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La voûte étoilée 31 juillet, 2008

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

La voûte étoilée

 

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Le matin en me levant je regarde la voûte étoilée pour un dialogue muet avec moi même et le jour qui va paraître bientôt, et les effluves de hier qui errent encore en ma mémoire ..

Instant magique, instant unique, instant sans temps …

Cette infinité d’escarboucles scintillantes me fascine, m’apaise aussi comme une foultitude de clins d’oeil complices qui éclaireraient le chemin qui s’annonce.

Ce tapis d’argent qui s’étend de l’orient à l’occident, du midi au septentrion, du nadir au zénith emplit mon esprit d’avenir et de passé simultanément .. curieusement l’instant n’est plus présent, il est fondu dans la contemplation de l’espace qui est au plus profond de moi…

Caresser les étoiles …

Caresser ces étoiles chaudes à la lumière froide qui inonde l’ombre, et la repousse, et la fait fuir un peu, et la fait, craintive, se retirer là bas, plus loin .. pour laisser place à cette lueur prélude probable à la lumière …

Le champs d’étoiles devient chant de vie, murmures intimes qui viennent dialoguer au creux de mes oreilles, qui viennent m’accompagner dans mon périple immobile de cette goutte d’éternité qui, comme une bulle miroitante, me fixe dans l’intemporel du moment.

Cette trainée qui zèbre les nuées, cette multitude d’éclats de vie, ce fourmillement qui parsème le velours de l’azur au repos …. vient border ma conscience de son babillage tendre qui tarit mes peines, éloigne mes craintes, balise mes pas …

Cosmique est cette rencontre quotidienne, cosmique où le macrocosme est au diapason d’avec le microcosme, où ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, où le reflet de l’un accompagne le reflet de l’autre.

Parfois un duvet, sans poids, de nuages vient jouer à dissimuler la sarabande des galaxies qui se poursuivent dans un ballet organisé, un ballet défini, un ballet ordonné dans le chaos originel ..

Source de jeux, source de réflexions, source de questions .. source tout simplement pour le Grand Architecte qui a du vouloir que les ténèbres ne gagnent jamais dans le coeur .. le coeur et l’esprit, du crée et de l’in-crée .. du tout et du rien, de l’alternance indispensable à la vie.

Et moi les yeux plongés dans l’abîme vertigineux d’une aube en devenir, je parle .. je parle dans un soupir avec le vide qui est plein, avec l’univers de mon individualité, avec toi qui n’écoute pas, qui entend parfois ..

Le silence est bruyant de la cacophonie .. de l’harmonie du chant des étoiles qui s’amusent à me taquiner pour me faire sourire dans cette pénombre qui pâlit de jalousie .. qui mettent du baume sur les écorchures d’avant, qui tentent de m’indiquer le sens du parcours …

Je vois, je vois au delà de l’horizon courbe qui m’hypnotise par sa dimension sans mesures …. je vois autrement qu’avec les yeux, le regard qui me sourit là bas, au plus intime de moi … je vois au delà de l’au-delà qui n’existe pas sous cette voûte d’où pleut ces millions de passés en devenir ..

Une poussière je redeviens qui va, bercée du flux et du reflux du souffle primordial, en tourbillonnant se fondre et se dissoudre dans la fusion de cette course sans fin ….. allant de moi .. à moi.

Chris

mai 6008

 

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