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Grêle 27 février, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Grêle

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L’eau du ciel tombe, glacée, sous forme de brisures qui viennent blesser le promeneur esseulé, surpris par la cavalcade soudaine, inattendue, de nuages lourds et gris. Image du « ciel qui chute » comme naguère le craignait nos « ancêtres les gaulois » …

Liquide solidifié par un froid subit en haute altitude, loin, haut, entre ciel et terre ..

Comment lever les yeux alors que des milliards de projectiles visent la silhouette incrédule d’un tel déchaînement ; comment cette brusquerie s’est-elle déclenchée .. pourquoi … qu’ai-je donc fait aux dieux de l’Olympe pour être ainsi la cible de ces tirs blessant qui viennent me faire tituber de surprise .. et de douleur.

Pas d’abri, la glace me transperce jusqu’au coeur.

Cette déferlante masque mon chemin, brouille mon regard, se mêle aux éclats devenus tranchant d’un sourire qui explose telle une colère que je ne saisis pas dans le bruit de cette orageuse ondée.

Tout se trouble .. un kaléidoscope glacial perce difficilement cet orage de grêlons qui me visent, me font tituber et me laissent hagard .. désorienté dans ce blanc qui me fige, m’interroge, me faisant glisser pas après pas dans la quête d’une explication évanescente que je ne perçois pas, pas après pas …..

Pas d’abri, la glace me transperce jusqu’au coeur ..

Le bruit assourdissant de ce tumulte incompréhensible trouble mes pensées qui se heurtent, elles aussi, contre l’inconnu de l’imprévisible, si tant est qu’il le fut .. prévisible. Pas un mot, pas un signe, pas .. juste la lourde noirceur soudaine de ce nuage qui dégueule ses entrailles sur moi.

Triste je quête une image qui est brisée sous le choc, accablé je cherche le chemin du pourquoi, malheureux j’erre en pataugeant dans ces oeufs teintés d’un peu de mon sang …

J’ai froid !

A en trembler comme sous l’atteinte d’une fièvre létale s’insinuant dans la moelle de mes os, après que la chair les eut quittés .. A trembler comme sous l’assaut d’un blizzard d’images folles qui se lézardent, m’éclatent à la figure pour venir colorer de rouge des larmes givrées lacérant mes joues blêmes.

Pas moyen de lever mon regard, j’y perdrai la vue sous les épées du ciel .. Pas moyen de voir la voûte .. Qu’importe, si l’étoile s’est brisée dans cette foultitude de projectiles qui viennent percer mes pensées, perforer ma poitrine .. la voûte est désormais sombre, éteinte .. et je reste seul sous cette averse qui broie jusqu’à mon ombre recouverte de cette ponte pétrifiante.

Ma trace, perlée de rouge, me suit et me poursuit rebondissant sur ces balles blanches qui roulent, narquoises de mon désarroi … Elles n’hésitent pas à me faire trébucher, j’en entend presque un rire grinçant, sardonique qui accompagne mes hésitations et mes images qui se consument sous le feu du froid.

Pas d’abri, la glace me transperce jusqu’au coeur ..

La voûte est vide.

Chris

février 6011

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Olivier 12 février, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Olivier

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Non pas le prénom, l’arbre !

Unique est chacun d’entre eux, unique est cet arbre Ô combien symbolique, unique est cet arbre qui est .. beau ! Oui beau par son aspect, sa vitalité, sa générosité .. son apport à l’humain.

On tourne autour, on regarde, on admire, en envisage son devenir, on évalue son apport fruitier, on imagine son développement, on écoute le frissonnement de sa ramure, on sent son odeur, on se chauffe déjà avec ses coupes …. riche te dis-je.

Bel arbre, généreux, prolifique et pourtant issu d’un simple noyau .. d’une sagate, un rejeton jaillissant de ses racines, une force et une vigueur qui surprend toujours le profane oléiculteur balbutiant. L’apprenti reste muet devant ce tronc qui naît ainsi du sous-sol pour se projeter, droit, vers l’immensité du ciel.

Arbre.

Arbre vieux, arbre nourricier, arbre mêlant la sève de sa vigueur au parfum de sa nature, tortueux il en devient magnifique par le développé de ses inattendus prolongements. Il est fier de ses tourments apparents ….. il a raison !

Noueux, d’aucuns disent (à tord) torturé .. non pas torturé, mais en perpétuelles recherches d’un avenir ici, là, là-bas, il ne sait où aller tant il aime évoluer et progresser … il est plein de Vie, il est la Vie.

L’homme l’a domestiqué, croit-il … L’homme a tout juste obéi inconsciemment à la volonté sans faille de cette sage vigueur qui tend vers la Lumière … qui s’orne de fruits à partager, encore faut-il les découvrir, les apprivoiser, les travailler ….. L’homme n’est que le « travailleur », le « jardinier », le « serviteur » de cette beauté forte qui s’exprime imperturbablement, mais aussi sans ostentation. 

