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Trimestre.3 30 septembre, 2010

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Déjà .. comme le temps passe vite, si tant est qu’il passât, qu’il circulât, qu’il s’évaporât … Ne serait-ce pas nous, plutôt, qui nous déplaçons en tous sens ?

Troisième trimestre pendant lequel se poursuivent Juillet, Août  et Septembre en une kyrielle de jours, là aussi, « hors norme » .. Quatre-vingt-douze journées se décomptent ici.

Ce trimestre est le plus long, formellement, par ses deux mois accolés de trente et une périodes chacun, comme si l’été voulait durer  et perdurer.

Inconscience de l’espoir humain se croyant  supérieur à la Nature immémoriale qui domine chacune de ses composantes : minérale, végétale, humaine.

J’ai chaud ! Mais tu le sais je l’ai déjà écrit il y a peu, alors cette trilogie estivale me  sied tout en me faisant suer. Et dire que nous entrons dans une période de réchauffement de la planète !

Ce troisième des trimestres m’épuise rien qu’à y songer ; celui des congés, celui du bronzage, celui des …. glaces !!!

Je l’observe avec plaisir et méfiance au travers des verres fumés de mes lunettes, et revêtu d’une couche de crème (solaire hélas) à fort indice (écran total).

Je le sens pas celui-là de tri-mestre, peut être à cause de ma sensibilité à la chaleur, et pourtant Râ est un guide honorable .. mais tout de même, ce mercure (alcool itou) qui grimpe dans le tube gradué m’exaspère et me fait fondre rien qu’à le voir s’envoler. Oui, je devrais regarder ailleurs .. dans le cosmos universel d’une belle nuit estivale où se mirent mes pensées aspirées par un regard étoilé.

Et puis, mine de rien, subrepticement, quasiment en catimini (non c’est pas un quatre quatre) les journées s’émiettent seconde après seconde au profit d’une nuit qui, imperceptiblement, vient grignoter l’espace sinon le temps.

Le troisième des trimestres, parfois, ressemble à une troisième mi-temps sportive (pseudo sportive en vérité) avec ses excès et ses turpitudes, ses fatigues et ses brillances clinquantes, avec sa chaleur étouffante qui pousse le naïf à rechercher l’assouvissement d’une soif par des boissons … fortes, elles.

Mais il existe, pour moi, à mes yeux littéralement, une contrepartie sans prix (et vue la situation économique veau mieux) c’est l’allongement, non pas de la durée du travail (incongruité) mais de celle des ténèbres rafraîchissantes à plus d’un aspect. D’un aspect ? Non d’un billion d’aspects que je discerne doucement, avec un intérêt tendre au travers la nuée de points qui me font clins d’oeil et sourires, qui me fixent taquins, qui me rappellent …

Voilà pour moi la Beauté de ce troisième trimestre, non pas Râ étincelant, mais plutôt Isis et la cohorte de luminaires qui font une sarabande joyeuse et argentée dans le plus profond du ciel qui couvre mes rêves et mes songes, mes pensées et mes envies, mes nostalgies, mes souffrances également.

Ce trimestre se nomme donc en général dans notre hémisphère « été », trois lettres dont deux voyelles .. on pourrait écrire ce mot en triangle avec le « t » comme sommet, curieuse idée j’en conviens, pourtant elle me plaît. J’y réfléchirai une autre fois.

Juin, Juillet, Août … Mois chauds, ici, qui se gavent (en général) de soleil et me rôtissent même à l’ombre du feuillage d’un Laurier et d’un Olivier .. La perfection n’est pas de ce monde, mais est-elle d’un monde ? J’interrogerai, plus tard, le Sublime Architecte des mondes à ce sujet qui n’est pas sans intérêt (comme peut dire un banquier).

Mais non ! Je n’ai pas subi d’insolation ! C’est juste une dérive (coutumière) du fil (ténu) de mes pensées (oui tu vois c’est un pluriel), et non l’action carbonisant des rays de Râ !

Comprends-tu le pourquoi de ma réticence envers ces trois là qui arrivent à me faire délirer (hum, bon c’est une excuse comme une autre ça) en plus de me faire rosir, puis rougir sous le feu de leur complice solaire.

Je languis la suite, et pour me faire patienter j’attends, toutes écoutilles béantes, le choc sourd de la nuit tombante … Là je suis « bien », l’or s’efface dans un rougeoiement lorsque Sol plonge dans la ligne d’horizon, et, peu à peu, pénombre aidant, c’est l’argent de Séléné qui vient allumer la nuit.

