En Mai … 3 mai, 2013
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackbackEn Mai …
Elle est connue celle là : « En Mai, fais ce qu’il te plait ! »
On peut rêver, par exemple jadis et en Mai, on écrivait « sous les pavés la plage » … Et bien non, sous les pavés, les caillasses, voire le bitume, mais la plage point … perte de quelques unes de mes illusions déjà.
Par ailleurs, et par ici le Premier de Mai est la fête « du Travail » (pas moins mon bon !) mais aussi celle du « muguet » ; là je comprend mieux quand j’observe ces fleurs en forme de cloches …
La fête du Travail, bigre ! Comme si dans nos sociétés et civilisations le travail ne s’apparentait pas à une sorte d’esclavage indispensable pour satisfaire non besoins inutiles le plus souvent. Pour ma part le « Travail » n’est acceptable que dans le cadre de l’épanouissement humain, au même titre que les arts par exemple (non pas lézard, voyons tu es taquin).
La fête du « muguet », porte bonheur parait-il, porte cloches oui ! Et les cloches ne sont pas obligatoirement celles visibles sur la tige de ces plantes de saison …
En Mai fait ce qu’il te plait …
Oui, une « chose » m’agrée : les jours fériés permettant de faire un ou des ponts, voire des aqueducs comme celui du Gard. L’esquisse du printemps (en principe, car cette année …) nous rend tout guilleret, sensible au farniente, au glandouillage disent les plus grossiers, dont je ne m’exclus pas.
Mais en Mai c’est le printemps, et pas le magasin parisien ! Le vrai printemps où la nature se réveille sous les caresses des ondées tièdes (en principe, car cette année …). Nous y voilà, c’est après ce jour Premier – fête du travail et non du labeur – que les jours deviennent sympathiques par leurs propension à être fériés (oui je sais pour un « laïc » se réjouir des jours « religieux » …), voire même ensoleillés.
Mais en Mai c’est aussi l’assaut sournois des allergies ! Mais oui, c’est un concert d’éternuements, des batteries de toux, des regards larmoyant, des nez (même en trompette) quelque peu obstrués. Horreur, la taxe de passage, le tribu du à ce printemps naissant est incontournable (en un seul mot ici).
En Mai, fait ce qu’il te plaît, mais …
Oui, prudence pour ce mois de trois lettres dont deux voyelles ! Il lui arrive d’être trompeur, de laisser croire à la torpeur de la douceur avant que d’éclater dans le vacarme d’une révolution de rues : « sous les pavés … », mai, mais, mééé tu n’as pas connu cela, toi dont le sourcil droit devient interrogatif.
Mai c’était il y a … et plus …
Je te devine songer : « il est gâteux le vieux ».
Oui, non, qui sait et puis dois-je te le rappeler : « en Mai fait ce qu’il te plaît » ! Et moi, oui « Moi » je me dis que ces trois lettres forment aussi le mot « ami », ce qui n’est pas rien ! Te voilà la bouche ouverte et l’air … oui également en trois lettres (pas les mêmes il est vrai).
Ce qui me plaît en cet instant c’est de t’imaginer désorienté par les sautes de mon humeur, les digressions de mes errances, la bizarrerie étrange du fil de mes pensées (oui je pense, donc je suis !), mon imaginaire que tu découvres au risque de l’enrhumer , mon monde qui est le tien sans l’être, un épisode de mon hier qui ne sera jamais plus.
En Mai, ce mois au trois lettres, ce cinquième mois de notre calendrier actuel, va-t-il nous amener vers sept et plus ? Je m’interroge …
Mais qu’importe dans le fond, ce n’est pas la forme qui m’intéresse mais la réalité de cette re-naissance annuelle qui fée rêver à un lendemain qui chante le vingt et un de Juin, ce sixième mois aux quatre lettres lui.
Et oui, nous passons des lettres aux chiffres comme dans le téléviseur en noir et blanc de mon enfance déjà ; amusant ces dédales d’un labyrinthe invisible qui m’entraine, par une spirale sans faim, dans l’intériorité de mon « moi », sans fin car j’ai soif de savoir pourquoi « faire ce qui me plaît va au delà de l’apparence de l’au-delà.
Méééé je m’égare, comme on disait jadis à la Sncf (encore service public à l’époque, et fiable), du moins tu le crois, croix croâaa car tu brides ton « esprit » (enfin ce qui en fait office). N’oublies surtout pas : « sous les pavés … ».
En Mai fée ce qu’il te plaît
Facile à dire, est-ce aussi aisé de le fer ?
Je sais tu te dis (car tu es seul ..) : « il est complètement givré le mec » ; et quand bien même ! Si c’est mon choix dans le cadre de cette proposition de Mai ?
Je me disperse encore, il convient que je me ressaisisse pour réunir ce qui est épars, ce serait plus utile à joindre à l’agréable pour tenter d’obtenir un brin … d’Harmonie, le muguet convenu, même en un mot unique m’apparaît comme suranné. Les clochettes elles m’apparaissent comme ayant grossi à en avoir le bourdon.
Toutefois taraudant mes souvenirs ce sont ces pavés couvrant la plage qui m’obsèdent aujourd’hui. « Il est interdit d’interdire » résonne dans mes oreilles, « soyons réalistes demandons l’impossible » traverse en un éclair chantilly l’écran poussiéreux d’alors. Ce tourbillon d’images devenues sépia s’accompagne de musiques « pop », de répression Tchécoslovaque, d’un « mur » coupant l’Europe, d’une terreur latente et nucléaire, de chemises à fleurs, de cheveux rebelles (eux aussi), d’une esquisse de liberté, d’un général deux étoiles à Baden-Baden, d’une réaction conservatrice dure se devant de céder un zeste quand même, une autre époque … Les prémisses déjà d’une évolution s’accélérant en une vrille affolante.
En Mai …
En Mai je retrouve ma jeunesse, insouciante et craintive, des fous rires, des fous, des foules, mais pas de nostalgie, non surtout pas de nostalgie !
Ce doit être à cette époque, après les pavés couvrant la plage, ceux volant vers des CRS, que me vint le goût et l’habitude de tourner mon regard vers la voûte étoilée, vers la voie lactée, vers les galaxies d’un passé en devenir, j’y discernais, un peu comme dans un brouillard, un regard flou qui allait borner mes pas …
Chris
Mai 6013
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