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Le sable 27 août, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Le sable

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Inévitablement ce mot fait penser à plage … à désert … et si l’on a la curiosité d’aller quérir un dictionnaire on s’aperçoit que ce mot singulier est défini pluriellement car « sable » est l’amas, l’agrégation de « grains de sable » !

Ainsi donc le sable est considéré comme un tas de grains séparés mais réunis … amusant, ça me fait songer à tant d’autres choses …..

Un « grain de sable » …. que de pistes de réflexions sur ce minuscule caillou (oui c’est un caillou, peu importe sa grosseur).

C’est quasiment l’avant dernière étape d’un rocher, avant de devenir poussière … oui comme toi et moi. Aussi je ne peux m’empêcher (et le veux-je ?) de voir dans ce « grain » l’himalaya qu’il fut un jour, le noyau insécable d’un atome (je dis noyau mais je sais que d’autres particules encore plus petites existent … voir un physicien pour explications) qu’il sera demain … Un reflet d’une planète, d’une étoile de l’immensité du cosmos dont j’aperçois, un peu, une partie de la voie lactée …

Regarder un grain de sable c’est observer l’Infini, l’infiniment petit comme l’infiniment grand, n’est-ce pas surprenant ? Alors .. imagine un peu quand tu regardes une plage, un désert …. tu vas te noyer dans l’immensitude où tu es Dieu et poussière simultanément.

Un « grain de sable » dans l’imaginaire populaire est parfois un handicap, cette infime parcelle qui vient faire capoter tant et tant .. à l’instar de la poussière qui vient faire larmoyer tes yeux .. et dois-je te parler ce ce sable qui ruine ta vésicule et tes reins, nous sommes si fragile que quelques grammes nous terrassent. Souviens toi de la fois où il fut ton compagnon de soulier … tu en as bavé non ?

Amusant comme cette minuscule parcelle de matière peut avoir d’influence, ne crois-tu pas ?

Elle peut enrayer un mécanisme de très haute technologie, comme un moteur à explosion, comme elle irrite ton oeil et ta gorge …. quelle puissance potentielle dans ce grain de rocher, comme s’il avait la mémoire de sa majesté de jadis … quand il était montagne !

Un « grain de sable » symbole du temps qui passe … dans un sablier comme dans l’érosion de notre planète ; étrange destiné que d’être le témoin simultanément de secondes et de millénaires. Ce grain observe, immuablement, la durée qui s’écoule par lui même … sommet vertigineux ou minuscule roche il est le Temps !

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Il s’allie avec l’eau, du ciel ou des océans, a en devenir parfois dangereux en étant sable mouvant .. celui qui aspire la vie animale qui fait un faux pas .. sinon il s’amuse à accepter d’être trituré, transporté, transformé en château éphémère sur une côte, ici et là. Il peut être accueillant et protecteur pour le coquillage et le ver marin …. riche est-il de sa diversité.

Il s’allie avec l’air du vent et des tempêtes pour aller visiter le monde au delà de son horizon …. Il griffe et gifle au passage ces jeunots de pics qui se croient majestueux, comme il le fut naguère dans les millénaires passés. Il abrase ton air et percute ton être quand tu oses tenter de le défier en restant droit face à lui ! Il peut même tourbillonner avec fureur à en arracher ton toit, ton toi également. Pourtant il sait aussi caresser ta peau, assécher ta sueur, ventiler ton souffle … jadis il fixait ton encre sur le parchemin.

Il s’allie avec le feu, celui des cieux ou l’humain …. transformation, transmutation …. vitrification naturelle, verre artificiel il en devient vitrail de cathédrale, protecteur souriant de ta demeure, contenant de ta boisson, mais aussi .. miroir. De grain de sable, de cailloux, de rocher, de montagne il est désormais ….. transparent, il est désormais ami et complice de la Lumière qu’il peut décomposer dans un arc-en-ciel : fabuleuse destiné non ?

Filtre .. lui qui peut nuire à tes filtres naturels en engendrant une abominable douleur, est lui-même un épurateur se laissant chatouiller par l’eau, en conservant les scories qui peuvent nuire à la pureté d’une future source. Bienfaiteur il en devient sympathique, s’amusant à fuir ta main dans une traînée argentée ou dorée …. poussières de lune ou de soleil.

