Coucou ! 1 décembre, 2013
Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackbackCoucou !
Cette syllabe doublée, tel un bégaiement d’ivrogne, vient fendre ma torpeur due à une consommation assumée de produits biologiques issus de la graine de cacao.
Qu’est-ce ? Qu’est-ce donc que ce son qui se fait écho, économiquement il est vrai, et vient troubler ma méditation militante sur les pays en voie(s) de développement …
Ma paupière droite tressaute tandis que la gauche découvre mon iris embrumé, encore, par la saveur savoureuse de cette pâte noire à 72 %.
Qui se permet ainsi de perturber ma vision anti-raciste d’une consommation équilibrée ?
D’où provient cette étrange double tonalité qui semble ironiser sur ma capacité de compréhension au premier son ; sont-ce des lutins taquins jaloux de mon engouement militant ? Je ne sais !
Mon iris gauche dés-embrumé me permet d’ouvrir ma seconde paupière, la droite si tu suis bien le déroulement de la scène reconstituée comme un suprême de poulet d’un faste-foud …
Me voilà en train (à l’heure ! Si, si ça existe encore un peu ..) d’aiguiser mon regard de lynx pour quérir la source de ce curieux double-son ayant clos mes pensées de soutien à … (oui je me répèterai pas …).
Oui je sais .. ouvrir les yeux pour mieux entendre d’où provient cette répétition sonore est un peu abusif, l’ouïe seule devrait suffire.
Peu importe, plus exporte comme pour la fève succulente lorsqu’elle est bien préparée .. mais ce n’est pas d’icelle qui est l’objet de mon questionnement, présentement !
Cou-cou !
Enfin je l’écrit comme ça mais est-ce l’orthographe appropriée ? Et la propriété n’est-ce point le vol ?
Qui sait s’il ne s’agit plutôt de Kou-Kou, de coup-coup, voire de coud-coud et pire encore …
L’image volante d’un oiseau connu sous cette appellation traverse subitement le champs (en friche je sais) de mon intellect …
Coucou n’est pas bon jour, bien au contraire s’il s’agit du volatile qui squatte, après destruction des œufs, le nid d’autrui …
Mais je reviens à mes moutons (trouvés sous le lit qui se planquent quand je tente de les compter …) et te dis … CouCou dans la cascade d’un collier de rires … car l’humour doit rester présent, et même cadeau !
C’est peut être un mot maudit ce coucou car j’ai remarqué que lorsque l’on veut étrangler son voisin on ne le prononce pas ainsi, on use d’un autre bégaiement complice qui vient le dissimuler : je lui serre le KiKi !!! Non restes polis, même si je sais ce que les polis sont, là je suis sérieux et pudique .. CouCou est peut être létal (nonnnnnnnn pas l’étal ! Tu es agaçant à avoir l’esprit – ce qui en tient lieu – biscornu (soit cornu répété ! et toc !).
Bref je ne sais plus où en j’en suis et lance, désespérément : » CouCou, ya quelqu’un ? » dans la solitude sans écho de cet écran fluctuant au gré des marées de pixels ….
Mais le plus surprenant, pour moi, est d’entendre parfois, réveillé ou assoupi, ce mot sans sens résonner dans le vide de mon crâne, que je sois seul ou dans une foule étouffante … « CouCou » résonne en moi comme le big bang de Big Ben lorsque c’est l’heure … et que nous avons l’âge ? Qu’est-ce donc que ce phénomène déroutant ..
Ce double son m’interpelle comme un flic sur la chaussée.
Je n’arrive pas à en discerner l’orthographe, je n’arrive pas à en discerner l’image/son, je n’arrive pas à en discerner la source.
Un frisson quelquefois glisse le long de ma colonne vertébrale lorsque la vibration de ce terme atteint, atteint quoi au fait ?
Ce son est sans son, ce son n’est pas dalila, ce son semble silencieux, si lent cieux qu’il heurte en douceur ma purée de neurones affolés qui se cognent dans mon crâne.
Nom de nom (oui restons correct et politico-religieusement correct qui plus est !) j’ai beau (comme moi) caresser l’espace qui m’entoure de mon regard de lynx, je ne perçois pas d’où il naît ce son là !
Suis je fol ?
Suis je sujet à un mauvais sort ?
Suis je l’objet d’une malédiction ?
Suis je .. ?
Brisons là et raisonnons, non comme une cloche mais en cartésien cynique, voire sinoque, en examinant à la loupe l’ensemble vide des éléments fluctuant de cette situation aussi absurde que surprenante.
Ce CouCou (de forêt noire ?) n’est ouïe que de moi paraît-il (sans paraitre d’ailleurs) ; ce KouKou n’est pas un signe (ni un cygne) visuellement visible dans l’espace non virtuel que je hante de bon pas ; ce CoupCoup ne frappe pas spécialement à minuit, ni à midi me dit-on.
Alors, alors mais c’est bien sûr, ce « CouKou » ci m’est personnel, uniquement attaché à ma personne (le veinard) et ne con-cerne que Moi !
Je suis en communication unique, exclusive, personnelle avec l’énonciateur de ce double son !
Il ne s’adresse (sans passer par la poste, ni par la case départ) qu’à Moi !
Je suis son préféré, je suis son chouchou (tiens on double encore là), je suis …. à son Image puisqu’il ne côse qu’à Moi !
Vingt Dieux, vain Dieu, vin dieu ..!
Me voilà, me voici béni d’iceux !
Cette curieuse sonorité onomatopée est un lien direct, privilégié entre Moi et Moi … Mon « criquet », mon interlocuteur miroir, le souffle de mon âme, la somme de mes passés … l’esquisse de mon demain … mon Ka, mon Ba, et j’en passe.
Ainsi donc je suis Lui en étant Moi, mon moi est une parcelle de Lui, je suis l’Un du Tout, je suis le Tout de l’Un.
Bon j’arrête tu vas croire que j’ai user de produits …. oui ceux dont tu uses toi !
Que nenni point du tout !
Je suis en extase devant ma découverte, et sans frilosité avec elle ….. Cosmique est ma vue, cosmogoniques mes pensées, comique mon ébahissement … Je suis ce que je suis !
Bien ceci posé j’en déduis (sans rien ôter) que ce « coucou » là n’est pas un squatter mais bien plus simplement le reflet de ce que je suis, que je voudrai être, que j’aimerai être, que je serai .. peut être.
Le murmure de ma conscience qui me susurre non point de mots doux, mais des mots percutant ma conscience éveillée pour m’entraîner vers celle qui sommeille en moi (non ! ce n’est pas un goret qui sommeille en moi !).
Les idées s’enchaînent librement à la vitesse d’un vieux coucou … les éclairs chocolatés laissent place à la lumière Led, la fumée est devenue blanche comme le cygne du lac gelé, l’histoire se déroule en tous sens, sans aucun sens interdit … le tourbillon s’accentue dans la compréhension du mot, du verbe, de l’idée, du centre de l’idée …
Cette double syllabe n’est qu’une part de moi-même, qui est mienne comme une parcelle de Tout, qui me hèle et me taraude en me questionnant sur moi-même …
Coucou …
J’ai compris …
Irrésistiblement mon regard fixé sur l’intérieur, là où le coucou a fait son nid, bien avant ma naissance … Mon regard s’échappe enfin pour aller quérir au sein de l’Azur, puis de la voie lactée au sein de la voûte étoile, cet autre regard évadé qui me sourit … complice : j’aime.
Chris
décembre 6013
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