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Le crabe 21 juillet, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 4 commentaires

Le crabe

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C’est ainsi, très souvent, que l’on dissimule le nom de cette maladie qui fait si peur …. qui dévaste les corps …. une sorte de folie cellulaire qui va se développer anarchiquement, disons plutôt de manière non ordonnée du style « chao » sans « ordo » …

Les maladies, il y en a tant qu’on arrive à se demander comment suis-je encore là ?

Mais ce « crabe » est devenu terrorisant, mondialement, une horreur sournoise qui naît et se développe en toi, en moi, en nous … une aberration qui rampe et se répand au plus profond des cellules, qui les affole, qui leur chavire l’évolution … une vraie démence corporelle !

Pourquoi .. pourquoi …. pourquoi ?

Comment savoir avec précision le pourquoi du comment du déclenchement de .. hors les « facteurs favorables » (si l’on peut dire) qui semblent se multiplier à l’infini (in-fini : non fini ….) en tous domaines que ça en est terrifiant. On a l’impression que personne ne va y échapper, aujourd’hui ou demain, que nous tous portons en nous cette bombe à retardement (plus justement à accélération ..), mais est-ce la seule ?

On t’annonce une « tumeur » et toi tu entends « tu meurs ! » …. Oui, non, peut-être ? Tumeur et tu as peur, de cette peur irraisonnée qui vient te bouffer ton air et tes nerfs, comme celle qui est collée à l’irradiation par l’atome invisible, cette gangrène va se glisser à la vitesse de la lumière dans tout ton être … dans la moindre de tes cellules, saines ou pas.

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Étrangeté de la vie … Une cellule devient folle et s’étend, et se répand, et pollue, et vérole, et enclenche une réaction en chaîne qui va se poursuivre exponentiellement jusqu’à un terme d’absurde incohérence …. Et c’est une réalité de la nature ! Tu doutes donc de la justice et de la Vie, de tes croyances éventuelles, de toi aussi.

Le « crabe » est en toi, en moi, en nous tous … Oui, en nous tous ! Mais pourquoi ce démarrage foudroyant chez l’un ou l’autre, chez l’un mais pas l’autre ? Mystère ? La « science » bafouille, cherche, s’interroge, progresse, piétine, s’embourbe, traîne .. et l’humain subit, et est détruit par cet animal mal nommé …

Cancer !

Un nom terrible ? Un mot tabou ? Un concept complexe …

C’est un crabe, c’est vivant …. bon d’accord les pinces peuvent impressionner, mais tout de même c’est pas gros comme animal, et puis on en trouve pas sous le lit (à l’inverse des moutons ..) ; c’est même mangeable (si on n’est pas végétarien) quoique qu’avec un brin de sadisme on l’ébouillante vivant …. est-ce une cause de vengeance donc que d’avoir léguer son nom à une maladie ?

L’être humain est tout de même particulièrement « curieux », et dans tous les sens du terme …

Cancer !

En géographie terrestre nous avons le « tropique du cancer », c’est scientifique, c’est donc rassurant même si on ne comprend pas tout … même si ce n’est pas visible physiquement … même si c’est une ligne appelée « parallèle » par les cartographes et qui se situe très exactement à 23°(degrés) 26′(minutes) 22″(secondes) de latitude Nord ! Te voilà bien avancé, tu viens de rafraîchir tes connaissances d’un coup.

Cancer !

C’est un signe astrologique, un des douze …. la symbolique des nombres est un peu dissimulée là …. bref tu regardes où tu veux et tu trouveras, tout seul, ce « signe » (date, interprétations, tout quoi ! )

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Cancer !

C’est encore, en astronomie, une constellation … magnifique comme tout ce qui gît au sein de notre voûte étoilée, trop peu observée par les bipèdes occupés à regarder, au mieux leurs pieds, au pire leur ego ! N’oublie jamais de lever les yeux vers les cieux, admire en silence et tu y trouveras la sérénité de ton coeur, l’apaisement de tes pensées, la beauté, la force et la sagesse …. dans le « crabe » comme ailleurs …

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Bizarrerie de la Vie ….

Une cellule invisible à l’oeil nu va pouvoir affaiblir un gaillard, jusqu’à lui faire rendre son souffle  …. Un peu comme une météorite s’écrasant sur un astre et le sortant de son orbe va le faire éclater, exploser et imploser dans le souffle immense de l’infini galactique.

