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Fête Nationale 1 août, 2008

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Fête Nationale

 

Expression aujourd’hui, peut être plus qu’hier, surprenante.. « Fête Nationale ».. venant de « Nation » c’est-à-dire d’un groupement humain géographiquement localisés principalement, du moins je le prends ainsi ici pour simplifier au plus.

La « fête » oui je conçois ce que cela peut vouloir dire pour une majorité d’individus, encore que …. souvent on y substitue essentiellement une consommation inaccoutumée (du moins peut-on l’espérer) d’alcool.

Pour le pays appelé « France » où je réside, la « fête nationale », annuelle, est située le 14 juillet, date étant celle, historiquement, de la prise de la Bastille à  Paris en 1789. Référence révolutionnaire donc, où le peuple, le « bas peuple » une fois encore a versé son sang pour d’autres …pour la « Liberté » … parait-il ….

Pour ma part, célébrer la « Nuit du 4 Août », celle de « l’abolition des privilèges », bien théorique certes, et fugace dans notre beau pays où l’on trouve les privilèges chez autrui et non .. comme « la paille et la poutre dans l’oeil » en quelque sorte, eut eu ma préférence à la rigueur.

Depuis cette date, de l’eau, polluée, a coulé sous les ponts, et notamment ceux de Paris ….. mais le 14 juillet est devenu un Symbole, agrémenté d’un défilé « militaire » où l’Etat, plus que la Nation, veut montrer que ses investissements « guerriers » sont bien faits. Le peuple peut voir de ses yeux, y compris par le biais de média « libres » que ses impôts et taxes diverses sont bien utilisés.

C’est beau !

Toutefois « fête nationale ».. l’association de ces deux mots, termes, concepts ne me paraît pas de bon aloi …

Probablement que j’ai un fond, une strate inférieure mais bien présente, de « libertaire », mais sans aucun doute d’Internationaliste, je ne peux le nier, et puis pourquoi le nier ? J’en suis assez heureux que de considérer la primauté de l’Etre sur la « structure ».

Le « capitalisme international », la « finance sans frontière », les « multinationales » aiment beaucoup les fêtes nationales ; elles sont sources de « plus values » pour leurs « affaires » …. L’argent n’a pas de pays lui, ni de conscience, ni de morale, ni aujourd’hui de réalité concrète … il est virtuel, il n’existe pas !

Voyez-vous ça, de fête nationale j’en arrive à l’argent virtuel inexistant réellement ……. quelle dérive ! Et pourtant …

Revenons à nos moutons, c’est le cas de le dire !

Fête Nationale.

Comme si cela voulait encore exprimer une réalité ? Nation ? Alors que l’on parle d’un côté de l’Europe (des nations, des peuples mais hélas principalement des « économies ») et de l’autre des régions, des particularismes locaux, des « langues régionales ».

Il est vrai que l’autochtone a besoin de racines, j’en suis un je comprends et partages cela,

il est vrai que l’autochtone a besoin de repères à dimensions humaines, j’en suis un je comprends et partage cela,

il est vrai que l’autochtone a besoin d’être rassuré par des références qu’il peut toucher du doigt, j’en suis un je comprends et partages cela.

Cependant l’étroitesse n’a jamais fait avancer le monde, et encore moins l’être humain, bien au contraire.

Faire perdurer, sans la faire évoluer de manière importante, une « fête nationale » est un des blocages d’une évolution sereine et assumée d’une Nation, des habitants de la zone géographique déterminée.

L’universalité est de plus en plus une nécessité autant qu’une réalité en de nombreux domaines, de plus en plus nombreux qui plus est. Pourtant l’existence de « freins » tel celui de la « fête nationale » ne m’apparait pas complètement innocent.

Bref, « fête nationale », hors son côté encore festif (et commercial), est pour moi une épine douloureuse, voire vénéneuse, dans l’évolution de notre société vers une vie plus harmonieuse et soucieuse de l’homme … et n’est en aucun cas une « tradition »..

La Tradition étant une chose bien autre et riche …

N’est-il pas préférable de consacrer notre Force a développer et amplifier la Beauté et la Sagesse … ?

A chacun d’entre nous de méditer sur ces « cérémonies » « nationales » si ….

Chris

juillet 6008

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L’épreuve

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 2 commentaires

L’épreuve

 

Ce pourrait être une photo .. ce pourrait être une épure .. ce pourrait être …. Finalement plus classiquement pour la nature humaine il s’agit d’épreuves humaines .. physiques certes, morales souvent bien pires.

C’est ennuyeux une épreuve, on se demande pourquoi …. pourquoi ça, pourquoi maintenant et surtout pourquoi MOI .

Bien sûr les diverses fois et croyances peuvent expliquer, tenter d’apporter une explication mais il n’empêche …. c’est Moi qui suis directement et concrètement concerné là !

