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Fanny … 22 août, 2012

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Fanny …

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Ce prénom est cocasse … atypique … mystérieux dans le fond car il n’est qu’une déformation , qu’un diminutif de France, Françoise, Stéphanie, une torsion de l’anglais de naissance  même.

Les deux « n » et le « y » laisse rêveur l’esprit un peu … mais bon justement cela intrigue également.

J’ai découvert ce prénom, naguère, en découvrant la pétanque ! Et oui ! En ce temps là ce jeu était quasiment réservé au « Sud » ensoleillé, pour certaines mauvaises langues il était même un « métier », c’est à dire l’activité principale et exclusive d’une faune  bigarrée, d’hommes essentiellement aux revenus bien cachés et à la soif bien intarissable, comme d’ailleurs leurs logorrhées verbales teintées d’accents …

Mais peu importe tout évolue, et ce jeu de compétition (bientôt olympique) grignote les départements et régions vers le Nord, oui le Nord (voir la définition dans un récent film ..) aux accents plus  .. moins .. bref aux accents autres qu’ici ! Enfin ce qui est le plus important est la reconnaissance de cette activité physique (et psychologique … si .. si ..) par les « cols blancs » qui ne savent plus quoi inventer pour être « in » dit-on.

Jadis ce noble art s’étalait dans les masets, sur les places publiques (non les places pas les filles voyons !), voire dans les rues où étaient absents les trottoirs ….

Un art noble populaire disputé par les mâles dominant (par le poids et la faconde) mais sans écarter les petiots et le jeunots qui devaient être initiés là à leur futur rôle d’homme, de vrai ! Les boules on en rigole pas !! Et le cochonnet faut apprendre à le caresser avec une douce délicatesse … c’est effectivement un difficile apprentissage disait-on du côté féminin…

Il fallait apprendre toutes les subtilités du combat : on est loin du film célèbre et mythique où l’on peut entendre, avec l’accent gouailleur local, « oh, tu tires ou tu pointes ?  » … ça c’est le cinéma, la lanterne magique, le « truc » du scénariste, du réalisateur, de Pagnol en fait… avec une connotation un brin égrillarde, la vérité est bien plus complexe, et fine ..

Mais je m’égare un peu .. (comme d’habitude pense-tu .. enfin si je peux dire) j’en reviens donc aux boules (deux en général, trois parfois mais ce n’est pas exceptionnel en ce domaine), au cochonnet qui se doit d’être en buis, mais tout fout le camp car aujourd’hui il est fluo et pas en buis …..

L’objectif de ce jeu sportif est d’aller enquiller la boule d’acier (chromée la plupart du temps) tout contre le « petit » dans une étreinte aussi péguante que possible afin de rendre jaloux l’adversaire soudain furibard.

On pourrait presque en discerner là une sorte de danse nuptiale …, voire pour les plus « scientistes » une métaphore de la course effrénée des spermatozoïdes, mais ici les « volumes » sont inversés … Là je te vois nettement froncer les sourcils et le nez : il exagère cet obsédé !

Que nenni, demande donc à papa Freud notamment, tu risques d’en être estomaqué et clafli de confusions (en un seul mot dis donc) et de rougeurs cutanées soudaines sur … les joues (je suis correct tu peux le remarquer).

Et où veut-il donc me mener songes tu pour effacer subrepticement ton embarras …

Mais sur le terrain sablé ou pas de la pétanque, et de ses saines subtilités emblématiques du pays du cagnard ravageur lorsqu’il évapore le distillat de raisin ou d’anis ingurgité par les sportifs locaux.

Quelles beautés que ces roulements de boules, lancées dans des positions quelques fois acrobatiques plus que classiques (voir le kamasutra pétanquiste), les poids dans la main, le geste auguste du pointeur, le sec mouvement du poignet du tireur, la boule plombée (mais ça se soigne aussi aux antibiotiques), le choc du carreau, voire du « carreau sur place » le « must » !

Toute une liturgie mêlant gestuelle et verbalité ….. un spectacle finalement sensuel …..

