allons vers le point unique qu’est le centre du cercle, l’alpha, la genèse, le début, le point fondateur, d’aucun dirait … le Verbe, la Création, l’Origine, la Connaissance …

Etrange …

Etrange car si nous arrivons « là » … pourquoi ? Que faire ?

Etrange …

Etrange car ce « centre » atteint enfin, où est la difficulté, où est l’éventuelle « épreuve » attendu dans le cheminement au sein d’un labyrinthe ?

Etrange …

Etrange car me semble-t-il trois possibilités de ressortir paraissent exister : par le « Haut », par « n’importe où » en transgressant le chemin, en refaisant « à l’inverse » le chemin d’arrivée …

Par le haut …. difficile si j’en crois la légende, le mythe d’Icare qui cru pouvoir voler, s’élever vite, plus haut que tout autre humain, sans réelle préparation autre que « physique » ..

Par « n’importe où » reste une possibilité, une solution fondamentalement incohérente me semble-t-il, plutôt même « destructrice », conséquence d’immaturité et de faiblesses ..

Par le retour inverse du chemin .. curieux comme démarche, n’est-ce point le signe d’un échec ?

Voilà donc ma perception de ces labyrinthes différent dans le temps et l’espace, dans leur conception, différent dans leur approche ….. mais similaires, pour ne pas dire semblables, identiques dans leur but .. leur but au singulier …

La découverte de soi, une tentative de Connaissance de soi … c’est à dire la plus grande difficulté que nous ayons, et pourtant c’est probablement une clé de voûte d’une timide, et intime, compréhension partielle de notre présence en cette vie.

Le labyrinthe m’apparaît comme une de ces voies mises à disposition de notre curiosité, de notre possible réflexion, de notre soif d’apprendre et de comprendre. C’est un des outils ciselés par l’homme au cours des âges pour servir de relais et d’étapes à la quête que peuvent avoir des cherchants …

Le labyrinthe est peut être aussi une des portes énigmatiques de l’accès à d’autres dimensions …..

Mais le labyrinthe que nous foulons de nos pas reste avant tout un voyage interne plus près de V.I.T.R.I.O.L. que d’une déambulation ordinaire sur un pavé orné, certes, mais dont les décors sont souvent du domaine de l’invisible et de l’intime.

Si nous parvenons, même partiellement, au but .. au centre de nous même, au Centre de l’Union qui sait … ne devons-nous pas re-sortir de nous même par le même chemin, alors serein et apaisé, pour répandre à l’extérieur …….

Que la curiosité, et la prudence, guident nos pas sur ce chemin atteignant les ténèbres pour en exalter les lumières …

Chris

juin 6008

labyrinthe21.jpg labirynthe3.gif

Mais la vie…

Posté par hiram3330 dans : Digressions , ajouter un commentaire
Maurane

Mais la vie…

2002 « Quand l’humain danse »
© Polydor

maurane.jpg


Duo avec Lara FabianTout le monde rêve d’un idéal
Un Eden, un bonheur fatal
Mais la vie…
Mais la vie…
Tout le monde voudrait le soleil
Nos pensées tournées vers le ciel
Mais la vie…

Les saisons passent
Il faut apprendre
Avec elles à renaître
De nos cendres
Le jour se lève
La vie avance

Même quand tout s’éteint
Sur nos chagrins
Il reste encore
Une braise, une flamme qui dort
Un peu de vent
Sur nos tourments
Et tout repart
Tout s’allume sur un autre espoir

Moi aussi, j’ai consumé des peines
Attisé des blessures anciennes
Mais la vie…
Mais la vie…
Moi aussi, je suis tombée de haut
Du saut de l’ange au fond de l’eau
Mais la vie…

Mais qui nous sauve
Qui nous relève
Et qui souffle les brûlures
De nos fièvres
Une étincelle
Dans le silence

Mais quand tout s’éteint
Sur nos chagrins,
Il reste encore
Une braise, une flamme qui dort
Un peu de vent
Sur nos tourments
Et tout repart
Tout s’allume sur un autre espoir

Le jour se lève
La vie avance
Avec elle
Retrouvons l’éclat d’une espérance…

Avec elle
Essayons de lui donner un sens
Un sens.

Même quand tout s’éteint
Sur nos chagrins
Il reste encore
Une braise, une flamme qui dort
Un peu de vent
Sur nos tourments
Et tout repart
Tout s’allume sur un autre espoir.
Tout s’allume sur un autre espoir.

maislavie.jpg

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