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La Lune 14 décembre, 2008

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

La Lune

Complice parfois de mes nuits, cet astre blanchâtre m’interroge lorsqu’il paraît, éclaire le dais de la voûte étoilée d’une puissance inégalée .. d’une puissance curieuse car fascinante au premier abord.

Mais cet astre si loué par les poète n’est-il pas en réalité un …. leurre ?

Un cycle lui est consacré, les paysans s’y réfèrent depuis …. et sa force d’attraction est bien connue .. en tous domaines qui plus est.

La Lune.

En croissant, en quart, en demi, pleine, blanche, jaune, cernée d’un halo, dissimulée dans la brume, un visage qui m’observe et t’observe éveillé ou endormi. Complice … oui.

Mais qu’est-elle ?

Une personnalité indépendante ? Non, astronomiquement c’est un satellite de notre « bleue », soumise aux forces d’attractions sans moyens, pour l’instant, d’échapper à cette servitude.

Certains scientifiques estiment que c’est un morceau de la terre, chaire de sa chaire, arrachée naguère dans une explosion fantastique qui fit basculer les pôles et les axes … D’autres aussi scientifiques penchent vers un astéroïde capturé par l’attraction de notre Gé, un rapt en quelque sorte.

Peu me chaut l’origine de cette face qui me fixe, parfois souriante, la nuit lorsque je lève les yeux en quête d’un dialogue muet avec les étoiles qui jacassent entres elles.

Fascinante … avec ses cratères visibles à l ‘oeil nu … sa rondeur perçue comme rassurante …. son charisme même pour les poètes romantiques, admirée par des millions et millions d’humains qui sont béat devant cette clarté nocturne pouvant éclairer leur chemin …

Un leurre.

Astre mort semble-t-il, violé par l’homme, ses mécaniques puis ses représentants au siècle passé, le vide absolu, le froid terrifiant, la poussière d’un naguère inconnu, des cratères nés de bombardements stellaires, pas d’eau en surface, rien de vivant tel que nous le concevons nous, humains.

Curieux cette Lune qui nous attire tant, comme elle peut le faire en créant des marées maritimes … curieux cette fascination, comme un quelconque mulot face au Cobra Royal trônant sur la couronne du pharaon de l’ancienne Egypte.

Astre mort issu dont on ne sait où, il reste incontournable pour ceux qui, comme moi, ont tendance à se noyer dans l’espace aux  myriades de diamants étincelant.

Cette lumière qui éclaire nos nuits, parfois, n’est en fait que celle de Râ qui se reflète dans ce miroir poudré, qui utilise ce subterfuge pour continuer à régner sur nos vies, pour poursuivre sa domination vitale.

Séléné  quant à elle, fardée, tente de faire illusion à nos regards en prenant un air benoît, protecteur, mais sa pâleur intrinsèque reste pour moi source de regret d’avoir une interlocutrice à la sincérité vacillante.

Lune et Soleil se poursuivent sans cesse dans la course cosmique que nous pouvons observer … Lune et Soleil se font face, se mirent l’un dans l’autre, se taquinent, mais la Lune reste froide trop souvent, et son sourire me paraît un peu figé sous l’ardeur du Soleil qui l’illumine dans les ténèbres.

Pourtant que d’encre a coulé sur cette apparence, ceux qui s’y sont essayés n’ont-ils pas, narcissiques, caressés leur ego au travers de cette cascade de lettres et de mots, de pensées et d’idées ….

Que de « faces de lune » ont été décrites, analysées, décomposées, étudiées …. en considérant le maquillage de cette blanche apparition nocturne qui s’enroule, quelquefois, dans un manteau de brume, dans un halo d’humidité, brouillard des larmes que nous avons pu verser.

J’en arrive à considérer qu’elle est, la Lune, impérialiste et jalouse de ces nuées d’étoiles qu’elle tente de dissimuler à ma vue, à mes songes, à mes discutions pour briller, elle, pauvre miroir livide, pathétique esseulée qui recherche sa propre existence indépendante…

Je sais, tu es surpris d’une telle vague de nuages venant troubler l’image convenue … et pourtant.

La Lune (féminin) et le Soleil (masculin), l’Argent et l’Or curiosités des civilisations dominées par l’homme … mais d’autres ont existé inversement, et ont été oubliées, occultées …. il n’en reste des des bribes fugaces.

Je te laisse y réfléchir, d’une manière un peu iconoclaste, après tout la curiosité de la réflexion en vaut bien d’autres … et puis une saine recherche ne peut qu’être positive pour chacun d’entre nous.

Toutefois les rafales d’images que m’amène cet astre blême tendent à renforcer mon irritation pour les « romantiques » qui ne voient que les apparences, y compris celles issues de leurs propres « envies » …. En fait on plaque, on transfère son idée, dans les bons jours ses idées, en n’allant pas au delà d’un classicisme convenu …c’est … dommage.

Pourquoi restreindre ainsi sa liberté, sa propre liberté d’analyse, de déduction et d’induction, pourquoi brider son intuition ..?

Vois-tu, cette Lune envahissante cache, pour moi, ces multitudes d’étoiles qui rutilent, chacune à sa manière tandis que l’astre de nos nuit n’est qu’un reflet …. Certes, dans la perspective d’un damier, d’un pavé mosaïque, cette dualité n’est pas inintéressante, mais elle n’a « que » cette valeur intrinsèque finalement et obère les champs de mon regard émerveillé sur la voie lactée…..

Chris

décembre 6008


 

lunethumbnail.jpg

 

 

Commentaires»

  1. « LUNE », toi l’indiscrète, l’inconnue, la femme, la seule que la galaxie ose nommer ainsi (au féminin)……..

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  2. J’ai toujours cru que la lune riait
    En jouant à la ronde
    Mon coeur est bien resté
    Quelque part accroché
    Sur les fils étoilés
    Que tisse sa beauté………..

    Répondre

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