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Digression … Imagine 26 décembre, 2012

Posté par hiram3330 dans : Digressions , ajouter un commentaire
 
 
Imaginez qu’il n’y a aucun Paradis,
C’est facile si vous essayez,
Aucun enfer en dessous de nous,
Au dessus de nous seulement le ciel,
Imaginez tous les gens,
Vivant pour aujourd’hui…
Imaginez qu’il n’y a aucun pays,
Ce n’est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imaginez tous les gens,
Vivant leurs vies dans la paix…
Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J’espère qu’un jour vous nous rejoindrez,
Et que le monde vivra uni
Imaginez aucunes possessions,
Je me demande si vous le pouvez,
Aucun besoin d’avidité ou de faim,
Une fraternité humaine,
Imaginez tous les gens,
Partageant tout le monde…
Vous pouvez dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J’espère qu’un jour vous nous rejoindrez,
Et que le monde vivra uni
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La fin du monde ! 22 décembre, 2012

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

La fin du monde !

La fin du monde ! dans Billevesees & coquecigrues calendrier-1-300x282

Comme toi, bien sûr, je n’y ai jamais cru … la preuve ? Ces quelques mots venant planer devant tes yeux rougis de la fatigue d’une vaine attente.

Eh oui ! Pas l’ombre de l’once d’une poussière de miette je n’ai porté attention à ces rumeurs mayas voulant me démontrer que voilà : « le 21.12.2012″ est le jour « J » de la terminaison de mon monde ! Quelle ânerie que de croire en ces barbares obscurs et sanguinaires de l’amérique qui ne connaissaient même pas « google » !

Je pouffe !

Des emplumés multicolores, tel des aras, laissaient à penser que mon avenir se fermait en ce funeste jour ! Comment imaginer que mon week-end me fut confisqué …

Je ricane !

Je peux maintenant et ici désormais te l’avouer : j’ai le bras long (un peu comme l’atele) et faisant parti d’une élite secrète je disposais de « La » preuve contraire à cette absurdité ruisselant des médias névrotiques.

Je glousse !

Ne le répète pas … surtout Silence, même avec tes proches … Je dois te dire, sous le sot du secret, que nous avons eu droit, déjà, à des calendriers imprimés pour 2013 … oui, oui tu lis bien : pour 2013 ! Alors tu vois … Imagine notre soulagement quand cette révélation détournée nous fut accordée ! Mais Chuttttttttttttttttttttttttttttttttt !!! Promis, juré, craché  tu te tais, même sur l’oreiller ! Je compte sur toi, de mes dix doigts.

Je me gondole !

Et oui vois tu parfois les relations sont utiles, et cette information vitale m’a permis de poursuivre mes acquisitions de chocolat noir, et même de demander des ristournes vu la brièveté supposée du temps ridicule restant pour les déguster … Oui, oui je ne suis pas tombé de la dernière pluie moi ! Je sais y fer, et en l’occurence s’agissant de chocolat je sais « magnésium » plus précisément.

Je me tord !

Les naïfs dont je suis cerné, les inconscients collés aux médias, les sectateurs de l’ultime instant, bref tous ceux qui sont restés béats devant l’inéluctable terme du jour en sont pour leurs frais, certes la saison si prête au frais, mais tout de même les voilà bien marri alors que je me permets de croquer langoureusement ces carrés longs issus de fèves de cacao.

Je suis plié en huit par l’hilarité !

En « huit » renversé, comme le symbole de l’infini, qui parsème hélas trop souvent la candeur (pour rester poli, et l’on sait ce que les polis sont) de population abâtardie par la « communication » informative relevant plus de la fiction échevelée, de l’ignorance écervelée que d’une rigueur interpellant l’intellect … et l’intuition innée de chacune et chacun.

Je jabote !

Ce matin la radio fût bien silencieuse sur la fin du monde reportée, je suppose, après les fêtes … commerce oblige ! Et puis si on navet que ça à faire, se préoccuper des autres .. on n’a pas le temps en cette période festive (pas pour tous …), prit que nous sommes par les repas à préparer, les boissons à choisir, bref ….. la faim du monde ne nous intéresse guère, guerres aussi que nous ignorons.

Je m’esclaffe !

Oui, comment retenir cet immense soulagement que de pouvoir contempler encore un peu cet écran qui me narguait jusqu’à hier en me susurrant par paquets de pixels sinistres, plus que …, encore peu …, c’est fini pour toi … Et quel meilleur soulagement qu’un fou rire homérique !

Fou rire !

Fou oui, qui ne le fut pas d’angoisser un max devant l’inéluctable (sauf pour les planqués dans des souterrains de riches), cette prédiction traversait le temps, l’espace, et la ……. humaine aussi ! Certes les planètes s’alignent rarement ainsi, plus rarement que tu te fais aligner de prunes par les aubergines voraces . Te voilà soulagé, sous l’ag, saoul surtout d’une ivresse que tu ne contiens plus : les conneries c’est pas fini !

Je rigole !

Oui comme un torrent en furie de savoir que je peux, un peu, poursuivre mon chemin ….. et c’est glorieux aussi de poursuivre son chemin, bien plus ardu que de poursuivre le chemin d’autrui : pas facile de suivre les flèches, non ? Surtout celles des emplumés qui se régalent à mettre des bâtons dans mes roues excentrées.

Je me marre !

Ainsi je respire un chouïa, j’aurai mon cadeau de Noël, je pourrai continuer mon gavage de chocolat, je me plongerai encore dans des douceurs sans noms (ah, l’imagination, une belle « chose »), bref rien de nouveau … c’est rassurant … crois-tu vraiment ?

