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Ecrire encore 25 août, 2013

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Écrire encore


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Quelle banalité, ici, que d’évoquer ce mot bien connu, parfois compris, hélas aussi maltraité souvent, sans compter (et oui, compter c’est aussi écrire) la tristesse de voir tant d’exclus de ce monde …

Qu’est-ce donc qu’écrire ?

Oui, je te pose la question à toi qui lis là (la fleur au lèvres), en essayant de comprendre (pour d’aucuns on pourrait dire con-prendre) la réalité, puis l’esprit et enfin le sel recelés par ces glyphes accolés les uns aux autres comme des sangsues et la misère aux pauvres …

Ne prends pas cet air … concentré (tu n’es pas au milieu ça c’est sûr) ! Lire n’est pas que décrypter des lettres, syllabes, formant sons et sens ! Il y en a même (dont je fais parti j’avoue) qui ne savent qu’épeler … non, pas que « peler », hé patate !

Il est plus prudent, lorsque l’on veut écrire de le faire dans sa langue d’origine (curieuse expression en l’occurrence non ?),  et tant pis pour le lecteur potentiel qui ne la connaît pas (la langue voyons hé banane !), il lui reste la traduction (mauvaise) de son outil (du calme je suis correct !) informatique – en effet aujourd’hui on compose de l’écrit sur un clavier générant des pixels organisés en bandes (comme les malfrats).

Mais Jadis …

Le silex, le calame, la plume, le charbon, le burin, le crayon gris, le sergent major baveux, la violette de l’encre, l’encre de chine (déjà !), l’encre de tes yeux (de la chanson), le stylo bille d’un baron, le mont blanc du riche (hé non triple buse pas la crème !), le feutre (pas le borsalino !) l’imprimerie de bois et de plomb, la machine mécanique puis électrique, puis électronique, puis …. la Télé horreur !!!

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Vite écrivons pour développer l’imaginaire au lieu de se gaver passivement des images tronquées, truquées, tricotées par la manipulation afin de bloquer ton (tes dans les meilleurs des cas) neurone(s) et d’avilir ton esprit (pour ceux qui en possèdent un bien sûr).

Mes images, débordantes de mouvements, sourient au crayon qui va les créer sur le papier, gloussent aux papouilles de mes doigts qui vont les traduirent en phrases électronisées pour aller chatouiller ton regard épaté (oui il n’y a pas que le nez qui puisse l’être), ton bulbe rachidien quelque peu sclérosé, ta cervelle une larme rouillée, bref pour réveiller une étincelle qui se planque, de crainte, sous la « normalité » désaxée qui te cerne.

Ecrire c’est jouer avec les signes, les lettres, la ponctuation, l’argot (art gothique ?), la langue des oiseaux (non pas celle de belle mère), avec tes propres idées (et les moins propres également) …

Ecrire c’est aller, comme un ru, à la rencontre de l’océan de lecteurs, curieux (à tous les sens du terme), c’est déclancher une marée d’interrogations cocasses, c’est stimuler ton sourire, c’est attiser ta réflexion, c’est grattouiller ta susceptibilité …

Ecrire c’est déverser d’étranges mots, de bizarres phrases, d’iconoclastes paragraphes. C’est aller à la conquête de ton imagination trop bridée, de tes émotions ceinturées, de ton regard intérieur embué …

Mais naguère …

Il fut un temps où l’Homme ne connaissait pas la transmission via l’écrit, il ne connaissait pas l’alphabet, il ne connaissait pas internet et facebook …

Il fut un temps où, après avoir découvert le Feu et le dessin rupestre, la peinture caverneuse, l’ensevelissement des morts, il s’agita du bocal pour tirer de son imagination, non pas embryonnaire mais axée autrement, la transcription picturale des sons, de ses propres sons (l’homme ancestral était propre monsieur !).

Il fut un temps où l’écrit devint rare, sacré, réservé à une (des) caste(s) .. Religion .. (de « relier » en plus, c’est triste) avec ses différents niveaux de lecture et de compréhension, puis fut l’ère du poisson, et de ses dérives (pas que nautiques).

Ce temps fut celui de la suprématie « intellectuelle » (?!) du prélat, se prélassant dans sa suffisance, et ne voulant surtout pas que LE Livre fut répandu, mais surtout « lu » !!! Et l’imprimerie vint, pour vaincre la vanité vaine des boursouflés de l’alphabet …

Bref …..

