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Fou rire 25 juin, 2013

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Fou rire

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Drôle d’association de mots et d’idées que voilà avec cette expression si populaire que l’on ne la comprend même pas.

Déjà « fou » est lui-même particulièrement complexe à expliciter (voir le lien), et je dirais même individuellement riche de différentes appréciations.

Ensuite « rire » pour sa part et plus facile à faire (si je puis dire) qu’à expliquer (voir le lien) dans son approche autre que purement physique.

Bref à travers une expression largement usitée j’en arrive à un fatras de questions se heurtant à mes réflexions et croyances incongrues sûrement.

Pourtant la lecture du titre de ces propos à déclenché ton sourire à priori, tu pensais à une galéjade dont tu croyais humer le fumet.

Erreur !!! Le « fou rire » est une chose sérieuse …

Concernant le « rire » et son avant garde le « sous-rire » tu peux consulter sur ce site … oui, il y est !

Or donc une chose sérieuse est le « fou rire » ! Dont acte pour moi, le doute se répand en toi, incrédule que tu es … et au lieu d’utiliser ta pseudo rationalité « cartésienne », esquisse une avancée en laissant la bride libre à ton intuitivité … pour une fois.

Une fois comme l’on dit dans les Flandres et la Wallonie du sud de la mer du Nord. Beaux pays par ailleurs, et même par là car les plaines vallonnées de ces contrées verdoyantes sont sources, pour nous anciens francs, de tant d’ironiques blagues que ce Benelux on l’imagine comme un cirque gigantesque de clowns aux accents gras.

Je suspecte l’évanescence de l’esquisse d’un sourire narquois de ta part ; d’ailleurs point de suffisance car ta part n’est qu’un quart, même pas touristique. Et vlan !

Un flan fuse alors vers ta face lunaire et luisante d’un regard hagard comme dans le Gard ou le Hoggar, tu ne sais plus … As-tu su une fois ?

Fou rire ou rire fou ?

Je t’imagine bien mieux que tu te vois dans le reflet sinistre de ton écran blafard, ou l’inverse …

Tu connaissais le fou passant, le fou de Bassan, le fou .. et plus encore ; Mais avais-tu songé déjà au miroir devant lequel tu imagines être le mieux des pires ?

On dit, populairement, il a le »cul coincé » alors qu’en réalité se sont ses zygomates qui sont rouillés, voire … vierges ! Quelle tristesse que ce temps perdu comme le pain du même nom.

Décoinces toi, mets de l’huile (d’olives – j’en vends parfois ..), lâches toi et chûtes pour déclencher le rire d’autrui, fais le mime, fais le zèbre, fais le c.. itou, bref : sois nature ! et re-vlan !

Rien que de t’imaginer mon rire fou cascade bruyant comme un sac de noix dévalant un escalier montant !!! Et je vois que c’est bien ainsi !

Ah oui, tu es venu zieuter ce « texte » au titre alléchant, et te voilà et voici cible d’une volée de bois vert, de sarcasmes, d’ironiques remarques, de remontrances sur ta sérieusité supposée, sur toi quoi .. dans le fond et la forme.

Pas facile de passer de lecteur-voyeur, à cible sans défenses (d’éléphant) de quolibets aussi drus qu’un coureur à pied de jadis, aussi glaciaux que des salves de grêlons, aussi narquois que tu l’es quand tu te sens (même enrhumé) « supérieur »  à ton vis à vis. 

Mais brisons là la méchanterie virtuelle … elle reste ce qu’elle est : dérisoire (et pernicieuse).

Je préfère (non pas manger à la cantine avec … dixit Carlos) le sourire, le rire et l’irrépressible fou rire inextinguible … il faut savoir en tirer la moindre parcelle de sel, de souffre aussi, qui sait de mercure .. mais faut pas les mettre en bouche sinon gare (et pas de TGV), on se marrerait bien moins.

Quelle terrible sensation que de sentir ses tripes (pas à la mode de Caen) tressauter, et se tordre les boyaux, et couler les perles salées délayant le rimmel (enfin pour ceux qui en posent), et se vider les poumons, et se serrer l’œsophage, et tirebouchonner la glotte, et .. ces cascades coulantes et gouleyantes de sons irrépressibles : le Rire !

Le Rire est une bénédiction des Dieux hilares qui chatouille de la plante des pieds au bout de la chevelure .. et j’en passe des pas tristes .. et d’autres encore si tu saisis l’allusion allusive.

Bigre et le Fou, est-ce celui du Tarot, de la « cour royale », de l’asile d’aliénés, d’amour,  et encore plus ici aussi .. Mais le fou est Tout en Un, et inversement, nonobstant le Veilleur attentif de mon bien être matériel, moral et spirituel … et plus ici aussi …

Je te devine rasséréné par ces visions intérieures qui allument ton sourire encore vacillant, encore incertain, mais prenant de l’ampleur dans l’envol de ta bonne humeur retrouvée malgré, à cause, du miroir où tu te mires toujours.