Plage .. il aime à sentir les vagues le chahuter, le malaxer, le pousser et le tirer, le rafraîchir. Il s’amuse des cohortes enfantines qui s’essayent à le bâtir ; il frémit du plaisir des nudités humaines qui s’alanguissent sur lui ; il ricane des tentatives stériles de le retenir.

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Désert .. il se dore aux assauts plein d’ardeur, sans pitié, de Râ venant fouiller ses ergs en de vaines tentatives de le fondre ; il se laisse, superficiellement, emporter par Eole qui lui souffle des secrets muets ; il avance fièrement, tel Zeus, vorace et conquérant, en engloutissant irrémédiablement l’orgueil dérisoire de l’humain.

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Être sur le sable .. ce n’est pas qu’une posture estivale de vacanciers voulant bronzer, c’est aussi être ruiné .. le langage populaire et imagé lui est copieux, c’est un festin dont il faut savoir se régaler, sans que le sable ne vienne crisser sous la dent, ou même en avoir  les portugaises ensablées : non cette opulence de sens figurés et figuratifs peuvent, exceptionnellement, se sabler au champagne.

Mais ma préférence va à l’observation de ce sable qui coule, fuit et s’échappe d’une main d’enfant fasciné par cet écoulement inexorable … Il me projette avec force et vigueur dans l’infini des galaxies qui éclairent mes nuits argentées, mes songes bleus, mes rêves mauves ….. Cette foultitude de grains forme la plage de mon désert qu’est la voûte étoilée quand je ne vois pas flamboyer une étoile, un regard brillant, un sourire lumineux …

Chris

août 6010 

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Digression … La beauté de la vie … 8 août, 2010

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Hasard 7 août, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Hasard

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Déroutant ce mot .. il fait appel à la « croyance » d’une certaine manière, celle qui serait concomitante de la « destiné », quelque(s) chose(s) qui pourrai(en)t être imprévu(e)s quoique qu’écrite(s) … paradoxe non ? Quasiment le « Mektoub » (à la signification plus complexe qu’on ne le soupçonne) mêlé à une sorte de tirage au sort, une roulette (pas du dentiste là) qui s’associeraient dans l’union d’oppositions, un peu comme un « pavé mosaïque » …

Concept très étrange que voici .. Le « hasard » est imprévisible, et comme tel il pourrait être prévisible .. puisque ne pas prévoir n’est-ce pas déjà prévoir ? Démonstration par l’absurde ? Je ne le pense pas …. tout est-il écrit ? Qui sait ? Comment .. là est la question réelle …

Bref « c’est dû au hasard » entendons-nous souvent .. en fait qu’entendons-nous vraiment par là (oui par les ouïes bien sûr), ce son en deux syllabes vient heurter notre conscience, notre intelligence (si, ça existe), notre réflexion (heu ça aussi .. ça existe parfois), notre conception de la chose (pas de gaudriole ! La chose étant le hasard lui même).

Serait-ce un « jeu » de hasard que de tenter d’y voir plus clair dans ce concept complètement déjanté désormais . Pour un jeu de hasard on est soumis aux probabilités mathématiques, si mes souvenirs scolaires sont encore bons … alors entre probabilités mathématiques et faits apparemment « libres » que choisir (comme dirait une revue connue – pub gratuite ici).

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Je m’embrouille déjà, je t’embrouille encore .. mais tu n’es pas obligé de poursuivre, à moins que … hasard ?

Et l’aléa dans tout ça ? N’est pas une autre manière de nommer le hasard, dans la mesure ou l’aléa provient de circonstances imprévues ? En d’autres termes, l’imprévision devient source de hasard, hors ne pas prévoir ne veut pas dire que .. oui, tu as bien saisi où je veux t’amener. Paradoxe !

  »Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito » (A. Einstein)

Donc si j’arrive à me suivre le Hasard serait une Nécessité pour expliquer ce que je ne sais (encore) expliquer … oui c’est un peu tordu, mais tout de même cela me semble assez clair dans l’obscurité de mon désarroi initial. En fait ce que je nomme « hasard » se pourrait être en définitive qu’un évènement/temps non maîtrisé par mes sens, du moins les cinq classiques, qui me servirait pour me rassurer en quelque sorte ; « nommer c’est créer » …. et en ce cas créer c’est me permettre de me fixer une (pseudo) réalité assimilable, ou pour le moins acceptable …. Acceptable, certes, mais .. ce n’est pas une explication rationnelle ! Et puis que m’importe la rationalité dite « scientifique », ou plus exactement « matérielle » ; pour ma part j’aime bien « l’intuition » et le « ressenti global ».

