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Les quatre 17 avril, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Les quatre

J’aime bien à me souvenir de ce moment là d’antan où, plutôt ému, de ces quatre je n’en voyais que trois après l’instant de la Lumière … Ma mémoire est vivace à ce sujet, il est vrai que depuis, combien de fois ai-je assisté, participé, vécu cet instant magique, pour moi comme pour bon nombre.

Cet instant après les quatre reste présent, perpétuellement, en moi, en mon esprit, en ma mémoire … Jamais je ne l’ai oublié, jamais je n’ai pu l’appréhender dans sa totalité d’hier comme d’aujourd’hui. Un mystère, réel, profond, fascinant est là, incrusté en moi depuis ….

Mais pour en arriver à cela, que de temps, de réflexions, de voyages… certains vous diront Trois …. Non c’est Quatre au moins, avec un Cinquième que l’on met une infinie éternité à percevoir, en soi.

Ainsi donc les « Quatre » sont bien entre « Trois » et « Cinq », ouf les mathématiques sont respectés, mais peut-il en être autrement quand on observe que l’Harmonie de l’Univers est probablement « mathématique » elle-même …. c’est ennuyeux pour moi, je ne suis pas vraiment un « matheux » ….

Les quatre oui … la terre, l’eau, l’air et le feu … dans certaines philosophie vient un cinquième élément : le bois. Curieux, peut-être, pour nous du moins occidentaux imbibés de « judéo-christianisme », et de tant d’autres sources « européennes » disons pour faire simple. Quatre, la caverne, le torrent et le lac, l’atmosphère et ses composantes, le feu …. qui dévore et transforme, et transmute …

La caverne, ce ventre de la Terre, cette matrice potentielle qu’il faut savoir quitter .. la main au sol, l’échine courbée aussi car la porte est basse bien sûr, d’autant plus basse que notre orgueil humain est grand.

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On arrive à l’eau, élément vital aussi pour l’être qui vit, sans crainte d’un pléonasme …. l’eau qui nettoie et qui purifie, l’eau des ablutions traditionnelles enlevant la poussière de nos miasme pour ne laisser apparaître que la pierre brillante hors de sa gangue.

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L’air est là. Celui qui sèche l’eau probablement, mais plus certainement celui du souffle qui anime l’humain et l’in-humain, celui qui est indispensable à la création du son, du mot, de la Parole … Celui qui est ….. Créateur.

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Le feu enfin, en – fin, celui qui réduit en cendres, cendres qui sont engrais, phosphate lavant plus que blanc, cendres dont se parent le visage dans certaines traditions orientales, cendres de la mort …. plutôt cendres du passage d’avant à après, transmutation. Il ne s’agit pas de destruction mais de sublimation ici.

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Voilà le cycle des quatre voyages dont on ne perçoit, hélas, le plus souvent que les trois derniers, l’avant naissance au sein de la matrice est obéré …. comme par un tabou issu du magma central de la terre, du puits de la création encore inorganisée : « ordo ab chaos » est notre besoin en recevant la Lumière.

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Un carré donc, un carré long même pourrait-on dire, symbole de la matérialité, surtout terrestre, aux angles droits aux arêtes tranchantes, pouvant même blesser, une figure géométrique nécessitant une règle et une équerre … dur dur.

Mais ce quatre vient après le un, le deux et le trois dont les richesses sont insondables d’interprétations sans bornes, sans bornes comme l’esprit et la conscience de l’homme, de l’homme libre … voire de bonnes moeurs.

Dès lors les quatre éléments de la nature terrestre visible sont réunis, mais la genèse parle d’un peu plus, ou d’un peu autre, ou d’un peu plus autre, car avant d’en arriver au quatre, nous devons apercevoir d’où provient cette série si classique et banale qu’elle aveugle de son incommensurable complexité in-humaine.

Et j’en arrive au cinq, puisque je suis incapable d’exprimer réellement le fond de mon ressenti pour ce nombre et ce chiffre, pour ces éléments qui dissimulent, sans cacher, un éclat de moment de lumière, pour moi.

Temps et réflexions, méditations même m’ont emmené sur des rives lointaines de mon esprit embrumé, vers des sources s’éclaircissant doucement, dans un ciel progressivement moins nuageux, caressé par un vent apaisé, allongé serein sur un sol moelleux d’humus en gestation …

Mon regard a ainsi pu, non pas larmoyer et se brûler au soleil, mais s’illuminer dans la contemplation paisible et quiète, du bleu-nuit constellé de la voie lactée envoûtante de beauté scintillante.

L’admiration de ce passé incommensurable qui vient éclairer mes pensées est insondable … surprenant est le paradoxe d’observer à l’oeil nu un passé multimillénaire, où le temps examiné se compte en année lumière ….. Lumière qui luit dans les Ténèbres ……. incompréhension humaine.

Le Cinquième, succédant au quatrième …. bien sûr, et pourtant ce n’est pas si évident que cela. Le quatrième fut aussi un pas supplémentaire et complémentaire à une autre occasion, un pas hors ligne, sinon hors norme ….. Ce quatrième fut lui aussi un déclencheur ajouté à la curiosité déjà éveillée.

Les Quatre m’ont ainsi, imperceptiblement, avec une sage lenteur, beaucoup d’écueils, de travail, de contours et de détours, d’erreurs aussi, d’égarements passagers parfois, d’illusions humaines souvent menés vers ce cinquième dissimulé dans son graphe ouvert en arrière et en avant …. qui sait symbole du lien d’entre l’avant et le devenir.

Quatre éléments, pour notre civilisation du moins, débouchant sur un cinquième pour moi du moins, mais invisible celui là à l’oeil nu …. Cet élément, me semble-t-il parfois fugacement, est en moi …. et n’est pas, je crois, l’addition mathématique que l’on peut subodorer ; tout au plus il est « lui », quasiment indépendant, un seuil entre le un et le neuf, l’instant d’équilibre si ténu, un instant d’éternité qui n’a pas de temps … j’aime à sentir ce paradoxe.

Bref ces Quatre de jadis, ont arrêté pour moi l’écoulement classique du temps, qui n’existe pas, dans cet espace, qui n’existe pas non plus ….. Il furent le pas Alpha pouvant peut être me conduire à l’Oméga, mais surtout me faire appréhender que la quête est intime, le chemin interne, le monde empli d’illusions humaines …

Ces Quatre, souvent symbole de « matérialité », ce qui est juste, m’ont dévoilé une autre face de moi même, partielle mais réelle, celle qui se plait et se complait à observer la voûte étoilée, la voie lacté pour y chercher, y trouver la sérénité du voyage spacio-temporel qui est en moi ….. comme en toi.

Chris

avril 6009

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Commentaires»

  1. Tu ne le savais pas et pourtant je suis en train de travailler sur la symbolique de l’arbre et du bois.

    J’adore ton travaille il complète carément celui que je fais c’est génial..

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  2. Superbe texte, émouvant et réel de sentiments profonds…….

    Répondre

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