Diantre nous sommes à quasi égalité dans cet instant figé par le sourire partagé.

Tu vois, non pas dans le miroir, mais en toi .. le sourire, prélude au rire, est grâce et beauté, puis vient le rire qui bondit avec force et enfin c’est le Fou Rire de la Sagesse .. Oui, oui de la Sagesse (comme la molaire) car n’oublies jamais que le Fou est Roi !

Roi comme un Empereur immobile face à la Justice qui trône, sereine, équilibrée et harmonieuse, dans ces mondes bousculés des éclats de rire …

Tu me penses taré, mais pourtant ce ne sont que des images du Tarot qui défilent en gaité, en ronde dansante, en une Chaîne d’Union allant du passé ancestral pour se fondre dans le devenir infini de la liesse … d’être, car je suis ! Je suis ce que je suis ! je suis celui qui suis ! Et à ce titre multiple je suis le Point c’est Tout …

Gargantuesque est le rire qui explose et coule, et se répand, et dégouline en larmes de joie qui ourlent mes yeux car je suis Fou de Rire dans cet inexpugnable Fou Rire qui me secoue de Bas en Haut, comme de Haut en Bas dans une course hermétique d’où pointent quelques diamants de Connaissance.

Et toi muet dans ton fou rire explosant, désormais tu Sais !

Ainsi est la Sagesse dénudée par la Force de la Beauté …

Et je veille, je veille en contemplant la Voûte Étoilée éclairée d’un sourire …

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Chris

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L’Eau 8 juin, 2013

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

 

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L’un Des Quatre Éléments Avec Le Feu, La Terre Et L’air.

L’eau demeure liée à toutes les formes de vie, matérielle et physique, dans l’univers végétal, animal ou humain, mais aussi spirituel et initiatique pour les chercheurs de lumière.

À l’instar de toutes les traditions ésotériques, les rituels maçonniques reprennent le symbolisme de l’eau dont l’homme ne peut s’affranchir puisque son corps est le produit de l’aqueux.

Du sperme au liquide amniotique qui entoure le bébé dans le ventre de sa mère, la vie physique de l’homme s’avère indissociable de ce fluide par lequel se densifie la vie manifestée.

Cependant, si dans les sociétés initiatiques, l’eau a tenu un rôle prépondérant, c’est en fonction de ses deux aspects, damnateur ou salvateur : elle sauve ou détruit.

Ainsi, chez les Grecs de l’antiquité, les hommes perdus condamnés aux Enfers et au séjour dans « la plaine des asphodèles » pénétraient l’Empire des Morts en traversant le fleuve noir, le Styx.

Dans le Coran, cette onde correspond à la mort, à la sanction. Ce qui se manifeste par la demande d’Allah s’adressant à Noé : « Construis sous nos yeux l’arche dont nous t’avons donné le plan ; n’élève plus ta voix en faveur des  pervers ; ils doivent périr dans les eaux. »

Ces deux univers, lumineux ou ténébreux, se retrouvent évoqués dans la maxime du Rite Ecossais Rectifié : « C’est par la dissolution des choses impures que l’eau lave et purifie, mais elle recèle leurs influences néfastes et les principes de la putréfaction. » (1)

Celui qui perdure dans l’égarement matériel va finir par subir l’anathème et se perdre irrémédiablement. « Les Eaux s’élevèrent et tous les hommes furent engloutis. » (2)

L’humanité déchue, fourvoyée dans l’erreur et la déraison, fut dévastée, effacée de la surface de la Terre. Cette « dissolution », qui engendre l’élimination par la phase de décomposition, apparaît comme le vecteur de la destruction exercée par l’eau qui devient alors le pourrissoir « éliminateur » de ce qui doit disparaître.

Ce qui est dégradé vit déjà sans le savoir en étant pourri de l’intérieur. L’eau damnatrice ou salvatrice ne fait qu’intervenir comme un accélérateur ou agent de la transformation.

Par contre, celui qui a le cœur pur reçoit ses influences bénéfiques ; en subissant la régénération, il se purifie et s’élève. C’est l’une des raisons qui place l’Apprenti sous l’influence lunaire, cet emblème de la Mère du monde qui se trouve inévitablement associée à la gestation initiatique comme à la transformation salutaire.

Cette eau fait pendant à l’océan primordial, la matrice universelle, la source de vie.

 « 0 toi, qui emmènes l’eau dans un lieu éloigné,
Viens et sauve-moi, qui suis silencieux, 
Thôt, Ô fontaine douce à l’homme altéré dans le désert. 
Elle est fermée pour celui qui trouve ses paroles, 
Mais elle est ouverte pour le silencieux ; 
vient le silencieux, il trouve la fontaine… »

Ce texte égyptien de la 19e dynastie fait penser à l’Apprenti, silencieux lui aussi, car il a besoin de percevoir cette eau de la nouvelle vie symbolisée en loge par la lumière de l’Orient, à la condition qu’il parvienne à en comprendre les deux aspects en réussissant, par son travail personnel, à séparer « les eaux supérieures des eaux inférieures ou abyssales », pour que le cosmos découvre en lui sa réplique et que « le ciel corporel corresponde au ciel spirituel ».

