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12 novembre 9 novembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

12 novembre

Depuis des années j’aime cette date particulière et chère à mon coeur. Oui c’est ainsi, on peut aussi avoir un coup de coeur pour une date, et non une datte bien sûr encore que ..

Évidemment c’est le lendemain du 11, jour de commémoration pour nous français, pour nous européens, pour nous humains …  de la cessation des hostilités d’une boucherie sans nom.

Évidemment c’est aussi la veille du 13, hé oui ce chiffre porte bonheur/malheur pour tant d’humanoïdes un peu superstitieux qui fait que dans des pays anglo-saxon, par exemple, il n’y a pas d’étage treizième notamment dans les hôtels ..

Évidemment la somme des deux chiffres de ce nombre nous donne 3 , le premier ajouté au second arrive à nous projeter vers un triangle, qu’il soit équilatéral, isocèle, rectangle …

Lorsqu’avant j’allais parfois à des soirées « loto » j’entendais toujours avec incompréhension, lorsque ce chiffre sortait du panier :  » douze quitte ta blouse » ….mystère de l’oralité d’un jeu dont les fans acharnés connaissent toutes les arcanes de la symbolique numérique ….

Ce douze, c’est aussi la lame du tarot qui représente le pendu .. tête en bas, étrange. C’est également le nombre des tribus d’Israël, des signes zodiacaux, des apôtres, des lacs d’amour d’une corde courant sur les murs d’un Temple, bref .. le 12 c’est pas rien non ?

C’est fascinant les nombres en général, celui-ci en particulier : peut être comprends tu un peu la mienne de fascination à son égard, du moins tu peux le penser, le croire, le supputer, le subodorer, le renifler quasiment.

Bon le douze, on peut éventuellement comprendre, partiellement, mais novembre ?

Novembre ce onzième mois de l’année actuelle des calendriers Grégorien et Julien .. trente jours (comme les trente deniers de Judas) pour ce mois dont l’origine latine signifie neuf ! Pas « nouveau » non ! Neuf – 9 – car il était le neuvième mois du calendrier romain .. et 9 quelle richesse symbolique en plus …

Alors là je vais t’en boucher un coin, un coin d’angle droit qui plus est :

Regarde .. 12 soit 1 + 2 = 3 … 11 soit 1 + 1 = 2 .. d’où 3 + 2 = 5 ….. et cinq est « mon chiffre » à moi qui ne suis pas superstitieux ……. et je peux même aller plus loin. Le 12 du neuvième mois (novembre latin) soit 3 + 9 = 12 ! Et toc, tu en restes baba !! Ha la numérologie, pour un non-matheux comme moi, quel délice …. pour un peu j’en arriverai à te faire deviner mon âge .. oui, l’âge, et mieux .. les âges …

Bon mais je m’écarte de mon idée directrice (si il y en a une ..) et pour compter, je préfère encore mes doigts, ça limite mais c’est tellement plus humain, et j’aime par dessus le marché, outre le compte des doigts, la lecture en braille parfois …. mais c’est un autre conte pour une fois autre qui sait.

Ce nombre douze me renvoie souvent à l’ancien et au nouveau testament .. ne serait-ce que par les douze tribus ….

Au temps de jadis, aux temps de la Palestine, de la Grèce, de la Rome antique … de l’histoire d’origine de la chrétienté quasiment : en ce temps là  on causait un peu, beaucoup du christ (avec un « t » en finale), le « messie », celui qui « est oint » (d’huile, pour que ça baigne ..), et en grec on disait : khristos. Bon on en causait pas tant que cela .. c’est après quand on a eu sorti le roman écrit que l’histoire s’est propagée …

Dans la région où je crèche désormais la langue d’oc l’a traduit par Crestian … et de là à glisser vers « crétin »(en franco-provençal), il n’y a qu’une nano seconde … mais il faut assumer la jalousie d’autrui. D’autant que c’est en Pologne que le saint naquit en mourant en tant qu’homme, et oui la sainteté nécessite le passage à l’Orient Éternel … pour ma part je ne suis donc pas pressé …..

Tout ça pour en revenir à l’essentiel … le 12 novembre.

Chaque année, avant que le soleil ne vienne chasser la lune, je me lève en catimini (c’est mieux qu’un pyjama) et vais radieusement contempler l’éphéméride sur lequel s’étale … Oui, une fois l’an à cette date précise depuis la décision papale, c’est le 12 de novembre que je peux me mirer, partiellement, dans le miroir des lettres de mon prénom.

Neuf lettres.

Neuf, je laisse ta sagacité légendaire galoper le long des grimoires pour en déceler les  contours symboliques …

Tu n’imagine pas …. le plaisir qui fait rosir mon front de pouvoir me délecter de ces lettres qui sont si attachées à moi, depuis … chut, ça c’est perso ….. je ne compte plus … Mais qu’importe, ce mois de novembre, le 12, reste un moment particulier pour moi, et quelques autres je dois l’avouer ..

