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Souffle 30 juillet, 2009

Posté par hiram3330 dans : Digressions , ajouter un commentaire

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Écoute plus souvent
Les choses que les Êtres
La voix du Feu s’entend,
Entends la voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les choses que les Êtres
La voix du Feu s’entend,
Entends la voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots
C’est le Souffle des ancêtres.

II redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure
Des Souffles qui demeurent
Dans l’ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans 1′ Eau qui coule et dans I’ Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Écoute plus souvent

Bigaro Diop

 

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On mange où ? 26 juillet, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

On mange où ?

Tel un cri de ralliement claque une fois de plus cette phrase, courte, mais néanmoins d’une certaine importance, avouons-le .. même .. d’une importance certaine.

Question inestimable qui vient secouer l’engourdissement matinal dû au café brioches que je n’ai pas encore fini d’engloutir, alors que le soleil commence à clignoter à l’horizon …. à l’est plus précisément.

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Vingt dieux, vain dieu .. la question mérite réflexion !

Un léger frisson d’angoisse in-maîtrisable me chatouille la voûte plantaire du pied gauche, et taquine ma narine droite simultanément .. étrange penses-tu ? Certes, mais tu ne peux pas vraiment comprendre la profondeur d’une telle interrogation existentielle dans notre sphère particulière, voire même assez fermée. Et oui il faut être …. parfait Initié pour en saisir le sel, plutôt que le sucre candi.

Une légère sueur perle doucement sur mon front dégagé … le stress de ne pouvoir apporter une réponse fulgurante, et spontanée, à l’énigme ainsi déposée aux pieds du fauteuil à roulettes. Je me crispe un zeste l’espace furtif d’une seconde interminable, c’est minable dois-je convenir (en un seul mot).

Dans une fulgurante allure défilent, mieux qu’au 14 de juillet, moult lieux de restauration potentiels : allant de l’écossais rapide, au français couic à l’appétit, du double univers à la montée calme, de l’asiatique au turque, de l’inter-administratif à la schtimi climatisée, une foultitude se bouscule entre la paroi de mon crâne et le neurone rescapé et affamé.

D’abord quel est le jour d’aujourd’hui ? Est-ce celui du maquereau et de la morue, celui des frites une fois, celui du kebab, du riz cantonnais  ?  Je ne sais plus tout cela se brouille comme les oeufs mangés hier. Je risque d’égarer mon appétit pour les brioches qui me reluquent narquoises.

Mince, si je puis dire, et j’ai sous peu (et non soupeux) une réunion de travail collectif pour l’organisation mensuelle d’un repas commun avec débat, d’ébats, des bas, enfin avec cosette …. je suis cuit ! Va falloir réagir et fissa, sinon bonjour la diète !

Instant de stupeur.

Instant d’affolement.

Instant d’hébétude.

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Il faut se re-saisir comme sur une poêle à frire pensais-je subitement ! C’est l’honneur de notre corporation qui peut être en jeu …. foin d’hésitation, il va falloir concocter (pas con-coq-thé) l’obligation impérieuse de solutionner cette problématique alimentaire loin d’être élémentaire. On va s’y atteler comme des boeufs !

Heureusement la sonnerie stridente d’un appareil téléphonique entraîne de facto une pause salutaire. Le temps suspend son .. Oui tu connais, je sais. En tout état de cause, la causerie électronique détourne l’attention des membres, présents au petit déjeuner, de la question obsédante autant que récurrente.

Question : dois-je faire moi-même un repas (ouf la plaque est neuve), un menu (ne dit-on pas que ce qui est menu est mignon – comme le filet de boeuf), lancer une consultation (pas médicale), envisager un référendum (avec réponse assurée), expliquer que d’après les derniers sondages même notre poids augmente en général (et en particulier aussi ..), faire découvrir le must du must des régimes (WW, vi, vi tu as bien lu ….), bref je m’interroge ! Que ferais-tu, toi, à ma place ?

Tu n’es pas à ma place ?! Merci de ta sollicitude, de ton soutien sans faille, de ton assistance inconditionnelle ! J’ai compris, je dois donc me dépatouiller seul et sans tâches …., et aussi .. sans délai !

Mesure dilatoire …. mettre en place un apéritif …. dînatoire, bourré (lui aussi) de chips, cacahouètes, petits toasts, de pistache (bien ça, les ouvrir occupe ..), de cornichons (ils se sentiront pas seuls), d’olives (non dénoyautées, c’est plus marrant), mais surtout sans glaçons …. ça peut abréger une telle cérémonie éventuellement.