Fasciné je me baigne dans cette marée cosmique où je sais que je vais y trouver, y re-trouver …

Chris

Septembre 601O

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Trimestre.2 25 septembre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

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Déjà nous en sommes là, sans être las .. 

Avril, Mai et Juin s’avancent avec une douceur printanière, et la nostalgie d’un passé où ils étaient, ensemble, le premier des trimestres .. Humain tu les as frustré, humain voit comme ils sont peu  rancuniers .. ils ne t’en veulent pas et annoncent la période où Nature se réveille ouvertement, comme les fleurs.

J’avoue une faiblesse affectueuse pour le second de ce trio, probablement une réminiscence d’un passé pas si lointain ou le jour premier de ce mois là fut le premier d’une année, et occasionnellement depuis quelques autres années un anniversaire qui m’est particulièrement cher, mais pas onéreux.

On peut ouïr, en songeant à ces période, les quatre saisons de Vivaldi ; c’est en effet une perception auditive non négligeable, qui va de pair avec les autres pour que nous puissions savourer pleinement une globalité allant sans conteste bien au-delà de nos sens dit « communs », l’homme reste un être méconnu pour l’homme.

Les semaines se déroulent paisiblement en cette période, comme si l’éclosion visible de la nature, ses poussées multicolores et odoriférantes nous poussaient vers un calme apparent car …. gare ! C’est la poussée de sève dont il s’agit, ce moment où la nature dans sa totalité re-nait et explose en envies de croissances et d’enfantements.

Étrangement ce second  bourgeonnant est une transition qui, souvent, fatigue l’humain sortant d’une sorte de léthargie hivernale, une presque hibernation .. Les frémissements qu’il sent en lui, telle la sève des végétaux, sont-ils éphémères car saisonniers ? Que nenni, mais sa place naturelle au sein de la nature lui fait se mettre au diapason du monde animal dont il n’est, dans le fond, qu’une des espèces.

Et oui …. le « trimestre » nous entraîne vers l’animalité de l’homme (et de la femme bien sûr).

Je m’aperçois, comme toi, que partir d’un mot recouvrant une idée, un concept m’entraîne vers une foultitude de segments qui ressemblent  aux fleurs étincelantes de l’explosion d’un feu d’artifice non maîtrisé et multiformes …

Seconde triplette, la printanière est souriante, dansante, déjà ensoleillée .. ces trois mois sont sensiblement courts .. dans leur nombre de lettres, dans leur prononciation, dans l’illusion de la vitesse de leur passage … et Mai est si saucissonné qu’on s’en gave sans crainte de s’engraisser de ses jours fériés. Ainsi ce dernier du second nous coupe l’envie (si si si, certains l’ont) de travailler !

Après les songes hivernaux, la préparation du réveil « visible », la maturation profonde désinfectée par le froid indispensable, l’éclosion s’esquisse dans la douceur de rayons tièdes qui viennent effleurer, frôler la nature qui s’étire en baillant un peu, en souriant beaucoup.

On peut comprendre que ce second fut jadis Premier … L’homme terrien et agricole voyait de ses yeux germer son travail préparatoire et se réjouissait de la vigueur des sèves qui allait, qui sait, le nourrir.

Trimestre, ce second là est guilleret, voire taquin par ses hésitations et ses ironiques gelées tardives .. « Ne pas se découvrir d’un fil « ne dit-on pas pour le premier de cette série, mais aucune précision sur ce fil ci ! L’imagination qui bourgeonne en nous aussi nous laisse tant et tant d’interprétations que l’on s’esclaffe de nous-même.

Il nous file le tournis par ses poussées de frémissements que l’on sent, grouiller, au plus profond de notre être, pas de notre « paraître » qui du coup se sent esseulé … Ce bouillonnement ressemble à l’instant où un volcan risque d’exploser dans des projections incandescentes, mais pas de brûlure dans l’immédiat, juste cette pression (non pas le « demi » voyons) sans mousse qui gargouille comme un appel d’affamé.

La gaité règne en ces instants, issus de l’hiver ne l’oublions pas, les envies se bousculent ..Tu es fébrile soudain .. des fourmillements naissent en toi ne t’en rends-tu pas compte ? Et c’est ainsi à chaque second trimestre, quel que soit l’âge, quelle que soit l’heure ….

