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L’Egypte 23 décembre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

L’Egypte

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Oui l’Egypte, mais l’Egypte antique … celle des pyramides et des pharaons, celle de mes livres d’histoire illustrés de l’école et de la sixième (à l’époque ..), celle qui m’a fasciné comme elle fascina Napoléon (1er) …. heu c’est juste un parallèle là entre lui et moi .. un parallèle tu sais ce que ça veut dire mathématiquement.

Je rêvais les yeux ouverts (c’est mieux pour marcher) de ce delta du Nil qui coulait (et coule toujours crois-je) à l’envers sur la carte géographique .. du sud au nord .. Rien que cela me faisait frissonner d’aisance.

Puissance impériale de l’époque où je n’étais pas né, du moins j’en ai pas souvenir, qui dirigeait le « Monde » d’alors … enfin pensaient-ils eux-mêmes les égyptiens de jadis … de la Basse et Haute Egypte triomphante.

Fascination pour cette étrange contrée où le souverain était simultanément « séculier » et « régulier » … Maître physique et Maître religieux, un homme orchestre en quelque sorte ….. Comme le Dalaï -Lama du Tibet martyrisé … Conception d’un pouvoir temporel et spirituel bien étranger, dans les deux cas, à nos « démocraties » d’aujourd’hui.

Fascination pour ces prêtres multiples dont un seul, une fois l’an, pouvait dans la solitude du plus profond d’un temple prononcer le « Nom ineffable » … Fascination pour ces divinités qui foisonnaient, toutes plus cocasses les unes que les autres avec leurs corps, leur tête animalière, et pourtant laissant à songer, à méditer .. à comprendre.

Fascination pour la légende (légende ?) d’Isis et d’Osiris … quelle charge symbolique, mythique et mystique ….. provenant elle-même d’un plus lointain passé. Fascination pour la spiritualité de chaque instant en cette mystérieuse Terre Noire soumise à l’inspir d’un fleuve qui par son inondation annuelle fécondait l’étroite bande viable entre les désert qui l’enserraient (l’enserrent encore).

Fasciné comme devant le Cobra Royal qui se dresse sur la tête de Pharaon …

Vaste empire où l’harmonie devait régner avec Maât.

Voilà un pays surprenant où le sable se dispute avec le limon, où les animaux prêtent une partie de leur corps aux dieux qui pullulent, où le gigantisme des constructions laisse pantelant, où la « Règle » règne au travers de l’humain déifié …

Déroutante philosophie de la Vie tournée, en apparence, vers le Mort …..

Les momies, qui furent une novation importée, trahissent la notion même d’universalité de la conception égyptienne où tout procède de tout, où rien ne se crée … secret … sacré … La poussière doit retourner à la poussière, telle est la « Loi de Maât », la conservation des corps matériels n’est qu’une déviation de l’Esprit.

Fascination devant ces pseudo tombeaux que sont les trois (oui trois) pyramides les plus « célèbres » … célèbres car emplies de mystère plus que de momies qui n’ont jamais corrompues les lieux sacrés … sacrés car expression symbolique, codée, dissimulée d’une Connaissance et d’un Savoir qui nous laissent ébahis.

Et le « livre des morts » … qui en réalité se nomme « Livre pour sortir au Jour » …… à l’instar du « Bardo Thödol » (Libération par l’audition pendant  les stades intermédiaires) que nous conte-t-il ?

Le premier, égyptien, est un ensemble de papyrus accompagnant le défunt, étant inscrit également (hiéroglyphes) sur les murs de sa tombe, narre le chemin que l’Être doit parcourir … Le second, tibétain, est lu au mourant pendant son agonie pour le diriger vers la Lumière dans un premier temps. Dans les deux cas nous pourrions comparer ces « textes » à des indications de « GPS » assistant la parcelle immortelle de chacun d’entre nous pendant sa transition d’ici à là-bas …

Une philosophie de … Vie !

Une philosophie qui est sous nos yeux, émerveillés, par les fresques colorées, les statues énigmatiques, les monuments monumentaux, les hiéroglyphes … cette écriture dessinée aux sens multiples, gradués, d’une infini richesse … comme celle dans ces glyphes superbes.