Majestueux.

Majestueux, peut être, mais dans le fond j’en doute … il n’en a pas besoin … il est ce qu’il est, et cette présence sereine se suffit à elle-même ; il est convoité pour décorer, pour nourrir, pour chauffer. Il est chaud, il est chaud quand il pète en un feu d’artifice brillant dans la cheminée qu’il illumine et embellit par sa combustion odorante.

Symbole.

Il est celui de la Paix ….. Pourquoi ?

Il faut aller farfouiller du côté de la Grèce antique, du monde Romain, de la Bible, du Japon et de la Chine, du Coran .. dans les rites chrétiens et judaïques, dans ceux de la franc-maçonnerie aussi … Il est aujourd’hui sur le drapeau de l’ONU ….. Il est Universel et riche dans sa symbolique positive pour l’Homme et l’Humanité.

Alors, la « Paix » pourquoi ?

Je te laisse te forger, tel Tubalcain, ta propre opinion, ton idée, ton ressenti … Je te laisse « Libre » tel cet arbre qui hypnotise soudainement notre attention par les variations infinies de sa couleur, de sa chevelure frissonnante, de son ombre rafraichissante, de la myriade de ses olives, vertes, mauves, tournantes et noires …

Regarde-le, observe-le, admire-le dans le silence d’un jour de printemps, d’été, d’automne, d’hiver .. peu importe ….. Vois-le avec tes yeux, ton coeur, tes sens, ton imagination et tes songes … Il le mérite ! Mais toi le mérites-tu lui ?

Après l’avoir nourri, après l’avoir débarrassé de son bois mort, après avoir aéré ses racines, après avoir éclairci son feuillage, après l’avoir protégé des maladies et des prédateurs insectes ….. caresse sa fleuraison blanche et patiente. Prends le temps maintenant de laisser l’oeuvre s’accomplir.

Minuscule mais mignonne est le début de la naissance de l’olive.

De la caverne du calice se développe un fruit balbutiant … profitant de l’air qui le fait respirer, de l’eau qui étanche sa soif et du feu du soleil qui chauffe sa croissance ce fruit vert grossit, sa chair amère mêle l’eau et les prémices de l’huile … bientôt semble-t-il murmurer à l’ouïe de mon regard attentif.

Et puis, et puis arrive la période du solstice d’hiver, cet espace-temps où la cueillette peut se faire dans les conditions optimales pour avoir des fruits, le plus souvent fripés, affaissés sur eux-mêmes paraissant protéger leur intimité huileuse, semblant vouloir refuser ce don de soi qui enchantera nos papilles, nos cuisines …

L’hiver que trop veulent assimiler à une fin est pour la nature, est pour l’olivier ici un début, le début d’un partage d’une richesse qu’il vas falloir faire fructifier dans des moulins pour en retirer la substantifique moelle ; l’huile !

C’est un filet d’Or que je vois s’enfuir lourdement de la presse, accompagné de l’odeur entêtante, enivrante de l’âme de ces fruits … Rien ne se jette pour cet arbre et ses fruits qui se cachent comme pour nous taquiner.

Si tu connais ces sensations face à un olivier, à une olivette, à une oliveraie … tu sais ! Tu sais et tu connais la valeur de ce symbole vivant et nourricier, tu n’es pas étonné qu’il puisse-t-être associé au « Laurier »……. Ton oeil n’est que l’ouverture de ton esprit face à ce trésor qui est là, depuis des millénaires, à attendre que tu l’admires, à attendre de s’offrir à toi et aux tiens.

L’Olivier est « paisible » … une « Paix Profonde », profonde comme cette dimension de ton regard que je découvre et re-découvre quand, rassasiés de sa silhouette arborée, mes yeux se fondent dans la voie lactée et rencontre ton sourire …

Chris

février 6011

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Digression … planète humaine

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Je rame ! 2 février, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Je rame ! 

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Oui, ces temps-ci, et même ces derniers temps.. je rame, pourtant nous ne sommes pas en période olympique, peut être que « la forme » elle aussi n’est pas olympique.. j’en parlerai à mon picador habituel.  Je dois t’avouer (non pas avoué le « juriste ») que ça me turlupine (en un seul mot) quelque peu cet état qui est le mien de fébrilité assoupie, d’imagination sommeillant, d’encre tarie, de clavier empoussiéré. 

Que se passe-t-il, qu’arrive-t-il, qu’advient-il donc dans mon boyau de la tête qui recherche, désespérément, le neurone absent ou du moins en léthargie Je me pose la question … du coup, je t’interroge toi qui lis  avec une avidité sournoise les caractères  que forment les pixels de ton écran.   