La nuit est devenue plus courte, mais ô combien plus « lumineuse » et plus « douce » souvent …. d’ailleurs profite ! Surtout, surtout n’omets pas d’aller quérir du regard cette voie lactée qui trône si bien dans la voûte étoilée … tu sais … oui là ou brille Une Étoile.

Chris

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Réunion secrète d’outils 24 septembre, 2010

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Plusieurs outils tiennent une réunion secrète dans l’atelier de l’ébéniste pour régler un différent.        

Le marteau préside, mais les autres l’informent qu’il doit démissionner :   « tu es trop lourd et tu fais trop de bruit » lui reprochent-ils. 

Parfait répond le marteau, dans ce   cas, je demande que la vis soit expulsée de cette réunion : elle tourne toujours en rond, c’est une vraie girouette qui ne nous est pas utile !        

La vis, vexée, accepte son sort mais s’en prend au papier de verre : il est âpre, rugueux et provoque sans cesse des frictions avec les autres membres   du groupe.        

D’accord répond le papier de verre, je pars à condition que le mètre lui aussi soit expulsé : il nous toise de sa hauteur et juge les autres à sa propre mesure.        

Soudain, l’ébéniste rentre dans son atelier, mettant fin à la réunion secrète.

Pour terminer la belle table en chêne sur son plan de travail, il utilise tour à tour le marteau, la vis, le papier de verre et finit par prendre   la mesure exacte du beau meuble avant   de le livrer.

D’un large tronc, il a tiré un   magnifique mobilier.        

Lorsqu’il quitte l’atelier, les outils se réunissent à nouveau.

Cette fois, la scie prend la parole : « Mes   amis, inutile de nous quereller : nous avons tous des défauts, mais l’ébéniste  travaille avec nos qualités. Ne nous concentrons pas sur nos faiblesses, sachons nous montrer sous notre meilleur jour et nous rendre utile. Faisons ce pour quoi nous sommes les meilleurs ! »       

Les êtres humains sont comme ces outils : nous avons tous des points   faibles et des points forts. Ce qui nous rend précieux, ce sont nos atouts, plus que nos défauts.        

Ensemble, nous sommes capables de construire, de progresser, de créer la beauté et la qualité.        

« L’homme de qualité exige tout de soi. C’est un souverain. L’homme sans qualité exige tout des autres. C’est un despote. »    

Louis Pauwels

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Trimestre .1 20 septembre, 2010

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Tri-mestre : trois mois …. bon je sais que tu sais la définition de ce mot avec « tri » en premier ! Mais que t’inspire-t-il de plus que cela ? Tu bougonnes d’un coup en pensant « je n’en ai rien à …… » ! Et bien si ! Tu dois te forcer à utiliser (de temps à autre) la masse qui emplie ton crâne, enfin en principe ….

Trimestre, succession consécutive de trois mois, et ici en ce cas précis, s’agissant du Premier ce sont donc Janvier, Février et Mars qui composent cette trilogie temporelle. Élément remarquable ces trois mois ont chacun une durée différente, l’un d’entre eux (précisément entre les deux autres) pouvant varier toutes les quatre années ; c’est cocasse non ?

Ces premières considérations te paraissent bizarres, voire même inutiles .. je te comprends, moi aussi je fus « rouillé », mais pense bien qu’user de tes neurones (vérifie tout de même ce pluriel pour toi) peut servir, dans l’immédiat comme dans l’avenir : enfin moi ce que je t’en dis …

Or donc cette première poignée d’une douzaine de semaines (admire : poignée et douze …. les mathématiques sont variables pour moi) est, traditionnellement pour notre civilisation « judéo-chrétienne », celle qui débute l’année civile. Oui rien de transcendantal ici .. toutefois j’appelle muettement ton attention sur la curiosité de débuter ainsi un premier janvier, ce qui ne correspond, astronomiquement, à rien, que dalle, nada !

Tu restes insensible à cette bizarrerie humaine, tu en vois tant par ailleurs .. je comprends.

De plus ce trimestre se veut être défini comme l’Hiver, période théorique allant d’un solstice à un équinoxe : du solstice d’hiver à l’équinoxe du printemps. Bon d’accord mais le solstice réel se trouve être le 21 décembre (ou le 22), quand à l’équinoxe de printemps il est fixé au 21 mars (ou 22) … ça ne colle pas mathématiquement et astronomiquement, ni même physiquement ! Il y a un décalage !! Pourquoi ???