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Dans notre espace-temps présent (mais pas cadeau, ni gratuit).

Les outils de l’écrit, les supports de l’écrit, les diffusions de l’écrit ont évolué, en même temps que l’homme (?) pour en arriver à n’être, objectivement, qu’un des moyens de manipulation de l’humain : affligeant …!

Alors, à l’Or ….. Pourquoi ne pas le mettre (mètre étalon), ne pas le maître au service de la libération (pas le canard bobo hein !) de mon moi, sur moi, pour le plus grand bénéfice (gratuit) de ton toi, de ton toit, enfin de ton moi à toi, de ton soi itou – tu as compris c’est l’essentiel, l’essence ciel, les cents ciels (et même cieux) – en définitive causant des cieux : au profit de la voûte étoilée … et toc, ça c’est une idée bonne (pas « trop » bonne, Bonne !).

L’écrit n’est ni sérieux, ni pas sérieux, il est le reflet du scripteur autant que du lecteur. Sa richesse est de traduire en impulsions électromagnétiques (du cerveau – oui vérifies bien que tu as ça …) l’image dessinée par des symboles alphanumériques pour faire appréhender l’Idée contenue, et transmise, par le biais (d’où des incompréhensions) de ces caractères.

Je te devine hagard, je te sens suant, je t’entends muet …

Du bout délicat, voire sensuel, de mes pixels je viens frôler l’enveloppe dure de ton crâne (bourrique que tu es !), caresser l’enveloppe encéphale (timbrée elle aussi ?), et découvrir un abîme de perplexité dans le vide cosmique du désert de ta cervelle (ouf, dans l’Univers le vide n’existe pas !). Je plaisante bien entendu, cesses ta grimace vexée …

Écrire c’est cela !

C’est aller, comme dans un duel, au contact (virtuel ici) d’autrui (d’eau truie), se mesurer à l’autre (en centimètre ça fait plus riche), se confronter (front à front, pour le reste …), tester par l’abrasif de pensées diverses et variées (quelquefois avariées) la souplesse reptilienne de ta propre réflexion que tu imagines la meilleure, la plus grande, la plus belle … Vanité …

Vanité qui vient boursoufler ton ego, comme s’il en avait besoin, et te leurrer sur toi moi, comme sur les autres …

Vanité qui vient saupoudrer tes ignorances, tes « à peu près « , tes vicissitudes …

Vanité qui vient, sournoisement, te pousser et t’aider à creuser des cachots et des geôles …

Prends garde à toi (Carmen de Bizet – une miette de culture), face à ton miroir tu vas ne voir que les mirages développant tes vices en masquant tes vertus (enfin, au cas où ..).

Écrire encore ce doit être un jeu, un amusement sérieux, mais là doit régner le plaisir de ta cacophonie intime, celle qui est clownesque, théâtrale, burlesque. Oui sinon pends garde à toi …..

Je vais briser une Loi du Silence, je vais te souffler une astuce occulte, je vais te dévoiler (du calme !) Une Clé pour verrouiller les portes de ton inconscience insane pouvant polluer tes lettres liées en mots …

Chut ! Penches toi vers moi, plus encore …

As-tu vérifié que nous sommes bien seuls ?

Es-tu sûr ?

Alors je te fais confiance …

Vois-tu (entends-tu le vol noir des corbeaux …) il existe toujours, oui toujours un garde fou (ça tombe bien non ?) qui est là tel un ange gardien (las, l’ange est asexué ..), tel le « criquet » de ma marionnette de bois, tel ….. (non pas Guillaume, là tu déc…. un peu).

Tu attends le calme et le silence nocturne, lorsque Râ est allé vadrouiller loin là-bas à l’Occident ….. Tu vas serein (oui comme un c…..) laissant dans ton dos et l’ombre et la cité illusoire aux lumières factices et polluantes.

Après un chemin labyrinthique tu vas aborder la rive d’une clairière argentée par la Lune complice …

Alors, à l’Or tournes ton regard vers l’infini de cette voûte étoilée, trouve le sentier vers la voie lactée ….. Regarde ! Il est là, doux et rassurant, patient et ardent, cet autre regard qui t’attend et te protège de toi-même … Écrit maintenant encore en lettres invisibles sur cette Sagesse, cette Force et cette Beauté …

Chris

août 6013

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