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Intemporel 5 juillet, 2011

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , trackback

Intemporel

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Une goutte de souvenir glisse, sans bruit, sur l’écran plat qui fourmille de pixels mouvant pour s’ordonner.

Un rayon de soleil vient faire luire la noirceur d’un café qui fume tel un volcan en ce début de matinée.

Une double gemme de saphir naît doucement pour teinter l’image de ma mémoire et éclairer le commencement de ce jour.

Crépitement de talons quand la silhouette  aux fragrances poivrées se déplace dans un mouvement souple qui fait frissonner l’air.

Les cheveux chatoyants dans l’espace soudain plein d’une présence qui semble scintiller dans l’éclair du sourire.

Un rire.

L’ombre lumineuse sait rire aussi, elle aime à taquiner les sourires d’autrui dans un bruissement de geste rapides, retenus, qui stimulent des arabesques de mots s’égarant dans l’air toujours frissonnant.

Les saphirs illuminent au travers ces éclats cascadant des perles ourlées d’un rouge carminé … Les couleurs se joignent comme les sons qui créent des mots et des phrases aux sens sensés, aux sens sensuels, aux sens …

Opales sont devenues les saphirs dont la teinte prend de la profondeur comme dans une anse de l’Adriatique ou de la Ligurie, ces eaux méditerranéennes qui sont telles des langues venant lécher des rives.

Un sourire.

Démarrant du pourpre des lèvres, découvrant l’ivoire des perles, il s’étend et s’étale dans une ample progression, comme une marée d’équinoxe, pour illuminer le regard de parcelles et de paillettes mordorées.

Scintillement plus doux qu’un feu d’artifice, plus chaud qu’une flamme d’incendie, plus … hypnotique ; peut-on s’y égarer ?

Silhouette fugace qui danse en ma mémoire, qui virevolte tant et tant que les couleurs s’estompent, une inconnue reconnue au travers d’esquisses qui se fondent comme dans une ombre multicolore, dans un silence magique.

Brume de l’image devenue sépia en restant vivace, longs et courts les cheveux vivent dans le vent, les couleurs forment un kaléidoscope allant du noir au blanc au gré des teintures qui se succèdent, inutiles au charme existant.

Silhouette vive dans son immobilité où je devine les traits d’un visage, le jeu des mains, l’odeur des mots, les courbes du regard ….

Tout se brouille comme au sein d’un brouillard ouaté, la neige du passé présent apaise les éclats et apure l’icône féminine qui s’évanouit dans le silence d’un aria.

Surréalisme …

Pourtant, pourtant ce n’est pas un rêve, un songe, un spectre … c’est bien une silhouette débordante de vie dans la complexité de ses parures furtives.

Est-elle « Une » ou « multiple » ? Est-ce un genre de puzzle qui germe dans mes neurones, plutôt qu’une vitalité que mes sens perçoivent ?

Je m’interroge en errant le long d’une rive déserte où gisent des débris d’hier et d’aujourd’hui …. Demain ?

Alors dans l’espoir d’ivoire clair ce sont les clins d’oeil de la voie lactée qui m’attirent vers la voûte étoilée en quête d’un regard et d’un sourire.

Chris

juillet 6011

femmesilhouette.jpg 

Commentaires»

  1. Bel hommage à cette silhouette

    Bravo le Poête

    Répondre

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