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Amis … 31 décembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , ajouter un commentaire

 Amis …

 

Moi mes amis je ne les aime ni avec coeur ni avec intelligence.
Le coeur peut s’arrêter et l’intelligence peut oublier.
Moi j’aime mes amis avec mon âme.
Elle n’oublie pas et ne s’arrête pas.

Mevlana

Merci Bernard pour …

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Digression … spaciale 29 décembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Digressions , ajouter un commentaire

 Digression … spaciale

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Sommeil 26 décembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 2 commentaires

Sommeil

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Quel beau mot, quelle belle idée, quelle belle .. activité surtout.

Sommeil un terme qui fait rêver .. et oui, et pas paradoxalement, enfin pas que .. car le sommeil paradoxal, lieu éthéré des rêves, n’est qu’une part de ce temps où les yeux clos, les muscles (en principe) décontractés, le cerveau peut enfin être libre de son errance non innocente.

Je dors, et qui dort dîne dit-on malicieusement, donc si je dors .. j’engraisse ! Horreur et damnation, dormir est antinomique avec WW, vi ce truc machin chose qui doit, qui devrait me faire perdre .. du poids, et pas celui des ans, celui .. oui, celui là même que tu tâtes sur toi à l’instant.

Je dors du sommeil du juste, comment est-ce possible ? Du « juste », du juste quoi ? Du juste prix, du juste à peu près, du juste limite, du juste équilibre de la balance de Roberval, du juste .. corps, du Juste (goy sauveur de juif(s) au risque de sa vie), du juste milieu …. bref je dors du sommeil du « juste » : juste ça tombe bien, et moi je ne chute point du lit où je gis assoupi.

Être dans les bras de Morphée (divinité des rêves prophétiques ..) ….  bigre, un grec dont les parents sont Hypnos (le sommeil) et  Nyx (la nuit),  est une expression banale, mais dont peu en connaissent le sens exact, ainsi que les protagonistes hellènes : ça pourrait leur faire drôle, qu’en penses-tu ?

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Oui le sommeil est un plaisir et une nécessité absolue.

Un plaisir que d’aller s’étendre (pas comme le linge) et, paresseusement, compter les moutons qui filent sous le lit à cause d’un courant d’air .. un vrai plaisir que de sentir venir ce moment trouble où l’on flotte dans l’inconscient encore conscient, la zone biscornue mêlant l’éveil et le sommeil, l’instant étrangement ouaté dont on perçoit doucement comme un ensevelissement …. l’instant sans limite pendant lequel le regard se trouble pour devenir perçant en une autre dimension ….. bizarrerie humaine.

Une nécessité absolue pour la mécanique physique, psychique aussi.

Le corps devient lourd (oui je sais, même avant il peut l’être ..), les grammes deviennent des kilos, des tonnes …. on se sent lourd  jusqu’au moment où l’on ne se sent plus du tout (et pas à cause d’un rhume ..). On s’enfonce dans les ressorts du matelas, d’où l’utilité de prendre un sommier à lattes (pas la commune bien sûr), la chaleur corporelle s’enfuit de cet enlisement matériel, les paupières clignotent, la vue se trouble, le souffle s’apaise …. et ….

Le cerveau, ce super ordinateur incomparable, change de régime (pas de minceur hein !), il prend un autre rythme du genre ondes alpha et qui sait oméga …. en clair, notre cervelle se déconnecte probablement au maximum de notre physique pour aller vivre sa propre vie …. libre.

Psychisme en sommeil, une incongruité erronée pour chacun de nous, même toi, même moi …. le boyau de la tête, le bulbe rachidien, l’encéphale, les neurones (pluriel qui peut étonner pour ….), toutes les circonvolutions sont en éveil pendant le sommeil ….. t’as pas de bol, en roupillant tu bosses comme un chamelier dans le désert des songes …. et pas que là, ni seulement ici.

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Qu’en déduire ? 