Envisageons aussi une annonce officielle du type : Repas tiré du sac (hélas  ça c’est trop tard), et si on se faisait un végétarien …. cru, n’oublions pas le « sans sel » c’est in ça, pourquoi pas un bio (c’est hors de prix), et un « cannibale »  que des viandes et poissons crus … encore un peu frémissant …. extra.

Mais une proposition militante aurait également un bon effet je pense : on n’a pas le temps une grève sauvage vient de se déclarer ! Un peu d’histoire latine je vais vous narrer l’histoire des « vomitoires romains »… Et le Biafra, et l’Afrique on y songe ? Si nous allions aider nos copains des « restos du coeur » ? Au fait avez-vu les dernières statistiques sur le nombre d’obèses ici ? On pourrait se faire une « scène », qui veut être le « Judas » ?

Le carrousel s’accélère aux quatre coins de la bulle que je coince avec délicatesse et habitude.

Bon restons cool, zen et serein ! Un peu de méthode .. d’imagination .. d’intense méditation transcendantale .. bref soyons nous même dans la plénitude de nos qualités avérées et saupoudrées d’humilité de bon aloi, comme il convient à un Grand Mage de l’Idée saugrenue mais utile.

Je me tâte … et m’aperçois avec horreur que je suis pas mûr !

Panique brusque .. poussée d’adrénaline .. re-suée .. vision glauque d’un coup .. oreilles bourdonnantes telles une ruche en folie .. jambes vacillantes .. coeur en « tambours du bronx » .. un malaise pointe méchamment au coin de la périphérie du neurone en surchauffe.

Respiration.

Apaisement.

Illumination …

Ai-je trouvé une solution acceptable, un compromis avec l’ensemble de moi-même, une idée de génie (de moi donc !) ?

Un chouya fébrile je repasse (sans fer) les graines ayant subito jailli dans les circonvolutions de ma cervelle en perpétuelle évolution (et oui c’est comme ça quand on part de bas .. et pas résilles) : arc-en-ciel, feu d’artifices, zeste de talent … oui, je pense donc je suis et j’y crois.

Soudainement je lévite presque, admiratif face à mon Idée, astucieuse, subtile et ingénieuse, j’avoue humblement.

Profitant d’un moment débordant d’un silence religieux, à peine troublé par quelques mastications de bonbons sans sucre ou de chewing-gum sans goût,  je tente le tout pour le tout.

Cher(e)s Kamarade(s) et néant-moins collègue(s) je soumets modestement à votre sagacité sage le proposition suivante relative à la possibilité de partager un frugal repas ce midi …

Que ceusses qui le souhaitent aillent se faire cuire un oeuf, que ceusses qui sont au régime aillent déguster une banane, que ceusses qui sont accroc virent dans un faste-foude, que ceusses qui ont mauvaise conscience et mauvaise haleine courent en lieu et place de bouffe, que ceusses qui sont abasourdis grignotent une biscotte beurrée, quand aux autres, mesdemoiselles … venez avec moi on va déguster un produit lactée glacé …. pour commencer.

Enfin rassuré et réconforté par cette brillante  combinaison ne pouvant que me satisfaire, j’imagine déjà les galaxies de la voie lactée qui vont scintiller dans ton regard …

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Chris

juillet 6009

 

 

 

L’Aigle 23 juillet, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 3 commentaires

L’Aigle

Non il ne s’agit pas de la commune de l’Orne, ou de la Confédération Helvétique – canton de Vaud, encore que .. tout rassemblement humain est source de découverte. Il ne s’agit pas non plus d’une publicité cachée pour une marque, onéreuse, sportive .. enfin pour sportifs ayant les moyens, pas que physiques.

L’Aigle est d’abord, à mes yeux, une constellation connu, reconnu comme telle depuis le II° siècle de notre ère commune. Altaïr en est l’étoile la plus brillante depuis notre boule bleu lorsque le temps et la saison nous permettent de mieux scruter la voûte étoilée. Champs de rêves est cette vision, parmi d’autres, quand la curiosité nous pousse à deviner des formes, à ouïr des murmures venant de cet espace insondable.

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Mais surtout un Oiseau, un Roi du ciel, un Empereur de l’air, un prédateur silencieux … dans un vol majestueux il se laisse porter par l’azur pendant que son oeil, perçant, balaie le sol et les nuées. Cruel ? Non ! Un animal n’est jamais cruel .. il n’est pas « homme ».