Bigre, où en suis-je ? Le hasard guide-t-il mes doigts qui effleurent les touches du clavier comme si …. non, je me maîtrise, paraît-il. Bon donc l’aléa du hasard m’amène à envisager des chemins divers et variés (non pas d’hiver, ni avariés ! ), et ma curiosité naturelle, et acquise aussi, me traîne sur ces voies sans voix, toutes muettes de ma concentration à tenter de percer un brouillard qui m’étouffe un peu.

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Les pistes se bousculent, se chevauchent, s’interfèrent, se brouillent, se mordent, se fondent et se séparent tour à tour dans un embrasement de futurs possibles et réels, de présents potentiels parallèles, c’est quasi cacophonique plus qu’harmonique. Pourtant sur chaqu’un d’entre eux je suis !

Je suis Unique et Multiple à l’instar de Dieu, je suis Dieu … comme toi … mon demain est foisonnant, mon aujourd’hui est bouillonnant tant il grouille et pullule et regorge de moi et de toi sur ce fourmillement de sentes !

Il ne s’agit pas d’un palimpseste mais d’un Livre aux pages in-comptables mais dissemblables, chacune, de celles qui la précède, de celles qui la suit, de celles …. que je tourne, partout et à tout instant, seul …

« Le hasard, ce sont les lois que nous ne connaissons pas. » (E. Borel)

Dans le fond, « hasard » est si réducteur face à la multiplicité de la multitude multiple que j’aperçois du coin de l’esprit emballé et en surchauffe ! Il m’oblige à me tourner en moi, en mon coeur intime, au centre de chacune de mes cellules, pour tenter d’atteindre, enfin, le « Centre de l’Idée » !

Drôle de mot que voici là, on ne s’en dépêtre pas aisément, il est si simple que je me noie à tenter de t’expliquer ce qu’il peut représenter pour moi .. Ce qui est certain, aujourd’hui pour moi : je n’y crois pas !

Est-ce à dire que je suis fataliste en estimant que tout est écrit ? Peut être, mais ici aussi ce n’est pas aussi simple !

Oui c’est « écrit », mais l’écrit muet ne vaut pas tripette, c’est la Parole qui est créatrice par le son – vibration – énergie qui fait que quelque chose Est ! Je sais encore là c’est complexe, pourtant c’est scientifique et rationnel dans le fond. Pour qu’une « chose » existât, il faut impérativement qu’elle soit nommée, y compris par des termes comme « truc, machin, bidule », sinon (si non) pas d’existence … ne penses-tu pas ?

Bref, et pour faire court comme on disait à l’époque révolutionnaire française, pas de hasard mais une incommensurabilité de réalités à la fois parallèles et croisées (oui Euclide toussote un peu là) … Et ce n’est pas un « jeu » le « hasard », c’est finalement un choix humain de chaque seconde … à tout instant nous sommes sur de vrais noeuds ferroviaires sur le chemin de notre vie. Pourquoi crois-tu que les « légendes » de tous pays, de tous temps, parlent d’une quête et de sentiers difficiles, de labyrinthes, de forêts aux clairières inaccessibles …..?

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Ha …. tu vois ! D’un coup tu t’interroges sur mes élucubrations ….. C’est un bon début que de s’interroger. Il te reste désormais à en prendre l’habitude, à dialoguer muettement avec toi-même, à aiguiser ta curiosité, à accepter que ton intuition s’exprimât librement, que ta raison sois passée au tamis de tes doutes… 

Ce mot qui dissimule un curieux concept est-il bien compris ? A quel niveau le comprends-tu toi ? Ne semble-t-il pas être quelque peu aberrant d’envisager une seule nanoseconde que la « hasard » soit …?

Pourquoi ? murmures-tu devant ton écran où des millions de pixels défilent dans des cortèges organisés …

Parce que justement ces millions de pixels  sont organisé !

« Ce que nous appelons hasard, c’est peut-être la logique de Dieu; » (G. Bernanos)

Alors regarde bien, qu’il s’agisse de l’infiniment petit (infini) à l’infiniment grand (infini) qu’observes-tu de désorganisé ? Que vois-tu qui puisse te faire songer à un hasard ? De la structure moléculaire entr’aperçue grâce à un microscope électronique hyper puissant, à l’immensité incommensurables des galaxies à peine effleurées grâce à un télescope hyper puissant embarqué hors espace terrestre (Hubble) … où est le hasard ?