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Écriture Sacrée, sacrée écriture qui se lit, se découvre, se médite à des niveaux différents, un peu comme une lecture kabbalistique de la Tora ou de la Bible. Ces « signes » symboliques qui parlent directement à l’âme, au Ka et au Bâ … à l’intime de mon moi à travers des formes et des couleurs, des creux et des reliefs, une « BD » à l’instar des sculptures gravées dans nos églises et cathédrales …..

Le Nil source de l’Egypte, l’Egypte source de nos méditations, méditations qui nous entraînent dans le passé plus lointain encore, lointain comme la seconde d’éternité de l’instant qui s’enfuit à sa naissance … Éternité non pas immuable mais bien progressive, comme l’ascension d’une échelle (de Jacob ?), d’une double – escabeau – échelle (mystique ?), d’une aspiration vers l’infini qui se dissimule au plus profond de nous (?).

Que ces images, jaillissant de ma mémoire, sont classiques dans leurs formes, iconoclastes dans leur fond, troublantes quand j’y songe … comme dans un rêve hallucinatoire issu d’un mirage naît du désert de mon ignorance. Sensation curieuse que voilà … les correspondances existent toujours, encore entre ce passé d’hier et ce présent de maintenant.

Cette culture millénaire est vivace, vivante, souvent elle est toisée avec une ironie méprisante …. Le sol où elle a grandi a été arasé .. arabisé .. islamisé .. c’est devenu un lieu de tourisme ( ce qui en soi n’est pas mauvais ), une source de bénéfices pécunieux ( il faut bien survivre ), mais surtout et principalement une référence pour le cherchant ….. pour ceux qui s’ouvrent à l’infini de leur curiosité, ceux qui oeuvrent par les Rites, ceux qui perçoivent ici une parcelle indispensable à leur perfectionnement humain d’abord …

J’aime à me perdre, sans m’égarer, dans la contemplation de ces signes d’un passé présent …

Et, lorsque Râ se glisse sous l’horizon, mon regard esquisse une poursuite vers la voûte étoilée où s’ébattent les divinités de Misraïm à peine voilées ….. j’y trouve ton regard, souriant, et j’aime.

Chris

décembre 6010

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Foi, Espérance, Charité … 18 décembre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Foi, Espérance, Charité …

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Voilà les « trois » vertus théologales, et non les « trois grasses, heu … grâces » … ne nous y trompons point, là c’est du sérieux, et même oserais-je dire du .. lourd.

Apparemment nous avons ici un attribut (triple)  fondamental de la religion chrétienne …. qui va de pair(e) avec les « quatre » vertus cardinales qui sont la Prudence, la Tempérance, la Force et la Justice.

Déjà cette énumération me taquine la curiosité, latente en moi, dans un premier temps au niveau chiffre/nombre : Trois et Quatre, quatre moins trois égal Un, quatre plus trois égal Sept … oui je sais que l’on peut tout faire dire aux chiffres/nombres … que l’on peut y voir moult interprétations, mais pourtant … mais quand même … en voici qui parlent à mon inconscient, qui susurrent à mon conscient, qui grattouillent mon intérêt toujours éveillé .. lui.

Cardinales les vertus sont donc essentielles .. Théologales elles relèves de Dieu …. J’avoue ma perplexité entre l’Essentiel (essence – ciel) et de fait le Divin. Le divin, Dieu, n’est-ce pas l’essentiel pour le croyant, pour celui qui à une foi ? Alors pourquoi donc cette différence entres les vertus ? Sont-elles « hiérarchisées » ? Je suis interrogatif, voire même désorienté malgré le terme de « cardinal »  comme un des quatre points cardinaux.

Perplexité.

La Foi, une Croix .. L’Espérance, une Ancre .. La Charité .. un Coeur .. et voilà soudainement naître un symbole « provençal » que l’on trouve dans le Midi où galopent les gardians guidant les toros camarguais avec leur trident. L’humain est des plus surprenant dans la symbolique qu’il crée, voire par la symbolique qui le crée …

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D’autres, ailleurs dans leur Vallée, observent avec sagesse l’improbable  Pélican nourrissant de son propre sang ses petits …. mystère de l’ésotérisme chrétien qui semble, là, se révéler dans la beauté de cette image … Ils ont sur leur coeur une croix dont le centre est une rose, rouge, au nombre précis de pétales …..

