navigation

Regard 30 mai, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Regard

regard.png

Fascinant …

Ce mot « se voit », réellement et/ou en esprit, à la lumière et/ou dans la nuit, dans le sommeil et/ou en veille …

Fabuleux ce mot qui décrit un effet impalpable et pourtant si émouvant par son langage muet …

Regard …

Ces deux voyelles me parlent des yeux, me murmurent tant et tant que j’en reste souvent sans voix, perdu que je suis dans la contemplation de ces puits mordorés.

Des puits, ou plutôt des écrans où je devine, quelquefois, la beauté de la douceur, la force de la blessure, la sagesse d’une contemplation me renvoyant à un miroir dont le tain s’écaille … Renversant.

Fascinant …

Tel d’un hublot je puis deviner l’inaccessible aux mots, découvrir un zeste d’infini, ressentir un brin de bonheur, essuyer l’amorce d’une larme, caresser la périphérie d’un être.

Ces neuf lettres (neuf, nombre …)  viennent troubler ma quiétude, mes certitudes, mes illusions, écorner et griffer de doutes la paresse de mon esprit aveuglé de mon ego … Surprenant.

Regard.

Couleur du ciel, couleur du coeur, couleur de l’âme … une étincelle issue d’un feu intérieur que je me plais à tenter de deviner le foyer pour m’y réchauffer, pour m’y calciner, pour m’y fondre.

Brume aussi qui vient, comme une marée d’équinoxe, brouiller l’image inversée que j’espérais découvrir, l’image inversée de mon moi dans ton toi, image inversée où l’image ne compte plus … Étonnant.

Fascinant …

Transparence comme celle de l’eau, les vagues de ton toi s’avancent en un flux qui vient jusqu’aux sources de mon moi, délicatement humidifier l’avenir de mes pas dans une onde salée.

Tempête parfois dont la fureur éclaire d’éclairs sauvages la couleur ici sombre de ta colère qui incendie, tel un laser, l’horizon qui te fait face, mes mots maladroits, mes pensées devenues confuses … Déconcertant.

Regard.

Clignotement de tes envies et de tes peines, gouffre de ton hier et sommet de ton demain, déchirement d’aujourd’hui … tout cela simultanément forme un kaléidoscope qui me donne le vertige.

Hésitation tremblotante que je discerne au dessus de tes cernes, quand les paupières laissent filtrer un rai de ton humeur, une vapeur de tes songes, une flagrance de ton esprit … Inattendu.

Fascinant …

Deux flaques troublées et troublantes me fixent, je m’y mire, je t’y devine, alchimie intemporelle qui aimante mes pensées pour les mêler aux tiennes dans un ballet multicolore d’un film en noir et blanc.

Apaisement dans cette fusion irréelle, mais vraie, qui vient caresser d’un souffle les clichés sépia d’un passé qui se dissout dans les limbes de souvenirs chassés par les rafales d’un vent chaud … Curieux.

Regard.

En dormant, en rêvant, sans cesse, dans l’instant, la couleur de tes yeux vient titiller la toile de mon imaginaire qui ne l’est plus … car je sens le poids de ton regard qui pèse sur mon devenir.

Qu’importe temps et espace, qu’importe .. tu es là dans ma mémoire qui ne s’efface pas, dans les cycles que nous parcourrons depuis jadis jusqu’à … Étrange.

Fascinant

Matin et soir, levant les yeux au ciel j’y perçois, non pas un Grand Architecte, mais, brillant plus que la voie lactée dans la voûte étoilée un regard … Le tien …

Chris

mai 6011

 

regar.jpg

 

Digression … Beautiful space vidéo 27 mai, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

 

Image de prévisualisation YouTube

Alchimie 26 mai, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Alchimie

alc1.jpg

J’aime ce mot qui siffle quand je le prononce, qui se déroule en douceur, qui coule tel un fluide pour aller se perdre dans ton ouïe, escalader tes neurones, enflammer ton imagination … Magique !

Il serait de source arabe, il serait l’ancêtre de la chimie, après amputation de son « al », il serait … merveilleux … peu me chaut, j’en frissonne.

Sa naissance doit être antérieure au « big-bang » originel, qui sait s’il n’en est pas la source d’ailleurs …. on pourrait ainsi concevoir la perception d’une, de la transmutation première, primale, primaire …

Non pas le « plomb en or » .. non pas cette réduction trompeuse, je songe là plutôt à « ordo ab chaos », j’en arriverai à con-fondre « Alchimie » et « Dieu », ou du moins à cette entité connue sous le vocable de Grand Architecte des Mondes.

