Vibration(s) 29 mai, 2013
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackbackVibration(s)
Rien que d’ouïr le mot je me mets à trembler d’impatience de le comprendre au delà des lettres qu’il comporte.
Dois-je l’associer au son, à la vue, au toucher, à l’odorat, à la Parole …
Drôle de question marmonnes tu devant la grisaille de ton écran tremblotant, oui tremblotant car tu fais attention et tu t’aperçois …
Bigre vivons nous dans un monde instable ?
A moins que nous soyons en permanence imbibés de substances alcoolisées et/ou hallucinogènes, il faut bien admettre que notre environnement n’est qu’illusion, hé oui !
Mais si l’environnement est illusion que sommes nous donc « Nous » !?
Angoisse ! Surprise ! Délabrement potentiel de quelques certitudes même !
Te voilà « baba » (mais ni « Ali », ni au rhum) face à l’émiettement de ta stabilité qui vacille soudainement confrontée à tes pensées brisées d’un monde de vibrations.
« Tout est illusion » affirme une philosophie … « tout est vibration » affirme une « science » … « tout est énergie » assène la réalité …!
Et comme « Tout est en Un, et réciproquement », me voilà devenu vibratoire, vibrant, vibrionné, bref je ne sais plus me définir à ce niveau qui me déstabilise dans mes certitudes matériellement vacillantes.
Me voici nécessairement en quête d’une Énergie palpable (?) me permettant de réagir à ces glauques idées jaillissantes de ma crainte de n’être point …
Anxieux je suis.
Un tremblement de terre, un tsunami irrépressible, une tornade d’émotions déchaînées, un tourbillon senestre qui me tire vers le nadir de mon intimité vibrillonante : voilà ce que cette découverte, pourtant connue, me fait comme effet dans l’instant.
Mes atomes, bardés d’ions, fusent hors de leurs orbites habituelles pour arriver à se fracasser douloureusement le long de mes nerfs, en surface de mes neurones.
Vibration(s) !
Ainsi le « matériel » n’est que vide et mouvement ?
Ainsi mon « visuel » n’est qu’illusion formelle ?
Ainsi mon »Moi » frémit sans cesse dans cette bouillie que je prenais, naïf, pour un acquis stable …
Me voilà songeur, le regard fixé sur les mirages hésitant qui s’échappent de la chaleur de ce désert apparu soudainement dans mes champs de vision.
Me voilà rêveur d’entendre l’écho de mon silence étonné qui résonne si fort dans le maelström de mes pensées désorientées.
Ma voilà presque hagard dans ce hoggar où même la foultitude de grains de sable, qui me griffent le visage, n’existent pas comme je les vois, entend, sens, ressens, et prononce leur nom dans l’immensité où je trône, ahuri.
Je vibre … non pas tel que tu peux le comprendre toi ! Je vibre à l’unisson de l’Univers puisque je suis l’Univers par les orbes de mes ions qui se mêlent et s’entremêlent aux autres … à tous les autres, ceci est bien loin de notre perception lourdement vulgaire.
Je vibre de tout mon être où règne le vide si plein, parfois éclairés de quelques éclairs de colère, de peine, de blessures également.
Je vibre de tout mon être où règne le vide si plein, parfois illuminé des éclats de joie, de douceur, de tendresse également.
Je vibre, non de froid, mais d’une chaleur apaisante due aux frottement, entres eux, des ces soleils qui fusent dans le pseudo vide glacé de l’infinitude de mon moi matériel, de ces galaxies d’une infime incommensurabilité.
Vibration(s)
Étrangeté de cette perception erronée qui m’enserre de toutes parts .. qui depuis ma naissance physique me leurre sans cesse au sein de cet espace-temps irréel où tourbillonnent mon « moi – énergie » impalpable.
J’en arrive à me croire psychiquement troublé, dérangé, malade.
Et bien non !
A toi de réfléchir, de méditer, de regarder, de voir et de comprendre.
Je vibre donc sans cesse ici et maintenant, et partout … pas une pause si minime fut-elle pour les mondes que je découvre d’un autre œil, dans la fusion permanente : je suis ici et là, je suis partout, je suis nulle part … suis-je ?
Vaste question existentielle allant du « bas vers le haut », allant du « haut vers le bas », allant « partout et nulle part » aussi …
Tremblotement et frissons parcourent ma colonne vertébrale, faisant vibrer au passage les chakras, clés de vibrations, pour attendre les circonvolutions de mes cerveaux … pluriel oui …
Symphonie permanente qui m’anime, me faisant croire que « je suis », et pourtant je suis … je suis ce que je suis dans ma réalité de l’instant.
Je suis fusion, je suis dissolution, je suis l’Un et le Tout, résultat d’une opération Alchimique dans l’Athanor d’où déborde l’infinitude de l’Absolu …
Vibration(s) …
Tu reste pantois devant cette logorrhée, devant ce délire « tremens » devant lequel tu ricanes en songeant : « très mince », pas tant que ça ! Comme a dit Bizet, « Prends garde à toi … » je me permets de te rappeler que les vibrations sont aussi capables de troubler ton « jugement » (qu’il soit premier ou dernier).
Et puis, réfléchis (essayes au moins, tu peux y arriver..) si je n’ai pas tord, si la référence à la physique « quantique » s’avère justifiée, toi et moi sommes intimement, fondamentalement, « essentiellement » (en son sens propre et premier) indissociables … Amusant non ?
Je devine la déconfiture qui barbouille en cet instant lumineux ton pâle visage décomposé : et si, et si, et si cela était, et si cela est ?
Pas de bol, maintenant c’est ton « esprit » qui vacille sous l’assaut des vibrations bourdonnantes dans les moindres recoins obscurs de ton univers personnel et partagé ! Car tu es partagé ! Pire (à tes yeux) tu es mêlé, emmêlé, à Tout, et donc à « Moi ».
Absurde t’exclames-tu en silence hurlant !
Je comprend ta réaction, je te comprend, d’autant mieux que je suis toi (n’oublies pas) … Et ne tentes même pas de résister à l’attraction vibratoire que tu commences à déceler, à renifler, à palper, à apercevoir, et même à murmurer d’un filet de voix étranglée.
Hosanna ! Vivat ! Alléluia !
Tu es sur le (bon ?) chemin, je le sens comme un chien renifle la trace d’un gibier ; laisse toi aller, cool, zen et serein (comme un canari) et tu vas bientôt caresser le Nirvana, l’Eden, le Paradis, le Walhalla, l’Olympe, l’Elysée, la Jérusalem céleste, l’Empyrée, et j’en passe …
J’en suis heureux pour toi, car étant égoiste je le suis pour moi (qui est toi et autrui) dans toutes les dimensions connues et encore inconnues.
Alors tu dois pouvoir, comme moi (qui suis toi), lever les yeux vers les nuées de la voûte céleste et étoilée pour y deviner un regard aussi brillant que la voie lactée.
Tu découvres par là même que l’esprit se trouve partout, car il est Un dans Tout, et Tout en Un comme toi, moi, nous …
Complice, du sein du sein de l’Univers, un peu comme l’œil de Caïn traversait la tombe, la tendresse du regard éclaire mon chemin, attise ma marche, veille sur moi (toi, nous …) : j’aime.
Chris
mai 6013
Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.















Commentaires»
pas encore de commentaires