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Foi.

Foi en quoi ? En une divinité, en Dieu, en l’Homme ? Dans le fond n’est-ce pas d’une certaine manière une chose identique ? Hérésie songes-tu le poil hérissé devant une tel blasphème … Et bien non pas ! La Foi est une telle richesse humaine, intérieure et extérieure, qu’on ne peut, ni ne doit, la circonscrire à une valeur limitée, fut-elle divine.

Espérance.

Cette aspiration de l’Etre est une force vigoureuse qui peut le pousser à se surpasser, à repousser ses limites, à briser ses chaînes auto-créés, à prendre son envol dans un espace de liberté infinie, celui qu’il peut, à force de travail, trouver en son intimité. Espoir .. du soir et du matin, espoir qui aiguillonne ma liberté d’humain, espoir jamais définitivement arrêté, tout au plus suspendu …

Charité.

Non pas l’aumône ici, pas question d’argent, de monnaie fiduciaire, de matérialité sonnante et trébuchante .. trébuchante l’image est juste et parfaite au regard de cette interprétation aussi étriquée que fallacieuse. C’est du Coeur dont il s’agit ici et là, et pas que l’organe physique, la pompe sanguine, mais son aspect …..

Rouge.

Pourquoi cette couleur vient devant mes yeux ? Le sais-tu ? Ce rouge qui illumine des instants, est-ce celui du sang ? Mais le Rouge est l’Ultime de l’opération alchimique n’est-il pas vrai ? L’Oeuvre au Rouge … Symbolise-t-il la passion ? Je ne sais, et que m’importe dans ce cas précis .. il me cerne et me recouvre, je m’y noie … je m’y baigne …  je m’en nourris …

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Vertus …..

Qu’est-ce à dire ?  Une allusion au « Bien », au « Beau », au « Bon » plutôt qu’aux cinq « B » d’une autre tradition ancienne qui refusait et rejetait le Bigle, le Borgne, le Bègue, le Bancal, le Bougre …. Bref  assiste-t-on là à une exaltation de ces vertus parce que théologales, ou plus justement à mes yeux, parce qu’Humaines dans l’essence d’icelui comme d’icelles … Point de « morale » ici, mais de ce qui fait que l’Homme (générique) est ce qu’il peut y avoir de meilleur … parfois, pas assez souvent, trop rarement même … encore que.

Curieux les symboles scripturaux associés …. Une Croix, une Ancre, un Coeur.

Comment le camarguais en est-il venu à s’approprier, dans sa légende, ce triple symbole lié …. d’aucuns pourraient évoquer l’arrivée de « Marie » (oui sainte Marie) par la Mer (oui sainte(s) Marie(s) de la mer), vers Massilia avant que d’aller hanter le massif de la sainte Baume. Étrangeté de l’histoire connue, ou moins, où légendes et histoire secrète, ou sacrée, se télescopent à tous les coins de garrigues entre le laurier et l’olivier …..

J’en reste songeur.

J’en reste songeur dans cette étendue qui oscille entre le bleu méditerranée et le bleu azur, en se faufilant dans le vert du maquis où cigales et lézards se gaussent de l’estranger qui erre  en queste de réponses si évidents à celui qui sait voir. Les trois dites théologales sont pleines d’une taquinerie qui ravirait un chevalier bardé de fer, une damoiselle bardée de fées, un damoiseau bardé d’envie de conquérir l’univers et les dieux …

Magie du Mot, Magie du Verbe, Magie de la Parole.

Ici, au sein de ces vertus antiques autant que traditionnelles, tout est symbole peut-on dire ….. Est-ce suffisant ? Que nenni, et pourtant c’est même trop qui sait : paradoxe de l’intemporalité dans l’absolu de l’infini.

Foi, Espérance, Charité.

Les sons chantent à mon esprit, les sens susurrent à mon âme, les images attisent l’étincelle qui est en moi.

Alors, dans la nuit qui recouvre l’espace de mon ciel, j’observe dans cette voûte étoilée un sourire qui transcende les trois, les quatre autres, les sept et plus aussi …

Chris

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décembre 6010

Digression … Voie lactée 5 décembre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Digressions , ajouter un commentaire

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