Le microcosme est semblable au macrocosme, et la douleur de l’humain est perceptible dans le vide (partiel) de l’Univers où, pour d’aucuns, se trouverait un Grand Architecte, un Grand Horloger …. presque un Dieu.

Le crabe.

Derrière ce mot, relativement banal par lui même, se terrent parfois une foultitude de facettes, brillantes ou ternes, vivantes ou dévorantes, à l’image de la Vie …. la Vie est si complexe qu’on ne la comprend pas, alors laissons nous entraîner dans ses cycles que l’on peut comparer, là et ici, au cycle de nos saisons  (que Vivaldi a su nous faire goûter par l’ouïe). Quand au « crabe-cancer » il est .. mais n’oublies jamais, jamais d’essayer de le trouver, plutôt qu’en toi et fourbe,  au travers de la Voie lactée d’un regard émerveillé par sa majesté …

Chris

juillet 6010

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Le poids d’une signature … 17 juillet, 2010

Posté par hiram3330 dans : Apports , 2 commentaires

 

 

 

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J’ai chaud ! 13 juillet, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

J’ai chaud !

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Oui je le clame et le proclame : J’AI CHAUD !

Certes tu me diras, c’est l’été ! Et alors je m’en moque comme de ma première suée, ce n’est pas une raison pour qu’une serpillère doive suivre ma trace, humide, lorsque je me traîne d’un fauteuil à un bain de soleil (à l’ombre lui, je te rassure !).

Que me chaut qu’il fut le temps de la chaleur dans notre zone tempérée …. j’observe qu’il paraît que nous entrons dans une période de réchauffement de la planète ! Et bien MOI J’AI CHAUD déjà, ici et maintenant ! Et je le dis, redis …. nous sommes en république (paraît-il) et je puis m’exprimer ainsi, et contester cette augmentation (une de plus !!!) de la température ambiante, qui déclenche une autre qui m’est propre (oui je me lave), corporelle ! Que font donc les « services publics » ? Que fait le « gouvernement » ? Que fait le simulacre de « 1er Ministre » ? Que fait enfin le Président « bling-bling » de notre pays, à part se pavaner dans des lieux climatisés à mes frais (y-a qu’ça de frais !) ?

Hein ! Je te le demande !! Qu’en penses-tu, toi, si ton neurone ne s’est pas évaporé déjà dans la fournaise de ton crâne surchauffé (non pas par la réflexion – je suis lucide) par ce soleil de plomb qui fond sur toi, sans toit, comme sur moi un peu dégarni au niveau capillaire ?

Bref j’ai mes vapeurs, comme on dit, je me liquéfie goutte à goutte dans un flot ininterrompu du matin au soir, du soir au matin, de minuit à midi et plus … Tu connais ? Ce doit être l’andropause, précoce bien sûr, mais bien ancrée sous l’influence de Râ et de ses souffles brûlant.

Que faire ? Que fer dirait Tubalcaïen  du fin fond de sa forge aux braises rougissantes de ses tapes affectueuses pour qu’elles puissent illuminer ses créations à refroidir. Je n’en sais nib, nib de nib …. mais jamais je n’aurai  pu être lui, j’ai déjà un souvenir, cuisant, d’une plonge bourrée de vapeur d’un restaurant de ma jeunesse …. j’en frémis encore.

J’ai chaud !

Pas que par l’andropause taquine, non …. j’ai chaud de naissance, et ce n’est ni libidineux, ni lascif  bien que très charnel j’en conviens, je me sens cuire à petit feu et à gros bouillon, des ondes torrides s’échappent de ma personne et troublent ma silhouette dégoulinant dès que j’ai le malheur de bouger un doigt du pied gauche (oui opinion politique là). Que devrais-je avouer lorsqu’il m’est obligation de me déplacer, d’effectuer un effort (ne te daubes pas, ne persifles point : je suis fonctionnaire et j’assume ! ), d’envisager l’esquisse d’une réflexion intellectuelle mettant en surchauffe ma paire de neurones (hé oui, privilégié j’en possède deux .. encore, et quasiment en état).

D’aucun pourrait ironiser sur les grandes eaux que j’arrive à écouler de ma faible personne lorsque la température dépasse allègrement les 25° centigrades, et même Celsius …. j’en arrive à les convertir en Fahrenheit pour m’illusionner d’un froid que je sens faire frissonner ma colonne vertébrale et mes sept chakras avec un soupçon de volupté.

J’ai chaud !

