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Lundi 18 mai, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Lundi

« Ça va comme un lundi », entends-je souventefois … ce jour là en allant bosser, marner, m’occuper un peu ..

Pourtant, pourtant si je ne m’abuse il s’agit déjà du second jour de la semaine … et oui, du moins les avis sont partagés, là aussi .. selon les « religions », les pays, les époques, les hommes .. bref, dans le fond ici aussi c’est le souk !

Un point reste acquis : Lundi jour de la Lune.

Finalement peu importe qu’il fut le premier ou second jour de la semaine qui en compte sept ; je préfère considérer qu’il s’agit du deuxième pour ma part, il me plaît à penser que ma semaine, occidentale et chrétienne, débutât par un jour de repos .. ce doit être inscrit dans mes gènes, et là où il y a gênes, y-a-t-il plaisir(s) ?

Et puis l’Un, le Premier n’est-il pas réservé à Lui ….., avec prudence donc je confirme que j’opte pour le deuxième jour de crainte des foudres de l’Eternel qui est pas réellement un marrant si j’en crois (et non croix) l’ancien testament.

Jour de la Lune, de Séléné la grecque d’il y a longtemps, jour donc du miroir et de la nuit … puisque la Lune ne m’est visible que lorsque les ténèbres sont arrivées .. et encore, pas toujours, c’est selon son propre calendrier à elle. Et si le ciel est couvert, point d’elle ici, visible du moins ….

Lundi jour de la Lune. Lune qui est un astre mort .. qui reflète la lumière du Soleil ; lundi pourrait-être donc un jour « noir », tel le « lundi noir du 19 octobre 1987″ et pourtant en 1969, j’étais à Nuremberg, c’est un Lundi que l’astronaute a posé son pied dans la poussière pour la première fois de notre mémoire actuelle.

Lundi.

L’un dit .. et l’autre ? L’autre répond ou se tait …. espérons qu’il écoute, qu’il entend même, voire soyons optimiste .. qu’il comprend. L’un dit parfois dans le désert, dans la foule de sa solitude, dans l’angoisse de sa vie qui va être lunatique, lunaire .. L’un dit, mais à qui dit-il ? A lui même, à Séléné qui compatit, à personne qui sait … mais il dit !

Alors ce jour de semaine, de vingt quatre heures, qui est un début plus ou moins, reste pour moi dans une brumeuse lueur étrange, emplie d’hésitations et de reflets nébuleux, un peu comme un début ou une fin.

Mais je reste aussi sur ma faim, celle du lundi …. comment pouvoir se rassasier en cette journée qui voit poindre l’esquisse du début d’un commencement d’activités pas très ludiques ? Dois-je poursuivre .. dois-je attendre .. dois-je ignorer ?  En fait cela est bien conventionnel non ?

Jour de la Lune, de Séléné la grecque, d’une poignée d’autres jours qui vont se suivre pour en revenir à lui encore, un peu comme Ourobouros  ce serpent qui fait cercle dans la symbolique d’origine grecque également.

Cet astre qui gouverne ce jour me laisse rêveur …. si proche et si lointain, si blanc, ou mordoré, souriant et figé, mort et animé, un peu comme un lieu d’attente, un peu comme ne vivant que par réaction au soleil, un peu comme une part de terre arrachée, un peu comme une météore emprisonnée ….

Cet astre qui attire les plantes, les marées, les suicides quelquefois  .. cet astre qui fait hurler les loups, qui est complices des rendez-vous nocturnes, qui est muet sans en avoir l’air.

C’est cet astre qui gouverne, qui dirige, qui symbolise ce lundi un peu ambiguë  que nombreux n’aime pas voir pointer à l’aube ..

La litanie des interprétations est longue, longue comme un jour sans pain, longue comme la pétanque lyonnaise, longue …. mais elle est un collier de perles, pas toujours de culture, mais décoratif et quelquefois teinté d’humour, ce qui pour un lundi, convenez-en, est un petit exploit.

