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Septentrion 2 avril, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Septentrion

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Il s’agit, si je ne m’abuse, du nom antique de la « petite ourse », là haut dans le ciel nocturne .. tu vois de quoi je parle j’espère.

Le temps sidéral n’est pas celui de notre humanitude, il est plus vaste et plus ample, j’aime à imaginer la vie se propageant dans ce pseudo vide, pour aller caresser les étoiles qui, tentatrices, nous hèlent …

Ici ce « septentrion » est devenu par extension, au fil de l’humanité, le nord … est-ce une réalité ? Mathématique, physique, astronomique ? Peu me chaut …. cela me convient ainsi, et ne suis-je pas (comme toi d’ailleurs) une représentation du Dieu, une parcelle de l’Intelligence cosmique, un maillon de cette chaîne de la Vie sur terre ?

Voilà donc un point « remarquable », magnétiquement défini sur notre bonne vieille terre, mais est-il si défini que cela pour moi, pour nous ? Je doute un peu …. nous en avons plutôt une appréhension intuitive que « scientifique », et avoir une boussole en main, voir la mousse sur un tronc d’arbre, observer les ombres .. me laissent toujours songeur.

Déjà pour nous, tous pratiquement, le septentrion est associé au froid et à la ténèbre … nous considérons ce « point » , ce « lieu » (?) comme plutôt négatif, voir même carrément maléfique à l’instar de nos ancêtres, y compris certains survivants dans notre actuel vécu quotidien.

Certes observer cette direction c’est regarder en général vers l’absence de soleil, sur notre planète du moins. Si à l’inverse nous avons le dos tourné au septentrion, nous ne voyons pas, physiquement, notre ombre …. elle s’est fondue derrière nous dans l’obscurité ténébreuse  .. nous sommes incapable de la percevoir …. est-ce un Bien ? Je ne le pense pas …

Nous nous retrouvons sans vision de notre ombre, et probablement pas que celle issue de notre corps, sûrement également celle que nous pouvons (toi aussi …) avoir en notre intimité personnelle.

Grave ça ! Je peux imaginer faussement que l’ombre n’existe pas puisque je ne la vois pas …. (saint Thomas d’aujourd’hui ..), par extension je n’en ai pas non plus en moi .. double erreur !

Je te laisse méditer sur cet aspect incongru …

Septentrion

Ça fait mieux que Nord, et de toute façon il ne s’agit pas du nord …. dans la réalité, maintenant que tu as un peu fouillé tu dois t’en rendre compte. Mais, mais, mais le mot, inusité, me plaît ; j’aime bien à l’entendre, à le prononcer et prononcer n’est-ce pas créer ? Oui, tu vois que laisser aller son « soi » mène sur des sentes pas souvent empruntées, encore à débroussailler, à fouler avec circonspection, en tâtonnant.

Alors peu importe si, un peu à tord, je confonds ce mot avec celui de « nord », il faut savoir parfois passer outre les conventions et libérer sa propre appréhension de tel ou tel phénomène, ici il s’agit de « mot(s) ». 

Ces quatre syllabes titillent mon imaginaire, ouvrent des perspectives imprévues dans mon esprit, du moins dans mes réflexions (oui, c’est un « pluriel », je ne me refuse rien), elles viennent caramboler des images enfouies depuis des millénaires dans ma mémoire d’humain, elles viennent réveiller des sensations frissonnantes tapis au fond de mon coeur, elles chatouillent mon ouïe quand elles tintent comme un carillon.

Ce « point » que je ne sais plus où trouver quand je lève les yeux en mon intimité m’intrigue toujours. La musique du son de sa prononciation berce mes rêves, éclaire ma quiétude retrouvée, chauffe mes pensées errantes. J’apprécie ces sensations que je ne sais pas vraiment définir, un genre de frisson interne qui me laisse apaisé.

On est bien loin, très éloigné de l’aspect « maléfique » si souventefois accolé à ces syllabes qui chantent à mes oreilles …. suis-je donc si isolé dans cette perception où le « sombre » illumine, où le « froid » fait rosir les joues, où je suis ce que je suis …

Septentrion

Constellation de la voie lactée, tu brilles …. tu étincelles … tu es immobile dans ton mouvement, tu es là. Dire que d’aucuns murmurent, un brin terrorisé, que tu serais l’ombre du diable, la porte obscure de l’enfer, le glacé d’une vie, le glacier d’un coeur … que fols ils sont de n’avoir point vu que tu es ce que tu es.

J’apprécie, quant à moi, ta présence immuable et rassurante car perdre le nord …. est désorientant n’est-il pas vrai ? Et comment s’égarer quand on flâne, vadrouille et vagabonde au sein de cette voûte étoilée où tu aimes, toi aussi, à te prélasser avec tes utopies et ton sourire qui attire mon regard …

Chris

avril 6010

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