A ton avis ? Si tu ne t’es pas endormi en lisant ces quelques lettres formant mots et phrases .. Dois-je poursuivre ces entr’chat sur le sommeil qui n’en est pas un, mais deux … Dois-je  continuer à te faire bailler (non de faim) à t’en décrocher la mâchoire …. Dois-je t’amener, en te tenant virtuellement la main, dans une contrée bourrée de songes et de baroques idées iconoclastes, parfois fumeuses, parfois scientifiques, toujours emberlificotées …..

Et d’abord, dors-tu là présentement ? N’est-ce point une allégorie dans un rêve que tu visites en ce moment électronique sans réalité concrète ?

Bingo ! Un doute, affreux, effleure soudainement ce que tu appelles « ta conscience » … Dors-je ou point ?

Et une chansonnette de jadis perce les brumes où tu es :  » meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite … », rassures toi, tu n’es pas meunier (pas le chocolat, le métier), tu n’as pas de moulin, hors celui à paroles dont tu abuses trop souvent, quand à aller trop vite … pas d’inquiétude pour une éventuelle accélération de ta pensée …., de ta (« tes » paraissant excessif) réflexion face à ce salmigondis de ma logorrhée  scripturale.

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J’aime le sommeil !

Oui j’aime le sommeil, pas tant pour le repos qu’il peut apporter à un physique parfois éreinté, mais plutôt (pas le clebs de W. Disney) par l’étrangeté de sa faculté d’ouvrir des portes dérobées (et rendues) sur des univers et des dimensions peu usités, sauf à des « Être Éveillés » justement …

Dormir, se glisser délicatement dans le sommeil, percevoir à peine le changement d’état, se trouver dans cet entr’monde hésitant entre l’éveil et le sommeil, ne plus savoir où .., ne plus savoir comment .., ne plus savoir si je rêve éveillé, ou si je rêve endormi, ou même si je rêve vraiment, ou encore ne savoir plus dans quel univers suis-je …

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Nos assoupissements profonds font l’objet de cycles, et oui c’est comme ça, et un cycle se décompose lui-même en des parties différentes .. toujours, d’où la nécessité de n’interrompre pas un cycle, un bi-cycle, un tri-cycle, bref d’éviter un réveil brutal, dont on jaillit le coeur tambourinant comme une mélopée africaine … comme une partition des « tambours du Bronx » … voire comme une chanson ancienne des « pierres roulantes » ….

Effectivement la cervelle, et le(s) neurone(s), marnent en « non stop » …. lorsque le corps physique est au repos (musculaire) l’activité intellectuelle, cervicale, qui sait même « spirituelle » se poursuit sans se rejoindre .. et libérée d’un certain nombre de contingences matérielles, elle peut se permettre d’aborder l’essentiel, l’essence-ciel de son essence …. Dois-je t’en dire plus ?

L’Etre Humain est ainsi fait, comme les marionnettes ainsi font, que le plus important est invisible à l’oeil, à la paire d’oeil, et se dissimule si je peux dire dans la transcendance que nous ne savons pas, pour la plupart d’entre nous, maîtriser un tant soit peu …

Je vais pouvoir dormir, pioncer, en écraser …. la conscience tranquille, quiète, sereine, pendant que tu vas t’interroger sur ces propos toute une nuit durant, restant un peu hébété par l’insomnie sournoise que nulle tisane de fleurs d’oranger ne pourra vaincre, terrasser, étouffer.

Il en est ainsi pour les insomniaques, dérèglement métabolique oblige, quelquefois de même pour les noctambules qui aiment à rôder au clair de lune pour des motifs pas toujours avouables et avoués .. encore que ces dernier ronquent en journée et en règle générale, des « oiseaux de nuit » disons. Mais toi et moi, enfin surtout moi .. savons apprécier un petit somme et ne négligeons pas de nous évader dans les sphères célestes  accueillants nos ronflements sonores.