Jour de la Lune, ne devrait-il pas être un jour de « nuit », une nuit où l’on aurait le nez levé aux cieux, l’oeil  égaré dans la voie lactée, l’esprit libre visitant le cosmos, le coeur battant au rythme de l’univers et donc des Dieux, et donc de soi même …

Chris

mai 6009

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Cinq minutes .. 9 mai, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 3 commentaires

Cinq minutes ..

Expression, exclamation bien connue et surtout tellement utilisée qu’on pourrait imaginer que ces minutes sont usées jusqu’à la trame du temps qui est passé .. et pourtant, non ! Ces minutes là sont increvables !

Cinq minutes .. soit trois cents secondes ….

Qu’est-ce qu’une seconde ? Une poussière imperceptible dans les fleuves des temps .. et même trois cent peuvent être imperceptibles à l’être humain qui passe dans la vie, et pourtant .. non !

Trois cent secondes ça compte parfois, souvent, toujours car c’est une part de notre capital de vécu potentiel, de notre vécu en devenir, une partie de Vie, et la vie ne se compte pas, précieuse qu’elle est en tous ses instants.

Cinq minutes .. soit un douzième d’heure ….

 » A tout à l’heure » .. reste une phrase qui ruisselle dans nos comportements humains, comment s’en passer de ces cinq mots qui ne veulent pas dire grand chose, sinon que la rupture est provisoire dans la continuité de nos rapports. Alors tu te rends compte .. un douzième de cette rupture ça fait pas lourd .. en théorie.

Un douzième d’heure reste tout de même un espace temps concret dans notre journée qui file, tel un bolide, en surfant sur les minutes qui s’enfuient effrayées.

Cinq minutes .. soit un douzième d’heure sur les vingt quatre d’un jour … je te laisse calculer ..

C’est guère sur la journée que cet instant pourtant délimité par les mathématiques, la physique et l’astronomie .. au moins. Te rends tu compte de la maigreur de ces cinq la, entre midi et minuit ? C’est ridicule non ? Tu t’étonnes me semble-t-il de la vacuité du temps qui pour toi n’a peut être pas la même longueur que pour moi ...

Comment vais-je utiliser cette poignée de secondes qui s’échappent dans un rire ironique .. et toi ? Tu as déjà perdu plus de cinq minutes à tenter de suivre le fil, embrouillé, de ces mots qui nagent sur ton écran.

Saperlipopette je crois ouïr le lapin d’Alice au pays des merveilles qui ne cesse de dire « je vais être en retard » …..

Mais je te sens curieux .. tu vas donc entamer un nouveau capital de minutes à poursuivre ces élucubrations qui t’intriguent un peu, tu attends la chute, tu te dis « après tout cinq minutes de plus ou de moins » …… Malheureux tu grignotes ton patrimoine vie là.

Cinq minutes .. soit un douzième d’heure sur les vingt quatre d’un jour qui se multiplie en semaines et mois … je te laisse encore calculer ..

Une misère penses-tu, l’esprit ailleurs déjà projeté dans ton avenir possible ou dans ton passé multiple, voire dans les rêves de tes songes … Mais que nenni ! La misère non ! Enfin pas dans le sens où tu l’exprimes muettement au travers de ton regard vague qui fixe l’océan houleux de tes pensées cahotantes.

La semaine, les quatre même qui font le collier du mois comportent des multitudes de « cinq minutes », une goutte de secondes dans la rivière des heures qui nourrissent les jours .. ces jours qui bâtissent les semaines, elles-mêmes édificatrices du mois. Oui c’est en quelque sorte une chaîne en perpétuelle naissance ; amusant non cette image.

Tu fais quoi de ce temps là, de ce temps ci, de ce temps tôt, et tard ? Tu le dilapides ! Un vrai panier percé, tu le gaspilles, tu l’engloutis, tu le gâches, un peu comme un joueur acharné face au manchot qui avalent ses pièces dans un bruit goguenard. Là oui, tu frôles la misère .. inconscient !

Et si c’était les « cinq dernières minutes » ? Pas l’émission télé de ma jeunesse, « bon sang, mais c’est bien sûr ! ».

Tu t’arrêtes de rêvasser maintenant, je te sens même un brin inquiet …

Cinq minutes dans l’année, même pas bissextile,  une bribe dans la durée qu’on ne connaît pas ..