Parfois ces eaux paraissent « figées » ou solidifiées. Elles expriment alors un blocage, un arrêt dans l’évolution, à l’image des eaux supérieures gelées par le vent glacial « symbolisme polaire » que Guigue II  le chartreux demande à Dieu de faire fondre en son for intérieur : « Viens, Auster, viens à la clarté de midi faire fondre la glace de mon âme pour qu’elle retourne jusqu’aux hauteurs de son origine. (3)

Cette pluie céleste, substrat de la fontaine, de la source miraculeuse, évoque l’eau de la vie à l’instar des premiers Chrétiens qui se pressaient sur les bords du  Jourdain pour recevoir le baptême et entrer consciemment dans une nouvelle existence.

Jésus, averti de la réputation de Jean et de la violence de ses invectives contre le Sanhédrin et les impies, s’en viendra lui aussi près de Béthanie pour se faire “ purifier ”, avant d’aller répandre la “ parole ” parmi les hommes.

Il dira à la Samaritaine, près du puits de Jacob : “ Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. ”

Mahomet et le Coran assimilent Jésus à un cours d’eau. L’ange Gabriel s’adressant à Marie lui dit : “ Je suis venu t’annoncer un fils béni. ” Puis plus tard, Marie ayant enfanté et récriminant :  “ Plût à Dieu que je fusse morte.. Avant ma conception ”, Gabriel lui dit doucement : “ Ne t’afflige point, DIEU a fait couler près de toi un ruisseau. ” (4)

Cette eau de la VIe, source d’espoir, s’annonce comme une “ porte ” spirituelle, initiatrice, la marque d’une bénédiction céleste pour celui qui en bénéficie ou celle d’une palingénésie, à l’instar d’Osiris qui “ descend dans le monde des  morts pour leur permettre la régénération et, enfin, la résurrection dans la gloire Osirienne, car tout mort justifié est un germe de vie dans les profondeurs du cosmos, exactement comme un grain de blé l’est dans le sein de la terre ” (5)

Cette “ réintégration ” passe par l’épreuve de l’eau vive, jaillissante, suggérant la providence divine ou le mouvement perpétuel d’assistance, comme la liqueur de jouvence annonce l’éternel retour au prime état.

Cependant, en ses divers aspects, l’eau amorce un processus irréversible car elle opère toujours une rupture dans le plan, qu’il s’agisse d’une chute ou d’une élévation, à l’image du  corps d’Osiris, démembré et jeté dans le Nil, qui est passé d’une vie à une autre sans pouvoir revenir à l’ancienne.

Cette épreuve de l’eau se retrouve invariablement dans tous les rites, ainsi trouve-t-on dans un rituel :

» Cette épreuve symbolise la purification de votre esprit, car aujourd’hui nous ne cherchons qu’à renforcer votre volonté de faire le bien. Elle marque l’effet de la constance dans le combat que l’Initié doit soutenir pour triompher de l’erreur.

Ce rite consacre une doctrine de perfection car il est le symbole du  renouvellement complet que l’on attend de vous et qui enseigne la nécessité de renaître d’une vie naturelle à une vie spirituelle.

Votre front, siège de votre intelligence, et de votre cœur, siège de votre vie et symbole de vos sentiments, ont été purifiés par l’eau, de même votre main qui fut plongée dans l’eau lustrale pour indiquer qu’elle doit toujours demeurer pure et  sans tache.

Puissiez-vous par cette eau demeurer inspiré sans cesse par la volonté du  Grand Architecte de l’Univers » 

L’onde transformatrice reviendra souvent dans le cheminement maçonnique, qu’il s’agisse d’une source jaillissant d’un rocher, de l’emblème de la mer d’airain du temple Salomonien, du bassin ou de la coupe : ce contenant que l’on rencontre déjà dans le cabinet de réflexion, placé entre la cloche « au RER : le son et la vibration, emblématiques du Logos dans son œuvre de création » et la bougie allumée « ou étoile : emblème de l’énergie pure incarnée pour un temps limité ».

 

1 — Rituel de réception du Rite Ecossais Rectifié.
2 — La Bible : le déluge.
3 — Guigue II Le Chartreux : De l’imitation de Jésus Christ.
4 — À rapprocher de la source jaillissant en eau vive du rocher qu’on observe à certains degrés des ateliers supérieurs.
5 — A.Champdor : Le Livre des Morts.

 

Billet Proposé Par Aron O’Raney

Source l’excellent site : http://oraney.blogspot.fr/

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