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Suis-je fou …? 12 octobre, 2013

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Suis-je fou …?

Suis-je fou ...? dans Billevesees & coquecigrues fou

Voilà une question qu’elle est bonne, mais je vois d’ici ton air teinté d’un soupçon de mépris, d’un brin de condescendance, d’une larme d’ironie sarcastique, et j’ouïs le : « Bien sûr ! » que tu murmures seul face à ton écran bourré de pixels qui zigzaguent devant tes yeux froids et sans une once de compassion (en un seul mot je précise).

Comment n’être point fou lorsque l’on écrit dans le vide, songes-tu en parlant seul encore, mais déjà là je te fais remarquer que le vide, en l’occurrence, c’est toi ! Et toc !

Fou, fou thèse folle car non scientifique comme tu peux le remarquer dans cet article mouvant de cette « encyclopédie » participative …

Nous voilà bien avancé, nous voici perplexe, nous … nous en fou-tons, foot-on, nous en délirons comme en un accès subit de folie (douce espérons) crevant tel un abcès purulent arrivant à maturité.

Déjà ces quelques mots liés en phrases, telle en une chemise de fou, une « camisole », de fou à lier bien sûr, semble être, pour toi con-vaincants ; t’inquiètes pas tu ne peux toujours vaincre, sauf dans la fumeuse maxime (pas Leforestier) : « à vaincre sans péril on triomphe plus facilement ! »  que tu adores en ton fort (château, coffre) intérieur … au moins en regard de ton vide interne sidéral … ça occupe un peu.

Suis-je donc fou …?

Je m’interroge devant mon miroir, le matin en me rasant (et sans penser une microseconde à une élection présidentielle – signe de bonne santé non ?) sans attendre de réponse d’icelui me répondant une fadaise du type, du 3° type, « mais que nenni point du tout, ce sont « eux » hors du miroir que je suis qui le sont, « fous » !!! ».

Et re-toc ! Voilà une vraie véritable preuve insécable de ma bonne santé mentale … tu restes coi, quoi, koi … Quoique tu n’en croies, croix, croâaaa pas l’effleurement du commencement du début de cette preuve indubitable, et qui dit table dix chaises : assoyions nous donc et côsons sensément (enfin moi c’est sûr, toi il va falloir faire des efforts !).

D’abord « fou » ça ne veut rien dire, rien mesurer, rien prouver !

C’est subjectif, c’est affectif, c’est au pif !

Tu doutes (ça c’est une bonne chose, faudra en prendre l’habitude banane !) et pourtant si je demande : « définis moi un fou ? » Tu restes « baba » (ni à lit, ni ô rhum !), maugréant dans ta barbe naissante (tiens, tu ne t’es pas rasé … la crainte du miroir je suppose …) « quelle importance » ma réponse, « il est fou » c’est clair et net !

Erreur !

Je ne suis point fou, c’est toi qui dit « il est fou », et sur quoi donc te bases-tu ? Sur ta propre perception personnelle intime …. alors imagines que le fou soit toi ?

Cloué le bec ! Figé le neurone défaillant ! Glacé le sang alcoolisé charrié par tes veines sclérosées ! Bref tu es scotché (publicité gratuite – hélas -) par l’Idée qui vient ensabler ton pauvre fonctionnement céphalée …

Basta ! Tu n’as plus besoin de distinguer ton reflet .. il flotte dans les limbes brumeuses de l’obscurité de ton ego vicié. Pourtant c’était si évident que le fou soit Moi ! Et bien niet, le fou c’est Toi (non les habitants de Sète qui sont innocents, heu je veux dire pas concernés, heu je précise en un seul mot, heu .. bon tu as pigé là).

Alors le fol tu es assommé par cette révélation transcendantale ?!

Nous y voilà, la poussière éphémère de ta conscience s’affaisse dans l’aridité de ta pensée sablonneuse, dans la sècheresse d’une mer morte et enterrée depuis des lustres, et même des lampadaires municipaux. Fou es-tu te dis-je en ricanant sardoniquement.

Tel est prit qui croyait prendre !

Alors qu’elle impression(s) ressens-tu à cette découverte (pour toi) d’être « Fou » ? L’eusses-tu cru sans mon aide désintéressée ? Tes jambes sont flagada, ton palpitant galope, la sueur inonde ton front stérile, tes mains âpres tremblent, tes yeux (oui les deux) tourbillonnent comme les billes de la loterie nationale télévisée, tu n’es pas loin des convulsions éthyliques ivre que tu es de tes propres (si l’on peut dire) vapeurs insanes de ton esprit en déroute.

Tout ça, oui ! Et plus encore mais chuttttt …

L’inquiétude suinte de ton regard soudainement affolé …

Ta tête vire et volte en tous sens sans aucun sens, tu en baverais presque d’une crainte superstitieuse tandis que tes ongles crissent et balafrent tes paumes grassement moites.

Suis-je réellement fou ?

Je te retourne la question comme une crêpe dentelée bretonne …

En venant, subrepticement, lire les mots que je venais de poser sur la toile (non matelassée), tu pensais (du moins je veux bien charitablement le croire) jeter un œil de voyeur sur l’écrit d’un être humain atteint de maladie mentale, d’un handicapé du bulbe, bref d’un inférieur à ton orgueil d’être vertical vacillant.

Et voilà !

D’un coup, d’un seul, le doute en tes propres (bis répétitas) capacités « intellectuelles », et autres, s’est insinué sournoisement comme un serpent sifflant proposant une pomme (mûre) à une Eve languissante.

Finalement tu viens peut être de trouver le seuil d’une des portes de chemins utiles au nettoyage, décrassage, désherbage, astiquage de ton neurone quelque peu atrophié par les vicissitudes sordides de ta vie quotidienne dominée par ton ego vorace …

Profites de cet instant de grâce, avance ton pied droit sur la marge du seuil, esquisse le mouvement de pousser une des portes, qui pour toi grincera un peu sinistrement, engages toi dans cette ouverture et en écarquillant les yeux contemple, ébahi et ébloui, l’infinitude cosmique qui s’étend et te donne le vertige soudainement …

Après, si je peux me permettre un conseil, un conseil de Fou bien sûr, lève les yeux (les deux en même temps) vers ces galaxies qui tournoient en liesse de ta présence, et comme moi cherche … cherche non pas ton reflet (ce serait si mesquin) mais un regard complémentaire au tien.

Alors comme moi tu pourras t’interroger : « suis-je Fou ? » en découvrant ce sourire lumineux qui te manquait … et tu songeras dans l’intimité de ta solitude : « Je suis Fou, et j’Aime ! ».

Chris

octobre 6013

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Commentaires»

  1. J’aime effectivement. N’est-ce pas infiniment plus intéressant que la normalité agréée ?

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