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J’ai chaud ! 13 juillet, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

J’ai chaud !

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Oui je le clame et le proclame : J’AI CHAUD !

Certes tu me diras, c’est l’été ! Et alors je m’en moque comme de ma première suée, ce n’est pas une raison pour qu’une serpillère doive suivre ma trace, humide, lorsque je me traîne d’un fauteuil à un bain de soleil (à l’ombre lui, je te rassure !).

Que me chaut qu’il fut le temps de la chaleur dans notre zone tempérée …. j’observe qu’il paraît que nous entrons dans une période de réchauffement de la planète ! Et bien MOI J’AI CHAUD déjà, ici et maintenant ! Et je le dis, redis …. nous sommes en république (paraît-il) et je puis m’exprimer ainsi, et contester cette augmentation (une de plus !!!) de la température ambiante, qui déclenche une autre qui m’est propre (oui je me lave), corporelle ! Que font donc les « services publics » ? Que fait le « gouvernement » ? Que fait le simulacre de « 1er Ministre » ? Que fait enfin le Président « bling-bling » de notre pays, à part se pavaner dans des lieux climatisés à mes frais (y-a qu’ça de frais !) ?

Hein ! Je te le demande !! Qu’en penses-tu, toi, si ton neurone ne s’est pas évaporé déjà dans la fournaise de ton crâne surchauffé (non pas par la réflexion – je suis lucide) par ce soleil de plomb qui fond sur toi, sans toit, comme sur moi un peu dégarni au niveau capillaire ?

Bref j’ai mes vapeurs, comme on dit, je me liquéfie goutte à goutte dans un flot ininterrompu du matin au soir, du soir au matin, de minuit à midi et plus … Tu connais ? Ce doit être l’andropause, précoce bien sûr, mais bien ancrée sous l’influence de Râ et de ses souffles brûlant.

Que faire ? Que fer dirait Tubalcaïen  du fin fond de sa forge aux braises rougissantes de ses tapes affectueuses pour qu’elles puissent illuminer ses créations à refroidir. Je n’en sais nib, nib de nib …. mais jamais je n’aurai  pu être lui, j’ai déjà un souvenir, cuisant, d’une plonge bourrée de vapeur d’un restaurant de ma jeunesse …. j’en frémis encore.

J’ai chaud !

Pas que par l’andropause taquine, non …. j’ai chaud de naissance, et ce n’est ni libidineux, ni lascif  bien que très charnel j’en conviens, je me sens cuire à petit feu et à gros bouillon, des ondes torrides s’échappent de ma personne et troublent ma silhouette dégoulinant dès que j’ai le malheur de bouger un doigt du pied gauche (oui opinion politique là). Que devrais-je avouer lorsqu’il m’est obligation de me déplacer, d’effectuer un effort (ne te daubes pas, ne persifles point : je suis fonctionnaire et j’assume ! ), d’envisager l’esquisse d’une réflexion intellectuelle mettant en surchauffe ma paire de neurones (hé oui, privilégié j’en possède deux .. encore, et quasiment en état).

D’aucun pourrait ironiser sur les grandes eaux que j’arrive à écouler de ma faible personne lorsque la température dépasse allègrement les 25° centigrades, et même Celsius …. j’en arrive à les convertir en Fahrenheit pour m’illusionner d’un froid que je sens faire frissonner ma colonne vertébrale et mes sept chakras avec un soupçon de volupté.

J’ai chaud !

Pâques … pas que pour la saison qui vient, dans notre hémisphère nord, s’établir à la fin du sixième mois de notre calendrier occidental, grégorien, quand le solstice est passé, celui de Jean (est-ce l’évangéliste ou le baptiste ? ) … tu hésites, tu sèches ? Voyons il s’agit de l’évangéliste … révise cet été tes connaissances bibliques.

C’est terrible ces sensations de fondre, de se répandre sur le sol, de couler dans sa transpiration, de nager dans son train de chaleur, d’être rougissant, exténué, les jambes coupées, le souffle haletant tel rantanplan de Lucky Luke , l’oeil noyé dans les mirages onduleux d’une vision frissonnante (non pas de froid ! ) ; c’est terrible ….

Dire qu’une dénommée « B.B. » osait chanter « nue au soleil » …. Oui j’avoue que cela peut avoir un certain charme, il faut juste faire attention à la cuisson si l’on souhaite une dégustation à point …. et sans brûlures cutanées (oui cutanée en un seul mot).

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Je transpire ….

