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Cathédrale 4 août, 2012

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Cathédrale

Cathédrale dans Billevesees & coquecigrues Chartres-228x300

Usuellement il s’agit d’un édifice religieux bâti en pierres taillées, à l’origine, désormais en béton laid hélas.

Un édifice religieux, pour lequel je vous renvoi à http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale pour tous les « détails » qui pourraient faire progresser vos connaissances dans la religion « catholique apostolique romaine » qui en fut, sous ce vocable du moins, l’organisatrice formelle de sa définition.

Un édifice, à l’origine, en « Pierres » (« sur cette pierre je construirai … »), nécessitant donc un architecte, et des artisans qualifiés, des corps de métiers structurés … nonobstant une volonté, des sources de financement, une véritable « vision quasi inhumaine » …

Une œuvre scientifique, mathématique, physique, géométrique … la Force

Une œuvre humaine pour faire un lien avec le ciel … la Beauté

Une œuvre sacrée (en son sens originel) … la Sagesse

Curieusement son érection demande des années, des décennies, des siècles parfois : mais pour elle le Temps existe-t-il ? L’Espace lui-même mêle intimement le « visible et l’invisible » …..

Hors normes pourrais-je dire.

Dois-je évoquer les différents styles ayant prévalu selon l’époque ? Que nenni, cela se trouve notamment via le lien inséré au début de ces lignes.

L’assise de ces bâtiments hors normes dissimule bien souvent, quasiment toujours, des « ruines » bien plus anciennes mais toujours sacrées et telluriquement chargées au Nadir. La crypte en est en quelque sorte le sas d’entre ces mondes différents et semblables. Des racines …

Au sommet, une immense et fine flèche , souvent deux, se dresse tel un doigts indiquant le Zénith et l’infinitude de l’espace galactique comme si cet édifice de pierre, et de sueur, voulait re-lier terre et ciel tel un pontife. Des ailes …

Des racines et des ailes  dont le corps bâti se déploie, tout en Harmonie, de l’Orient à l’Occident et du Midi au Septentrion … Ces directions, ces six direction sont sept car au Centre de l’Union se trouve l’Idée, celle qui a créé cette dentelle …

La Lumière vient caresser les vitraux, les pénétrer, les faire jouer à l’intérieur de cette enveloppe qui vibre à l’unisson de l’Univers ….. Curiosité de ce silence bruissant de couleurs, de parfums, de recueillement.

Nous voilà au sein du saint, sans connotation théologique, sans connotation religieuse, mais baignant dans une aura étrange de spiritualité (au sens premier), comme si l’esprit des concepteurs/bâtisseurs, de celles et ceux qui hantèrent jadis ces lieux immémoriaux venait enrichir et apaiser notre présence …

Inévitablement nous chuchotons dans ce lieu où règne pourtant la Parole.

En déambulant lentement, pas à pas, dans un sens ou dans l’autre, nous arpentons l’Univers sans en avoir clairement conscience tant nos sens sont saturés de la paix profonde qui règne ici, et là, quelles que puissent être nos conceptions intimes de la vie, et de la mort …

Fraîcheur de l’atmosphère, respiration sereine qui vient effleurer notre être, envoûtement  magique sous le transept du cœur, palpitations quiètes de notre propre cœur, légèreté de notre esprit qui peut, là et ici, s’évader en s’élevant.

La fragrance de l’encens, magique, embaume mon voyage dans cet espace clos et ouvert, aux dimensions quantifiables et subtiles, et mes pas font parfois un crochet pour mieux deviner un détail qui aspire ma curiosité dans des mondes incommensurables.

En façade, très souvent, trône une rosace multicolore au dessus des « bandes dessinées » de jadis, les sculptures aujourd’hui uni-chromes et rongées de pollution … tristesse de cette vision dévorée par l’homme lui même et son inconscience « crasse ».

Sur le sol  intérieur, un rescapé nous fascine par sa simplicité apparente : c’est un Labyrinthe qui se déploie mathématiquement et géométriquement pour titiller notre esprit, notre conscience et nos réflexions … Énigme qui parle directement à notre intimité si nous savons nous ouvrir à nous même, nous écouter et nous entendre au travers du sons des cloches qui battent soudain comme un Cœur.

Mystère de cette construction où le hasard n’existe pas, où la création de l’humain a tenté d’exprimer l’inexprimable pour faire vibrer, non pas notre matérialité, mais augmenter toujours plus notre rythme spirituel …

Je m’interroge sur ceux qui ont conçu et crée de tels lieux en mêlant les exigences religieuses dogmatiques de l’époque, déjà et encore, les transmissions des traditions immémoriales par le langage des oiseaux … livres de Pierre et de pierres, livres en pierre dont les pages ne sont pas à feuilleter mais à dé-crypter du sous-sol au champs de l’infini …

Les yeux ne suffisent pas, loin de là, à voir si le cœur ne perçoit pas, si l’esprit n’est pas au diapason.

Cheminement spatio-temporel nous menant de nous à nous en traversant les siècles et millénaires qui n’existent pas ici et maintenant … surprenant cet énigmatique parcours pas à pas dans le tourbillon lent de notre intimité éclairée.

J’aime à songer aux spirales de nos univers qui vont paresseusement à la vitesse de la lumière, celle que nous cherchons dans la quête qui transcende le continuum parsemé de ces repères, de ces repaires d’harmonie organisée universelle …

Sortant de cet édifice mon regard va fouiller encore la voûte étoilée pour y découvrir un sourire omniprésent pour lequel je veille …

Chris

août 6012

sagrada4-300x277 dans Billevesees & coquecigrues

 

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