Que faire, qu’en faire ?

Que de possibilités …. Poursuivre cette lecture, même si .., grignoter une madeleine, boire une eau aromatisée, regarder par la fenêtre, balayer la pièce d’un coup d’oeil, songer doucement, téléphoner, jeter un regard vers le téléviseur, faire un instant de gymnastique, préparer une sortie,déguster une violette sans sucre, découvrir quelques pages, prendre une photo, recevoir une caresse, s’assoupir, embrasser, que sais-je d’autre ……

Cinq minutes c’est si court que ça en est interminable parfois, on ne voit pas le temps passer, il a suspendu son vol … je suis là, comme toi, mais ailleurs avec toi, j’entend le tic-tac de mon coeur, mieux que celui d’une pendule … je m’écoute et je t’entends.

Cinq minutes dans une Vie …

Quelle durée ? Cinq minutes là ne veulent plus rien dire …. la Vie ne se compte pas, elle se savoure et se déroule hors du temps, hors de l’âge, hors de tout car elle est « tout ».

Quelle durée ? Cinq minutes n’existent pas en soi, elles sont arbitraires ces minutes aux secondes fantomatiques … le temps est variable, comme mon humeur, comme tant de choses qui font la vie et sa durée inconnue.

Quelle durée ? Cinq minutes .. de quoi ? Pourquoi ? Où ? Comment ? Et la relativité d’Einstein …. elle sert à quoi …. Ne perds pas ton temps, tes minutes à calculer .. tu ne connais pas « ton compte » à toi.

Cinq minutes au regard des siècles et des millénaires …

L’infini, voilà l’explication de ces cinq minutes, l’infini microscopique bien sûr mais, mais, mais cet infini de cinq minutes a pour moi la valeur de l’infini tout court si je puis dire. Que de réalités, de songes se tapissent dans cet infini minuscule qui est le reflet de l’infini incommensurable…

Une poussière .. l’ombre d’une poussière, la trace éphémère de cette poussière …. cinq minutes .. le temps d’innombrables vies, d’innombrables devenir, d’innombrables présents et passés …. cinq minutes une ridicule mesure qui ne mesure rien, sinon le vide entre deux moments sans limites …..

Cinq minutes dans l’Univers …….

Le Grand Architecte, Grand horloger en sus, s’amuse le taquin à tenter de me faire croire, à tenter de te faire croire que cinq minutes existent … lui qui ordonne le chaos dans l’instant immédiat sans début ni fin.

Exaspéré je lève les yeux au ciel …

Cinq minutes …

Dans les étoiles, dans la voie lactée, je traverse la voûte étoilée en l’espace d’une vitesse plus grande que celle de la lumière, alors ces minutes humaines me laissent souriant pour leurs dérisoires coulées temporelles …

Pas d’inquiétude, je reviens dans ….. non, je ne l’ai pas dit !

Chris

mai 6009

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Fête du travail ?! 3 mai, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Fête du travail ?!

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Baroque cette association ai-je toujours pensé .. et même antinomique avec l’âge ai-je ressenti .. même si parfois en d’autres lieux il convient de « glorifier le travail »  plus intellectuel que matériel dois-je reconnaître.

Que n’ai-je entendu, comme toi je suppose, sur le « travail » …. qu’il faut acquérir, apprendre, qui est même la « santé » (nom d’une prison parisienne par ailleurs), qui fait vivre (survivre susurreront certains), bref le Travail est un pilier, incontournable, de notre société .. incontournable … d’où la possibilité de le prendre de plein fouet ….

Il faut travailler pour vivre par exemple .. quelle idée curieuse, à moins d’être un brin .. la nécessité de travailler n’a rien de liée avec  la vie, du moins tel que je peux la concevoir, sereinement, chaque jour et pas qu’aujourd’hui.

La fête du travail ….

Concept spécieux me semble-t-il ; pourquoi fêter une activité, générique qui plus est …. je préfère quand à moi fêter « le travailleur » et même son pluriel « les travailleurs » ….. d’ailleurs il en était ainsi à l’origine, je pense, de cette journée spécifique. Mais le glissement sémantique est advenu, involontairement espérons le, qui d’être humain a émigré vers une activité.