Mon prénom me convient, ce n’est pas le cas pour tout le monde .. mais pour moi je m’y suis bien fait, y compris dans ses déclinaisons plus ou moins heureuses .. ses raccourcis ..bref en plus de m’y être habitué je l’ai adopté sans réticence, voire avec plaisir .. c’est déjà ça.

Outre les neuf lettres, celui-ci comporte deux syllabes mais curieusement on glisse naturellement, en douceur de l’une à l’autre .. ce n’est pas une césure brutale, ou gutturale, c’est comme un chuchotement languissant.

Débutant pas un « c », troisième lettre de l’alphabet (un signe je n’en doute pas, nonobstant le « c » de .. vi je sais ..), deuxième consonne .. là aussi : 3 + 2 = 5 quel phénomène  qui me fait sourire de contentement ; décidément les chiffres et les lettres sont explicites à celui qui sait les regarder, les admirer, les caresser de son regard d’enfant émerveillé.

Et puis en plus dans ce prénom figure un « h » muet, et ça c’est fabuleux .. muet, silencieux, permettant une pause juste avant le crissement du « r » qui suit, et de la glissade du  « i » « s ». Je stoppe un instant avant de poursuivre : « chris » .. diminutif de toujours, diminutif court et long à la fois, diminutif souvent réservé à …. oui, pas à tout le monde, car le « h » muet peut m’aider à être sourd à l’appel incongru …… C’est mon choix.

Poursuivons.

Le « t », le thé .. vert à la menthe qui à un arôme de mon pays natal quelquefois …. Ce « t » rajouté au diminutif est un peut prétentieux … huileux même (voir précédemment plus haut), et puis « christ » ne me convient pas, ça limite je pense, ça confine .. ce « t » en plus bloque la liberté que j’apprécie dans le diminutif réservé … Le symbole de « christ » est « xt » , entr’autre.

« Ian » .. non pas le prénom estranger, juste les trois ultimes lettres du prénom .. « ian », à l’ouïe comme « hi han » du bourricot, de la brèle, de l’âne et c’est marrant !  Je peux me gausser de moi même en décomposant ces lettres et syllabes, ce n’est pas donné à tout le monde non ?! D’autant que « ian » est tout de même d’une prononciation fluide, tel un ru serein courant ses méandres dans la campagne. Oui un côté bucolique en quelque sorte.

Ainsi donc ces neuf lettres – trois voyelles (dont deux identiques) et six consonnes – formant en deux syllabes mon prénom me parlent dans le silence de mes réflexions.

Que chuchotent-elles donc dans le murmure de la cascade de leur succession en farandole musicale ?

Je ne sais si je peux, si je dois le dire, c’est tout à fait personnel, privé, intime … un prénom c’est pas rien dans le fond ; son, ses secrets ne doivent-ils pas rester occultes, uniquement réservés à l’initié qui porte ce blason choisi, parait-il, pas ses parents.

Je ne sais que dire d’un coup, j’en reste rêveur .. j’admire dans mon fort intérieur ces chiffres et ces lettres qui, partiellement, dévoilent un peu mon « moi », pour toi qui lis agacé de ces tergiversations, qui comme un voyeur attendais plus et te retrouve le bec dans l’eau, et pas même celle qui peut troubler l’anisette ….

Comment t’expliquer, comment te faire toucher du doigt, comment t’exprimer les réticences à un dévoilement qui te semble, à toi, minime, voire anecdotique .. Pourtant je t’assure (sans surprime) qu’il en est ainsi .. pour moi, et c’est moi qui écris là, et toi tu ne fais que lire …. chacun son rôle, chacun sa responsabilité, chacun son choix.

Tu es frustré ? je le conçois .. mais je m’en moque ! Oui, je m’en moque car la découverte d’autrui est un long chemin empli d’embûches et non la lecture superficielle de mots en grappes .. Tu vois, il t’appartient désormais d’avancer vers l’autre, et non de l’observer comme un insecte étrange, comme une proie, comme une cible .. c’est également en partie ton reflet …

Quant à moi, ravi de mon prénom, je le clame en silence vers ces myriades de diamants qui ponctuent le dais de la voûte qui me protège et me fascine.

Chris

novembre 6009

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Commentaires»

  1. Dis donc tu prends du volume dans tes écrits… qui me disait il y a encore quelques mois:
    « Je ne me sens pas d’écrire de longs textes », non seulement ils sont bien, long, et fréquents belle alimentation.

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  2. Bonne fête Chris, cela me fait donc deux bonnes raisons d’aimer ce mois de novembre si souvent gris et triste

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  3. Un jeu d’enfant…
    1* prénom, 2* syllabes, 3* soleil !!!
    Chris…comme un « pas » dans la neige…
    Tian… comme un « mai » ensoleillé a savourer avec… discrétion et sans… modération.
    …Toujours ravie de ta présence.
    Christine

    Répondre

  4. lecture agréable d’un beau et long texte tout en subtilité de mots et lettres… bises mon ami.

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