Tu vois, même éveillé  on peut rêver au sommeil .. n’est-ce pas amusant, angoissant que de songer qu‘être là, et las, n’est pas obligatoirement être ici, assis à parcourir ces âneries qui font bailler. Somme-nous réellement présent, entier, là et maintenant .. une part de nous n’est-elle pas subrepticement ailleurs, au sein d’une autre dimension ? J’en frisonne …, et pas de froid …..

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Cet espace brumeux devient soudainement un peu angoissant .. qui sait s’il n’est pas un peu anthropophage … ne grignote-t-il pas le bougre des minutes vitales, car comptées, à mon horloge biologique si restreinte en regard de l’Univers et de son Horloger ? Vis-je donc plusieurs vies simultanées, parallèles, perpendiculaires, confondues, divergentes, brûlant alors sans le savoir un temps précieux car rare par sa brièveté humaine ?

Qu’importe … comment résister à ce doux plaisir si naturel que de clore les paupières pour s’immerger dans ce sommeil  réparateur, en général, et accéder à cette « non zone » si particulière des songes et des rêves, des illusions parait-il, des fantasmes également, quelquefois cauchemardesque, toujours surprenante et enrichissante ….

Hors du temps classique, et mécanique, j’aime à m’envoler à la rencontre des étoiles qui  saupoudrent et constellent cette voûte qui devient, dès lors, l’océan de mon bain nocturne  car dormir c’est effacer la clarté pour mieux appréhender la Lumière, celle de notre parcelle intérieure, celle si vive que nos pas poursuivent dans une quête éternelle …

Chris

décembre 6009

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Neige 21 décembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Neige

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C’est l’époque, dans notre hémisphère nord .. déjà cette eau solidifiée par le froid, en cristaux splendides, tombe et recouvre bon nombre de nos lieux ainsi modifiés radicalement.

Quelle beauté que ce manteau, à l’instar de celui de chevaliers de jadis, qui vient couvrir et recouvrir le sol de son infinitude de grains mathématiquement constitués, en couche immaculée, absorbant le son devenu ouaté et apaisé. Ce n’est pas le blizzard, juste une averse de flocons qui tanguent paresseusement des cieux à nos pieds.

Ambiance feutrée, ambiance gelée, ambiance dont la blancheur éblouit nos regard et éclaire nos nuits …

Un souvenir fugace traverse ma mémoire … « tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir … » chantait Adamo au temps de ma jeunesse … une image fugitive de mon pays natal où j’ai découvert ce phénomène au col d’Imouzzer …. des sensations aromatisées au chocolat chaud de brefs séjours hivernaux .. Nostalgie, peut être partiellement, mais surtout tranches d’un passé vivace, vivifiant même par la fraîcheur conservée.

Magie de la nature qui sait nous faire re-découvrir des moments et des endroits d’un oeil différent, d’un oeil rénové, d’un neuf .. Atmosphère magique que celle-ci quand au réveil on entend le silence de cette couche inattendue venue dissimuler les couleurs et les silhouettes.

Magique oui !

Un linceul, une capeline, un drap, un édredon paradoxalement, sont des images qui naissent en mon esprit quand mon regard s’évade dans cette blancheur qui se forme, s’entasse peu à peu .. d’un flocon, on passe à une averse de plumes évanescentes qui s’amassent doucement, sans un bruit, se fondent en un tapis cristallin, noient les disparités, avalent les sons, étouffent mes angoisses, apaisent mes pensées …

Ambiance que j’aime par son étrangeté inhabituelle chez nous, comme si la nature voulait faire taire l’activité désordonnée de l’homme, le vacarme d’une civilisation mécanique, le superflu par un étouffement serein d’une blancheur givrée.

Sais-tu que la Neige, dans la mythologie grecques est  Chioné, fille de Borée et d’Orythye ? Non ? Et bien moi non plus, je découvre car ma curiosité me fait aller, en luge ou en skis, dans des contrées inconnues, et c’est bien ainsi je trouve.