Pâques … pas que pour la saison qui vient, dans notre hémisphère nord, s’établir à la fin du sixième mois de notre calendrier occidental, grégorien, quand le solstice est passé, celui de Jean (est-ce l’évangéliste ou le baptiste ? ) … tu hésites, tu sèches ? Voyons il s’agit de l’évangéliste … révise cet été tes connaissances bibliques.

C’est terrible ces sensations de fondre, de se répandre sur le sol, de couler dans sa transpiration, de nager dans son train de chaleur, d’être rougissant, exténué, les jambes coupées, le souffle haletant tel rantanplan de Lucky Luke , l’oeil noyé dans les mirages onduleux d’une vision frissonnante (non pas de froid ! ) ; c’est terrible ….

Dire qu’une dénommée « B.B. » osait chanter « nue au soleil » …. Oui j’avoue que cela peut avoir un certain charme, il faut juste faire attention à la cuisson si l’on souhaite une dégustation à point …. et sans brûlures cutanées (oui cutanée en un seul mot).

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Je transpire ….

C’est pénible, c’est désagréable, c’est gênant .. pourtant c’est utile, nécessaire voire indispensable pour se rafraichir, éliminer les toxines (certaines), nettoyer les pores …. c’est humain, et pour l’humain non plus le hasard n’existe pas.

C’est pénible cette moiteur qui se glisse et dégouline de la racine des cheveux (des rescapés) à la plante des pieds qui pataugent dans leur jus acidifié et quelque fois odorant en plus …. c’est humain, et pour l’humain rien n’est « sale », tout est dans sa nature.

C’est pénible d’avoir à guetter la moindre oasis ombragée lorsqu’on se faufile entre les flaques ardentes qui dévorent le bitume et le béton, autant que ma peau rougie, que mes yeux éblouis, que mon souffle rauque d’air bouillant dans la vapeur de mes déplacements.

Je transpire ….

D’avoir à m’éponger en permanence, avec une serviette éponge qui est à tordre dès le premier quart d’heure, est fastidieux, nom de d… ! J’angoisse à la pensée (unique ?) d’envisager une mobilité entre deux points saturés de chaleur, là où se fond …. expression juste …. ma sudation préventive, quasi psychologique.

J’ai chaud !

Oui je sais .. je suis pas le seul .. mais mon cas me touche de près et m’intéresse bigrement, un peu comme si la température me perturbait le bulbe rachidien, outre les glandes sudoripares …. j’en baverais presque si la sécheresse de ma bouche me permettait autre chose que de vagues (hoooo vague … mer … océan … fraîcheur …) borborygmes affolés.

Je me sens fondre ! Pas con-fondre …. enfin je pense (si, si ça m’arrive même en été) que je laisse toute une traînée de sueur en gouttes, en rus, en ruisseaux, en torrents .. je fonds ! Au secours, help, SOS !! Vais-je disparaître ainsi, dans un bref amas de brume informe ? Pourtant n’est-il pas dit « poussière tu es, poussière … », si ça continu je vais ressembler à un marécage, à une tourbière, à une soupe de cellules naufragées.

Qué calor … (Non il ne s’agit pas d’une pub dissimulée dont je n’ai que … fer)

Bon je dois cesser de m’agiter comme un poisson rouge dans un bocal d’eau bouillonnante sinon .. je suis cuit ! Et j’aime pas ça, je préfère être cru … pas au niveau langage .. encore que …. faut voir (à travers des lunettes de soleil) : soyons concis, à défaut d’être circoncis .. et toc ! Cette mini canicule personnelle me perd dans ses méandres de fournaise.

Qu’y puis-je ?

Rien ! 

J’ai chaud ! C’est tout, c’est beaucoup pour moi car je suis le centre de moi-même pour moi, enfin je crois …. à moins que mes vapeurs n’embrument l’échappée spasmodique de mes pensées primaires, voire secondaires … Un délire songes-tu dans le bleu de ton âme, un délire suite à un coup de soleil doublé d’un coup de chaleur …. chapeau (sans coup de ..) tu as deviné.

Pas de sauna, un con-gélateur … des glaces, des glaçons, un blizzard estival, une source glaciale, un doux zéphyr permettant quelques frissons, non d’angoisse, mais de cette sensation suave d’avoir une baisse de température qui roule sur le corps. Ô Hiver, où es-tu donc tapis (persan quelquefois), je te languis, je formule (1 … l’auto des circuits, l’hôtel pas cher aussi – pub offerte là) des espoirs à ton retour sous peu (soupeux) …. As-tu été banni de mon environnement transsudé ?

