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La poésie est partout … 11 novembre, 2011

Posté par hiram3330 dans : Apports , trackback

 

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C’est le début de l’été, herbes et arbres poussent

Entourant la maison les arbres prospères étendent leur ombrage

Les oiseaux se réjouissent d’y trouver refuge

Moi aussi, j’aime ma hutte

Comme j’ai déjà labouré et même semé,

J’ai du temps pour lire mes livres

Mon allée à l’écart est loin des grandes avenues,

Même les carrosses des vieux amis font demi-tour

Joyeux je bois le vin printanier,

Cueille des légumes dans le potager

Une pluie légère vient de l’est,

Un bon vent arrive avec elle

Je feuillette l’Histoire du roi de Zhou,

Promène mon regard sur les images des montagnes et des mers

Le temps de baisser la tête et de la relever,

J’ai parcouru l’univers

Pour se réjouir, que faut-il de plus ?

 

« L’homme, la Terre, le Ciel »

Tao Yuan Ming (365 – 427)

 

 

Impermanence 

La tempête

Brise les arbres et la roche,

Pourtant elle ne dure pas même un jour

Et le travail de l’homme encore moins

Lorsqu’une tempête frappe, un océan d’eau et de vent balaie le sol. Les feuilles sont retournées, les branches arrachées, et même le granit est attaqué. Mais de telles bourrasques durent rarement plus d’une journée. Si importante que soit la puissance libérée, la tempête finit par s’éteindre.

Si les œuvres du ciel sont éphémères, celles des hommes le sont plus encore. Les gouvernements survivent tant bien que mal d’une année sur l’autre, les règles de la société sont constamment défiées, la famille s’érode, les relations individuelles périclitent et notre vie professionnelle s’effondre. Même les grands monuments de l’humanité sont maintenant détruits par la pollution et la négligence. Rien ne dure. C’est un fait évident qu’aucune chose mise en œuvre par les êtres humains n’est éternelle.

Tous nos efforts sont temporaires. Ils empruntent à des forces préexistantes – souvent le courant des événements naturels – et disparaissent selon les exigences de la situation. Il est préférable de réaliser la nature transitoire des choses et de faire avec. Ce peut être notre plus grand atout que de comprendre la nature éphémère de l’univers.

Deng Ming Dao

 

 

L’ombre du bambou balaie les marches,

Mais nulle poussière n’est soulevée.

Le clair de lune pénètre profondément dans la mare,

Mais l’eau n’en garde nulle trace.

Au printemps les fleurs, en automne la lune,

En été la brise rafraîchissante, en hiver la neige.

Qu’ai-je besoin d’autre chose?

Chaque heure est une joie!

Quand nous aurons atteint notre point de rencontre avec l’absolu, dans l’humilité comme l’ombre du bambou,

dans l’extrême discrétion comme le reflet de la lune dans l’eau, peut-être pourrons-nous commencer à répondre sans répondre,

avec ou sans mots, à cette question essentielle qui résume et annule toutes les autres:

« Pourquoi vivons-nous? »

Va ton chemin sans te soucier de son pourquoi,

laisse là ton souci du point de départ et du point d’arrivée;

« Vis sans pourquoi »

 

La poésie est partout !

 

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Ne nous laissons pas abattre !

Merci à toi S.

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