navigation

Sommeil 26 décembre, 2009

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Sommeil

sommeil0.jpg

Quel beau mot, quelle belle idée, quelle belle .. activité surtout.

Sommeil un terme qui fait rêver .. et oui, et pas paradoxalement, enfin pas que .. car le sommeil paradoxal, lieu éthéré des rêves, n’est qu’une part de ce temps où les yeux clos, les muscles (en principe) décontractés, le cerveau peut enfin être libre de son errance non innocente.

Je dors, et qui dort dîne dit-on malicieusement, donc si je dors .. j’engraisse ! Horreur et damnation, dormir est antinomique avec WW, vi ce truc machin chose qui doit, qui devrait me faire perdre .. du poids, et pas celui des ans, celui .. oui, celui là même que tu tâtes sur toi à l’instant.

Je dors du sommeil du juste, comment est-ce possible ? Du « juste », du juste quoi ? Du juste prix, du juste à peu près, du juste limite, du juste équilibre de la balance de Roberval, du juste .. corps, du Juste (goy sauveur de juif(s) au risque de sa vie), du juste milieu …. bref je dors du sommeil du « juste » : juste ça tombe bien, et moi je ne chute point du lit où je gis assoupi.

Être dans les bras de Morphée (divinité des rêves prophétiques ..) ….  bigre, un grec dont les parents sont Hypnos (le sommeil) et  Nyx (la nuit),  est une expression banale, mais dont peu en connaissent le sens exact, ainsi que les protagonistes hellènes : ça pourrait leur faire drôle, qu’en penses-tu ?

sommeil1.jpg

Oui le sommeil est un plaisir et une nécessité absolue.

Un plaisir que d’aller s’étendre (pas comme le linge) et, paresseusement, compter les moutons qui filent sous le lit à cause d’un courant d’air .. un vrai plaisir que de sentir venir ce moment trouble où l’on flotte dans l’inconscient encore conscient, la zone biscornue mêlant l’éveil et le sommeil, l’instant étrangement ouaté dont on perçoit doucement comme un ensevelissement …. l’instant sans limite pendant lequel le regard se trouble pour devenir perçant en une autre dimension ….. bizarrerie humaine.

Une nécessité absolue pour la mécanique physique, psychique aussi.

Le corps devient lourd (oui je sais, même avant il peut l’être ..), les grammes deviennent des kilos, des tonnes …. on se sent lourd  jusqu’au moment où l’on ne se sent plus du tout (et pas à cause d’un rhume ..). On s’enfonce dans les ressorts du matelas, d’où l’utilité de prendre un sommier à lattes (pas la commune bien sûr), la chaleur corporelle s’enfuit de cet enlisement matériel, les paupières clignotent, la vue se trouble, le souffle s’apaise …. et ….

Le cerveau, ce super ordinateur incomparable, change de régime (pas de minceur hein !), il prend un autre rythme du genre ondes alpha et qui sait oméga …. en clair, notre cervelle se déconnecte probablement au maximum de notre physique pour aller vivre sa propre vie …. libre.

Psychisme en sommeil, une incongruité erronée pour chacun de nous, même toi, même moi …. le boyau de la tête, le bulbe rachidien, l’encéphale, les neurones (pluriel qui peut étonner pour ….), toutes les circonvolutions sont en éveil pendant le sommeil ….. t’as pas de bol, en roupillant tu bosses comme un chamelier dans le désert des songes …. et pas que là, ni seulement ici.

sommeil5.jpg

Qu’en déduire ? 

A ton avis ? Si tu ne t’es pas endormi en lisant ces quelques lettres formant mots et phrases .. Dois-je poursuivre ces entr’chat sur le sommeil qui n’en est pas un, mais deux … Dois-je  continuer à te faire bailler (non de faim) à t’en décrocher la mâchoire …. Dois-je t’amener, en te tenant virtuellement la main, dans une contrée bourrée de songes et de baroques idées iconoclastes, parfois fumeuses, parfois scientifiques, toujours emberlificotées …..

Et d’abord, dors-tu là présentement ? N’est-ce point une allégorie dans un rêve que tu visites en ce moment électronique sans réalité concrète ?

Bingo ! Un doute, affreux, effleure soudainement ce que tu appelles « ta conscience » … Dors-je ou point ?

Et une chansonnette de jadis perce les brumes où tu es :  » meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite … », rassures toi, tu n’es pas meunier (pas le chocolat, le métier), tu n’as pas de moulin, hors celui à paroles dont tu abuses trop souvent, quand à aller trop vite … pas d’inquiétude pour une éventuelle accélération de ta pensée …., de ta (« tes » paraissant excessif) réflexion face à ce salmigondis de ma logorrhée  scripturale.

sommeil3.jpg

J’aime le sommeil !