Et si,

Et si ce n’était qu’une erreur de traduction,

Et si ce n’était que partie remise,

Et si,

Je souris (mon mulot à la main), car au delà de mon écran la fenêtre laisser passer l’immensité de cette voie lactée qui se baigne, heureuse, dans la voûte étoilée, et cette infinitude d’étoiles alignées, solidaires, complices s’écartent pour laisser paraître un sourire, un sourire de lumière que je devine être le tien …

Chris

décembre 6012

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Digression … les secrets de la Voie Lactée 15 décembre, 2012

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Froid 4 décembre, 2012

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Froid

Froid dans Billevesees & coquecigrues froid1-300x211

C’est la saison, du moins là où je réside, de commencer à subir, insidieusement l’assaut vicieux de l’air (de rien) venu du Nord … du Septentrion.

Sournoisement, sans trop de bruit hors les rafale furieuses parfois du Mistral (non, pas le supermarché !!!), un grignotement des degrés centigrades, voir Celsius (pour les anglophiles « Fahrenheit » également) se glisse dans le tube de verre où l’alcool coloré m’indique les degrés qui s’enfuient …

Dans le silence ouaté de la chape pesante de cet air rampant qui vient chasser l’été, je perçois le début de claquement de dents, de tremblotement d’os (bien que la chair soit toujours là), le grésillement discret de la couenne qui débute sa dégradation permettant la stabilisation de ma température corporelle, en un mot ça commence à cailler !

Froid

Il paraît que c’est normal, et même que jadis ce fut des périodes glacières, glaciales qui vinrent, provisoirement, terrasser l’action chaleureuse de Râ, et congeler les primâtes (tu remarques : congeler en un seul mot), nos ancêtres velus et coriaces comme des inspecteurs du fisc (pour nous les salariés bien entendu).

J’imagine, dans un songe bleu, cette marée figée d’eau statique ensorcelée par le démon infernal de l’hiver perpétuel, paradoxe, car l’enfer brûlant peut être celui des gerçures, de la paralysie du sang qui se fige dans notre tuyauterie verglacée soudainement.

Il n’empêche que ces frimas ne brisent point mon goût des desserts lactées chocolatés et autres : supériorité de l’humain sur la nature pense-t-on à tord. Toutefois il n’est pas le temps de gourmander, il est celui de réchauffer à l’instar d’un bec bunsen, d’une flamme fragile naissant dans un athanor dissimulé.

Froid

Il paraît que la saison est l’esquisse de ces chûtes de degrés, de pluies verglacées, de neiges mathématiques, alors faisons avec, mais avec circonspection pour ne pas chuter aussi sur la glace qui décore nos chemins, sur celle qui grésille les pores de ma peau découverte, sur celle que je distingue à peine derrière la buée du vitrage du glacier.

J’imagine, comme à Chartres, un labyrinthe énigmatique dans sa simplicité apparente formé des trilliards de flocons majestueux d’ordre dans ce désordre hiératique et illusoire.

Il n’empêche que la force de cette beauté m’entraine vers la sagesse blanche où se dissimulent des flammes bleutés au nombre impair, et une unique, verte, qui règne comme un chef d’orchestre dans ce silence hivernal, source prometteuse de renouveau cyclique.

Froid

Il parait que bientôt sous peu on va se les geler grave pendant quelques siècles, tu me diras qu’au regard du temps qui me reste je suis pas trop traumatisé  : va falloir songer au crématorium pour aider ceux qui resteront au milieu des glaçons (et pas pour l’apéro !).

J’imagine que l’avenir sera donc blanc, et n’y voit pas une allusion bassement raciste camouflée dans un contexte (aussi en un seul mot ici) réfrigérant.

Il n’empêche que cette idée de claquer des ratiches n’est pas enthousiasmante, sauf pour les arracheurs de dents patentés (pas tentés ? Si, si ils sont tentés).

Froid

Mais que me chaut ce froid si frais qu’il me conserve dans une attitude légèrement givrée (oui bon j’ai entendu ta pensée – unique – et je m’en moque) où je me complais (toujours un en seul mot) sautant du glacier au glaçon.

C’est de saison me renvoie l’écho, agaçant de son bégaiement lassant, comme si j’étais sourd, comme si je ne comprenais pas, comme si cet air frais m’était inconnu. Pourtant il me plait à frémir sous cette caresse donnant la chair de poule, me laissant deviner d’autres plus chaudes.

Tremblotement parfois sous la bise envahissante coulant de la vallée rhodanienne pour aller faire trempette dans la méditerranée, une touriste retardataire qui ourle mes vitres des feuilles mortes non ramassées à la pelle.

L’appel justement, celui d’un rouge queue égaré sous la terrasse et vibrant de l’espoir d’être de gras nanti, belle différence d’avec nous, suant sous l’effort de perdre des grammes avant les « fêtes » …

Mais voilà, le ciel peut être grisonnant, bien plus que nos cheveux, lorsqu’il tente de blanchir pour annoncer les flocons étouffant bruits et mouvements.

Les boules ! Et pas de neige que de subir l’assaut des baisses de températures – hé oui ma bonne dame elles baissent elles – pour nous rappeler que les cycles sont une réalité naturelle, et donc également humaine.

Froid

Hiver ? Non ils ne sont pas synonymes, tout au plus associés à titre précaire. L’hiver est une belle saison, celle qui secrètement est source du printemps, de la Vie, opération alchimique « noire » indispensable …

Froid ? Sensation physique qui nuit à mon bien être usuel, mais pire .. sensation interne, intellectuelle, spirituelle qui décore trop souvent une blessure, une rupture, une maladie ….. une douleur qu’humainement me brise.

Vite une pelisse, vite une source de chaleur, vite un échange thermique.

Que faire sinon lever mon regard pour plonger dans l’espace glacial intergalactique et y retrouver, mieux qu’un soleil, ton regard souriant.

Chris

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