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Digression … Louis Armstrong 15 octobre, 2011

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Marée 4 octobre, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Marée

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Le grand océan de la nuit respire tandis que Râ va plonger dans sa vague d’un bleu-noir profond comme son immensité …

Presque imperceptiblement la lumière semble se dissoudre face à cette marée lente, mais sans obstacle, qui vient grignoter ses derniers feux, envahir son espace diurne, avaler sa clarté d’or.

Pas de vitesse « d’un cheval au galop » ici, plutôt une puissance sereine et continue qui vient non pas avaler le jour, mais le recouvrir tel un édredon compatissant …. l’alternance est toujours, oui toujours, une « bonne chose ».

L’ombre est l’avant garde de la nuit, c’est elle qui vient ouvrir le chemin en gommant avec subtilité l’or de cette luminosité du disque solaire rougeoyant à l’horizon : Alchimie.

Pas de vagues, juste une inexorable avancée puissante mais paisible car c’est l’ordre des choses que cette succession mathématiquement astronomique depuis .. la nuit des temps.

L’Or  s’estompe dans le bleu profond de l’azur nocturne, remplacé par l’Argent de Séléné qui virevolte selon le temps de quart en quart pour en arriver à être pleine et sourire de contentement en éclairant mes regards admiratifs.

Lumière aussi ici, différente mais identique dans le fond car n’étant que le reflet naturel de l’autre … effet miroir, effet magique, effet transmuté. De l’Or à l’Argent avec la voûte étoilée comme témoin complice, comme écrin de ce phénomène à la « Janus » qui dure depuis si longtemps que mes souvenirs se dissolvent dans cette quête stérile temporelle.

L’argent ruisselle de cette lune paraissant souriante aussi, et cette lumière renvoyée ne blesse pas les yeux et réchauffe pourtant le coeur  tandis que l’or diurne brûle souvent l’imprudent non Initié.

Pourtant l’Initiation est nécessaire, indispensable pour pouvoir goûter pleinement à cette nocturne agape lumineuse, semblant froide, étant bouillonnante de potentialité voilée.

Et l’écrin ..!

Cette voûte étoilée qui scintille et respire dans le tempo de celui de ma vie … ces clins d’oeil de cette foultitude multiple issue du passé et se projetant dans mon présent à venir, avenir …

Les étoiles bruissent de cent et huit bruits d’une cacophonie silencieuse à mon ouïe, elle papotent un peu sarcastiques, un peu ironiques, un peu sérieuses … elle gloussent de mille et un potins qui agitent la galaxie, le cosmos, l’incommensurable.

Elles se gaussent de ma béatitude naïve à les admirer, à les caresser du regard, à leur susurrer des secrets inavouables, des peines sanguinolentes, des espoirs fous, des envies et rêves qui s’évadent devant leur infinitude beauté.

Cette voie lactée, est une cape majestueuse pour la lune impériale dans sa dignité argentée qui attend, chaque nuit, le retour de son promis d’or, inaccessible et pourtant présent et lié à elle pour l’éternité d’une seconde hors du temps.

Marée …

Qui vient couvrir le jour, lui murmurer qu’il est temps du repos, qu’il est temps de laisser cette portion d’espace au sommeil et aux songes, qu’il est temps d’aller éclairer une autre portion de cette boule bleutée qui tourne et tourne depuis tant et tant de temps qu’elle à besoin également d’une face cachée, tapie dans l’ombre argentée.

Marée …

Qui est similitude, en son genre, à un pavé mosaïque, alternance vitale, oui vitale … d’où l’on passe du « chaud » au « froid », de l’Or à l’Argent, de l’instant au moment.

Marée …

Qui me transporte de la Lumière écrasante de sa force, à la beauté d’un regard, à la sagesse d’une réflexion.

Marée …

Qu’il me plait à observer dans ses cycles d’ombres et de lumières, qu’il me plait à goûter à chaque espace-temps astronomique, qu’il me plait à apprécier car je sais, oui je sais …

Je sais que lorsque j’en arrive à admirer cette marée montante du crépuscule, c’est pour pouvoir y deviner, y discerner une silhouette dont les yeux scintillent bien plus que la plus des lumineuses étoiles …

Marée …

Qui me transporte au delà de la voie lactée, au delà de la voûte étoilée …

Chris

octobre 6011

 

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Té là ? 2 octobre, 2011

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 2 commentaires

Té là ?