C’est la volonté de Dieu, c’est écrit dans notre livre de destiné, c’est une conséquence d’un karma à raboter, c’est pas de chance, c’est le hasard, c’est ……. c’est pas supportable car c’est de Moi dont il s’agit !

Évidement par le raisonnement, comme celui d’un cloche, je suis tenté d’arriver à me raisonner moi-même, ou plus justement à tenter de me rassurer en quelque sorte par cent et huit raisons raisonnables ..

Enfin, pourquoi Moi !!!

Pas de bol je ne me connais pas de tendance masochiste .., pas même réellement sadique d’ailleurs, alors « pourquoi ? » ; d’où me tombe cette épreuve ci, à ce moment là.

J’en arrive à tourner en rond dans des pièces carrées, voyez-vous là vous aussi la quadrature du cercle ? N’est-ce pas plutôt l’expression d’une faiblesse …. qui n’a probablement rien de physique .. au moins j’ai pour l’instant échappé à une vraie épreuve physique, du moins me semble-t-il, encore que …

Ça fait mal.

L’épreuve .. la Mienne me rends malade, celle de l’autre me remplit de compassion, de pitié peut être, d’une envie, fugace souvent, de tendre la main, plus prosaïquement de verser une obole pour évacuer la vision … mais la Mienne est insoutenable et me remplit de rage !

J’écume tant je suis dans une fureur dévastatrice .. pourquoi Moi ?! Qu’ai-je donc fait, ou pas, pour « mériter » une telle « punition » .. et qu’importe son aspect à cette épreuve que Je subis comme une injustice si flagrante que les larmes me montent aux yeux.

La douleur est physique, la douleur est morale, la douleur est psychique, la douleur est … totale car la douleur est Mienne, à Moi, pas à toi qui lis mes mots en me plaignant d’un quart de seconde d’une attention un peu désinvolte, en pensant il a du le mériter …

Non ! Non !! Non !!! Je ne l’ai pas mérité … et peut-on mériter une épreuve ?

Qu’est-ce que cette idée saugrenue, pour ne pas dire autre chose, qu’une épreuve serait méritée ? Est-ce l’influence des philosophies karmiques, bouddhistes, bref issues de cet Orient extrême ou de ses contreforts …

Bien sûr je ne suis pas parfait, bien sûr j’ai des faiblesses, bien sûr j’ai des « défauts », bien sûr .. bien sûr je suis un « humain » pas un ange asexué et baroque qui plane dans l’éther …. bien sûr, mais pourquoi Moi !!!

Tout me revient, tout y compris des nappes de mon « éducation religieuse » de jadis, de mes lectures non conformistes parfois, de mes souvenirs quelques peu …. parfois, de mes pensées pas toujours très …., de mon attitude aussi de temps à autre …. là c’est comme si je faisais un examen de conscience .. mais pourquoi ? Quelles que soient les réponses, intimes, à ces bancs de brumes internes pourquoi l’Épreuve pour Moi ?!

Ah .. être fataliste .. un doux rêve qui gommerait peut être mon mal être …. ma colère puissante et présente, mon refus viscéral ce cet état là, si présent dans mon conscient, mes pensées, mes sentiments, ma vie …. aujourd’hui.

C’est écrit ….

Oui c’est écrit, mais pas avant que je ne l’écrive .., c’est Moi qui suis l’écrivain, celui dont la main porte la plume qui trace des mots tendant à traduire mes pensées .. et non pas un « sujet » passif qui se trouverait sous le doigt qui souligne chaque mot que l’on doit prononcer à haute voix, ou dans son intime intériorité, comme un monologue qui serait un dialogue avec soi-même.

Pour me rassurer je peux éventuellement imaginer que c’est la volonté de ….. mais je n’y croit pas à cette volonté là .. trop facile, trop .. enfin bref, le « libre arbitre » … théorique convient mieux à ma conception personnelle à Moi.

En attendant, j’en bave .. et pas que de rage …. que ça en est .. désespérant, comme si cela aussi ne me serait pas épargné .. à Moi ! Décidément tout se ligue et s’accumule simultanément contre Moi, et se déchaîne, et perturbe mes pensées déjà confuses sur cette Épreuve qui m’obsède et me rend si …. amer.

J’ai mal !

J’ai mal à Mon Corps, j’ai mal à Mon Coeur, j’ai mal à Mon Cerveau …. j’ai mal partout comme brisé en mille et quarante éclats de mon image, comme si mes atomes se dissociaient et partaient chacun à l’aventure, comme si des cellule malignes se déclenchaient, si de l’acide prenait place du sang, si des pensées sombres s’embrasaient…

Douleur .. douleurs .. rédemptrices .. des sornettes que cela, des billevesées et coquecigrues que cette conception masochiste d’un vécu infernal pour atteindre un éden paradisiaque.

Je m’interroge …

Pourquoi de l’épreuve je suis arrivé à la douleur ? Et de la douleur à « cri » en quelque sorte .. cet enchaînement n’est pas innocent. Est-ce à dire qu’épreuve a pour corollaire douleur ? Si oui est-ce obligatoire ?

