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Merci 25 janvier, 2009

Posté par hiram3330 dans : Apports , ajouter un commentaire

 

Merci

 

« Il y a deux façons de dire Merci: par habitude, par politesse tout simplement. 

Cela se dit machinalement.

Mais qu’il s’agisse de gratitude réelle c’est autre chose.

Un lien qui se referme entre deux regards.

Une complicité qui se crée entre deux êtres qui se sont compris.

Un geste, une parole, un service, tant de de choses petites ou grandes qui peuvent unir,
tant de choses qui peuvent aider sans pour autant avoir a être rémunérées.

Ces choses qu’on aime offrir pour l’amour des autres au nom de la bonté, au nom de l’amitié.

C’est le langage du coeur, l’éloquence quasi silencieuse d’un mutisme enrichissant

et il n’est pourtant d’autres mots pour l’exprimer »

Très sincèrement

 

 

 

Merci à toi de cet apport

 

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Veilleur

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Veilleur

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Depuis quelques temps ce terme m’interroge et m’intrigue .. probablement titille-t-il mon inconscient, et mon conscient aussi car je le sens de plus en plus mien.

Cherchant sa signification je trouve trois aspects : gardien, celui qui ne dort pas aux heures habituelles de sommeil et celui qui participe à une veillée ….. mais est-ce cela que je ressens avec ce mot ?

Ainsi donc un lien existe avec la nuit, les ténèbres qui seraient « sous surveillance »,  je peux même imaginer que l’attente de l’aube fait fixer le regard vers l’Orient, l’Est …mais est-ce avec impatience, avec crainte, avec sérénité ?

J’ai souvenance d’un livre, lu naguère, étrange pour moi à l’époque :  » le désert des tartares » qui fut « porté à l’écran » ….rien ne se passait vraiment, les secondes collaient les unes aux autres interminablement sous le soleil et sous la voûte étoilée dans l’attente, perpétuelle, de … rien.

Comment envisager l’attente de rien ? Serait-ce une parcelle de la philosophie bouddhiste par exemple ? Je n’en sais rien … par contre « veilleur » est un concept qu’il m’a été donné d’entendre, qui m’a été donné ….. également …

Suis-je un gardien ?

De quoi donc « grand dieu » !?

Un gardien de nuit ? Pourquoi pas, mais si j’ai bien compris il ne m’a pas été spécifié de garder la nuit, ni de garder que pendant la nuit, bien que ce fut la période toujours propice à mille et une aventures mystérieuses ….

Et « la nuit » dois-je la considérer comme un symbole finalement, celui entr’autres de « ténèbres » : cela me fait penser à la « chevalerie » d’antan et de naguère, d’aujourd’hui encore car elle n’est pas dissoute dans les limbes du passé, elle a du s’adapter.

Veilleur, en quelque sorte un « grade noir » …

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Et puis est-ce lié à l’insomnie …. qui sait à une « punition », une sorte de mise au coin comme jadis à l’école.

Non si j’ai bien saisi le veilleur veille, surveille, parfois réveille et dans les meilleurs des cas éveille … Vastes responsabilités me semble-t-il, mais ces actions potentielles et/ou virtuelles ne sont pas … simples.

En fait pour un optimiste « Veilleur » est extrêmement positif et valorisant : c’est un rôle de protection dans le fond, la sentinelle, la vigie qui doit combattre le sommeil, dans le cas nocturne, pour être attentif à toutes menaces réelles ou supposées qui pourraient fondre sur la communauté qu’il est en charge de « sécuriser ».

Veilleur se doit être quasiment un honneur pour l’individu désigné, un signe concret de confiance …. pour les mesquins ce serait plutôt le signe que personne d’autre n’a accepté ….. et donc … je te laisse imaginer la suite.

Veiller, une activité en apparence facile, fondamentalement ardue …. car encore faut-il savoir sur quoi, et comment …

Si je ne m’abuse la veille doit avoir un but, de sécurité certes mais au delà de la sécurité il doit y avoir d’autres perspectives, d’autres horizons, d’autres points de mire loin là bas à la courbure de la terre, et à la limite des mes pieds.

