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Distance 1 octobre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Distance

Intéressant et surprenant ce mot, ce terme, ce concept quand on vient à y songer, sereinement, car il est double, double dans son acceptation usuelle, double dans sa compréhension immédiate, double ….. c’est un Intervalle !

Intervalle entre des points (deux au moins), intervalle entre des moments (deux au moins) : intervalle donc spatial et temporel …

Intervalle … sommet d’un triangle en fait … « un » qui vient  fermer les « deux » autres … et c’est donc un « trois » … car l’intervalle n’existe que par la présence de « deux » points.

Étrangeté de l’intervalle ….. il est sans bornes, il est ce que l’on veut, il est juste « entre » …

La distance, elle, est conventionnelle, elle va du milliardième de micron, notamment, à l’incommensurable des années lumières …. c’est pas rien, mais qu’est-ce ? Des conventions, te dis-je ! Tu es un humain, il y a ce que tu touches, ce que tu vois, ce que tu sens, ce que tu imagines, et surtout il y a tout le reste ….. et dans ce reste il y a la distance.

Oui je sais, comme moi d’ailleurs, tu as un compteur kilométrique à ton véhicule, une montre, des moyens divers de mesure, mais sommes nous plus avancé pour cela ? Hein, je te pose la question ?! Tout cela est bien joli, mais la distance persiste ..

Bon alors cette distance, qu’en est-elle exactement pour toi ?

distance1.jpg

Pour moi elle est multiple, compliquée dans le fond, capricieuse aussi, sans « consistance » selon les cas, redoutable parfois, inexistante dans les meilleurs des cas, infinie …. car souventefois incalculable ….. paradoxalement.

La distance est du « temps » ….. si, si, regarde Einstein, enfin comme moi … sans vraiment comprendre .. tout. La distance c’est du temps, quand tu regardes la voûte étoilée, tu observes la lumière d’étoiles lointaines, si lointaines que cette distance t’est inimaginable car hors de ta réelle compréhension. Et bien cette lumière a mis des durées elles aussi inimaginables à venir percuter tes yeux, ton cerveau, ton neurone abasourdi.

Mais alors distance et temps seraient d’une même fratrie ….. et le temps qu’est-ce ? Si je ne m’abuse, j’ai l’illusion d’un maintenant .. mais c’est déjà hier cela, en fait, c’est demain qui, fugitif, s’évapore dans le hier …. mince, moi qui croyais être vivant dans le présent.

J’hallucine !

Le présent est illusion, la distance élastique pour le moins … et moi dans tout ça que suis-je ?

Restons calme, zen et serein !

Partons d’un point. Au moins on est à un point de départ .. il existe en principe, j’y suis, bon où vais-je ?

Une idée effleure mon esprit, soudainement, c’est une phrase qui jaillit avec force et vigueur d’un coup : « loin des yeux, loin du coeur ». Bizarrerie de l’association d’idées (et oui il en faut au moins deux .. là aussi), ces mots si ouïes tintent et résonnent à la partie du raisonnement qui s’évapore sous cette charge imprévue.

Ces mots viennent mourir sur la grève de mon clavier …. sans force, sans rouméguer, naturellement quoi.

distance3.jpg

Cette association « physique », semble-t-il, est pour moi fallacieuse .. comment mélanger deux sens (oui là aussi deux), un réellement physique (si on peut dire …) la vue, avec un second ici symbolique (le muscle cardiaque) dont tu sais aussi bien que moi la signification en ce cas là.

Comment puis-je associer ces termes aux concepts si éloignés de facto ? L’esprit humain est bourré de cocasseries paradoxales qui peuvent laisser pantois .. Une mixture nait de cet assemblage pour le moins hétéroclite. La distance se dix sous, on brade ….

C’est comme le point de « départ » … il va où et comment, tout droit, en zigzags, en pointillés, en méandres, par dessus dessous .. et je te cause même pas du point central et créateur du cercle !!! Tous ces points existent-ils vraiment …. et celui créateur du cercle il vient d’où, il fait quoi, quelle distance en résulte : une égalité appelée rayon, une autre diamètre, mais .. il clos également une distance alors prisonnière, et j’aime pas .. libertaire que je puis être.

La distance.

De quoi à quoi, de quand à quand, de où à où … c’est musical tu trouves pas ? Et oui dès l’instant (unique) où l’on commence à laisser sans bride une idée, elle se dédouble, elle croit et gonfle, elle se scissipare, se segmente, elle part dans tous les sens, dans toutes les directions, dans tous les coins, elle dégouline par la moindre ouverture … schizogamie !

La distance roule à toute allure dans des chemins inconnus allant de rien à nulle part …. folie de la vitesse d’une lenteur désespérante, rejoindre un but en démarrant d’une base ne veut plus rien dire en terme de distance … d’autres concepts éclosent ci et là lors de ce déplacement désorienté.

Es-tu lecteur de science fiction et d’anticipation ? Les deux n’ont pas le même sens …. mais dans les deux (encore ..) genres de littérature, il est fait référence clairement à « l’espace-temps » .. ça m’a toujours intrigué ce truc que j’ai mis très très (durée …) longtemps à saisir au moins partiellement, comme quoi les « romans » ne sont jamais quantité négligeables.