 

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La question fuse tel un missile « sam’suffit » dans l’océan inter-pixel de la purée internautique .. Bien sûr la contre mesure se déploie tout aussi rapidement dans un délire de couleurs psychédéliques par un : Non suis Ici !

Un à un, balle au centre l’égalité est de rigueur dans notre société virtuellement idéale, souriante, et informatisée !

L’humour se hume, sans « h », dans cet échange partagé teinté de narquoiserie bonhomme, de réponse stéréotypée par une habitude, sans « h », ancrée dans la complicité acceptée. Oui sans « h » car les stupéfiants sont ridiculement inutiles, et vains, dans l’humour humé habituel mais étonnant, voire détonnant ..

Thé là ? Thé vert ? Tais-toi !

Qu’importe les paroles, mais pas la Parole, quand la complicité intense, comme le chocolat noir, est de mise (pas dans un casino) entre elle et lui, lui et elle, bref entre les deux (et pas l’entre deux mers … pourtant sirupeusement exquis).

Question, interrogation, mot de passe, symbole magique ?

Qu’importe, autant en emporte le vent d’autan, si ce n’est le mistral, la tramontane et le vent d’ailleurs pour venir ici. Reste le pourquoi d’une telle curiosité incongrue pour les inconnus du système éthéré d’une toile électronique, voire de bidule sans fils et sans reproches (là j’exagère je sais).

 

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T las ?

Et pourquoi non ? Pourquoi ce signe qui interpelle tel un membre de la maréchaussée un soir de féria, ou un margoulin un soir tout court .. Oui j’y suis, j’essuie, et je reste tant et temps que tu es là itou, le temps suspend son vol (d’où la maréchaussée du début) et l’espace se contracte comme le sourire face aux CRS patibulaires et sévères.

Cela te semble sans tête ni queue, sans queue ni tête, sans … pourtant c’est l’expression exacte d’une juste réalité plaisante (et je te dis que ça, curieux que tu es), que je veux bien te faire miroiter mais non partager avec le premier pékin, où le milliardième asiatique noir du maghreb des canaris …

Qu’importe, c’est la liesse sans liasse que de voir surgir dans un feu d’artifice intime ces sons écrits sur un écran gris soudain plein de couleurs, d’image invisible, de liens  invisibles, de fantômes rieurs. Pas de sarcasmes je te prie, tu ne peux comprendre, ou alors en deux mots, mais c’est un choc renouvelé, mieux qu’avec un défibrillateur … vers le même organe.

Et pour cette question brève, je ne suis jamais rassasié d’y répondre afin d’entamer l’ouverture d’un échange électronique (il faut bien commencer d’une manière ou d’une autre, là c’est d’une manière ..) qui va se dérouler sur l’écran plat, en espérant, se poursuivre et se rattraper dans d’autres dimensions.

Tu es là ?

Oui, je le suis, j’y suis, en un mot et pour toi : Oui !

Miracle du progrès technique se mettant au service de l’humain éloigné, provisoirement, cette question/réponse ouvre la voie royale, la voie lactée … ouvre l’échange partagé entre là bas et l’ici en se moquant de l’espace qui se voulait sarcastique, et qui n’est que pathétique devant la force, la beauté et la sagesse du dialogue hors espace-temps.

Être ou ne pas être .. Hêtre ou ne pas hêtre .. interrogation existentielle, existence- ciel, existence dans la forêt des bruissement des touches de clavier effleurées pour se hâte d’apporter un signe, un cygne de présence éveillée, réveillée, souriante …

Es-tu là ?

Pourquoi cette question interrogative qui nait des pixels de l’impatience, de l’envie d’être ensemble par le biais d’un travers d’ondes impalpables elles .. pourquoi ? Parce que ! Et voilà tu insistes dans ta curiosité et ça m’agace dans l’intimité de ma relation .. Parce que ! Et toc, tu n’est pas concerné, du moins en un seul mot, alors que moi …. j’exulte à lire cette question ouvrant les issues suaves de mes rêves …

Qu’importe .. j’exporte via la toile ma joie de cette tendresse dans le questionnement qui me fait « être » …

Alors être là, ici aussi, reste pour moi l’expression d’un sourire que je vois, à travers cette platitude électronique, dans la ronde des étoiles accompagnant ton sourire dans la voie lactée … et j’aime.

Chris

octobre 6011

 

 

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