Noctambule immobile souvent est le veilleur, non pas de nuit, mais la nuit … c’est ainsi qu’il parcoure la surface du globe sans bouger, allant sur tous les points du monde dans sa quête de la quiétude pour autrui. Etrange donc que ce mouvement statique qui dissimule un voyage intérieur et intime.

Dans cette attente sans fin, il s’aperçoit dans la lumière des étoiles que les ténèbres à percer sont en son être propre d’abord …

Du macrocosme il passe au microcosme, de l’infini du tout à l’infini de lui, de la nuit aux ténèbres, pour enfin aller de l’Occident à l’Orient en suivant l’Etoile qui le mènera au soleil naissant et renaissant chaque jour à l’aurore.

Veilleur trouvant une relative sérénité il va pouvoir fixer l’Est ou naissent les premières lueurs de la Lumière, observation curieuse que de deviner, comme à travers un bandeau, les prémices d’une chaleur visible …

Veilleur il est, sans armes matérielles, muni simplement si je puis dire de sa conscience, de son intelligence, de son intuition développées par l’attente interminable de la seconde qui vient.

Veilleur il est … solitaire !

Sa trajectoire figée sous la clarté de la voûte étoilée, puis face au soleil va lui dévoiler les ombres qui sont issues de lui, celles qui sont les véritables adversaires qu’il doit contenir, d’abord, repousser ensuite … pour lui, pour les autres, pour tous …

Chris

janvier 6009

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Maître 18 janvier, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Maître

Voilà un mot, un terme, un concept souventefois évoqués dans des circonstances aussi diverses que variées, pourtant bien sûr, allant dans un sens similaire ….. et qui possède au moins une homophonie.

Maître … avec un accent circonflexe, ce chapeau issu du passé où un « s » se posait en lieu et place d’icelui .. beauté et évolution de l’orthographe et du « vieux françois » qui est une de nos racines locales.

Ce mot me plaît car il a des apparences, et pour moi du moins des réalités …

Les apparences, ces illusions humaines en font que la Maître est un dominateur dans « l’absolu », disons dans l’inconscient collectif et individuel, il est le « chef » (capus – tête) , et semble obligatoirement entraîner une relation de « dominant – dominé » ….. ce qui irrite « ma » conception de l’Homme …

Mais foin de critiques … après tout l’illusion dissimule la réalité, la visible et l’invisible, la tienne et la mienne qui se fondent parfois comme un couple, que sont-ce donc ces virevoltes qui ressemblent à une danse de parade où l’un et l’autre tentent de se séduire et non de se dominer ….. car le partage est tellement supérieur.

Maestro ….. adoucissement du terme par l’usage d’une langue autre que celle d’ici, plus « musicale » en quelque sorte, comme quoi le son joue un rôle ….. magistral à l’occasion, curieusement. Un peu comme ces glaces de ma jeunesse … ces « tranches Napolitaines » qui se dégustaient avec un plaisir rare … encore aujourd’hui parfois.

Mais attention à l’ouïe, ne pas confondre Maître et « mètre » …..

Pour le second il s’agit d’une mesure, pour le premier il s’agit également je pense d’une mesure … Pour le second il s’agit d’une référence « figée » par des scientifiques, pour le second il s’agit d’évolution perpétuelle … Pour le second il s’agit de « matérialité » exclusivement, pour le second la « matérialité » est base et support à la « spiritualité » …

Probablement est cette sensation toute personnelle avec ce concept qui me fait avoir une relation hypocoristique avec lui … que je vois, perçois au delà même des six lettres et des deux syllabes qui le composent, au delà même de la mélodie de sa prononciation, au delà des versants sombres qu’il possède comme toute chose … moi y compris.