Dans le sifflement des ses ailes déployé, porté par les courants, il navigue là haut entre zénith et nadir, traversant les nuages, observant impassible tous mouvements, il .. veille .. semble-t-il. Une sentinelle presque, tutoyant le soleil, son ombre plane sur le sol qu’il domine de l’ampleur de son envergure mystérieuse.

Lorsque la faim le taquine, lorsque sa progéniture l’assaille de cris, il va …. là haut, quérir une proie, une de celles qui, imprudentes ou malades, va mourir pour qu’il vive … ainsi est la vie naturelle, pas de cruauté, il n’est pas « homme ».

Fascinant  ce rapace magnifique dans son monde aérien, dans son monde minéral où se niche sa demeure, très vite il a été sacralisé par l’humain comme le Roi des cieux, il a même été baptisé quelque fois Aigle Royal … Il règne de son regard, de son bec, de ses serres, de ses ailes … il règne en Maître, mais il n’est pas cruel … il n’est pas « homme ».

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Symbole.

Symbole très vite il le fût pour l’humain, par sa majestueuse assurance, par la justesse de ses piqués mortels, par l’immensité de ses vols, par la Beauté .. oui la Beauté, car il est beau, terriblement beau et il a la force, la force des battements de ses ailes, de sa vue, mais aussi il est sage, oui sage … il règne en sagesse sur son territoire, ne prélevant que l’indispensable.

Symbole.

Symbole très vite de force, de beauté et de sagesse .. il n’est pas « homme ». Les hommes l’envient, les hommes le jalousent, les hommes le craignent aussi parfois.

Symbole.

En héraldique il figure sur des blasons, des écus, des étendards .. il est couronné, il est bicéphale, il est d’or et d’argent … il a entre ses serres une épée, il domine là aussi, il toiserait presque l’homme qui croit le porter, il est Royal, il est Impérial, il est Libre. Combien d’Ordres de chevalerie ont usé de son nom et de sa silhouette ? J’aime à y songer quand je regarde, en veillant, celui qui est noir et blanc et qui devient blanc tel un albinos …

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Dans son vol il se laisse porter, il se laisse aller en contemplant son domaine aux limites invisibles … « fait ce que doit, advienne ce que pourra » murmure-t-il à mon oreille …

Magnifique il est dans le bleu qu’il survole, pour venir dans le noir puis le blanc … armé d’une épée il veille à rétablir l’ordre dans le désordre, « ordo ab chaos », il est impavide dans sa solitude maîtrisée et parfois il en arrive à me dire « Dieu est mon droit », curieux comme expression non ? J’en reste interloqué.

Seigneur  de l’empyrée il impressionne par son allure, par sa puissance, pas son regard .. par sa beauté lorsqu’il regagne son piton granitique, si haut, qu’il en chatouille les étoiles qui pointent à l’horizon. Son nid, son « nid d’aigle » est devenu une expression courante … c’est un signe.

D’aucuns songent, en le voyant, à Icare …. les inconscients ! Comment voir en cet Aigle olympien, un pauvre fou d’homme qui a cru pouvoir, avec subterfuges, aller côtoyer Sol, l’astre Dieu, pensant que l’ascension pouvait être rapide, sans danger. Que la sortie d’un labyrinthe était par le haut ….. alors qu’un labyrinthe se parcoure de l’extérieur au centre de soi, pour ensuite aller vers les autres et partager ses connaissances … avec humilité, sincérité. Le fol s’est écrasé, la cire des illusions a fondu, le chemin n’était pas le bon donc.

Aigle tu règnes solitaire dans l’infini du firmament que tu surveilles avec une attention soutenue, dans le silence d’un souffle de vent, d’un battement d’ailes nonchalant, presque avec indifférence, mais avec vigilance. Veilleur pourrais-je presque dire, sentinelle d’un espace où le haut rejoint le bas, où l’occident s’égare dans l’orient, où le sud se fond dans le nord, où les points cardinaux n’existent plus, où les limites se dissolvent ….

J’en arrive même à songer à ce roman : « le désert des tartares » là où l’action est inaction, où le mouvement est immobilité, là où le son est silence … Oui ces images naissent et re-naissent en ma mémoire, mais je sais, par intuition qu’elles sont erronées en l’occurrence. Dans l’immensité que tu traverse, aigle, existent les vies qui s’animent de l’air et de l’eau, de la terre et du feu ; un monde existe ici, réel, palpitant au rythme qui est tien dans ton domaine sans bornes.