Oui pourquoi ? Je te pose la question ! Ferme la bouche .. tu es surpris d’être interpellé .. (et si j’étais flic, je te dis pas …), pourtant tu as lu les mots jusqu’ici, ils forment même des phrases les bougres, et toi tu restes sans voix .. (un conseil, ne te présentes pas à une quelconque élection .. t’as aucune chance !).

Je te sens, au travers de cet écran électronique, et en temps décalé, interloqué …..

Qu’est-ce que tu crois ? Que la solution (s’il en existe au moins une) va t’être apportée comme une becqué à un oisillon ? Tu crois ça ? Et d’abord pourquoi  lis-tu ce texte ? Es-tu passif .. face à l’écran bien sûr, le reste ne me regarde pas ; es-tu voyeur sur la toile of course, le reste ne me regarde pas plus.

Revenons zan (nostalgie de jeunesse) à nos moutons (pas ceux sous le lit), le premier trimestre compte trois mois aux durées différentes, surtout le second – février – qui joue un peu les bizarroïdes voulant se rendre intéressant (il l’es d’ailleurs). De plus je te fais remarquer que le premier des trimestres correspond à l’Hiver …. serait-ce à dire que le début est là, et non au printemps ? Alchimie quand tu nous tiens …

Tu peux constater, j’espère, que les apparences peuvent être trompeuses .. que les illusions peuvent foisonner .. qu’il convient de garder l’oeil (parfois les deux oeils oui je sais) ouvert et l’esprit (enfin ce qui en tient lieu) clair pour être attentif  à l’inattendu banalisé faussement .. tu me suis (de suivre ici) ?

Trimestre donc : trois mois et quatre trimestres, tu en conclus ? Trois fois quatre égale douze, et je te laisse te dépatouiller avec de possible correspondances chiffrées et numérologiques .. En plus trois mois à quatre semaines ça fait, si je ne m’abuse, douze semaines …. Enfin Trois (nombre très particulier dont tu trouveras de multiples et très intéressantes interprétations) et Quatre (idem que la parenthèse du Trois) additionnés font …. Sept ! Et toc !

Quand à la signification des nom des mois … cherche et tu trouveras ! Et oui, il faut bosser pour devenir chamelier dans le désert de la connaissance non innée …

Bref trimestre reste une zone/temps des plus arbitraire me semble-t-il, comme si les humains s’étaient ingéniés à triturer les jours pour faire des semaines et des mois correspondant à leurs vues personnelles, à leur « propre vérité révélée ». C’est pas un scoop, mais ça laisse rêveur sur « l’histoire humaine » qui déborde ainsi de faux semblant, de vérités erronées, de distorsions forcées, d’arrangements des plus spécieux.

Enfin celui-ci est le Premier .. déclaré comme tel « légalement » dans une année « civile », et déjà pour nous « français » il existe une différence conséquente entre année « civile » et année « scolaire » … alors si on veut en plus fouiller sous la gangue épaisse de la réalité du passé camouflé, on n’est pas sorti de l’auberge ! Mais qu’importe l’auberge (ibère souvent) …. la curiosité pousse aux reins.

Trimestre Premier .. Il débute le « Jour de l’An » (un nouveau scoop – je te gâte ..) fixé ainsi en occident chrétien, ou plus exactement chrétien catholique romain/protestant mais pas orthodoxe, ailleurs je te laisse une fois encore t’enquérir de ce point particulier, d’autant plus particulier qu’il est pour beaucoup « l’Oméga » (la lettre grecque celui-ci).

Amusant ce trimestre compte 90 jours trois années consécutives et quatre-vingt-onze la quatrième : qu’est-ce à dire ? Non la question c’est moi qui te la pose à toi ! Un trimestre à géométrie variable, quasi « olympique » … Olympique tout court, plus justement tout long : année bissextile, février vint-neuf journées, trimestre quatre-vingt-onze jours totalisés.

Ce premier civil est le second scolaire, c’est beau l’éducation … on égare nos petites têtes studieuses dès le début du commencement qui se trouve être la fin, alors que les frimas poussent à l’engourdissement théorique, à la préparation de la Vie en réalité. Comment bien débuter dans la vie en se basant sur une donnée des plus suspecte, mathématiquement et physiquement, biologiquement contestable scolairement ?