Maître est  trop souvent entendu comme … dirigeant alors qu’il est bien plus souvent celui qui « enseigne »….. et surtout dans ma conception celui qui partage ce qu’il a pu acquérir, celui qui essaye de répandre à l’extérieur, à l’intérieur également d’ailleurs, de lui des parcelles de sa propre compréhension élargie par l’expérience.

Ce n’est pas non plus le « gourou », celui qui trace le chemin … non, ton chemin est tracé de tout temps en ton coeur .. la difficulté est d’en trouver  le sens ; ce n’est pas celui qui ordonne .. pour toi, même si ce peut être celui qui « ordonne son propre chaos » .

Les « libertaires » que je comprends estiment avoir comme maxime, parmi d’autres, « ni Dieu, ni Maître ». Certes ! Mais doit-on préciser « ni dieu, ni Maître » extérieur à soi-même, à sa conscience, à son intime conviction humaine ?

Dans le fond la « maîtrise » , qu’elle soit de soi, qu’elle soit d’autres … reste une difficulté qui rend humble. Il y a des lieux où « Maître » est une sorte de « graduation », colorée même … l’étude de ce type de phénomène est amusant .. déconcertant .. décevant .. car ce « mot » recouvre bien souvent des « mètres d’illusions », des « mètres de …. », et oui.

Mais qu’importe les épures ratées, ne sont-elles pas nécessaires, voire indispensables, au dégrossissage de l’oeuvre, au lissage de la matière, au perfectionnement du corps et de l’esprit.

Peut être la recherche de la maîtrise de son environnement, en omettant la quête de sa propre maîtrise, est un leurre … bien humain certes, mais un leurre privatif d’équilibre dans l’évolution personnelle et collective.

Je te sens perplexe .. un peu déboussolé, j’espère « pas désorienté » car l’orientation reste indispensable à l’avancée … et sans boussole, c’est en fixant la voûte étoilée que tu ne t’égareras pas de la piste menant à ton but …. celui le plus sérieux, important, vital … celui qui est en toi, qui est « Toi » dans toute ta plénitude et toute ton intimité sincère …

Chris

janvier 6009

 

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Curiosité … 8 janvier, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Curiosité …

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Combien de fois, naguère, n’ai-je entendu cette phrase qui résonne encore en ma mémoire :  » la curiosité est un vilain défaut ! »

Pourquoi ? Pourquoi un « défaut » ? Pourquoi « vilain » ? Pourquoi …

Évidemment c’est un nom à la fois « féminin » et « singulier » …. c’est cocasse la langue française ….. bourrée d’humour, quelque peu orientée aussi quand on farfouille un peu la sémantique. Mais dépassant cet aspect il est toujours intéressant de s’y reporter … d’ailleurs n’est-ce pas là un réflexe de « curieux » ? Bizarre …

Je peux trouver trois acceptions à ce terme de « curiosité » :  c’est un désir d’apprendre, de connaître des secrets … c’est aussi signe d’indiscrétion en quelque sorte … c’est également une surprise. N’est-ce pas curieux que ces sens divers ?

En résumé :  » Je suis surpris de l’indiscrétion qui me fait connaître des secrets … »

Connaître des secrets serait ainsi un défaut, étrange non ? L’évolution humaine ne s’est-elle pas faite poussée à la fois par la curiosité et par la guerre (et donc la peur ..) … bon la guerre est un défaut, quoique .. un large débat serait nécessaire pour tenter de cerner cette idée là.

Connaître des secrets …. intrinsèquement  serait-ce aller reluquer sous les dessous des dessous, voire même au plus profond de notre être, là où ombre et lumière se poussent et se repoussent en une frontière si fluctuante.

Connaître … et non « savoir » …. je te laisse quiètement  observer ces deux mots, qui sont des concepts fondamentalement .. curieux par leur profondeur et leur différence quelquefois complémentaire.

Je suis curieux moi !

