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Déambulations rêveuses 12 mars, 2014

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Déambulations rêveuses

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Il me plait, quelque fois, d’aller errer sans but précis en laissant mes pas arpenter un chemin inconnu, ignoré, incongru, inexploré, allant de là à ici, et même ailleurs …

Perdu dans mes songes évanescents, mes yeux tournés vers l’en dedans de moi, je laisse libre cours au court d’un temps qui n’existe pas, pour me mener nulle part dans cet espace sans limite.

Étrangeté de ces déambulations sans plan sur tous les plans, fixant des rencontres inattendues, des miroirs embués, des sourires fugitifs qu’il faut poursuivre, des images colorées, des sonorités acres et subtiles, des divagations des pensées qui s’envolent dans l’air frisquet d’une aube naissante.

Mes pas, droits, vont de l’avant, de l’aven, de là vent mais la curiosité me pousse de côté, à côté, latéralement comme pour mesurer ma liberté d’aller là, d’aller las, d’allée à poursuivre par mes pas.

Curieusement je plane, quasiment en lévitation alors que la plante de mes pieds foule le sol sans fouler mes chevilles, alors que mon poids et ma masse écrasés par la force centrifuge et l’attraction terrestre sont collés dans la poussière soulevée.

Poussière je suis aussi, et j’essuie celle-ci qui ternit mes sandales et vient effacer les traces de mon passage, celles aussi de mon ego, l’indication de mon chemin qui n’intéresse personne, qui ne mène qu’à l’aplomb, sans fil, d’un infini indescriptible.

J’erre, j’air à pleine bouffées de cette pollution humaine qui mène à l’asphyxie de l’âme bloquant la fusion d’avec l’Esprit, dommage et pas collatéral ici, mais littéral comme un ressac violent sur le littoral d’un océan pollué. Tristesse.

Me voilà le nez plongé vers le sol, et un sol n’est pas un sou, sous le sable saoul se dissimule l’Univers qui me tente, m’attire, m’aspire dans sa spirale immobile d’un espace-temps dissous, dit sous, et dix sous c’est pas cher pour cette perspective sans limites.

Je déambule.

Pied droit, pied gauche …

Pied gauche, pied droit …

Parfois je dévie de la droite ligne.

Quelque fois j’enjambe.

Je suis inondé d’images musicales ressenties par la plante de mes pieds, glissant de poussières et cailloux, de terres ambrées en rochers émeraudes, fendant l’air, foulant le son, frisant l’abîme, heurtant le vide, caressant la bise, grimpant la descente, je songe …

Je songe comme dans un rêve, sans tête ni queue, sans demain d’hier pour planer au dessus du jour tentée par la nuit …

Je songe dans l’azur, je songe bleu …

Je songe surfant sur les mirages qui clignotent devant ma vue, ma longue vue microscopique …

L’autoroute de ma marche reste rectiligne comme tracée au compas, aux virages calqués sur l’équerre, dans la courbe d’une règle.

L’encens voluptueux apaise mes pensées en s’engouffrant dans la hauteur du cosmos cosmique, parfois comique, toujours intérieur comme une étincelle au cœur d’un brasier d’éternité.

Noctambule dans l’aurore rosissante de l’arrivée de Râ, il me plait à disséquer les photos à venir d’un hier de demain, flânant ici et là sur les sentes dissimulées de mon inconscient avivé du flux de mes rêves éveillés … eux.

Volutes d’illusions, cendres de plaintes, nuages de bonne heure, braises de glace, tout me hèle, tout m’interpelle, Toutatis comme les gauloises grillées sans filtre.

Incohérence des flashs, couleurs bariolées, musique sidérale, sidérante, paroles créatrices et muettes à épeler, pierre à lire, soleil à suivre sans hésitation dans sa course cyclique éclairant mes quêtes.

J’avance, les yeux filtrés par un voile, en reculant vers l’à venir en fixant mon passé, sans armes, sans larmes.

Demain étant hier, je suis las d’être là comme immobilisé par mes mouvements d’occident en orient, tel l’axe plat d’un édifice religieux romain, alors que la fumée odorante s’élève vers le zénith du centre de l’idée que je peux m’imaginer être le point du tout …

Rêveuses.

Dans cette dimension sans dimensions j’aime à vaquer à rien, juste aller d’ici à là sans déplacement pour mirer ma silhouette dans l’ombre d’une pénombre brumeuse, tel un ectoplasme éthéré et fugace traversant l’inconnu de l’innommable.

Rêveries qui mènent à l’harmonie des sphères de Pythagore, au langage des oiseaux, aux mythes et réalités, aux chapelets de symboles, aux chaines d’union, à la farandole, à la sardane, et toutes une multitude de foultitude de connaissances émergentes de mes antérieures vies, que j’ai oublié lors de mes migrations.

Tu doutes !

Saine « réaction » comme celle d’un avion fusée … haut, là haut dans l’atmosphère raréfiée d’une zone entre deux … comme l’image d’un miroir où se mirent les atomes, les ions, et j’en passe au tamis de mon inculture physique.

Hermès, oui Hermès le « trois fois » et non la « marque »de luxe, Hermès donc celui de « Lux » que je poursuis dans mes questes et requêtes des sommets de l’Himalaya au plus profond de mon moi, de l’azur frontière du Cosmos, à la limite trouble et inconstante d’entre la physique « d’ Eisenstein » et la physique « quantique » ; je t’épate là.

Pourtant je ne fais, fée que poursuivre ma déambulation au sein de la forêt de Brocéliande, sur la mer Égée, dans les cavernes de naguère, sur les côtes de l’Atlantide, à l’aplomb d’un Menhir, à l’ombre d’un Chêne, devant mon Athanor que je sens vibrer à l’unissons de l’Univers.

Déambulations rêveuses…

J’aime à laisser libre mes pensées qui cherchent l’Idée, qui cherchent l’Autre, qui cherchent l’Un.

Cheminement Initiatique songes-tu soudainement, mais le cheminement quel qu’il soit n’est-il pas toujours « initiatique » (regarde donc une encyclopédie, un dictionnaire, tes propres réflexions).

J’aime déambuler jusqu’à l’endroit, à l’envers, là où me poussent la brise et le souffle de mes intuitions, déductions, inductions, bref que mon corps, à l’âme chevillée, entraine mon « Esprit » à sa place …

Oui ces trois termes, sans fin, ne sont pas nés du « hasard », il va falloir que tu t’y fasses, t’y face, triple face, bien au delà du double attribué à Janus l’incomplet, vois-tu …

J’aime à flotter dans cet Océan de Sagesse que je perçois, parfois, furtivement dans les couleurs et les odeurs de mes déplacements oniriques et statiques.

Te surprendrais-je en te rappelant, une fois encore, une fois de plus, une fois comme dirait mon ami belge … que ceci ne m’est possible qu’en perdant mon regard éveillé/assoupi dans la contemplation d’un autre qui émerge en se dissimulant dans la voie lactée de la voûte étoilée …

Chris

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