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Italie 12 juillet, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Italie

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Une botte qui baigne dans la méditerranée, telle est cette interminable presqu’île, cette excroissance naturelle d’une Europe du sud qui se découvre sur une carte de géographie.

Nombril d’une civilisation antique, Rome en est soit disant la perle .. de culture, et au sein  (que vous devez cacher) de laquelle se dissimule, comme un coffre fort, le Vatican dont l’existence d’État est du à Mussolini …

Langue chantante dont l’histoire est gouleyante, l’italien est issu beaucoup du Latin (langue morte mais pas enterrée) mais surtout d’une exacerbation et d’une exagération du geste !

Notre imagination, orientée par l’histoire scolaire, nous fait rêver avec les légions de César, la folie de Caligula, le feu de Néron .. bref notre perception livresque prend le pas sur la réalité probable d’un passé quelque peu ensanglanté.

Reste l’Art !

Des cailloux érodés aux vestiges lépreux, des flaques de couleurs sur des toiles grisâtres aux façades un peu éborgnées, de la langue chantée aux musiques baroques … à chaque instant on baigne ! On baigne dans l’Art mieux que dans les eaux usées du Tibre ou de l’Arno …

Même les « pasta » noyées de tomates font chorus et répondent aux pizza, huileuses d’olives, cernées d’Asti Spumante avant que d’en arriver, enfin, aux « gelato » méritant bien un pluriel de saveurs cocasses et délicieuses.

Italia !

Terre (de sienne) de contrastes souvent brutaux (comme Brutus ?), amusante comme une « comédia del art », rocailleuse comme les voix enfumées de chanteurs iconoclastes, polluée par les gaz des « vespas », sinistre comme mafia, corrompue depuis des millénaires, écrasée d’un soleil sans pitié, souriante comme ses « bella mia » …

Histoire d’un passé dégoulinant de peintres, de sculpteurs, d’assassini aussi … Un espace bouillonnant de créateurs, en tous genres, de contes romantiques teinté d’hémoglobine et non de tomates, de chanteurs poètes et de spadassins cyniques, de Villes-royaume à l’appétit féroce, de satin et de catin …. un monde où l’Eglise catholique apostolique et romaine a pu déployer la vigueur de sa puissance boulimique sans frein.

Règne des palabres, des cris (faux), des promesses (évanescentes), des engueulades (désopilantes), des attitudes outrancières (théâtrales), mélanges explosifs d’ardeurs brûlantes et de glacials et polaires silences, larmes et rires tonitruant … truands et carabiniers, beauté d’un regard …

Regard !

Passé présent à chaque méandre d’une voie dominitienne ou pas, dans la surprise d’un coin assombri d’étendages multicolores, en perspective d’un mirage d’un empereur de marbre, dans l’encoignure d’une église pelotonnée dans la pénombre fraîche …

Musée ouvert dans la chaleur d’un été sans catacombes, gaité d’une ritournelle sardonique, enchantement d’une silhouette fantomatique, carnaval dans une cité lacustre qui se pourrit dans l’enthousiasme de masques, ferveur de pèlerinages impromptus au détours de ruelles, façades hautaines d’une glaciale beauté, lueur d’une prunelle ironique, odeurs …

Pays mosaïque récent, royauté éphémère, écrin d’un « pape », source d’excessives fureurs, nappes de palabres sans fin, foi …

Amoncellement inouï de créations de jadis, d’hier et de .. demain déjà, foultitude de signes venant happer l’attention d’un piéton nonchalant dégustant chaque seconde de son trajet sans but, ici tout est but .. parfois même au football ..

Et luit un soleil qui vient échauffer l’atmosphère n’en demandant pas tant, pendant que mes pas suivent …. suivent je ne sais au travers des sentiers de villes au nom si connu que j’en ai oublié le son, pas l’odeur …

Péninsule en longueur, bourrée d’images de naguère, débordante d’un grouillement d’idées, écartelée par les siècles, multicolores d’histoires et même d’Histoire.

Presque indifférent l’homme erre dans ces dédales pour atteindre une fontaine : Trévis …. Hasard ? Chance ? Qui le sait ….. mais c’est l’air qui murmure à son oreille va là bas, oui là ….. « bocca della vérita » !

Regard …….

Face à un miroir immatériel il s’évade, haut, très haut, là haut où règnent la Beauté d’une voie lactée se prélassant dans la voûte étoilée … Il y distingue un regard et un sourire, le tien.

Chris

juillet 6011

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