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J’assume cela aussi, et dans le sens que tu désires, dans les sens même, au diable la radinerie .. j’aime être curieux, non pas « curieux » dans son aspect « non conforme à une norme », ça je m’en moque assez … mais tirer un fil, débrouiller un noeud, emprunter un labyrinthe puis le rendre, poursuivre comme un clebs une trace infime qui m’intrigue, filer une maille d’un bas, renifler une bizarrerie incongrue, entr’apercevoir la brume d’une image trouble, découvrir une étape, une clairière au cours d’une randonnée folâtre, ressentir l’inconnu au travers d’un miroir sans tain …. enfin tu vois.

Curieux … Etrange.

Surprise en d’autre terme .. c’est l’expression qui voile par elle même l’étrangeté de la surprise due à une curiosité inattendue, rencontrée au débotté du coude d’un chemin, observé dans la ouate d’un horizon nuageux, ouïe dans la cacophonie sourde d’un silence déroutant … et même sentie malgré un rhume printanier.

Oui on peut jouer avec les mots, leurs sons, leurs orthographes, leurs lettres, leurs sens, c’est cela aussi la curiosité je pense …..et pourquoi se priver ? Défaut ? Défaut non, en plus défaut ne veut-il pas dire également « manque de » .. et de quoi sinon d’humour.

Vilain ?!

Vilain .. paysans et serf de jadis ? Pas beau ? Mais qu’est-ce la « beauté » ?  Je ne sais pas définir la beauté, peut être disons « mon » ressenti d’une harmonie perçue par tout mon être, les cinq sens et les autres … mais c’est personnel, intime .. en aucun cas « standardisé », parfois hélas dans le cadre d’une « mode » ce peut être « uniformisé » …. oui uniformisé … pas trop sympa ce mot avec ses relents de ……. sombres couleurs.

Mais « vilain défaut » ! Quelle terrible association !

On cumule en deux mots tout une ribambelle de clichés inconscients, de noirceur profonde, de « tares » visibles … chez autrui bien sûr,  en un mot pour ces deux mots : horreur !

Ne sursaute pas, reste cool, reste zen, reste serein …. la curiosité n’est pas un défaut, accessoirement ce que tu fais de la tienne peut être assimilé à ça, mais ce n’est pas la généralité … enfin c’est la grâce que je te souhaite. Non je plaisante, un peu, car la curiosité, moi, j’aime dans le fond.

J’aime la curiosité, ça stimule, ça tire, ça pousse, ça fait bouger, ça décoiffe, ça attise le neurone rescapé, ça fait voyager en vrai, en physique, en psychique, en rêves aussi ….. Ça m’interroge, ça m’interpelle, ça me chatouille le bulbe rachidien, ça me titille l’encéphale, ça me susurre des incongruités également, mais quel plaisir de se sentir « en chemin » sur une sente peu connue, guère envisagée, « secrète » quelquefois, …

Tu vois je me laisse aller à un Éloge de la Curiosité !

Je subodore à travers ton regard qui galope sur ces lignes que tu te sens …. rassuré …. Malheureux !

Soit prudent ! 

A la charnière des années 70/80 une fabuleuse publicité claironnait tous azimuts :  » la curiosité est un vilain défaut, pas les pruneaux ! », j’en ai un souvenir ému … j’oeuvrais à Agen en 1980 …..  Donc, tu vois, tu risque de croire que ce sont les « pruneaux » qui peuvent être un « vilain défaut » …… « Tabernacle » comme disent les Québéquois ! En cette période « tous légumes et tous fruits » ….. tu risques gros !!!

Comme quoi d’un pas grand chose on peut facilement en arriver à un grand peu .. et cela via la curiosité qui nous taquine en soufflant à notre oreille gauche .. « pourquoi t’arrêtes-tu là ? » … l’enjôleuse gratouille …. telle une sirène qui envoûte le pôvre marin par son chant velouté.

Pourquoi ….. pourquoi résister ?

« Vilain défaut »  non ! « Vilain » non ! « défaut » non !

Ouf veinard, comme moi tu vas pouvoir, en toute bonne conscience, assisté de ton criquet personnel, ton ange (asexué) gardien, ton reflet matinal du miroir de toilette, oui, comme moi tu vas pouvoir te laisser aller à ton penchant naturel !