Horreur ! On déshumanise une fête à l’instar du travail qui à toujours, toujours été in-humain avec son corollaire d’intérêt.

De plus, un mauvais esprit comme le mien (si si ne souris pas ….) pourrait ironiser sur le symbole floral, un brin de muguet, associé à cet « évènement » : des clochettes enchaînées à une tige, belle représentation imagé des « travailleurs » enchaînés … non ?

Oui, je sais, j’abuse et c’est facile … et je n’oublie pas le chômage, la précarité, le smic, l’intérim, le handicape, les heures sup obligées, les licenciements secs, la fatigue, et j’en passe, hélas beaucoup, sans oublier …. la crise !

Alors ne fêtons pas le travail, devenu aliénation de l’homme, mais les « travailleurs » qui sont eux des hommes de chair et de sang, d’esprit en plus, de réflexions, intelligents (si si  …. je t’assure) et qui souffrent d’avoir à travailler « par force » !

Par force, c’est à dire pour « gagner de l’argent » (peu importe la forme de cet « argent ») et ainsi tenter de subvenir à leurs besoins primaires et vitaux : se nourrir, boire, se vêtir, se chauffer, avoir un toit … Malheur Divin me chuchote tonitruante l’église catholique apostolique et romaine, et tant d’autres qui voient dans le labeur, rétribué ou peu, voire pas du tout, un sacrifice humain nécessaire à la rédemption des péchés … bigre !

Fête …

Insolite comme idée associée à « travail » …. 

La seule acceptation que je perçois, moi, est celle qui vient exprimer un besoin fondamental de l’individu à s’épanouir, notamment par le travail, mais sans réel liant avec une nécessité de survie, de gains matériels vitaux …. Utopie … Oui, peut être ….. sûrement ……. n’est-ce pas ainsi que l’homme et la société progressent … ensemble, pour le bienfait humain et non pour la société en tant que telle ?

Fête du travail.

Comme si le travail méritait une fête, et à quel titre ? 

Au  titre d’une conception sociétale dite « libérale », au titre d’une poignée de « dirigeants » pour ne pas dire « patrons » car le patron, souventefois, est lui même un laborieux .. (si si je te l’assure ça aussi), et je n’évoque même pas les « cadres », sans cimaises aux murs, qui rêvent, les innocents, à leur « indispensabilité » au sein (au singulier tant pis pour eux) de l’Entreprise qu’ils adorent comme un Totem les bougres …

Mais foin de sarcasmes, revenons un brin à l’essence-ciel …. à mes yeux tout au moins : la fête !

Bombance, ribote, raout, nouba, réjouissance … en un mot comme en plein d’autres ….. antinomie de « travail » (qui est la santé n’oublions pas), la distance est sidérale dans le fond entre ces deux termes (pas thermes voyons) et sidérante car qui plus est « terme » est synonyme de « fin », tu imagines le gag, deux fins reliées par « du », et pas « faim » hein !! lis bien comme disait kadhafi dans sa yourte cinq étoiles du jardin de l’Elysée.

Sur cet écran, à l’instant je m’amuse avec les mots, quelques fois avec les idées (c’est plus rare) .. je m’amuse, je ne travaille point. C’est une façon, personnelle, de fêter moi aussi cette journée qui ouvre un Mai saturé de ponts, laïques ou pas car là aussi il y aurait à dire … Mais ne gâchons pas le plaisir, pas solitaire, de cette unique journée consacrée .. con-sacrée .. au labeur.

En ce sens elle me plairait bien ! Un jour de travail .. par an ! Mais je sais pertinemment que c’est la fête qui ne dure qu’un jour, et encore par pour tous je sais.

Sois curieux, cherche l’histoire, l’historique de cette journée unique qui ne date que de …. oui, ça fait pas vieux et elle est née aux USA, à Chicago, ça t’en bouche un coin ! En France elle a accouché dans la douleur et le sang, cherches et trouves, ensuite réfléchis tu peux bien faire ce léger effort, même en Mai … Ensuite, après lèves les yeux vers la Voie Lactée qui reste tout de même un chemin autre à découvrir …

Chris

mai 6009

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