Phénomène hivernal, phénomène montagnard, phénomène des pôle de notre planète, cette eau cristallisée par le froid atmosphérique lorsqu’elle passe des nuages au sol est un émerveillement, quand on est équipé pour bien sûr, par sa structure propre, par son action sur nous ….

La vision de la structure d’un flocon est source de surprise mathématique, la nature ne nous semble plus tout à coup oeuvre d’un hasard (pour ceux qui y croient) .. regarde toi même .. la Beauté est là … aussi, nul besoin de la main humaine pour la créer … elle est d’abord « naturelle ».

Pourtant l’image mathématique est associée à l’image physique et météorologique, le froid est également présent, indispensable à cette Beauté qui en devient ainsi une Force qui entraîne nos réflexions dans des chemins de traverse, dans des voies inexplorées, dans des arcanes surprenantes, vers la Sagesse quelquefois.

Il est fantastique que de se laisser aller librement, presque « in-humainement » dans des contrées où règne quasiment sans partage le « blanc », cette « couleur qui n’en est pas une » puisqu’elle regroupe en elle toutes les autres, et par ailleurs qu’est-ce que la couleur sinon qu’une longueur d’onde invisible paradoxalement.

Atmosphère …. paisible, ouatée, hors du temps …. telle est ma perception de ce moment plus blanc que froid, de ce moment où semblent disparaître les miasmes de hier et d’aujourd’hui, où paraissent naître des ondes d’une douceur infinie, la neige assoupit donc plus que les sons …

Et puis, et puis elle réveille si besoin était notre âme enfantine, notre jeunesse d’hier comme d’aujourd’hui, notre envie de jouer … Cela va du bonhomme de neige, à la bataille de boules de neige, en passant par la luge … oui cet ustensile rustique pour moi qui glisse, glisse en faisant rougir nos joues d’un air vivifiant.

La neige, phénomène naturel crée des instants surnaturels où s’évanouissent parfois nos soucis, nos regrets, nos peines .. provisoirement, certes … mais devrait-on refuser ce bonheur sain et simple ? L’eau cristallisée pare nos regards redevenus émerveillés d’un ourlet de fraîcheur, c’est le cas de le dire.

Comment ne pas se perdre dans cette infinité, cette infinitude silencieuse et calme, dans cet espace sans borne, dans cette immaculée blancheur qui nous fait rêver, rêver .. rêver.

On y discerne quelques traces de pattes d’oiseaux, quelques traces d’animaux que nous sommes, citadins, incapables de reconnaitre …. des traces de pas aussi, qui s’éloignent en crissant, qui s’approchent lentement, qui s’égarent là et ici …. sont-ce les miennes, les tiennes ? Des marques éphémères qui fondront au soleil qui sait …

Calme et sérénité sourdent de ce matelas poudreux, cette multitude de grains cristallins scintillant reflètent mes pensées qui glissent sur ce givre temporaire, mettent en relief des images de naguère, éclairent l’espace métamorphosé par la force de cette beauté qui dévoile une sagesse bordée de cent et huit diamants …

Quiétude.

Enfin vient la nuit, du moins semble-t-il dans ce décor uni où se fondent et se fusionnent ciel et sol, la nuit qui arrive là et maintenant à son maximum qu’il lui est permis en ce solstice hivernal … la saint Jean d’hiver, équilibre parfait mais fugace, fugitif, furtif …..

Et cet instant figé l’espace d’une éternité dans lequel se mêle le haut et le bas, reflet d’un miroir, d’une glace .. renvoie l’image d’une voie lactée pétillante de sourires, ceux que j’aime voir ….. et savourer quand les étoiles se reflètent aussi dans un regard …

Chris

décembre 6009

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Cadeau 15 décembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 3 commentaires

Cadeau

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C’est un mot plein de promesse que voilà .. rien que d’entendre claquer ces deux syllabes, on s’impatiente .. et il ne faut pas, enfin pas trop, juste une lichée pour le principe, celui qui veut qu’un cadeau soit un plaisir.