Ainsi tu es devenu un symbole vivant, de plus en plus symbole, de moins en moins vivant du fait de l’homme …

Symbole d’Empire, symbole de Royauté, symbole de Majesté.

En vérité sous ces apparences rutilantes d’or et d’argent se dissimulent, au regard profane, les richesses sans bornes, d’une quête immémoriale, celle du juste et du bon, celle de l’amélioration et de la progression de cette parcelle qui anime la vie, toutes vies.

Lorsque la nuit s’annonce, j’aime à imaginer ton vol gracieux et puissant te ramenant au sommet de ton donjon, ce lieu de veille d’où tu va pouvoir admirer, à ton tour, les sentinelles nocturnes qui s’allument dans la voûte ainsi étoilée …

Chris

juillet 6009

 

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Voie lactée … 19 juillet, 2009

Posté par hiram3330 dans : Digressions , ajouter un commentaire

 

 

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Théâtre 18 juillet, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Théâtre

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Un lieu ? Un moment ? Une scène ? Un acteur ? Une Histoire ? Un délire ? Une illusion ? Une réalité ? Que de questions pour un terme de sept lettres et de trois syllabes dont la charnière porte un accent circonflexe .. Insolite.

Antique, tragique, classique, de boulevard, comique …. autant de genres que de d’actes humains, autant de potentialités, de rêveries, de tromperies, d’utopies, de sentiments, de rires et de pleurs.

Art ? C’est ce que l’on dit …. est-ce une certitude ? Je m’interroge …. je t’interroge ….

Acte c’est sûr, magique  à mon sens … saugrenu souvent. Ne relève-t-il pas de l’inconscient, d’une projection de fantasmes, de désirs, de douleurs, une distorsion plus ou moins volontaire d’une réalité dissimulée dans de profonds replis de cerveaux quelques fois en surchauffe.

Expression de complexes, de songes, d’imaginaires, d’envies …. règlement de compte d’un auteur, d’un acteur, d’un spectateur …. exorcisme même.

Il y a l’affiche, les décors, l’histoire, la distribution, la musique, les costumes, la mise en scène, les masques … Il y a tout ce que peut créer l’humain pour exposer sans complexe ses propres névroses dans un but, inavoué, d’auto-thérapie sous couvert de divertissement d’autrui … inquiétant.

Il y a la scène et l’immeuble ….. ou même sans immeuble, le lieu. Un endroit visible à tous, un endroit sous la lumière artificielle de regards aiguisés ; une scène pour être le centre de l’attention, la cible des spectateurs acteurs en leur cervelle ….. exhibitionnisme ?

Décortication .. sous apparence de divertissements, analyse de travers et de qualités, de regrets aussi.

Représentation en un acte, en deux, en d’autres .. succession de plans tronqués, de traits accentués, d’exagérations, jeux de scènes …. jeux, j’en reste circonspect, drôle de jeux de rôles où l’acteur obéissant au metteur en scène, après approbation de l’auteur, incite à te sortir de toi même, à t’expulser de ton intimité, à paraître .. nu dans la beauté et la laideur de ton toi, pour le « plaisir » d’aucuns, sous l’oeil un peu hagard d’une foule qui y voit son propre reflet, pas ses travers obliques.

Ambiguïté

Comment percevoir ce .. spectacle .. dans le fond ? Il amuse, il divertit, il agace, il amène rires et pleurs, il titille l’émotion, il camoufle son effet miroir, il te fait tressaillir, il t’inquiète, il te perturbe, il va chercher dans tes profondeurs des souvenirs, il réveille parfois …. il est un art, un art mineur, un art majeur …. il est la mise en scène.

Il a ses « Molière », cette statuette permettant de remercier de sa concierge à son animal de compagnie, il a ses festivals où peuvent s’étaler les snobismes d’intellectuels grimés, il a ses lieux magiques où souffle l’Esprit…

Avant que le rideau, rouge, ne se lève trois coups sont frappés après une première série indifférenciée … un peu comme s’il fallait organiser le chaos.

Surprenant.

Divers niveaux de vision, d’écoute, d’entente, de ressenti, de réception en fait naissent dès les coups sourds annonçant l’ouverture de la page première d’une histoire à vivre, ensemble et seul. C’est l’aspect magique d’une concentration humaine à l’occasion d’un moment commun aux buts pourtant si éloignés souvent.