Peut-être est-ce de ce types de réflexions que sont issus les termes curieux de : « Grand Architecte (ou Horloger) de l’Univers …

Tu restes coi  .. un peu ensuqué par les perspectives issues de la brume de ton désarroi .. Non, non, le « hasard » existe cries-tu silencieusement ! Certes ce serait rassurant, confortable, pratique même à ta conscience quelque fois malmenée, un vrai sas de débordement permettant l’excuse de tes loupés ….

Comme toi j’hallucine, comme toi mon front se plisse sous l’intense réflexion (manque d’habitude probablement), et si …?

Et si .. et si … Oui et si j’ouvrai ainsi une porte, du moins si je l’entrebâillais au risque d’être décoiffé (ne rigole pas ! Toi aussi tu perdras de ta chevelure un jour), comme si cette porte, la … ième, m’était interdite par les risques d’entre-apercevoir l’inconcevable: EN SOF !

Non ce n’est pas un « jeu » …

Mais tant qu’à faire, me perdre dans cette infinitude de potentialités, de possibilités et de réalités dissimulées ……. je préfère me perdre dans un tourbillon, dans un vortex que j’irai quérir « au hasard » dans la plénitude de la voûte étoilée qui apaise mes pensées …

Chris

août 6010

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Trois des Eléments… terre en cours. 5 août, 2010

Posté par hiram3330 dans : Apports , ajouter un commentaire

Trois des Eléments… terre en cours. 

 

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Verte pour certains, azur  pour d’autres, claire pour la chansonnette, Elle coule, ruisselle, court, rampe, tombe, bref, elle mouille. Derrière son apparence calme lorsqu’elle est ru, elle déploie une force imparable quand elle se déchaîne en mer. 

Attention, ne te fie pas à ces apparentes faiblesses que je laisse  voir. «  Péricoloso  » ! 

Retiens les mots, ceux qui créent mes maux, ceux qui en demi-teinte reprochent, demandent sans jamais apprécier. 

Pathétique cette ardeur à vouloir être ou plutôt paraître contre vents et marées. 

 

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La vague  emporte loin, trop loin, elle englouti. Seules les bouées pourraient éviter le naufrage, son naufrage. A écouter les sirènes, il s’égare  sur une île dont la beauté éphémère provoque la perte. 

Mirage, illusion mythique dont personne n’est à l’abri. 

Ma gentillesse spontanée sans dessein raisonné est anéantie par l’ombre d’une menterie. Le ciel s’obscurcit, le monde chavire,  pour, l’instant d’après, laisser place à une cruelle clarté qui fait mal aux yeux. Elle les rougit, les mouille, les bouffi, pour finalement les assécher. 

Difficile de supporter, d’admettre que la fraîcheur n’est plus, elle a laissé place à  la maturité. Comment oublier, impossible, ce brasier sorti du volcan endormi depuis un demi siècle se réveille. Il est en moi, sa lave brûlante se répand dans mon corps laissant ma peau écarlate et dégoulinant. Je dois me libérer, j’étouffe, je lutte en vain. Il est le plus fort, il me rappelle sans cesse  ma solitude et rajoute à ma  douleur. 

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Pourquoi se réveille-t-il, pourquoi maintenant ?  Pourquoi, tout simplement ? Il me tourmente, m’empêche de respirer, m’angoisse, je perds le contrôle de mon corps. 

Malheureusement Il en est de même  pour mes sens ; terrible réalité qui t’éloigne de ces instants partagés avec une petite pierre que tu dis précieuse. Même mon souffle reste impuissant, il était pourtant magique sur le petit genou écorché. Sa puissance était alors aussi grande que la bourrasque qui chasse les nuages, le vent qui tend la voile, celui qui fait tourner les hélices du moulin, enfin celui qui nous pousse en avant coute que coute. 

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Le contre sens, face à lui, le souffle est court, il n’est plus…. 

J’étouffe, je me débats, je veux de l’air, ma bouche est fermée, mes lèvres soudées, je veux crier, je veux respirer….Trop tard, la force me manque, j’abandonne, mon cœur ralenti, il s’apaise et, tout doucement s’imprègne de l’indifférence salvatrice. 

Ouf, je peux ouvrir les yeux, avec le détachement que je lui dois. 

fin juillet 2010 

PPP 

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Merci, je patiente pour le quatrième : la Terre

 

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