C’est un mot qui fait rêver, qui fait sourire, qui fait déjà plaisir à l’écoute .. c’est quasiment un mot magique, bien mieux qu’Abracadabra ne crois-tu pas ?

C’est un mot qui a pour synonyme : présent …. n’est pas curieux, étrange, étonnant que le synonyme le soit également avec une notion temporelle immédiate ?

Ce mot à de plus un pluriel en « x », ce qui n’est pas très usité en notre belle langue si compliquée d’une richesse et de finesses  avérées.

Six lettres dont quatre voyelles, cela n’est pas non plus très courant, encore que .. mais est-ce important ? Faut-il y percevoir de quelconques symboles dissimulés, des extrapolations savantissimes, des énigmes mystérieuses …. Niet !

Pourquoi se casser le bulbe rachidien et l’encéphale flageolant avec tout ça ?

Moi, oui Moi j’aime plutôt à titiller mon imagination en tentant de deviner, en essayant de renifler, en m’efforçant de jeter un oeil  avide, presque concupiscent sur ce présent soudainement présenté en quelques rares occasions « institutionnalisées » mais néanmoins agréables à la satisfaction de mon plaisir naissant.

Cadeau rime avec offrir, si si malgré la cocasserie d’une rime introuvable c’est ainsi et tu le sais pertinemment car c’est une banalité que d’énoncer une telle évidence. Par contre en saisir le suc est une autre paire de manche .. on effleure en ce cas les rives floues du conscient et de l’inconscient, du réel et de rêvé, du toi, moi et soi … et plus.

Or donc  cadeau, offrir et plaisir vont de pair, un trio qui va de pair n’est-ce point un clin d’oeil qui affleure notre sourire quand ces mots, et leurs vivantes réalités, viennent titiller nos sens et nos sentiments .. un doux délice glisse le long de notre axe vertébral et nous fait frissonner un peu comme …. mais qu’un peu hein, n’abusons pas.

Comment ne pas aimer le mot et le concept attenant, surtout que, soyons sincère, offrir un cadeau est un plaisir partagé, partagé entre le « donneur » et le « receveur » ….l’enrichissement est mutuel, en règle général, et il est autre que matériel, du moins je te le souhaite sincèrement, sinon c’est triste, triste à dégouliner des perles salées.

Mais il ne faut pas, je pense, je crois, j’en suis même sûr et certain pour moi, que ce fut une obligation que d’offrir .. un cadeau, quel qu’il soit.

Le meilleur, le fin du fin, le fin de la faim est l’offrande d’une viennoiserie, d’une sucrerie, d’une bouchée …. et, ô grandissime extase est la dégustation patiente et retenue d’un morceau (pas trop petit ..) de chocolat noir ! Mais je m’égare là dois-je avouer (sans honte).  

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Cadeau.

S’il est réussi, c’est à dire si le coeur l’a guidé sans obstacle, ni arrière pensée, il a pour effet  magique d’allumer une voie lactée dans le regard de celui (celle) qui en est destinataire ; j’aime à m’y mirer.

S’il est « sans raison » sa saveur suave embaume les relations, apure les pensées, nettoie les éventuels chagrins, dissout les possibles acidités, efface les bavures, ravive l’éclat du sourire, évapore les larmes pour mieux pouvoir embuer le regard d’une lumière douce ; j’aime à m’y plonger.

S’il est spontané, un coup de coeur, un coup de tête, une envie brusque et soudaine, la vision anticipée d’un plaisir commun,une intuition féminine et masculine, une brisure sans aspérités d’un éclat « d’être  pour l’être ; j’aime à m’y fondre …

Alors peu me chaut qu’il soit d’un anniversaire, d’une fête, d’un noël, d’un nouvel an, d’un instant religieux ou/et de foi ..