Où dois-je te héler, à plein poumon en feu, pour te revoir, blanc et givré, accompagner ma quête d’un bien être revigorant car, j’avoue dans un cri désespéré :  » J’AI CHAUD ! « 

Des mirages embuent ma vision salée des perles qui glissent de mon front …. des bouteilles exsudant une rosée frisquette, une piscine nantie d’icebergs, des giboulées de grêle, une bise coupant en tranche la chaleur apeurée, un assortiment de boules lactées exaltant des parfums de sorbets exotiques …. des mirages qui m’égarent, sans crier gare, jusqu’aux marches des escaliers mécaniques d’une gare d’où le départ vers le septentrion se prépare.

J’ai chaud … ici et maintenant !

A l’instar des lueurs de bougies qui me chauffent parfois, je vais  briser la glace du miroir pour aller me perdre dans la beauté glacée, soi-disant, d’une voie lactée étincelante où  trône cette douce ronde ourlée de ton sourire … cette unique flamme qui me sied, me réconforte et que j’aime …

Chris

juillet 6010

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L’apéro 4 juillet, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

L’apéro ..

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Un mot abrégé pour une durée sans temps, souvent sans eau (ou peu), mais avec un flot de paroles et de degrés d’éthanol qui parfois sont .. vertigineux, à saouler quelqu’un comme toi et moi.

C’est tout de même curieux que cet « usage » de faire une rincette avant les repas .. d’engloutir des doses de gnôle pour soit disant ouvrir l’appétit … en fait on pourrait y voir (en double) une tendance à se rassembler solitairement avec autrui et à s’essayer à fendre les barrières intimes qui retiennent, refoulent notre moi grisâtre souvent.

Bref n’oublions pas l’heure de l’apéro !

On a droit à tout ; cela va du « vin sucré » de nos grands-mères, à la carthagène bricolée at home, puis au pastagas plus ou moins sucré, aux vins « cuits », au visqui des snobs d’avant, à la gentiane des hauteurs, et tant et tant d’autres boissons … alcoolisées bien entendu. Ça baigne pourrais-je presque susurrer …

Convivial !

Convivial en un seul mot … paraît-il, est cette étrange cérémonie d’humidification du gosier par un truc fermenté plus ou moins fort … enfin le premier, car les suivants s’ajoutent de façon exponentielle. Ça grise ! Un peu comme la carte afférent au véhicule automobile qu’il te faudra ensuite éviter de commander ….. la marée-chaussée est munie de ballons, et pas de foot, pour voir ton degré, tes degrés de griserie …

Con-vivial !

Souventefois, ce n’est pas que sur la chaussée que le dérapage à lieu .. il peut être verbal, verbeux, voire physique à l’occasion …. il peut relever de la goujaterie, de la conn…, des tribunaux également dans les cas extrêmes pas si rares hélas. L’humain, du moins celui qui se voudrait être tel, parfois, se laisse aller au retour (rapide) vers l’animalité (108 excuses envers la SPA) des temps de jadis, où la force primait tout.

L’apéro..

Voici donc une cérémonie barbare, où le principe est d’éponger quelques grammes  que l’on nomme degrés, dans une attitude de prime abord mondaine, une sorte de rite où l’échange se fait via un liquide fermenté qui doit faire cul-buter des barrières sociales (mon oeil !), mais surtout et principalement des réticences issues d’une morale (vi ça existe ça), voir des inhibitions que l’on n’ose pas « sauter » tout seul.

L’apéro ..

Voilà donc un échange esseulé pendant lequel chacun s’imbibe un peu pour noyer, beaucoup, les barrières imaginaires et/ou réelles, qui font que l’être humain est tout de même un chouya civilisé, enfin on aimerait le croire … En fait, en fête, le liquide alcoolisé est là pour saper, miner, dissoudre le vernis que nous avons parfois, celui non pas qui nous fée briller, mais plutôt qui bride et retiens certains instincts des plus « primitifs » si l’on peut dire (108 excuses pour nos ancêtres buveurs d’eau).

Prétexte ou excuse, prétexte et excuse ..

Ce moment où l’on vide des verres (parfois en matière plastique) est une parenthèse .. entre solitude esseulée et solitude accompagnée. Il est parfois dit « l’esprit est dans le vin » …. je ricane ! Le plaisir de siroter un apéro ne doit pas, déjà, nous faire tourner la tête, voire même l’espèce de poids chiche (oui tu lis bien là aussi) qui y niche (à temps partiel souvent).