Entre la science fiction et l’anticipation il y a, à mon avis, une distance ….. elle est temporelle si j’en juge selon ce que j’ai pu apprendre, par les études et par la vie …

L’imagination, parfois un peu débridée, voire carrément déjantée, de l’auteur part sur des sentiers inconnus aujourd’hui (c’est à dire hier déjà), là est la science-fiction, ces aspects n’existent pas dans notre présent fugace .. il n’y a qu’à regarder notre passé proche. Et puis un jour (une nuit aussi bien) les « progrès » font que …et l’imagination de hier, la science fiction passée devient de facto une « anticipation » et toc !

A lire les élucubrations issues de mon neurone principal rechapé, tu te dis « nom d’un chien où suis-je ? » , « où vais-je » ? Tu te sens pommé dans le labyrinthe des méandres tortueux de mon imaginaire ricanant .. et pourtant. Il me semble, à moi, que « tu ne tiens pas la distance » … et re-toc !

La distance est relative !

Si j’ai faim, la distance entre le met et le gouffre de ma bouche est grande, si je n’ai pas faim, je m’en fous … et re re toc ! Mais la relativité fut démontrée, enfin pour ceux qui peuvent suivre, par un dénommé le bien nommé Einstein. Le « bien nommé » car en teuton, Einstein se décompose comme suit : ein – un(e) stein – pierre …… d’où la fameuse phrase si célèbre et hors du temps « c’est sur cette pierre que je bâtirai … » et là, miracle, la relativité temporelle est limpidement démontrée.

distance0jpg.png

Tu ne me crois pas …., tu ne me crois pas ? Tu ne me crois pas !

Incrédule !!!

Pourtant on dit, on chuchote que cette phrase serait issue d’un vieux bouquin appelé « Bible » … qu’on date d’au moins …. sinon plus, mais sous réserve tout de même. Le gugus Einstein, lui, il date du vingtième siècle, comme tu peux remarquer c’est pas kif-kif comme date ; et pourtant la « Bible » et « Einstein » se rejoignent non ?

Je te sens septique (non pas comme la fosse voyons), mais la distance est relative, et comme une respiration elle semble varier cycliquement en fonction des limites de l’intervalle itou ; par ailleurs il me paraît, avec l’âge, que cette variabilité de la distance provient de tant de facteurs que la théorie d’Einstein peut sembler relativement simple dans le fond.

Oui .. ce n’est pas simple, il faut savoir garder ses distances avec les réflexions, et les errements, sur ce sujet si mouvant, voire émouvant .. pourtant ce concept de « distance » est utilisé sans cesse par chacun d’entre nous et collectivement . Ne dit-on pas par exemple que les progrès scientifiques ont raccourci les distances ? Dois-je en déduire que les progrès scientifiques sont la guillotine saucissonnant la distance ?

Nous voilà maintenant dans l’expectative …. c’est que d’être dans la ….. oui c’est facile, ça au moins c’est facile mais cela me permet de prendre un peu de distance avec le sujet qui me taquine ici.

Distance et temps.

C’est quand même pas banal comme sujet, on démarre en se disant « fastoch », et puis, et puis le temps s’évade, la distance se dissout et on reste perplexe face aux diverses images qui se heurtent dans notre crâne à l’instar d’une bille de flipper.

Il faut du temps …. pour tenir la distance .. c’est un peu renverser la vapeur mais ce n’est pas faux finalement.

Peut être m’y suis-je pris comme un manche, je n’ai pas du bien choisir les points à relier pour évaluer la distance à parcourir dans des temps raisonnables … ou alors la distance a changé sans me le dire la coquine, il est grand temps de réagir à ce genre de provocation quelque peu moqueuse en définissant moi même LA distance et en choisissant LA durée du temps !

Plus d’hésitation, je ne tergiverserai plus sinon …

distance.jpg

Bien, le point de départ va être une étoile, une de celles qui clignotent dans le velours de la nuit, une belle comme une petite pierre précieuse ….. c’est une étoile car les astres eux ne clignotent pas, hé oui c’est comme ça. Le point d’arrivée, disons une pulsation d’un coeur qui se s’accélère sous la pression de ce clignotement, qui se met au diapason …

Le lieu … l’Univers, là où même la distance s’évapore, disparaît,  s’esquive, se dérobe, s’éclipse …..se volatilise et se perd dans la lumière chaude de ce regard, autre, qui se moque du temps car il n’existe pas, ici et maintenant …

Le lieu a avalé le temps, l’intervalle n’existe plus, la durée est figée et pourtant la sarabande des galaxies se poursuit dans la voûte étoilée qui couvre cet instant magique,

et j’aime …

distance4.jpg

Chris

octobre 6009

 

 

 

 

 

Commentaires»

  1. La distance permet de ne pas « tomber » dans la routine ….elle nous apprend à profiter de l’instant ! ! !
    Ces moments là, sont rares mais d’autant plus beaux ……
    et, la calculer à vol d’oiseau « trés romantique » ……

    Répondre

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