Bon il est temps .. « temps » , de clore provisoirement ce « premier trimestre » pour laisser place à la maturation de tes réflexions, de tes interrogations, de tes ricanements que j’entends d’ici et de là-bas …. Tu peux, mais tu dois songer que tout cela ne sont pas que des mots, et quand bien même, la « puissance créatrice » des mots te sidérera si tu y prêtes (sans gage) attention … Et lève les yeux vers la Voie Lactée, tu y verras …

Chris

septembre 6010

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Volcan 19 septembre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 3 commentaires

Volcan

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Des milliers existent et vivent sans que tu ne t’en rendes vraiment compte, hors éruption télévisuelle …. La terre, notre planète, Vit !

Phénomène aussi magnifique que terrifiant nous renvoyant à nos peurs ancestrales, actuelles et futures .. Que pouvons nous faire devant ces jaillissements fabuleux, à peine prévisibles, in-maîtrisables, fantastiques d’une Beauté bourrée de Force incontrôlable.

D’aucuns parlent d’une colère de la Terre .. les sots ! Ce n’est qu’une des manifestations spectaculaires de la Vie de Gé qui s’exprime par une expectoration  de l’humeur interne qui nous chauffe et vivifie notre sol et notre air, comme notre eau.

Phénomène naturel qui fascine l’homme, qui titille ses craintes, qui chatouille son imagination, qui caresse son effroi et sa panique d’impuissance face au sang de notre bille dans l’éther incommensurable.

Hypnose face à ces gerbes de vomi incandescent qui viennent éclairer la nuit et assombrir le jour, inversant le temps en quelque sorte, brûlant l’habitude journalière, carbonisant la nature …. anthropophagie terrestre, terrienne ….

Dieu courroucé ?

Éruption de colère, explosion punitive, expression vengeresse ? Que sais-je encore ont pu penser nos ancêtres .. et même nous !

Sciences et connaissances nous expliquent, sans nous rassurer, parfois sans réellement nous convaincre tant la peur est ancrée au plus profond de l’Etre .. 

Impuissance devant cette forge qui s’ouvre sous nos yeux, sous nos pas, sous …. Le Feu ! La puissance qui fond tout en un magma épais et inexorable jusqu’à la nouvelle coagulation comme une opération alchimique dans un athanor démesuré.

Odeur d’oeuf pourri, odeur de Souffre, odeur du Diable, odeur d’Enfer .. asphyxie de la vie animale, crémation de la vie végétale, liquéfaction du minéral … Bouleversement in-humain, bouleversement de la nature, étape alchimique, étape d’un cycle, recomposition des atomes, renaissance par l’engrais de la cendre, transformation, transmutation …. accouchement de demain virtuel.

Volcan

Qu’il soit terrestre ou sous-marin il bouillonne de vie et de lave, il va s’exprimer par des grondements profonds, des jets brûlant, des scories étouffantes, des gaz délétères …. un peu comme si la Terre se purgeait de certains de ses miasmes, pour rajeunir qui sait ?

Il dégouline à travers vapeurs et nuées de cendres .. sa lave va s’étendre et s’épandre sur ses flancs ainsi martyrisés, désertiques, rabotés, ensevelis dans cette gangue qui va plus loin se durcir et se craqueler dans des spasmes rougeoyant lançant des geysers de vapeurs âcres et irritantes, comme pour faire le vide encore.

Cette fureur qui se déchaîne et se développe dans un spectacle superbe et mortel me rappelle des images du passé …. lorsque je sentais, en moi, cette colère et cette rage qui frappaient ensembles contre ma raison, usaient mes nerfs vrillés, déclenchaient des vagues de bile acide.

C’était naguère, c’était hier .. c’est inscrit dans la lave refroidie .. c’est une strate sculptée de plus.

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Volcan

Telle une bouteille de champagne tu fais sauter un bouchon, vieux, qui calfeutrait ton jadis et tes miasmes …. un accès de tension, une poussée du magma qui veut voir le jour, comme si un médecin d’avant te faisait une saignée pour abaisser le pression.

Cette explosion est salutaire, ainsi elle détruit, ou plutôt transmute ce qui nuit au passage de ta sève torride, qui dévale et avale le moindre espace d’un présent déjà passé. Rabotage, transformation comme un Tubalcaïn dans sa forge qui s’efforce de perfectionner matière et caractère.