Grâce à cette « curiosité » nous allons pouvoir parcourir l’infini de la voûte étoilée, de la voie lactée, des mystères de notre planète bleue, du gouffre de questions touchant à l’humain, mieux encore … de l’incommensurabilité de notre être profond, celui qu’avec pudeur on nomme « l’Intimité ».

Chris

janvier 6009

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La solitude 4 janvier, 2009

Posté par hiram3330 dans : Digressions , 2 commentaires

La solitude


Barbara


Je l’ai trouvée devant ma porte
Un soir que je rentrais chez moi.
Partout elle me fait escorte,
Elle est revenue, la voilà.
La renifleuse des amours mortes,
Elle m’a suivie pas à pas.
La garce, que le diable l’emporte.
Elle est revenue, elle est là.
Avec sa gueule de carême,
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer.
Elle nous fait des matins blêmes,
Et de longues nuits désolées.
La garce, elle nous ferait même
L’hiver au plein cœur de l’été.
Dans triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T’as la mine du désespoir,
Tu n’es pas belle à regarder.
Allez, vas t’en porter ailleurs
Ta triste gueule de l’ennui
Je n’ai pas le goût de malheur
Vas t’en voir ailleurs si j’y suis.
Je veux encor rouler des hanches,
Je veux me soûler de printemps.
Je veux m’en payer des nuits blanches,
À cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l’heure blême
Et jusqu’à mon souffle dernier,
Je veux encor dire : je t’aime
Et vouloir mourir d’aimer.
Elle a dit ouvre-moi ta porte,
Je t’avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes,
Je suis revenue, me voilà.
Ils t’ont récitée leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine,
Et bien c’est fini maintenant.
Depuis elle me fait des nuits blanches,
Elle s’est pendue à mon cou.
Elle s’est enroulée à mes hanches,
Elle se couche à mes genoux.
Partout elle me fait escorte,
Et elle me suit pas à pas.
Elle m’attend devant ma porte,
Elle est revenue, elle est là.
La solitude, la solitude

merci à Séléné de cette digression

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Solstice d’hiver

Posté par hiram3330 dans : Apports , ajouter un commentaire

Solstice d’hiver 

 

Bientôt le froid et la nuit noire,
le vent, la neige et la temp
ête,
la poudrerie et le verglas
le temps d’arr
êt et la langueur;
le silence… l’attente.
 

En moi, le vide,
le nettoyage, le grand m
énage.
L’espace vierge, le terrain vague.
Le doute s’installe et la peur danse…
Puis l’ouverture et l’abandon.
 

En moi doucement, la remontés,
lentement, silencieusement,
h
ésitante, tremblante,
la remont
ée!
Dans l’ombre qui s’agite
Sous la blancheur, la nuit est chaude.
Et sous la neige,
la dormance.

Dans le cœur, dans l’âme,
dans la chaleur couve le germe.
Espoirs, r
êves et projets
En moi reniassent.
Vienne le printemps!
 

Solstice d’hiver, solstice noir
Solstice d’espoir
Au creux de ton ombre
Dans ton silence
La lumi
ère vient,
Reprend son souffle…
 

Solstice noir, solstice d’espoir
Solstice d’hiver
Dans le silence
et dans l’errance…
L’esp
érance… 

ROBERGE, Michèle.
Tant d’hiver au cœur
du changement :
essai sur les transitions
,
éd. Septembre,
Coll. «  Libre cours  »,
1998. 

Merci à ma jeune filleule de ce partage 

solsticehiver.jpg

 

C’est la crise ! 1 janvier, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

C’est la crise !

Oui, c’est vrai …. c’est la crise, et aujourd’hui, en France c’est la crise de foi, de foie, deux fois …. enfin celle qui fait mal mais qui ne vient pas de Foix.