De l’art ? Je ne sais, je ne sais définir l’art hors par mon propre ressenti intime qui me fait apprécier dans l’absolu d’un moment sans temps une émotion subite qui vient allumer mon être. Ensuite, ensuite seulement, et éventuellement je tenterai d’en saisir la pourquoi. Dans l’immédiat seul compte cet éclat qui m’attise et éveille en moi un monde autre.

Théâtre.

Curieux que cette « expression humaine » qui n’est qu’un reflet que je cherche sans vouloir réellement le trouver. Ils sont plusieurs à avoir oeuvré pour que, spectateur, je sois entraîné dans leurs tourbillons étrangement mêlés, croyant m’y reconnaitre, redoutant de m’y reconnaître, sachant que je m’y reconnaîtrai à travers l’acteur qui ricane en me regardant sans me voir.

Satyre. Pantomime. Comédie. Drame.

On déroule devant ton regard une portion dissimulée de ta propre vie, celle que tu n’aimes pas regarder dans ton miroir …. celle que tu refuses de reconnaître comme tienne, celle qui te dérange, t’ennuie, t’agace …. celle qui n’existe pas, plus, à tes yeux.

Un spectacle vivant dans l’instant même, représentation d’une minute d’un futur passé, d’une probabilité d’hier et de demain, esquisse gommée d’un souvenir lancinant, mimétisme, reflets, mirage, clichés ….tout se fond et confond comme .. naguère. Ce peut être une farce tragique qui remonte affleurer la mémoire, ce peut être tant et tant que le vertige nous prend, que les actes se succèdent sur les tréteaux de nos chimères.

Et puis vient le terme, les rafales d’applaudissements, dans le meilleur des cas, les salutations aux spectateurs voyeurs, la minute où retombe, rouge, le rideau sur une scène désertée et silencieuse, sans vie, juste des poussières de souvenirs et des échos de mots. Le rêve redevient réalité refoulée, commencent alors les commentaires savants, les analyses sidérales, les rapport psychanalytiques, les rires grinçant car forcés, les fumeuses interprétations d’une pensée qui n’est pas notre ….

Je sors de l’espace confiné de cette foule pour, serein, observer l’espace réel, celui qui est là haut, sur le velours sombre d’une nuit où scintillent tant de clins d’oeil argentés, où parmi ces constellations souriantes je discerne ton regard qui réchauffe mes pas sous la voûte étoilée …. Pas besoin de scène, ni de théâtre ….. la voie lactée reste mon chemin vers …

Chris

juillet 6009

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14 Juillet 14 juillet, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

14 Juillet

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De 1789, ce jour est le plus célèbre : un symbole devenu « national », pour d’aucuns même « international » ….

Normal après tout, ne sommes nous pas, nous État-République de France, le nombril de la démocratie, le phare qui éclipsât jadis les royautés en étêtant un Bourbon (pas le whisky !) et sa moitié qui devient ainsi une vraie femme libérée et égale à l’homme. Raccourci de l’histoire par le raccourci d’un couple royal …. belle image, un peu sanglante certes, qui fait vibrer la fierté d’une « nation » .. enfin il paraît.

Bon souvenons nous tout de même qu’en Grande Bretagne, tu sais l’île en face de Boulogne sur Mer, un monarque fut lui aussi occis, et avant « le nôtre » et toc ! Ces « rosbifs » même là ils nous enquiquinent les bougres ….

Ainsi on fête la prise de la Bastille, cette station du métropolitain parisien si célèbre du coup …. une cocasserie typiquement « hexagonale » comme on dit, en oubliant dans la foulée : la corse et ses cagoules, les Dom-Tom – pas l’oncle Tom hé ignare ! (Antilles et autres, y compris St Pierre et Miquelon) et notre partie frontalière d’avec le Brésil … Et oui la France a une frontière commune avec le Brésil : la Guyane ! Tu sais ce bout de jungle d’où on envoie Ariane titiller le cosmos (oui je sais c’est l’inévitable brin d’érotisme gaulois là).

Or donc ce jour de gloire est arrivé, à la même date que les années passées et ce depuis … je te laisse la curiosité de trouver depuis quand .. il est férié ! Ça ça compte me semble-t-il …. moins depuis le « nabot-léon » et sa phobie de bosser plus pour gagner plus (précision : c’est lui, l’agité du bocal qui gagne, pas toi hé du-con ….. gardes les pieds sur terre !)