Et la Beauté … de cette Force ignée on peut rêver qu’ensuite, qu’après, l’apaisement venu, ce sera la Sagesse qui pourra pointer, se développer, apaiser mes tensions internes face au déchaînement qui me hante encore et toujours. Comment ne pas rester statufié, telle Loth, en contemplant ces myriades luminescentes .. j’en arrive à assimiler la notion de « beauté du diable » en quelque sorte, et d’un point de vue symbolique.

Et la Force … de cette Beauté ardente, à l’instar d’un buisson de la bible, m’étonne, me fait me mirer dans mon reflet fugace tant la chaleur évapore mes défenses. Bizarrerie de l’humain que je suis, je m’aperçois ici que le symbole, comme le volcan, vit ! J’en perçois soudainement le souffle de sa respiration …

Et la Sagesse … de cette Force et de cette Beauté, j’en reste esbaudi, muet, saisi (pas comme un steak tout de même), non plus rêveur mais … songeur ….. plongé maintenant dans le magma de mes pensées, les yeux fixés sur ces multitudes de points rougeoyant qui me renvoient vers l’infinité des diamants qui ornent la voûte stellaire.

Volcan

Je suis serein (comme un canari libre), je suis également cool et zen … trilogie qui m’est chère comme ….. Je suis en cet instant figé, lucidement certain que les apparences sont des illusions, mais sont simultanément des sortes de miroir très intimes à chacun d’entre nous. Les idées se pressaient en mon esprit devant ce volcan actif, j’en arrive presque désormais à frôler, à caresser du bout d’un doigt le « centre de l’idée » : c’est stupéfiant, presque magique, quasiment transcendant !

L’asphyxie des gaz, l’étouffement des vapeurs et fumées, la calcination des matières ne sont que des étapes « vitales » paradoxalement à une re-naissance rénovée et re-vivifiée ….. La nature est un Maître à écouter et observer avec l’attention, sans à-priori, d’une ouverture d’esprit assoiffée de connaissance(s) et de savoir.

Belle leçon que d’appréhender, sinon d’accepter lucidement, qu’il faut par étapes aller du Noir au Rouge .. en passant par le Blanc : curiosité de l’âme humaine qui queste perpétuellement son passé-présent-futur en imaginant même, quelquefois, être l’équivalent, la réplique d’un Grand Architecte des Mondes.

Fol est l’homme de se rêver être l’égal d’une déité incarnée … L’observation d’un volcan en « vie » devrait lui faire sentir sa « petitesse » morale, sinon physique …. mais également en observant ces étincelles de matière lui faire acérer son regard sur son environnement, sur son intériorité. Tout ce qui est en haut n’est-il pas comme ce qui est en bas ?

Lorsque que la langue de pierres liquéfiées, inexorablement, progresse jusqu’à se figer j’en profite pour épier, avidement, la Voûte Étoilée qui s’y reflète, et admirer la Voie Lactée qui se découvre dans tes yeux

Chris

septembre 6010

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Expression 6 septembre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Expression

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La surface blanche, et propre, fascine par sa pureté immaculée de l’instant d’avant ..

Tu la fixes, la scrutes, la dévores de ton regard déjà caressant qui lui ôte sa virginité apparente .. Cette toile pure et sans tâche encore se pare, pour toi, d’une multitude de traits et de couleurs, de volumes et d’idées, d’imaginaires non encore posés …

C’est comme un kaléidoscope que ton regard balaye cette espace plane encore apparemment vierge.

Pourtant tu vois, du discernes, tu distingues la trace future que tu vas y déposer dans des gestes amples et souples, tu sens littéralement la couleur qui va venir engendrer le mouvement immobile et magique de la vie issue de ton cerveau, de tes songes, de ta réalité de l’instant.

L’Oeuvre est là ! Sa naissance visible n’est dans le fond qu’un détail pour autrui, pour toi Maître d’Oeuvre elle est en toi, elle pousse comme l’enfant à naître, elle s’agite sans geste prête à bondir et à emplir l’espace sacralisé qu’est devenu ce panneau de toile frémissant d’une attente aussi douloureuse qu’excitante.