Oh je sais, tu te dis c’est facile, et tu n’oses pas me le dire à moi ! Mais non c’est pas facile, c’est douloureux ….. et si en plus tu as mal aux cheveux, vaut mieux être chauve ; là aussi l’image te décoiffe et te parait si infantilement bêtifiante que tu amorces avec parcimonie le quart d’un sourire crispé, mais parce qu’après tout c’est mieux qu’un décilitre de larme.

Tu vois je suis sans illusions, même si j’ai tendance aux allusions .. mais foin de rhétorique abyssalement incongrue, allons à l’essence ciel, levons les yeux.

C’est la crise !

Les médias le cornent, le « nabot-léon » tel un épagneul tristounet nous le baille emberlificoté de tics, le « personnel politique » (une race à part semble-t-il) ruisselle de pleurs en protégeant ses avantages que nous payons, les Banques sanglotent sur notre argent fictif évaporé …. Je suis décomposé, comme toi et en un seul mot !

C’est la crise !!

Ton seul pouvoir, le pouvoir d’achat, se dissout dans l’infernale spirale du jeux cupide des « apprentis sorciers » … Mickey et Walt Disney nous l’avaient déjà montré sous forme allégorique dans ce superbe dessin animé … mais maintenant les seuls cartoons sont ceux des sans abris …. qui cernent nos pas partout.

C’est la crise !!!

La confiance s’enfuit terrorisée par les images du quart monde (des pauvres quoi !) qui envahissent nos écrans, mais surtout nos banlieues, nos rues, nos cages d’escaliers, nos portes palières voisines … comme un tsunami généré par la férocité de l’égoïsme carnassier des « raiders » et de leurs mandants.

Ce matin, en levant une paupière, puis l’autre car je me refuse rien côté sport, j’ai constaté un peu abasourdi que l’année avait changé … oui, oui, oui, l’année a changé, comme je te le dis, subrepticement, en nous carottant d’une seconde qui plus est : tu vois même elle !!!

Hier au soir le « nabot-léon » nous a fait un spectacle, avec tics, et avec toc aussi il ne peut s’empêcher le bougre … à Minuit, à Zéro heure (à une seconde près je te le rappelle ..) hop ça y était, le 2008 était derrière nous paraît-il. Moi je te le dis, tout ça ce sont des fariboles …. regarde ce matin, il est comme celui de hier quasiment, avec peut être pour certains une gueule de bois  … pour l’harmonie avec les chèques du même nom.

Ce Zéro heure moi, je m’en moque, j’ai en effet pour coutume de marner de midi à minuit, alors tu vois ….

Peu importe dans le fond, quand c’est l’heure, c’est l’heure et pour un peu que nous ayons l’âge, tout ne peux aller que dans le bon sens près de chez nous comme dit parfois un joueur de loto à nos frais.

Mais je m’inquiète quand même une lichée sur cette crise dont on cause dans le poste de télé, et même dans les bavards baveux d’encre … je sais, enfin il paraît, que notre pays au coq altier est moins touché que … comme si c’était rassurant une telle ânerie. Ca me rappelle le nuage radioactif des soviets qui avait été arrêté par nos frontières étanches … mais là, aujourd’hui, plus de frontières « nationales » mais un « espace schengen » … c’est pas kif kif, la crise elle se prélasse, la pouffe, dans notre belle europe, elle tentacule même partout sur les cinq (ou six) continents nonobstant les mers et les océans !

Quant aux autres crises …outre celles liées à la foi, au foie, et j’en passe et des moins bonnes, celle que j’accepte volontiers est la crise de « fou rire », oui cela je peux m’en délecter aux larmes. Elle est thérapeutique celle-ci, pleine de santé, même si l’origine peut en être l’ironie, du moment que la méchanceté en est exclue …. je prends !

Comme quoi … « c’est la crise » n’est pas absolument négatif dans mon esprit, enfin ce qui en tient lieu.

J’en ai connu des crises diverses, de foie (spécialité française car ça n’existe pas celle là), des crise d’adolescence … si mes souvenirs sont justes, même une crise d’appendicite .. mais dans ce cas là il faut trancher.