En ce temps là la royauté régnait … avec la noblesse (un truc lié sois disant à la couleur du sang ..) et au grand désespoir de la bourgeoisie qui n’en pouvais plus d’avoir l’argent mais pas le beurre (le pouvoir, celui qui glisse ..). Voilà donc posé le tableau, nonobstant la crise économique et la poussée économique, les veinards avaient les deux eux ….. seuls les paysans en bavaient, ils n’avaient pas les subventions encore  ….

Alors « boum » ! C’est la révolution, la vraie pas celle du « facteur et d’arlette », ni celle de l’informatique …. Une vraie, bien saignante, bien croustillante, avec ses traîtres et ses héros, ses collaborateurs (vi vi déjà), ses exilés (déjà aussi avec leur pognon – comme aujourd’hui), ses illuminés, ses vautours, bref un beau feuilleton avec épisodes bien stressant et des rebondissements  … Hélas à cette époque pas de TSF ni d’étrange lucarne.

Manipulation, hors les utopistes qui vont perdre la tête sans douleur grâce à l’humanité du franc-maçon Guillotin, ce sont les gueux, les pauvres, la populace, les serfs, qui vont aller au casse-pipe comme toujours, comme encore, comme aujourd’hui.

Leur mission : prendre la Bastille (prison d’État à Paris), devenue depuis lors place et station du métropolitain … Cette géhenne est le symbole de l’arbitraire monarchiste (tu changes monarchiste par .. et c’est kif-kif maintenant). Celle-ci est défendue (d’y entrer sans lettre de cachet) par la garde suisse, comme de nos jour le Vatican où règne le Teuton.

Je passe sur les détails mesquins (morts, blessés, etc.), le Symbole tombe ! Amusant il était quasi désert ….

C’est le 14 juillet !

Ouf on aura ainsi un jour férié …..

J’abrège car pour toi c’est lassant, tu as été à l’école de la République, celle qui est grignotée tous les jours par la « confessionnelle payante » et tu as appris tout cela, sauf peut être les « dessous » ….. l’Ecole de la république a parfois de ces pudeurs …..

Enfin voilà : Noblesse, Clergé, Tiers-État ….. tous ensemble, tous ensemble, tous, tous ….. pour la Révolution. La Noblesse pour garder la tête .. le clergé pour garder la main mise sur les « esprits », le Tiers-État pour se faire massacrer d’abord, exploiter ensuite …. Valait mieux être « bourgeois » en ce temps là, on engraissait plus vite, on commençait à avoir quelques parcelles de pouvoir, on préfigurait l’avenir radieux du capitalisme !

Férié c’est fait, c’est fête également.

Le défilé, oui c’est le symbole du symbole le défilé …. baroque non ? 

Et qui c’est qui défile ? Qui c’est qui martèle le pavé de ses bottes ferrées, qui arrache le bitume de ses chenilles d’acier, qui pollue l’espace de ses échappements de gaz, qui cadence son avancée après avoir répété des jours et des jours …. qui s’est levé avant le soleil pour astiquer encore et encore sa tenure rutilante ?

L’Armée !

Il fut un temps où elle était la représentation armée de la Nation, elle est redevenu la façade kaki de l’État …. et puis faire une « fête » où c’est l’homme en armes qui est l’acteur principal fait un peu froid dans le dos … n’est-il pas vrai ? Enfin moi ce que j’en dis .. Tout de même les airs martiaux qui retentissent à cette occasion « festive » laissent rêveur et pantois.

L’Europe …..

Nous n’avons pas un jour férié d’Europe, pourtant là ce serait « Bien » je trouve, nous avons tant et tant de journées spécifiques, de fêtes « religieuses », de jours fériés laïques ou pas, de fêtes du souvenir justifiées, mais pour l’Europe .. Rien ! Pourtant c’est une union des peuples même si …., c’est une union pacifiste … même si aussi parfois …… c’est un progrès humain malgré ses aspects socio-économiques  si discutables, voire nocifs.

14 juillet !

Jour de gloire, et de « chevilles enflées » pour les français …. pour tous ceux, et celles en plus, qui se glorifient d’une véritable tromperie de l’histoire pour donner, même pas gratuitement, des leçons aux « autres » !! Un comble non ?

Fête « nationale » que ne fait-on pas en ton nom, que ne dissimule-t-on pas en ton nom, que ne tait-on pas en ton nom …. au sein de notre peuplade « libérale » et ronchonneuse, de notre « peuple » embourgeoisé et quémandant moult subventions et prébendes, de cette « nation » parcellarisée en autant de clans ridicules.

