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Il est l’heure et nous avons l’âge … 26 décembre, 2008

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Il est l’heure et nous avons l’âge …


Étrange cette phrase, disons plutôt inusitée …. On parle du « temps » là mais sous formes différentes, voire dissociées si cela est possible, pensable, imaginable même.

Heure et Age : deux concepts apparemment liés, similaires quasiment et pourtant les voilà associées dans une courte phrase avec redondance diront d’aucuns, avec pléonasme renchériront d’autres .. Mais s’il y a deux mots différents, il ne peut y avoir stricte identité me semble-t-il.

L’âge, tout le monde connaît ! Même si on sait pas vraiment l’expliquer, biologiquement, scientifiquement, on le sent et ressent dans « nos os » notamment … et on le vois parfois dans le regard de l’autre, plus jeune et sans complaisance … on perçoit, hélas, la diminution de nos « facultés », enfin la société, si nécessaire, se charge de nous le rappeler … comme si c’était utile.

L’heure, tout le monde connaît ! Même si on sait pas vraiment l’expliquer, scientifiquement, cosmiquement, on a des montres, des pendules, des sabliers, et j’en passe ….Mais dans le fond, qu’est-ce ? Une « convention » humaine qui nous suit, poursuit et agace si souvent pour des motifs multiples et variés.

« Il est l’heure ! » De quoi, pourquoi, qui en a décidé ainsi, est-ce sûr ? Bref on me rabat les oreilles « d’une heure » que je ne conçois pas probablement de la même manière que toi, que d’autres … Alors de grâce ….. l’heure, je l’accepte dans ce que l’on nomme « horloge biologique » mais ici point de minutes, secondes … mais « d’instant ».

« Il est l’heure ! » Certes … mais, suis-je si pressé que cela de le savoir, que m’importe que les secondes poursuivent les minutes à la recherche de l’heure .. Pour moi l’heure c’est l’heure, un mot …. une notion abstraite finalement, inventée par l’être humain de plus car regardez les animaux que l’on nomme des bêtes, ils s’en passent sans aucun problème, eux.

Voyons …. c’est angoissant cette idée d’heure, de temps qui s’écoule, qui passe, disparaît je ne sais où, qui s’évapore dans l’infini d’une brume passagère, qui se dissout dans l’océan de mon indifférence, qui s’enfonce dans mon passé présent en gestation …. et tout ça pour quoi ?

Pour me dire, me rappeler que je suis poussière et que je vais redevenir poussière dans …. dans combien au fait ? Là l’heure reste coite la garce, elle dissimule son passage, elle enrobe de mystère son fleuve, elle minaude « que nenni je ne puis dire .. », elle se fout de moi !

Ironie de l’heure, sarcasme de cette soixantaine de minutes, lugubre présage de ces trois milles six cent secondes.. tu me cherches !

Et l’âge, revenons-y !

A date fixe, cycliquement, il me revient cet anniversaire … Bon, dont acte. Quelle importance cette date peut-elle avoir pour moi, hors le fait qu’elle est un peu « particulière » et qu’elle est mienne ; mais elle n’est pas que mienne …

L’âge est un chiffre, un nombre, avec une dizaine très vite, mais hors cela qu’est-ce ? Une façon mathématique de compter l’écoulement de la Vie … n’est-ce pas là une idée baroque ? La Vie est-elle comptabilisable ? Je me pose la question, et puisque tu es là, je te la pose à toi !

L’âge c’est la Vie, d’ailleurs la Mort c’est aussi la Vie !

Je t’en bouche un coin ? Mais non, tu le sais très bien, aussi bien que moi ….. Mais celle-ci reste « tabou » en nos sociétés dites « civilisées », j’y reviendrait à l’occasion sur ce terme qui n’en n’est pas un …….

L’âge est une obsession pour beaucoup, pour trop …. l’âge n’est qu’une règle que nous parcourrons, tous, à notre rythme, jusqu’à notre passage probable sur une autre échelle de comptable. Ce n’est que cela formellement, mais quel trésor de richesses n’emmagasinons nous pas sur le Chemin ?

Alors qu’en est-il de cette énigmatique phrase : « il est l’heure et nous avons l’âge » ?

Lié par le « et » les deux tronçons sont donc indissociable selon la volonté du scripteur ; il faut donc, me semble-t-il, accepter cette volonté et en quérir le sel posé sur les méandres de la pensée originelle …

L’Instant et la Vie sont ici associés, réunis, reliés … deux conditions de natures différentes sont mises en commun simultanément, et sans doute en un lieu unique, qui sait dans des circonstances particulières …

Apparemment on s’adresse, via ces neuf mots, à la globalité de mon être par le son en premier lieu, par le déclic que peut entraîner ensuite l’essence des concepts énoncés énigmatiquement j’en conviens. Mais stimuler ses neurones n’est pas un vain exercice, pas anodin non plus, ni innocent en l’occurrence.

Je m’interroge, je t’interroge, on se questionne !

Puis-je tenter l’esquisse d’une explication ? Puis-je tenter l’ébauche d’un chemin ? Puis-je tenter le pochade de mon ressenti ?

Oui !

Mais je ne le ferai pas !

Que nenni point du tout !

Chacun(e) d’entre nous se doit, en son intime conviction et compréhension, poser une après l’autre ses propres pierres qui l’élèveront, peut être, vers cette place vide encore qu’est celle d’une « Clé de Voûte » pour soi, d’une simple pierre taillée pouvant s’insérer, avec Harmonie, dans l’édifice commun.

Tu es frustré … je le vois bien ….. ça passera.

Par contre c’est ta curiosité, titillant tes réflexions, qui se doit d’être encore plus stimulée par ces pseudo frustrations qui, en fait, ne sont de ma part que des impossibilités d’exprimer clairement, pour toi … comme pour moi … ce que je peux sentir, ressentir, percevoir au delà des ces neuf mots …….

Chris

décembre 6008

heure.jpg

 

 

 

Commentaires»

  1. Il est l’heure et nous avons l’âge …
    Non, pour moi ! ! ! ! ! nous avons l’age de savoir qu’il est l’heure d’aller à l’essentiel ! ! ! ! !
    Les « montres molles » de Dali ……correspondent à ton « message » ……..qui veut comprendre ! ! ! ! ! comprend ! ! ! ! ! !
    J’ai enfin l’age de ne voir que l’heure qui tourne ! ! ! ! ! !
    Mais pas encore le temps de l’apprécier ……….complètement …………demain peut être ! ! ! ! ! « ne sommes nous pas dans le midi » ! ! ! ! ! !

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  2. La vie reliée à la mort… indissociables elles se fondent l’une puis à l’autre.
    Les égyptiens croyaient de la mort dans le livre des morts, c’est le temps de la vrai lumière.
    Pas un temps définit mais bien indispensable à l’autre parce l’un ne serait sans l’autre.
    J’aime tes rebonds venus de mes titres conclusions ou effusions qui eux ne sont que les humbles proportions d’une inspiration au fil d’une vie, d’une joie, d’une colère, d’une mort de l’autre vécu au plus fort de Moi.
    ça fait du bien finalement .

    Répondre

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