Et là je sens bien que tu t’en moques ! Mécréant ! Egoïste ! Sangsue de la toile ! 

Pauvre de moi ! Et pas un miroir, outre le reflet grisâtre de mon écran plat, pour que je puisse poser la question rituelle :  » Miroir, miroir dis moi que …..  » je garde confidentiellement le reste de mon interrogation, et toc ! 

Alors, alors, alors.. je rame lamentablement, avec peine (qui c’est celle-là ?) c’est plus mieux facile à deux ; bref je me dépense (sans conter..) à manier ces bouts de bois, ces planches, ces trucs en matière composite, qui me mènent de là à ici sans bouger un cil sur la mare de mon immobilité informatisée. 

Mais, mai, mé …. ramer est une chose, fatigante certes, il faut itou avoir un gouvernail ! Se mouvoir est faisable, diriger sa mobilité est plus compliqué ne penses-tu point ?  En un mot comme en un autre il n’empêche que je rame ! 

D’aucuns plus culturés diraient je galère .. les in-con-scients …, ils se voient donc en galériens, en con-damnés donc, ils avouent ainsi l’étendu, vaste, de leurs turpitudes sordides. Et re-toc ! 

Foin de ceci pour moi, je galère pas, je rame ! Tu piges, tu saisis, tu assimiles la nuance nuancée vitale (comme une carte verte) entre les deux mots qui, d’ailleurs, ne s’écrivent et ne se prononcent pareil …. ça c’est un indice non ? 

Tu es septique (comme une fosse du même nom et d’aisance) ….. incrédule ! Ne vois-tu rien (venir .. heu non ça c’est une autre histoire) hors les vagues produites par le « ramage » (vi j’invente un brin) en eau .. salée, pas salée, limpide ou putride comme dans un égout. 

L’effort me fait un chouya délirer, mais ne t’inquiètes pas .. de toute façon c’est un peu de naissance moi, pas un acquis du à une longue pratique comme certains …. oui suis mon regard au travers de cette lucarne animée par mes mots virtuels. Te sens-tu visé ? Oui tu peux l’être ! et re-re-toc ! 

Je m’en moque, tes réactions t’appartiennent, et tu n’es pas du tout, du tout obligé de venir parcourir ces lignes qui t’agacent ; serais-tu masochiste ?  Je rame ! Et comme je rame je m’éloigne de mon sujet comme tu t’en aperçois …. il me faut réagir fissa, sinon je vais m’égarer dans les méandres du temps liquide qui dégouline sur mon chemin sans but (comme au foot). 

Ce n’est pas marrant je t’assure (mutuellement bien sûr) que d’être obligé, con-traint d’activer les muscles pour se déplacer tandis que certains, eux, ne bronchent pas d’un iota (oui je côse grec) et se gaussent de mon front inondé d’une sueur de forçat forcé de forcer pour se déplacer d’ici à là (et inversement voir plus haut). 

Je suis vidé, essoré (oui bien qu’en sueur), ratatiné, décomposé, HS (je te laisse deviner le sens), en nage aussi (curieusement) agrippé à ma bouée pour ne pas me noyer (non pas l’arbre voyons) dans les ressacs de la mare où j’esquif.., où je flotte (ne rigole pas !), pendant que goguenard tu attends la suite …. s’il y a. 

Je raaaaaaaaammmmmmme !!! 

Comme un dératé qu’a raté le ponton d’appontage, aveuglé par l’intense effort qui l’agite, le crispe, lui noue les crampes, l’entraîne vers l’ailleurs de là-bas (non pas là-haut). Essoufflé je suis. Epuisé aussi. Enervé un peu. 

Le bol je vais qui sait être sur une des trois marches du podium, avec une breloque vraie en fausse matière précieuse, acclamé par une ola de la foule en délire qui accompagne sans broncher mon périple informatisé. 

Je rêve.. délirium trémens ….. que nenni, overdose d’activités physiques impromptues, saturation d’adrénaline, je rame hagard dans le Hoggar humide de mes pensées évaporées avec l’année nouvelle.

Triste sire me voici, je cherche l’inspiration et le souffle permettant aux doigts de danser sur les touches du clavier maintenant.  Où sont dissimulées les Muses qui m’amusent en musant dans l’espace assez vide de mon crâne, quêtant l’image de l’ombre de l’Idée à jaillir subitement.

Je tremble de l’envie de renaître de mes cendres, de la poussière des mots de naguère, de la brume des clichés sépia d’hier. 

Je rame ! 

Dans le fond … je m’en moque, car je sais pertinemment que le moment venu, levant mon regard vers l’immensité de l’infini nocturne, au travers de la voûte étoilée je distinguerai un sourire ….. 

Chris

février 6011 

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