Quant à la République elle semble se dissoudre dans ce magma informe où ne surnage que l’égoïsme (en son sens ….), d’ailleurs parfois on en a « plein la bouche » de ce mot .. et il n’est en fait que l’un des deux qui détermine le trajet de manifestations parisiennes : de la Nation à la République, ou l’inverse .. peu importe.

14 Juillet …

Pour ma part j’eusse préféré que l’on fêta (pas le fromage hé inculte !) la « Nuit du 4 Août », celle qui est connue pour être celle de « l’abolition des privilèges » ….. c’est là aussi un symbole, plus qu’une réalité hélas, mais il me plaît davantage par sa charge, du moins celle qui me parle ….. dans un chuchotement.

14 juillet.

Dans le fond  ce que je préfère de ce jour en est sa fin, la soirée où l’usage veut que l’on tire … des feux d’artifices, et j’aime ça. Ces bouquets de lumières et de couleurs qui vont et s’élancent vers la voûte étoilée, permettent d’attirer le regard ce ceux qui ne savent pas regarder, et voir, que la Beauté est Infinie dans l’Infini de notre Voie Lactée …

Chris

juillet 6009

 

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VITRIOL 13 juillet, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

VITRIOL

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Glaçant ce terme peu usité, presque désuet, représentant l’H2SO2 …. le terrible acide sulfurique qui ronge tout sans pitié et qui, pourtant, est une des composantes de l’atmosphère de la belle Vénus …

Ambiguïté de ce liquide de feu qui corrode et dissout tant et tant de choses, et qui par ailleurs nettoie et sort de la gangue parfois de véritable petites pierres précieuses que nous ne savions même pas dissimulées … Alternance donc dans l’action et le résultat, mais toujours .. toujours danger de l’usage.

Mais c’est aussi un acronyme … dont le(s) sens sont aussi profonds et divers que les horribles cavernes que peut creuser cet acide : V.I.T.R.I.O.L.

Bizarrerie  te dis-tu soudain, hé bé tu n’as pas fini …..

 

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Visita interiorem terrae rectificando invenies operae lapidem.  Autrement dit,  descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l’oeuvre.

ou

Visita interiora terrae rectificando invenies occultum lapidem. Autrement dit,  explore l’intérieur de la terre, en rectifiant tu trouveras la pierre cachée.

Ça te laisse songeur ? Moi aussi ! En partant d’un acide on en arrive à une énigme en latin en plus ….

Et toc tu en perds ton latin ! Si tant est que tu connaisses cette langue .. morte .. mais toujours vivante : paradoxe ici et là bas (urbi et orbi).

Symbole chimique, symbole alchimique …

Nous entrons maintenant dans un autre monde, une caverne peut être creusée par cet acide qui, dans le fond si j’ose dire, va nous faire découvrir un trésor sans prix. Les hermétistes disent que tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut …. allons donc plonger dans cet abîme qui va nous projeter dans l’infini du cosmos, le plus vaste … le nôtre.

Alchimie … origine arabe dit-on, oui cette civilisation fut la première à créer un mot pour le concept ….. alchimie. Mais l’alchimie n’a pas d’âge, elle recouvre la transmutation du « plomb en or » grâce, notamment, à un athanor et divers ingrédients mystérieux, aux noms codés, et au Feu qui calcine en un premier temps.

L’oeuvre au Noir.

Ensuite viendra probablement l’oeuvre au Rouge, l’oeuvre au Blanc, le Grand Oeuvre, la Transmutation effective ….. celle qui est si ardue à découvrir, à percevoir, à atteindre.

Mystère enrobé d’énigmes que ceci et cela.

Il s’agit de métaux semble-t-il, mais ne doit-on pas les laisser hors du … et en ce cas comment peuvent-ils muter de l’un à l’autre en passant les étapes du feux, et d’autres également ? Curieux non ?

De la Caverne à visiter, entrailles de la Terre Mère, nous allons vers le Feu qui carbonise … carbone pur n’est-ce pas Diamant ? Mais ensuite pour que le feu agisse il faut de l’Air, un Souffle ….. et de l’Eau pour avoir de la vapeur, pour refroidir l’ensemble en gestation qui sait.

Tout cela est confus dans mon esprit, dans la réalité subjective, dans l’instant suspendu.

Admettons, admettons qu’il ne s’agisse encore ici que de symboles ….. au point où on en est ….

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Le Soufre, le Mercure, le Coq …. une bougie, une plume, du sel, du pain …. une énumération hétéroclite à la Prévert, pourtant cette énumération prend du sens lorsque j’aperçois le crâne qui me fixe de ses orbites vides, insondables. Les murs, noir, vacillent à la lueur de la bougie et découvrent, entr’autres, ces lettres blanche : V.I.T.R.I.O.L.