Alors peu me chaut qu’il soit immense, riche, illuminé, onéreux, fugace, fragile, rare ..

C’est le tien pour moi !

C’est le mien pour toi !

C’est un partage qui est là symbolisé au delà des apparences !

Il est donc inestimable, incalculable, intemporel …

Il est une part de toi, de moi …

Il est un pont …

Il est un lien …

Il est !

Il se suffit a lui même, même et surtout si sa valeur est minime, dérisoire, infime, car c’est ainsi qu’est ce trésor, cette parcelle de toi, de moi, qui nous réunit encore plus dans cet instant hors de l’espace.

Dans le fond il n’est qu’une dérisoire et pauvre représentation d’une richesse non dite car muette, et cette richesse n’a besoin ni de mots, ni de présent, car elle est le présent où se confondent passé et futur, futur passé, futur présent, présent futur ….. peu importe, à l’instar d’une voûte étoilée elle est infini comme la voie lactée vibrant dans tes yeux là … et j’aime !

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Chris

décembre 6009

Il est temps 6 décembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 2 commentaires

Il est temps

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Il est temps pensais-je ce matin là en soulevant, avec précaution, ma paupière gauche .. pourquoi gauche ? On ne se refait pas, c’est comme cela, la gauche en premier, et toc !

Par solidarité avec la gauche, la droite, péniblement, fit l’effort d’une tentative, réussie, de suivre l’exemple populaire qui lui ouvrait le chemin de l’éveil ..

Puis-je déjà là en déduire qu’un consensus, mou en l’occurence, est indispensable à l’éveil vers la lumière ? Que nenni, ici seul l’exemplarité est source de complémentarité, voire (et oui c’est le terme) d’osmose …. dans l’action, un peu instinctive reconnaissons le.

Les yeux éclos comme des billes d’agate mon neurone principal, et unique, se connecta en un bref éclair infinitésimal commandant à la mécanique physique que j’habite de se lever ….

Ouille, les douleurs, la raideur .. des muscles assoupis encore, le vertige du vide de mon estomac, le hoquet de mon souffle scié par l’effort matinal … c’est pas du gâteau songeais-je pertinemment …. une tranche de secondes déjà affamé .. je tanguais vers le lieu de nourriture saine et bourrative.

Le bras levé, le gauche itou, la main (gauche curieusement) alla (est grand et mahomet est son prophète ..) quérir le pot mystérieux à la poudre magique qui fond dans l’eau pour se sublimer en un expresso rapide .. vi rapide et expresso c’est pas la même langue vois-tu.

De la poudre, noire, heu brune plutôt et pas blanche, le matin c’est pas un rail qu’il faut sniffer mais un caoua qu’il faut ingurgiter, avec sucre brun lui aussi …. du sucre dis-je.

Bien, ce colmatage rapide, et minime effectué, il convient maintenant de passer sous l’eau, sous l’eau (pas soûlots) il faut faire un peu attention et être attentif car sous l’eau on n’ouïe moins bien, et on voit .. trouble, mais cela est normal si ça peut te rassurer. Mouillé me voilà, savonné me voici, récuré suis-je, qui sait … réveillé aussi.

Il est temps.

Il est temps de quoi en fait ? Je m’interroge, je me questionne, je me demande ….. qu’en penses-tu toi ? Oui toi qui laisses tes yeux effleurer les pixels de ton écran où naissent des signes, des lettres, des mots, des phrases .. des questions que je te pose et qui t’étonnent semble-t-il, surpris d’être interpelé (pas par la police) ainsi par l’inconnu que tu tentes de lire.

Et oui il faut participer, se mouiller, se taquiner le bulbe, bref ne pas rester passif à avaler les couleuvres de ta lecture !