C’est pénible, c’est désagréable, c’est gênant .. pourtant c’est utile, nécessaire voire indispensable pour se rafraichir, éliminer les toxines (certaines), nettoyer les pores …. c’est humain, et pour l’humain non plus le hasard n’existe pas.

C’est pénible cette moiteur qui se glisse et dégouline de la racine des cheveux (des rescapés) à la plante des pieds qui pataugent dans leur jus acidifié et quelque fois odorant en plus …. c’est humain, et pour l’humain rien n’est « sale », tout est dans sa nature.

C’est pénible d’avoir à guetter la moindre oasis ombragée lorsqu’on se faufile entre les flaques ardentes qui dévorent le bitume et le béton, autant que ma peau rougie, que mes yeux éblouis, que mon souffle rauque d’air bouillant dans la vapeur de mes déplacements.

Je transpire ….

D’avoir à m’éponger en permanence, avec une serviette éponge qui est à tordre dès le premier quart d’heure, est fastidieux, nom de d… ! J’angoisse à la pensée (unique ?) d’envisager une mobilité entre deux points saturés de chaleur, là où se fond …. expression juste …. ma sudation préventive, quasi psychologique.

J’ai chaud !

Oui je sais .. je suis pas le seul .. mais mon cas me touche de près et m’intéresse bigrement, un peu comme si la température me perturbait le bulbe rachidien, outre les glandes sudoripares …. j’en baverais presque si la sécheresse de ma bouche me permettait autre chose que de vagues (hoooo vague … mer … océan … fraîcheur …) borborygmes affolés.

Je me sens fondre ! Pas con-fondre …. enfin je pense (si, si ça m’arrive même en été) que je laisse toute une traînée de sueur en gouttes, en rus, en ruisseaux, en torrents .. je fonds ! Au secours, help, SOS !! Vais-je disparaître ainsi, dans un bref amas de brume informe ? Pourtant n’est-il pas dit « poussière tu es, poussière … », si ça continu je vais ressembler à un marécage, à une tourbière, à une soupe de cellules naufragées.

Qué calor … (Non il ne s’agit pas d’une pub dissimulée dont je n’ai que … fer)

Bon je dois cesser de m’agiter comme un poisson rouge dans un bocal d’eau bouillonnante sinon .. je suis cuit ! Et j’aime pas ça, je préfère être cru … pas au niveau langage .. encore que …. faut voir (à travers des lunettes de soleil) : soyons concis, à défaut d’être circoncis .. et toc ! Cette mini canicule personnelle me perd dans ses méandres de fournaise.

Qu’y puis-je ?

Rien ! 

J’ai chaud ! C’est tout, c’est beaucoup pour moi car je suis le centre de moi-même pour moi, enfin je crois …. à moins que mes vapeurs n’embrument l’échappée spasmodique de mes pensées primaires, voire secondaires … Un délire songes-tu dans le bleu de ton âme, un délire suite à un coup de soleil doublé d’un coup de chaleur …. chapeau (sans coup de ..) tu as deviné.

Pas de sauna, un con-gélateur … des glaces, des glaçons, un blizzard estival, une source glaciale, un doux zéphyr permettant quelques frissons, non d’angoisse, mais de cette sensation suave d’avoir une baisse de température qui roule sur le corps. Ô Hiver, où es-tu donc tapis (persan quelquefois), je te languis, je formule (1 … l’auto des circuits, l’hôtel pas cher aussi – pub offerte là) des espoirs à ton retour sous peu (soupeux) …. As-tu été banni de mon environnement transsudé ?

Où dois-je te héler, à plein poumon en feu, pour te revoir, blanc et givré, accompagner ma quête d’un bien être revigorant car, j’avoue dans un cri désespéré :  » J’AI CHAUD ! « 

Des mirages embuent ma vision salée des perles qui glissent de mon front …. des bouteilles exsudant une rosée frisquette, une piscine nantie d’icebergs, des giboulées de grêle, une bise coupant en tranche la chaleur apeurée, un assortiment de boules lactées exaltant des parfums de sorbets exotiques …. des mirages qui m’égarent, sans crier gare, jusqu’aux marches des escaliers mécaniques d’une gare d’où le départ vers le septentrion se prépare.

J’ai chaud … ici et maintenant !

A l’instar des lueurs de bougies qui me chauffent parfois, je vais  briser la glace du miroir pour aller me perdre dans la beauté glacée, soi-disant, d’une voie lactée étincelante où  trône cette douce ronde ourlée de ton sourire … cette unique flamme qui me sied, me réconforte et que j’aime …

Chris

juillet 6010

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