C’est moi .. (pas Cémoi, gourmand !), ce crâne  vide, c’est moi ….. demain ou hier je ne sais pas, mais intuitivement je le sais, sans contestation aucune.

Alchimie, transmutation, épuration, tout cela est pour moi pas pour le vil plomb, ou bien c’est moi là aussi ce lourd métal malléable qu’il convient de transformer par de multiples opérations, de multiples manipulations, de multiples épurations.

Interpellation. 

Suis-je acteur, sujet, matière première .. suis-je objet de l’étude, étudiant de l’objet .. suis-je en cause directement avec nécessité d’être nettoyé ?  Bref, parlons peu mais bien : VITRIOL, V.I.T.R.I.O.L. est-il directement pour moi ?!

Acide interpellation.

C’est pas marrant du tout, d’un coup, que de réfléchir à ce mot et à cet acronyme qui viennent de si loin que j’en suis intimement touché, comme si ils étaient pour moi … Réflexion, réflexions .. je m’interroge face à ces lettres qui dansent devant mes yeux. L’ambiance soudain se refroidit, les doigts s’engourdissent sur le clavier, les idées paraissent se figer quelque peu, un instant s’arrête d’aller d’un moment à l’autre.

Fascination.

Ces lettres, ces formules latine issues du passé me laissent perplexe tout en me parlant muettement ; serait-ce cela l’alchimie un discours silencieux dont on sent le sens sans comprendre réellement les termes visibles ? Il nous faut aller au delà des apparences, du visible, du rationnel pur …

En quelque sorte franchir, d’un pas, le tré-pas ……. la mort visible.

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V.I.T.R.I.O.L. un chemin et une porte, une porte pour un chemin, une ouverture vers ailleurs, une montée vers des profondeurs, l’accession intuitive à l’irrationalité perçue d’instinct.

Pourrait-on faire une comparaison avec le Tarot …. ça me tente, j’y songerai ; dans l’immédiat cet acide ambiguë reste potentiellement un danger pour l’individu qui ne saurait le  .. manipuler .. avec prudence, avec délicatesse, avec pourquoi pas … tendresse.Tu t’étonnes ? Pourtant, réfléchis … laisse aller tes pensées (si elles sont plurielles) et en ……… tu trouveras peut être la Pierre dont on ne voit jamais la présence tant elle est là !

L’alchimie c’est aussi cela, la découverte d’évidences à peine voilées comme par un bandeau transparent, la vision d’un miroir aux reflets kaléidoscopiques, l’entente de ta propre respiration et de la circulation de ton sang, l’ivresse des profondeurs de ton être, l’angoisse des miasmes qu’il faut écarter .. dissoudre .., l’accession à une luminosité d’abord mordorée ….. que ce voyage est terrifiant par sa beauté inhabituelle.

Vitriol, V.I.T.R.I.O.L.

Issus du passé, ces deux termes s’élancent vers l’avenir … le mien, le tien, parfois même le nôtre commun. Cette projection acide ôte le calcaire déposé par d’innombrables pluies, les averses de nos larmes, les scories de nos turpitudes et de nos flétrissures, les ….. 

La gangue est rongée, elle s’effrite, elle se dissout, elle s’évapore peu à peu : l’acide agit ! Quelques fois les cicatrices restent, profondes et rougeâtres, elles ne disparaîtront jamais, signe d’un rappel à hier. La visite à l’intérieur de ….. n’est pas un plaisir, c’est une impérieuse nécessité, pour toi comme pour moi.

Nul besoin de cornues biscornues, d’éprouvettes éprouvantes, de serpentins alambiqués, de rosée matinale ramassée à la pleine lune, de feu grégeois, de formules gréco-latine d’inspiration crétoises, de laboratoire dans une cave poussiéreuse, de manuscrits codés, non que nenni point du tout … c’est bien plus simple et donc bien plus difficile !

Lève les yeux vers le plus profond de toi, observe la course du firmament qui ne ment, admire l’infini des étoiles, bavarde avec la poussière cosmique, drape toi de la voie lactée, baigne toi dans la voûte étoilée et là … là tu te transmuteras mieux qu’avec une Pierre Philosophale, tu auras accomplis le Grand Oeuvre, celui de Ta Vie en faisant tienne cette maxime : Ordo ab Chaos !

Chris

juillet 6009

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