Tu en restes pantois, interloqué, épaté (pas le nez), baba (pas au rhum), époustouflé, ébahi, saisi, en catalepsie, changé subitement en statue glacée par le frisson de l’incertitude, et celui de l’incompréhension : je viens pour lire et me voilà interrogé (pas comme au commissariat tout de même) .. Oui je t’interroge ! Ici la toile est interactive, pas comme toi vois-je …

Il est temps.

En effet il est temps que tu te rendes compte qu’ici même, un curieux, se doit d’être un peu plus éveillé  que les rêves dans des songes électroniques .. que tu te rendes compte qu’ici même, un voyeur, se doit d’être un peu plus .. un peu moins .. un peu .. tu me comprends à demi mot n’est-ce pas ?

Bon, les ablutions matinales terminées, je vais pouvoir poursuivre mes divagations diurnes, et bientôt hivernales, puisque le solstice approche avec la sage lenteur des habitués.

Tu peux noter, bien que mon regard soit aimanté par la voûte étoilée, il m’arrive de ne pas oublier l’azur où niche, se prélasse et darde Sol en journée, quand sa couverture de nuage est pliée …

Question d’équilibre, et de complémentarité, mais je crains un peu que tu ne t’en balances … va chercher sur la toile « Maât » et songe sans rêver qu’avancer, marcher, est une vitalité humaine en perpétuelle quête de progression, de perfectionnement, d’évolution .. vers le haut je précise … 

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Il est temps.

Il est venu le temps des … non, pas la chanson … il est temps plus prosaïquement d’aller préparer la liste des courses (pas mécaniques) alimentaires, car je te rappelle au cas où, que pour ma part, deux fois au moins pas jour je me sustente .. je sais c’est beaucoup, mais les habitudes sont tellement difficiles à modifier, ne crois-tu pas ?

Et les comptes, il faut également les faire .. pas les contes cette fois-ci, mais ceux qui concernent l’argent, le pognon, le fric, les dépenses, les remboursements, les dettes …. l’aspect  matériel n’est jamais absent, pour moi qui ne suis pas un pur esprit, ni un esprit pur, ni même un ectoplasme (ne rigole pas, va te mettre devant un miroir .. toi aussi !). Certes ça occupe, mais je suis d’accord avec toi, il y a mieux comme occupation (comme on disait en 39-45) ..

Passons …. car là et maintenant, il est temps !

Non pas l’apéritif voyons, serais-tu un brin buvard .. voire, comme dans l’océan un chouya éponge ? Ce n’est pas mon cas, hormis de temps à autre une gentiane sur un lit de glaçons .. ça c’est du naturel et ici les plantes comptent .. oui comptent car l’écologie est devenue « mode » et les médecines douces (traditionnelles – naturelles) ont repris force et vigueur .. profitons comme disait Marx (celui des Marx Brother’s bien évidemment).

Il est temps.

De se restaurer, de dîner, de grailler, de se remplir la panse, de se gaver, de picorer, de déjeuner, de se goinfrer, et surtout .. surtout .. de faire gaffe à la ligne de flottaison, celle qui se devine sous les tissus plus ou moins ajusté, celle de WW …. vi je sais que tu sais …. mais tout de même faut cesser de grignoter n’importe quoi, n’importe quand et se consacrer, corps et corps à l’essentiel : le repas.

C’est indispensable de recharger ses batteries, et son énergie par le biais d’apport calorifique .. me parait-il, pensais-je en attaquant avec vigueur et virtuosité quelques desserts qui me clignaient de l’oeil avec provocation. Oui je ne supporte pas la provocation, c’est un point faible j’avoue, mais tant pis .. pour les desserts, ils seront engloutis comme, dans la légende, le continent mythique de l’Atlantide.

Par contre, clore cette agape par un nouveau café est une idée excellente, surtout s’il s’agit d’un café gourmand … tu connais ? Si non, tu rates une clôture, sans barbelés, en douceur …. si si je t’assure (tous risques).

Ainsi est la succession des temps forts qui se suivent, se heurtent, se mêlent, se confondent en une éternelle litanie humaine défilant d’instant en moment, de besoins en envies, sans pauses …

Sans pauses ?