Naguère, bien que jeune, si si moi aussi ça m’est arrivé …, j’ai senti la crise de « Mai 68″ …. un vent de lacrymogène, de folie, de liberté, de contestation, de soif de vie hors des carcans étriqués ….. une révolution, une vrais dans les esprits et les moeurs …. peu à peu. Oui la révolution, tu sais, ou pas d’ailleurs, c’est une explosion certes, mais à effets (éventuels) différés … très parfois .

La révolution à peu près stable est celle des étoiles et des planètes .. va savoir pourquoi ? Qui sait l’influence discrète d’un « horloger cosmique » ? D’aucuns pencheraient pour un « GADLU » …. sigle barbare aux interprétations multiples. Bon passons …

La crise !

Est-elle soudaine, explosive, brutale, inattendue, incontrôlable, in-humaine ?

Oui tout ça …. après des lustres, sans lumières, des décades, des décennies, des …. plein donc, voilà LA crise, pôvres de nous, pôvres de nouilles même …. car la « crise » elle est pour nous ! Quand je dis « nous » tu saisis de qui c’est que je cause …. pas du patron, au parachute …, pas de ton « élu du peuple », non de tes voisins, des tes proches, de …. toi comme de moi.

Là, plus de virtuel …. les milliards envolés n’existaient pas réellement, par contre toi et moi on est dans la panade, pour rester poli .. mais on sait ce que les polis sont …. juste un clin d’oeil pour moral garder un peu.

La crise !

Vu le temps dans la contrée où je gîte, j’ai aussi, et en plus, des crises de rhumatismes … certes là c’est le temps qui s’enfuit qui m’ôte le loisir de courir quand je veux .., j’ai mes faiblesses .. quelques unes .. mais cette « crise » n’est pas de « goutte », et en y réfléchissant elle me dégoute par sa vicieuse venue annoncée mais celée par ceux qui .., ceux que .., ceux aussi .. suis mon regard !

En attendant faut ramer, d’avantage, tous ensemble, tous ensemble … presque !

La crise !

Pas celle « nerveuse », les nerfs aujourd’hui sont hors de prix face à la situation marécageuse du bourbier de ce « libéralisme » (qu’il soit sauvage ou pas c’est superfétatoire !) tant encensé par les insensés.

Solidarité il a dit le « petit agité », il a raison là ! D’ailleurs il donne l’exemple tous les jours que ça en est indécent …. et une augmentation par ci,et une fripouille amnistiée, et un coquin .. heu copain promu, il connaît le sens de la solidarité, la preuve il a pris comme ministre un vieil ami à lui .. qui risquait de faire de l’ombre au fiston dans le département de pauvres, là bas …

Solidarité, solidarnosk …. Oui, plus qu’on le dit, moins qu’on le pense …. mais c’est vital pour tous les maillons que nous sommes d’une longue chaîne … et puis pourquoi pas. Solidarité ne veut pas dire ingénuité …mais notre « humanité » intrinsèque se doit d’être active au plus possible pour que notre regard ne se détourne pas, quoi qu’il en coûte.

Je m’éloigne de la « crise » penses-tu ? Que nenni ! Et quand bien même … Mais non je m’éloigne pas, bien au contraire il me semble. N’est-ce pas enfin, pour toi et moi, l’instant adéquat de modifier notre façon de voir, ou de ne pas voir … d’écouter, ou de ne pas entendre … de dire, ou de ne pas faire … n’est-ce pas LE bon moment de commencer ?

J’aimerai, toi non ? que nos crises soient essentiellement celles de « fou rire », ces secondes d’éternité où l’humanité noie tout par ce partage irrépressible et énorme, et que les larmes ne coulassent qu’à cette occasion ….. ainsi le regard brouillé des pleurs de joie, ensemble nous pourrions avec sérénité nous mirer dans le regard de l’autre qui est nous, comme dans cette écharpe d’étoiles qui recouvre notre voûte étoilée complice …

Chris

janvier 6009 

criseglobale2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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