Oui j’aime le sommeil, pas tant pour le repos qu’il peut apporter à un physique parfois éreinté, mais plutôt (pas le clebs de W. Disney) par l’étrangeté de sa faculté d’ouvrir des portes dérobées (et rendues) sur des univers et des dimensions peu usités, sauf à des « Être Éveillés » justement …

Dormir, se glisser délicatement dans le sommeil, percevoir à peine le changement d’état, se trouver dans cet entr’monde hésitant entre l’éveil et le sommeil, ne plus savoir où .., ne plus savoir comment .., ne plus savoir si je rêve éveillé, ou si je rêve endormi, ou même si je rêve vraiment, ou encore ne savoir plus dans quel univers suis-je …

sommeil7.jpg

Nos assoupissements profonds font l’objet de cycles, et oui c’est comme ça, et un cycle se décompose lui-même en des parties différentes .. toujours, d’où la nécessité de n’interrompre pas un cycle, un bi-cycle, un tri-cycle, bref d’éviter un réveil brutal, dont on jaillit le coeur tambourinant comme une mélopée africaine … comme une partition des « tambours du Bronx » … voire comme une chanson ancienne des « pierres roulantes » ….

Effectivement la cervelle, et le(s) neurone(s), marnent en « non stop » …. lorsque le corps physique est au repos (musculaire) l’activité intellectuelle, cervicale, qui sait même « spirituelle » se poursuit sans se rejoindre .. et libérée d’un certain nombre de contingences matérielles, elle peut se permettre d’aborder l’essentiel, l’essence-ciel de son essence …. Dois-je t’en dire plus ?

L’Etre Humain est ainsi fait, comme les marionnettes ainsi font, que le plus important est invisible à l’oeil, à la paire d’oeil, et se dissimule si je peux dire dans la transcendance que nous ne savons pas, pour la plupart d’entre nous, maîtriser un tant soit peu …

Je vais pouvoir dormir, pioncer, en écraser …. la conscience tranquille, quiète, sereine, pendant que tu vas t’interroger sur ces propos toute une nuit durant, restant un peu hébété par l’insomnie sournoise que nulle tisane de fleurs d’oranger ne pourra vaincre, terrasser, étouffer.

Il en est ainsi pour les insomniaques, dérèglement métabolique oblige, quelquefois de même pour les noctambules qui aiment à rôder au clair de lune pour des motifs pas toujours avouables et avoués .. encore que ces dernier ronquent en journée et en règle générale, des « oiseaux de nuit » disons. Mais toi et moi, enfin surtout moi .. savons apprécier un petit somme et ne négligeons pas de nous évader dans les sphères célestes  accueillants nos ronflements sonores.

Tu vois, même éveillé  on peut rêver au sommeil .. n’est-ce pas amusant, angoissant que de songer qu‘être là, et las, n’est pas obligatoirement être ici, assis à parcourir ces âneries qui font bailler. Somme-nous réellement présent, entier, là et maintenant .. une part de nous n’est-elle pas subrepticement ailleurs, au sein d’une autre dimension ? J’en frisonne …, et pas de froid …..

sommeil2.jpg

Cet espace brumeux devient soudainement un peu angoissant .. qui sait s’il n’est pas un peu anthropophage … ne grignote-t-il pas le bougre des minutes vitales, car comptées, à mon horloge biologique si restreinte en regard de l’Univers et de son Horloger ? Vis-je donc plusieurs vies simultanées, parallèles, perpendiculaires, confondues, divergentes, brûlant alors sans le savoir un temps précieux car rare par sa brièveté humaine ?

Qu’importe … comment résister à ce doux plaisir si naturel que de clore les paupières pour s’immerger dans ce sommeil  réparateur, en général, et accéder à cette « non zone » si particulière des songes et des rêves, des illusions parait-il, des fantasmes également, quelquefois cauchemardesque, toujours surprenante et enrichissante ….

Hors du temps classique, et mécanique, j’aime à m’envoler à la rencontre des étoiles qui  saupoudrent et constellent cette voûte qui devient, dès lors, l’océan de mon bain nocturne  car dormir c’est effacer la clarté pour mieux appréhender la Lumière, celle de notre parcelle intérieure, celle si vive que nos pas poursuivent dans une quête éternelle …

Chris

décembre 6009

sommeil6.jpg

 

Commentaires»

  1. J’ai encore une fois de plus sauté en marche rien a faire je suis en retard… tu as grimacé lol, quelle drôle d’idée de sommeiller quand le soleil est au plus bas c’est là que mon esprit est le plus vaillant, l’empreinte est forte dans la grotte…
    Le sommeil engourdissant nos membres devons nous vraiment le laisser prendre possession de notre être?
    Sommeil de toutes les passions, repos succinct éveil d’apparitions voilées, enveloppe-nous de ton bras,emporte nous dans tes secrets.

    Répondre

  2. je lutte mais … il est trop fort, il m’entraîne !
    j’aimerais me consumer dans ses bras

    Répondre

Laisser un commentaire

Aldaria Final |
A demi -mot |
DES LETTRES ET DES MOTS |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Aimé Comoé
| Les Poétiques Littérales
| Red Spirit