Que nenni !

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Il est temps …

De la sieste réparatrice et digestive, celle qui apaise les tensions stomacales, qui gomme les trop pleins, qui efface les remords et les regrets de n’avoir pas toujours terminé les plats … pensée furtive pour les restaurants du coeur, la FAO, les SDF, mes voisins dont j’évite le regard creux … et ma mémoire me tance en faisant résonner ce cri de ralliement qui me fait parfois rougir : « on mange où ? » …

Je zappe .. je tourne les yeux, je mets un étouffoir, c’est pas facile mais on peut …. en se forçant. Et puis le sommeil de la sieste éteint un peu ces cauchemars éveillés pour en susciter d’autres dus à une digestion poussive et difficile. Il est dur d’avoir un appétit satisfait, non ?

Se plaindre de ces activités débordantes .. de calories est une activité cocasse .. très partagée hélas, plus que la pain. Faut-il donc avoir mauvaise conscience ? Faut-il tout simplement avoir une conscience non aveuglée ? Faut-il apprendre à maîtriser son ego ?

Tu vois, la sieste déclenche bien des pensées cauchemardesques pour notre petite personne un tant soit peu égoïste et centrée sur elle-même comme un pou accroché à un cuir chevelu ..

Ouf on se réveille, un peu angoissé, un peu suant, un peu nauséeux, un peu barbouillé, la bouche pâteuse, le regard brumeux, les muscles flapis … mais heureusement c’est l’heure du goûter et on ne l’a pas .. raté .. alléluia.

Bien sûr qu’il faut à nouveau, encore charger le four (pas petit) de notre machinerie physique pour pouvoir carburer encore et toujours, jusqu’à la panne définitive. Mais, mais .. mais un goûter sucré, outre le réel plaisir qu’il amène (amen) ne saurait satisfaire également à la mécanique intellectuelle et spirituelle … Toutefois ces deux dernières ne peuvent fonctionner efficacement le ventre vide et l’estomac creux, nonobstant la bouche sèche.

Voilà venu le temps du souper …. déjà ? Déjà !

Que le temps passe quand il est temps de .. Oui l’être humain (humain ?), est ainsi fait le plus souvent qu’il est obnubilé par sa propre intériorité .. matérielle. L’homme est un tube digestif …. grave découverte …. (l’homme terme générique bien sûr) d’où découle une foultitude non finie d’explications tortueuses et torturées, d’explications indigestes, d’explications prosaïques car vitale (en son sens plein).

Souper car naguère, en occident du moins, la soupe était un plat de base, semi-liquide et chaud, dans lequel surnageaient des bouts de ci et de ça …. une bouillie en quelque sorte, un cataplasme quasiment .. et encore d’aucuns avaient que dalle au souper …. la vie était brève, l’appétit insatisfait souvent.

Aujourd’hui c’est différent, aujourd’hui c’est quand même pareil, aujourd’hui on meurt de faim encore, aussi, toujours …. pendant que la surproduction est détruite, pendant que les manifestants brûlent des tonnes et des tonnes …. images insoutenables à mettre en parallèle, en concordance avec ces pseudo êtres humains au poids ridicule de grammes évanescents …

Il est temps.

Il est temps de préparer nos fêtes de fin d’année … et d’envisager pour la suite des diète sévères et des régimes appliqués pour perdre le poids accumulé en ces dix jours festifs, dont l’origine, bien plus ancienne que la chrétienté, est riche en symboles et en pistes de réflexions et de méditations …

Alors à la lecture des légendes, des mythes et traditions qui parsèment notre humanité mon regard va quérir l’Etoile (flamboyante), celle qui indique le chemin au sein de la voûte étoilée pouvant m’amener au centre de moi-même, là où serein je tente d’être humain, tout simplement, d’être humain et de partager …

Il est temps !

Chris

décembre 6009

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