Délire ! te dis-tu, choqué, face à ton écran électronique .. Que nenni, réfléchis pour une fois hors des « sentiers battus » (les pauvres), essaie d’apprivoiser ta conscience inconsciente bridée par ta « froide logique dite rationnelle », ose la Liberté de ton intuition sensible.

Je sais que dans ton esprit, sur l’écran de ta cervelle surgissent, tels des missiles, des images cocasses, des résidus de films de fiction, des lambeaux de phrases lues ça ou là, une foultitude de données erronées s’entassant dans les recoins de ta mémoire imparfaite.

Ce magma pègue à tes pas, cette bouillasse bouillonne dans ton sillage, tu es en phase « noire » probablement … et tu l’ignores.

L’Athanor laisse jaillir des nuages toxiques, des fumées létales, des scories empoisonnées, des effluves nauséabondes … c’est une partie de ton intimité qui s’évade ainsi ici !

De « magique » que j’exprime, tu passes à « satanique » que tu ressens …. vision floue de ton regard sur les coulées qui paraissent dégouliner de toi.

Transmutation.

Chaleur du feu qui vient fondre la matière noire, telle la vague d’alluvions ensemençant la pays de Memphis, chaleur de Râ venant évaporer la rosée de l’aube dorée, chaleur de ton coeur qui vient s’ouvrir comme une rose à cinq pétales quand tu vois … l’autre, tous les autres.

Il t’a fallu broyer du noir pour en arriver à ce blanc qui efface, serein, ta nervosité en même temps que les cendres s’évadent sous le souffle de la brise qui disperse, enfin, le nébuleux brouillard qui stagne en toi depuis .. sinon plus, et plus encore.

Blanc, comme le ciel laiteux quand les nuées s’éloignent, à regret, ne laissant que des traces de tes larmes d’argent … et qu’un doux zéphyr se mêle à ta respiration.

Les cornues glougloutent avec force et vigueur sous l’action conjointe et conjuguée du feu et de l’excitation d’être autre … les couleurs varient, l’arc en ciel défile, les primaires se fondent et se séparent, l’éblouissement de ces vibrations en vie ferme tes yeux et ouvre ton esprit.

Transmutation.

Étouffante est la chaleur, cumulée à la fébrilité du chercheur, elle dégouline en sueur salée dans une atmosphère de souffre et se mire dans un lac de mercure tremblotant qui, tel un miroir, se trouble sur ton image grimaçante d’une impatience stérile.

Le blanc, somme de toutes les couleurs .. antinomie et  du noir, absence de couleur, invivable l’un sans l’autre … inséparable comme pour un pavé que l’on dit « mosaïque ». Cette clarté risque parfois de brûler par son intensité, mais là le feu du noir à déjà calciné l’inutile.

Reste la Lumière.

Transmutation.

Comme à l’Est, quelquefois à l’aube, naît la couleur rouge ..

Pourtant il n’y a plus rien à cramer, encore que ….. Non, non plus de scories charbonneuses, juste un résidu des plus étrange qui semble palpiter, comme ton coeur .. exalter une humeur, comme ton souffle .. refléter l’infini, comme ton regard ..

Couleur du sang, de la vie et de la mort, couleur de la passion, couleur qui fermente en chacun d’entre nous, couleur qui frappe …. couleur d’une rose qui éclot.

Rubis.

Pierre donc, pierre sur laquelle on « bâtira », non pas une « église » mais une Vie de recherches et de connaissances, en quelque sorte une gnose individuelle à partager …

Pierre donc, pierre cristalline aux reflets de feu, de feux qui fascinent en virevoltant du coeur du minéral au coeur de mon coeur, avant d’aller embraser le coeur de mon esprit pour devenir le centre de l’idée.

Pierre donc … philosophale …

Quête sublimée passant du plomb de notre matérialité à l’or de notre spiritualité, le chemin est long, sinueux, tortueux, dangereux comme celui que crut prendre Icare.

Alors quand je pause et repose, me rappelant Hermes, mon regard va quérir ton sourire au sein de la voûte étoilée dont la voie lactée m’ouvre la porte.

Chris

mai 6011

alc0.jpg

Aldaria Final |
A demi -mot |
DES LETTRES ET DES MOTS |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Aimé Comoé
| Les Poétiques Littérales
| Red Spirit