Et que de « maximes » ayant trait à ces sphères métalliques … : avoir les boules, se mettre en boule, débouler, aboule le fric, rouler sa boule, perdre la boule et j’en passe et des plus mieux. Pour le « petit », le cochonnet c’est plus limité … :faire un biberon,  sucer le petit en est un autre exemple que je soumets à ta méditation philosophique (et non salace) ! N’apprécies-tu point l’humour ?

Il me plait à rêver à la création d’un film cinématographique ayant pour sujet ces trois objets là, les deux grosses et le petit … Nous pourrions ainsi apercevoir le Grand Pétanqueur de l’Univers mettre en branle les galaxies dans un tonitruant éclat de rire gigantesque, gargantuesque et colossal (depuis nommé « big bang » en langue Grande Bretonne).

Il en est ainsi pour la « classique » comme pour la « longue » … la « marseillaise » comme la « lyonnaise » … mais la « longue » est bien plus épuisante par les pas à faire, elle coupe le souffle (court déjà) et risque de provoquer soit des crampes aux mollets, soit des dérapages incontrôlés sur la sablette vicieuse.

En tout état de cause la partie (non pas la partie carrée) est gagnée lorsque que le quidam, voire la doublette ou même la triplette atteint (hosanna) le score de 13 points ! Bénéfique en cet occasion ce chiffre mythique permet un arrosage de gosier gratuit, des exégèses savantes pouvant durer des générations, un abrutissant hymne quasi primal (et primaire aussi mais ça faut le taire ..) à la gloire magnifiée des vainqueurs (des vingt cœurs, des vins cuits itou).

Mais enfin quel lien tout cela avec « Fanny » t’exclames-tu silencieusement, le charme hypnotique de ces mots liés rompu par un sursaut de ton neurone escagassé par la cagne de l’instant présent.

Comment tu l’ignores ?

D’aucuns pensent qu’il s’agit d’une allégorie … les véritables Initiés savent bien que ce n’est pas cela, bien au contraire … et inversement pourrait-on dire.

Fanny est le prénom générique de celle qui, généreusement, offre son arrière train aux hémisphères généreux au baiser de celui/ceux qui ont prit une rouste mémorable en ne décollant pas du score humiliant de 0 !

Je t’imagine soudainement songeur …..

Est-ce une « sanction », est-ce une « consolation » ? Tout dépend de l’état d’esprit (heu notamment) du perdant et, qui sait, de l’aspect callipyge du postérieur proposé … Dans le fond (si je puis dire) les joueurs se trouvent confrontés à un choix parfois cornélien non ?

Embrasser Fanny devient donc, quelquefois, une humiliation secrètement espérée … les pires, après s’être renseignés visuellement (tactilement c’est plus difficile) sur le support (capiteux ou pas, pulpeux ou pas, pommelé ou pas, …) potentiel de la punition éventuelle en arrivent à truquer les « mènes » en faisant des « naris » pour subir cette terrible pénitence et ce châtiment horrible (les vicieux, les masochistes !).

Est-ce l’effet cumulé de l’anisette et du cagnard, le retour d’âge, les senteurs trainantes de lavande, la concupiscence (en un seul mot hein !), la timidité maladive du « vrai mâle » méditerranéen ? Qu’en sais-je … Toujours est-il que cet étrange phénomène existe, je l’ai rencontré …..

Te voilà désormais informé de cette barbare coutume qui, je comprends, t’horrifie et te fait même murmurer effaré « vade retro satanas » … car tu es culturé je n’en doute point.

Pour ma part devant ces réactions si bassement humaines, je détourne mon regard, non pas vers la lune, mais vers la voûte étoilée où, goguenard, un sourire complice m’accompagne d’un clin d’œil.

Fanny-203x300 dans Billevesees & coquecigrues

http://youtu.be/XPOH9Urv8ww

Chris

août 6012

Commentaires»

  1. Bonsoir.

    Dans le même ordre d’idées, peut-être cela vous intéresserait-il de savoir qu’en anglais très très familier, le mot fanny désigne le sexe de la femme (la « chatte » en fait), et qu’en anglo-américain le même mot désigne les fesses…

    Et « Les Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir », est un livre anglais publié en 1748 par John Cleland pendant qu’il s’ennuyait en prison.

    Bonsoir !

    Pascal T.

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