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Nadir 26 mars, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Nadir

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Peu usité ce terme venant de l’arabe « nazir », point de la verticale descendante, en quelque sorte le centre de la terre pour nous … c’est celui qui est le « plus bas » d’une certaine manière … on peut dire que c’est la position du soleil à minuit ….. étrange non ? 

Ce mot est assez peu employé .. pourtant il contient une profonde richesse dans le fond .. si l’on peut dire. N’est-il pas un point remarquable, n’est-il pas une source de facto, n’est-il pas aussi vital que d’autres points cardinaux ? Aussi .. plus peut être car une source, une base sont des lieux fondamentaux à l’édifice d’un ensemble, me semble-t-il.

Nous ne sommes pas habitués au « Nadir », nous avons plutôt le réflexe de chercher les quatre points d’orientation « traditionnels », voire celui qui peut nous dominer à l’aplomb .. mais celui qui est en dessous de nous …. négatif. En voici donc six .. sans oublier le plus important : Nous, au centre ! L’explication du sept est peut-être dans cette disposition spatiale ….

Or donc le Nadir est un point pouvant nous indiquer le centre de la terre, c’est physique, c’est scientifique, c’est déroutant …. déroutant car le centre de la terre, pour un homme moyen comme je puis l’être, est un magma de feu, une fournaise contenu par des forces que j’appréhende mal, que je peux ressentir de façon plutôt intuitive que rationnelle. Mais la « rationalité » est-elle vitale ?

Le Nadir est sous mes pieds, suis-je devenu pour cela un dominateur ? Suis-je ainsi un « sur-homme » ? Suis-je alors l’équivalent d’un Dieu ?

Mais ce seul point d’ancrage me suffit-il pour m’orienter, me situer dans l’espace cosmique et dans l’espace de mon intimité ? En fait il doit me pousser, si nécessaire, à poursuivre ma réflexion sur mon positionnement spatial, voire spatio-temporel.

C’est compliqué, c’est complexe, c’est ardu …. je sais, enfin il en est ainsi pour moi, je peux deviner que pour toi il en est de même, grosso-modo.

Une image, voire une allégorie me vient à ce qui me tient lieu d’esprit : un volcan peut-il être considéré comme un lien entre le nadir et le zénith, en passant par nous ? L’éruption de la lave, du magma primal provenant du coeur de notre planète doit-il être regardé comme la poussée fantastique, et l’expression puissante de l’existence du nadir ?

Mais pour l’humain n’est-ce pas aussi, éventuellement, l’emblème des forces « sataniques », la visualisation maléfique de l’anti-Dieu, la destruction et le chaos ….

L’esprit est parfois, lui aussi, étrange d’apercevoir l’invisible là où le visible se terre et fait croire à son absence .. ici pourtant il s’agit d’une réalité concrète, physique, scientifique même (pour les plus « douteurs ») .. il n’empêche que nous pouvons rester sceptique car notre vision est altérée par des strates de préjugés et de « fausses connaissances » mal digérées qui plus est.

Nadir.

Dessous, sombre, caverneux … mais aussi miroir des cieux par les étincelles de lave qui reflètent les étoiles … Enfer, peut être, mais là il s’agit de notre « nadir » intime plutôt que celui autre. Ce point sans consistance est surprenant, je le sais là, je ne le vois, je le sens …. Oui sens comme une fragrance imperceptible dans l’obscurité de mon être.

L’opposé d’un haut in-atteignable … pôle « négatif » d’un aimant « positif », quasiment une représentation cosmique d’un pavé mosaïque où errent une foultitude de doutes et de certitudes erronées …. un « négatif » indispensable à l’existence d’un « positif », presque un symbole duel sur lequel je me déplace avec l’assurance vacillante d’un homme ivre de sa propre suffisance….

Ce lieu sans existence avérée, mais pourtant d’une évidence mathématique et physique indéniable, peut me dérouter en mes pensées embrouillée soudainement face à cet espace infini et cependant ordonné par … par qui ?

Et voilà, un point d’orientation me désoriente …!

Une réalité, invisible à mes yeux, me déroute …. et m’entraine donc sur des chemins de traverses que je ne voulais percevoir avec lucidité, pour lesquels mes réflexions s’évaporaient devant l’indicible, m’égarait dans des questionnement qui m’effraient par le vertige qu’ils me donnent …. et les maux de tête qu’ils me procurent.

Que faire ?

Perdre mon regard dans les myriades de diamants qui scintillent, là haut, dans le velours d’une voûte souriante, en sachant, comme Hermes, que tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas …

Chris

Mars 6010

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