Pourtant il ne me paraît pas qu’il put y avoir automaticité entre les deux, à priori .. l’épreuve n’est pas douloureuse me semble-t-il en tous cas. Physique ou morale, de l’épreuve ne découle pas systématiquement une douleur, du moins je ne pense pas.

Reste néanmoins Mon cas, qui m’intéresse ici, et ailleurs également, prioritairement dirais-je sans une once de scrupule hypocrite. Comment l’épreuve peut-elle avoir un tel impact sur Moi, je n’arrive pas à saisir cette notion qui est si intense dans mon vécu ..

Oui je peux avoir une ribambelle de prémices d’explications plus ou moins rationnelles, intellectuelles, sensuelles …. mais je sens bien, intuitivement, que cette avalanche ne perce pas l’énigme qui est face, et en Moi.

Je vais donc poursuivre ma réflexion sur ce sujet qui me tient tant à coeur par les conséquences visibles et invisibles que je sens, pressens et ressens en espérant, pour Moi, que la douleur de l’épreuve éventuelle soit atténuée, ou tout au moins supportée, voire supportable dans l’intimité de mon être qui reste à contempler la voûte étoilée dans un échange muet, mais intense …

chris

juin 6008

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Petite fée

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , 1 commentaire

Petite fée

 

Une image inhabituelle, un contact hasardeux, une idée qui se crée …. qui secret .. qui sait …., cocasse comme situation mais après tout pourquoi pas.

Un après midi, sous le soleil, l’auto s’arrête, l’attente commence … courte, la silhouette arrive d’un pas léger, enveloppée d’un sourire, attentive mais sereine.

A l’aise, oui .. curieusement à l’aise, un peu comme si cela est naturel que d’aller échanger des idées, des souvenirs, dans une auto, là bas à l’ombre de l’allée, pas loin des arènes, vides et silencieuses. Les heures devinrent minutes, les minutes .. secondes, le temps fila à la vitesse de la lumière …

La voix est grave, un peu rauque, comme râpée par les mots qui jaillissent, vite, le regard foncé est scintillant de lueurs parfois souriantes, parfois graves, parfois ironiques .. jamais agressives, plutôt comme un complément aux mots qui se bousculent quelquefois .. les cheveux bruns sont libres ..

Charme ? Charme oui .. curieusement derrière le visage transparaît l’être .. le vrai, simple, sincère, un peu torturé, un peu blessé, mais vivace et solide .. combatif je pense.

Au delà des sons, il me semble sentir la sensibilité à fleur de peau, la soif de vivre, les blessures aussi .. nombreuses et douloureuses. Mais la musique de la voix couvre ces émanations, ces bouffées de souvenirs encore là, tapis dans les replis de la conscience.

Alors on poursuivra …. doucement, avec tendresse, sans se presser ..

Et ainsi naît la petite fée …. celle qui n’arrête jamais de voler d’un endroit à l’autre, d’une activité à une autre, d’une famille vers l’autre, d’un soucis à un tracas, sans s’arrêter, sans pause, sans respirer même parfois, dans le fumée d’une cigarette, au fond d’une tasse de café, mais souriante quand elle me regarde.

La vie n’est pas simple, celle de hier, d’aujourd’hui .. de demain qui sait, mais le sourire .. celui qui orne le coin des lèvres, celui qui scintille dans le regard, celui qui est dans le creux de la main .. quelle richesse ….

Petite fée, oui petite fée car en un instant sans temps c’est ce sourire doux et clair qui vient envahir l’espace où tu te meus avec ce regard complice, un brin moqueur, un zeste interrogatif, un soupçon tendre.

Petite fée qui ne cesse de virevolter, de s’épuiser pour autrui au détriment d’elle même .. pas raisonnable pour soi et si attentive et prévenante pour l’autre … une vraie fée, réelle, en chair et en os, mieux que dans les films et les bandes dessinées.

Cette image me plaît, le sujet de l’image me plaît, la correspondance entre l’image et son sujet me plaît … le velouté de l’expression allié à la sincérité du coeur vont de pair avec l’assurance du sourire qui, toujours, vient décorer l’espace par sa luminosité.

Oui tu porte en toi la magie du moment, la magie dont le meilleur signe, visible, reste ce sourire qui explose souvent, qui fait chaud au coeur, qui réconforte, qui entraîne l’autre vers les rives des songes éveillés, qui aussi va se cueillir parfois là où il est ….

Ainsi es tu, petite fée, ce mélange de douceur et de tendresse, qui se cache souvent derrière cette course d’activités débordantes, quelquefois reconnaît le .. mais bon ..

Alors comment ne pas t’apprécier, avec une infini tendresse, lorsque d’un coup de baguette magique, d’un battement d’ailes, tu viens éclairer de ta présence l’instant fugace, trop rare, où se fige le sablier, où reste ce …. sourire ….

mai 6008

Chris

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