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Fils de .. 17 août, 2008

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , trackback

Fils de ..

 

C’est quand même étrange, l’esprit crée des images que les yeux n’ont jamais aperçues.

Il m’apparaît un léger brouillard d’où, doucement, se dégage une ombre, ou plutôt une brume évanescente issue de mon imagination, presque de mon imaginaire ..

La taille ? je ne sais et m’en moque .. L’aspect ? Il en est de même …. Par contre je vois la brillance du regard, qui pétille et sourit, en exprimant ainsi la richesse de l’intérieur, celle qui compte bien plus que l’or, bien plus que l’argent ; celle qui pourtant se transforme souvent en Soleil et en Lune dans le dédale de mon imagination.

Oui, du  » jamais vu  » j’en arrive quasiment à  » j’ai senti « , comme quoi le regard, tant le sien que le mien peuvent s’accrocher au delà de la connaissance, plutôt via la reconnaissance. Pour moi c’est  » instinctif « , pas raisonné ..

C’est quand même étrange, je reconnais cette émanation vaporeuse au travers de ses écrits, cocasses, burlesques, tristes, révoltés, tendres aussi ..

Brins de folie ..

Amusant comme expression .., le pluriel allié à un singulier, et ce singulier est « hors normes », du moins en théorie en notre société, j’irai même jusqu’à dire que « folie » est un concept quelque peu … abusif souvent, enfin me semble-t-il.

De toutes manières ces brins, pluriels, recouvrent à la fois absurdités, divagations, envolées lyriques et pensées stériles si j’ai bien saisi .. Mais cette énumération est plaisante par ses clins d’oeil ironiques, dérisoires, malicieux, brefs « décalés » souvent.

Ainsi transpire une personnalité en voie de maturation qui aime déjà à manier les mots, les idées, les paradoxes et l’humour .. un jour, qui sait, celle-ci ira jusqu’à quérir Parole et Verbe par les voies de traverses, celles qui sont si trompeuses et ardues, mais pleines de découvertes intérieures …

Dans l’instant reste pour elle la nécessité impétueuse .. celle que tous, oui tous nous avons entendu aussi : « passe ton … », réussit à trouver un « métier » qui te plaise si possible, et tant d’autres « poncifs » qui font l’horreur de notre temps de « jeune », au moins ….

 » De mon temps … » oui c’est vrai, déjà moi-même j’en suis là, parfois las également, « de mon temps … » on jouait dans la rue, on bougeait sans cesse et pas le « mulot du micro » on bougeait hein !!! On bougeait nous, car les « jeux de rôles » se passaient en « réel », en chair et en os, pas en virtuel derrière la neutralité d’un écran ….

Mais  » de mon temps » c’était si différent et pourtant si semblable à aujourd’hui .. que je n’ose te le dire de crainte de paraître pour ce que je suis probablement …. déjà, là aussi.

Et toi !

Toi qui aime à l’humour un zeste ironique, à l’absurde d’un paradoxe qui te saute au visage, à l’encre de ton stylo qui parfois se perd sur le papier, à tes envies, à tes besoins, à tes craintes, à tes peines tu sais que le temps qui passe c’est le sable qui coule entre tes doigts .. et qu’est-ce que le sable, sinon des « Evereste » qui ont vieillis et roulés, et boulés , des mondes qui ont mué, muté sous l’action de la nature, comme toi, comme moi, comme nous …

Et toi !

Que t’importe cela dans la mesure où c’est demain que tu regardes, avec amusement parfois, avec acuité souvent, avec interrogations toujours .. Ton regard balaye cet espace en devenir, bien mieux que le sol de ta chambre …. si tu sais ce que cela veut dire, bien sûr.

Et oui, je peux être taquin paraît-il, et je le reconnais bien volontiers, c’est dans ma nature, dans la tienne je pense aussi d’une manière autre, mais similaire .. L’ironie reste acceptable si elle n’est pas porteuse, ou portée, par une once de méchanceté que tu découvriras si vaine dans la vie qui sera tienne, qui est tienne.

Et toi !

Pourquoi ces mots à ton égard, pourquoi ces phrases pas vraiment aisées, pourquoi cette tape sur l’épaule ? Peut-être parce que j’apprécie tes écrits, même si je ne le dis pas souvent ; peut être es-tu un lointain tain de mon miroir à moi ; peut être représentes-tu une étincelle de mon hier ; peut être tant de choses, peut être si peu de choses …. Dans le pays où je suis né, il y a ……. , « fils de » se dit « ben », et c’est important pour la pérennité de l’être.

En quelque sorte je me parle quand j’arrive à décrypter les lettres qui dessinent les mots que tu veux partager, avec toi, avec autrui, avec tout le monde car nous sommes tous « tout le monde », tu dois le ressentir intuitivement en lançant ces kyrielles de lettres qui arrivent à s’organiser sur le blanc du papier, le fond de l’écran .. tu sèmes ces chapelets d’images imaginées et imaginaires reflétant les méandres, encore à apprivoiser, de tes pensées qui coulent au delà de toi ….

Poursuit !

Poursuit tes écrits ludiques qui sont les reflets d’instants dont tu aimeras à te souvenir quand, à ton tour, tu liras peut être d’autres mots, d’autres phrases, d’autres …. et tu pourras alors ressentir que l’écrit, ludique ou pas, ludique c’est mieux .., est un moyen de transmission de l’être, est un des moyens, pas le seul, est un moyen de peindre à sa propre manière son ressenti d’aujourd’hui, en témoignage de demain …

Et oui, « fil de … » en écrivant ici et maintenant, c’est demain que tu construis pour toi, pas que pour toi …. mais pour toi ça compte beaucoup, et demain tu sauras à nouveau humer l’air de hier, celui d’aujourd’hui qui est enfouit, imprimés dans tes neurones.

N’hésite pas ! Poursuit ! Et bâtit … en levant ton regard vers les étoiles qui seront tes complices et t’assisteront dans leur silence …

Chris

août 6008

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Commentaires»

  1. Magnifique ! ! ! !

    Permets moi, à mon tour, de rendre hommage à :
    A mon père,
    Tu es comme la source qui vient du fond des âges,
    Et donne à la colline son bonheur d’exister,
    Tu as cette raison qui fait de toi un sage
    Et au long de tes jours bâtit l’éternité.
    Eliane

    Répondre

  2. Bel écrit on se sent presque concerné au fil des phrases, c’est troublant, touchant, Toi non plus ne t’arrêtes pas, rempli pages et pensées de ses profondes empreintes, de ton être comme de ton ombre.

    Répondre

  3. Maudit sois je de n’être pas passé plus tôt, d’avoir succombé au plaisir d’être coucher tard plutôt que lêve tôt, d’avoir oublié par une molesse absurde de parcourir ce qui se trouvait hors de moi, de m’être laissé aller à une lancinante routine, d’avoir choisi le mauvais choix.

    Celui de pas venir plus tôt ici.

    Hérisson, son son.

    Répondre

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