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Petite soeurette 30 juillet, 2008

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , trackback

Petite soeurette

 

C’est en voguant, au gré du vent, sur la toile virtuelle que l’ancre fut jetée, un jour, près de ce port méditerranéen où, telle une sirène bourguignonne, tu tendais les rets de tes écrits …

Brune disciple de la terre de Memphis, en robe blanche, tu charmais de tes odes les passagers fugaces qui surfaient sur les vagues de tes textes, de tes morceaux de bois rabotés …

La curiosité m’attira vers tes messages secrets et verrouillés … bien verrouillés même, car les clés étaient différentes de celles attachées à mon trousseau …

Mais qu’importe, les portes furent ouvertes, les mots ciselés purent couler sereinement, dévoilant les pensées, les idées, les réflexions, la sensibilité … le coeur …..

Vint ensuite le dialogue .. heurté au début, le temps que les deux parts du « sumbolon » s’ajustassent, que la reconnaissance fut réciproque, que les caractères s’émoussent au contact des aspérités de l’un et de l’une, que les pierres commencent à se lisser pour pouvoir s’ajuster avec l’harmonie de la compréhension raisonnée, et intuitive …

Ainsi une complicité put s’esquisser, se bâtir, se cimenter de la confiance et de la sincérité … grâce à la truelle et à l’équerre d’une quête partagée …

Même les voix se reconnurent .. se firent à l’ouïe de l’autre, magie de l’instant où le son porte l’idée non dite, où le son transmet l’énergie nécessaire à l’autre, où le son participe à la connaissance d’autrui.

Alors l’esquif du partage put suivre son erre paisible, le trajet étant amorcé, vers la réciprocité de l’échange enrichissant .. celui qui permet de dire, sans dire .. celui qui permet de survoler la réalité dans la nacelle de l’intuition .. celui qui est parce qu’il est …

Moments particuliers que ceux-ci .. l’esprit se devine derrière le tain du miroir de l’écrit, les mots s’effacent souplement pour laisser paraître l’essence d’eux mêmes, l’idée est nue dans sa beauté d’intime sincérité … point de barrières, point de fard, point de masque …

Précieux instants que ces rencontres sans densité, sans poids, sans pesanteurs … ces rencontres d’éther, de sensibilité, de don volontaire.

Quels jaillissements, comme des feux d’artifices, d’expressions de brisures de vie passée, présente .. parfois à venir. Besoin de la tracer, avec le calame du scribe, en une succession de signes triangulaires où l’alphabet devient symbole sans le dire, comme un secret pour Initié …

J’apprécie cette vivacité de l’esprit, de l’âme, de l’intimité exposée sous le voile d’Isis, et de l’Elfe unies, dans des multiples directions du nadir au zénith, de l’orient à l’occident, du midi au septentrion … avec en centre cette personnalité faisant le septième point géométrique, un peu comme un G au sein d’une Etoile Flamboyante …

Curiosité avide de savoir pour aller vers la connaissance, tu ne cesses pas de midi à minuit de parcourir les chemins, multiples, qui s’ouvrent devant tes pas … quitte à faire un écart ….. pour aller voir au delà de l’illusion, au delà de l’au delà …

Richesse du Cherchant que cette quête sans fin.

Reste la femme, la fille, l’épouse, la mère, l’entrepreneuse, l’amie, la confidente … rôles qui se croisent et s’entrecroisent, avec bonheur souvent, avec peines parfois, mais toujours avec détermination, en face, sans chercher à fuir malgré quelques larmes que tu dissimules dans la pénombre d’une voûte étoilée, dans la complicité de la voie lactée.

C’est mon regard, immatériel, qui vient d’esquisser, à peine mais sans peine, le contour incertain d’une silhouette floue .. mais qu’importe la silhouette en regard de la beauté, de la force et même de la sagesse du coeur … Les apparences peuvent être illusions, le Kâ je ne le pense pas …

Chris avril 6008

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Commentaires»

  1. j’en veux encore…

    J’en veux encore de ces effluves de liberté, de ses voyages incalculés, dont le trajet n’est pas tracé qui se déroulent au fil de nos rencontres improvisées et toujours si balisées sous chacun de nos justes pas.

    Raison, sagesse, paresse, tendresse, élans d’encouragements en toute sincérité, le vrai le bon, le meilleur de notre fraternité.

    Ta bourguignonne au caractère trempé t’embrasse avec une saine passion.

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  2. Du Kâ, en passant par Ba voyageant jusqu’à Akh, trois notions qui s’unissent, sans forcément s’atteindre, je ne sais, si l’on peut simuler le Ka auprés de personnage comme Toi…
    Univers, dimension, sphères qui ne se définissent qu’en étant plus qu’en souhaitant.

    Répondre

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