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Nous voici donc arrivé à au moment « M », celui de l’apéro .. accompagné de bricoles à grignoter, car on a la dalle (pas en béton) et ces agacements des dents est prétexte à une humidification continue du gosier irrité d’avoir narré tant de mensonges et d’âneries (108 excuses envers les asiniens) .

On est debout (au début), un verre à la main (vite asséché, vite re-rempli), l’élocution hésitante au début, s’accélère comme la baisse des niveaux des flacons ambrés …., l’oeil devient aussi brillant que la parole hésitante, voire même quelquefois pâteuse .. des borborygmes accompagnent aussi les sons qui se mêlent et s’emmêlent au risque d’être brisés par les dents  ne s’entr’ouvrant que pour happer le bord d’un gobelet ….

Bizarrement le sol paraît lui même vaciller, tandis que la température semble augmenter, alors que les divers (dix verres) niveaux de liquides manifestement se réduisent sous l’action d’une altération visuelle étrange, et sous l’effet d’une évaporation inexpliquée …  Hallucination(s) ?

Le regard devient trouble, torve, belliqueux, hagard …. on pourrait croire qu’il se tourne vers la mare marécageuse qui gît en soi .. pas en soie hélas. Ce regard hésitant, double, éteint car allumé vient rencontrer les vapeurs éthyliques qui remontent d’un estomac vide de bon sens, vers une tête déjà douloureuse des résonances de sons criards venant se heurter, comme une bille de flipper, au vide insondable d’une brume vaseuse.

L’apéro ..

De mon temps (oui déjà ….) c’était presque con-sidéré comme une sorte de « cérémonie magique » pouvant nous faire passer (non, pas fer à repasser !) de l’adolescence boutonneuse à la maturité de l’adulte (se devant de barboter dans au moins 17° – ni Celsius, ni Fahrenheit, pas même centigrade). Insolite et zinzin comme « rite » de passage (pas sage aussi).

Quand à celles et ceux qui croient qu’ajouter de l’eau est façon d’abaisser l’imbibition alcoolique, ils se fourrent le verre à viysquy jusqu’à la glotte, en même temps qu’ils suçotent la rondelle de citron en s’étouffant avec l’olive non dénoyautée ! « Couper son vin » n’a jamais ôté l’ivresse, ni l’ivrognerie qu’elle soit mondaine ou maladive ..

Festive ..

Ambiance festive est la réputation de l’absorption pré-repas de liquides, ça en est même devenu de « nos jours » un « apéritif dînatoire » ! Rien que cela ! L’excuse est donc trouvée, accolée à la bibine il y a la bouffe .. petits fours (même pas micro-onde), canapés (ne fantasme pas !), caviar (d’aubergine pour l’aspect végétarien), mini-saucisses (ne glousse pas !!), « bretzels » industriels, (made in … oui, ça aussi), chips en solde (on camoufle la date de péremption), toast de faux foie gras (les rires le sont .. gras à ces occasions .).

Ça désinfecte !

Les lèvre, d’où tombent (tombes) des bafouillis postillonnant ; la bouche aux dents acérées (par la jalousie) ; la langue (de p…) ; les mots incohérents et bredouillés .. bref un genre de logorrhée verbale un peu putride (trop souvent), des convois d’inepties (parfois), des insanités (viriles bien sûr), des cortèges de banalités (sans l’esquisse d’une once de réflexion) …. La justification « sanitaire » me laisse perplexe et irait jusqu’à m’inciter à boire un coup ! Oups …. effet pervers (paire verres), ça craint ! J’ai failli faillir …

Rideau(x)

Peut-être vaut-il mieux tirer le rideau sur ce sujet, avant que de vouloir y grimper aux rideaux dans une crise subite de délirium-tremens … sous l’effet conjugué de la chaleur estivale et l’imprégnation ingurgitative de ces fruits et légumes fermentés, voire distillés …. Ça baigne donc car comme l’on dit (à la télé notamment) un ver ça va, trois vous voilà asticotés …..

L’apéro ..

Celui que je préfère, outre (non pas la peau de bouc cousue pour contenir un liquide) une suze (plante des pentes) sur un lit de glaçons, c’est tout de même celui dégusté avec délectation (je te la présenterai celle-ci) en s’enivrant du spectacle féerique des constellations qui dansent sur la voie lactée, au plus profond de la voûte étoilée …

Chris

juillet 6010 

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