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Ça bouscule, ça rue dans les brancards, ou plus exactement dans les circonvolutions des hémisphères gauche et droit de ton cerveau .. l’esprit turbine, l’imagination se heurte aux parois crâniennes, l’oeil s’aveugle en contemplant ton moi sans toit, les doigts s’agitent en cherchant avec un peu de fébrilité le pinceau, celui qu’il faut et pas un autre.

C’est l’instant !

La virginité va laisser place à une parcelle de ta vision … cet espace va se parer de ton ressenti, la blancheur va se teinter de ton regard intérieur, le vide théorique va se parer de tes perles.

Banzaï ! A l’assaut ! Le pinceau tel un sabre va se couvrir de couleur  avant d’aller zébrer, caresser, colorer l’infini sans couleur qui te fixe narquoisement et qui t’excite presque avec colère .. Il est temps de couvrir ce vide, qui n’en est pas un, par ton Idée teinte aux couleurs de tes envies.

A l’abordage de ce navire encore éteint, tes voiles d’un souffle puissant viennent peindre la naissance épuisante de ton imagination qui gronde et gémit en venant couvrir cette nudité provocante. Ouf des tâches jaillissent, des traits se croisent, des points picorent l’indéfini … L’expression vient de débuter son enfantement que tu diriges d’une main de Maître.

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L’esquisse paraît avec une douce lenteur sous les coups secs de pinceaux humides du besoin de se plaquer, et de marquer leurs empreintes qu’ils croient, naïfs, maîtriser alors que c’est toi qui de tes doigts souples entraîne les déliés, les creux, les traits …. Maître d’Oeuvre, Maître d’Ouvrage, Maître de la création te voilà agitée d’une saine force te poussant vers la beauté d’une sagesse interne …

L’abstrait incréé de ton imagination ( imagination est-ce sûr ? ), de tes pulsions profondes, de ton souffle viscéral, de ton esprit en ébullition surgit tel Zorro de la nuit pour éclairer cette blancheur cédant  …. l’abstrait .. l’abs-traits .. l’art du trait .. glissement sémantique allant de pair avec le glissement des pigments qui se chevauchent et se mêlent.

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Tu mélanges ta transpiration salée aux couleurs sucrées dans une apothéose d’arc-en-ciel, de feu d’artifice .. mais s’agit-il ici d’artifice ? L’épuisement qui te gagne, qui te malaxe, qui te vide alors que l’oeuvre , que l’ébauche d’un croquis pousse ses tentacules comme une marée inexorable, l’épuisement en devient un soulagement, l’amorce d’une quasi extase … étrange phénomène que voilà.

Étrangeté de la création spirituelle venant s’incarner par la couleur sur une toile virginale souriante de ces noces artistique autant que mystérieuses .. mystiques parfois, éclatantes toujours d’une gaîté sincère venant du fond de ta douleur interne … paradoxe de l’art et de ses expressions diverses et personnelles.

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Un peu hagard tu fixes ces éclats de couleurs qui s’assemblent et ressemblent, partiellement, à ta soif d’expression .. moment de frustration devant l’inachevé (c’est toujours inachevé tu le sais …), moment d’incertitude (le doute tu connais …..), perplexité face à ton image fragmentée et fragmentaire (c’est pas nouveau …….).

D’où provient donc  ce « tableau » ? penses-tu silencieusement .. étonnée que tu es d’avoir accouché d’icelui ainsi et pas autrement. Pourtant c’est ton corps, relayant ton esprit qui a fait naître cette image qui t’étonne, te frustre car tu ne t’y reconnais guère, peu, pas beaucoup .. et oui ce n’est pas un miroir ( te souviens-tu de lui ? ), juste une bouffée de ton être dans l’infini d’une seconde qui a déjà disparue, fuyant ton regard critique.

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Expression …

Mot si complexe dans sa simplicité, il va bien à ton « art » de traits et de couleurs, de courbes et de cachets, parfois même de présages .. ceux qui dévoilent une parcelle de l’âme, ceux qui font comme un canevas du labyrinthe de notre présent à venir, ceux qui sont nous aujourd’hui et demain.

Mot « guttural » muet pour toi qui l’exprime par la peinture lâchée sur l’immaculé d’un plan inexploré dans l’instant qui jaillit, fougueux, de ton esprit multicolore ..

Mot sans lettre … comme si tu ne savais ni lire, ni écrire, ni même épeler …

Expression de l’infini, comme celui que je regarde, moi, en levant les yeux vers la voûte étoilée …

Chris

août 6010

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