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Se prendre au sérieux … 1 novembre, 2014

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Se prendre au sérieux …

Buffet 1

J’aime entendre cette phrase car elle réjouit mon cœur.

Se prendre au sérieux me fait sourire, quelque fois rire selon le locuteur d’icelle, bref j’aime à ouïr ces quatre mots liés comme un collier de grelots.

Se prendre au sérieux veut-il dire que personne d’autre ne prend au sérieux une si magnificence personnalité dévoilée à l’admiration de toutes et tous ?

Oui-da, « se prendre », un zeste d’onanisme paraît sourdre ainsi ; et encore plus si l’on omettait le premier « r » ça balancerait un max … Mais je te rassure (en as tu besoin ?) ce n’est pas le cas là ! Enfin je ne pense pas (et cette expression n’est pas littérale !).

Mais MOI, j’aime bien me prendre au sérieux, cela me conforte dans la « hotte idées » que je peux avoir de moi-même personnellement … Je t’entends murmurer, ironiquement, « ôte idée »  avec ton sourire pervers qui est proche d’un rictus de jalousie effrénée.

Mon pôvre ami, « mon » étant le terme générique – comme la liste d’un film cinématographique – dont je te pare, ainsi seras tu moins moche à critiquer autrui, aux truies, sans te rendre compte, aveugle que tu es, que tu côses à ton miroir.

Mais MOI, j’aime me prendre au sérieux …. qui le ferait sinon ? Hein « mon » lecteur assidu, peux-tu accepter l’esquisse de l’idée (oui chez toi c’est rare ..) que je serais sérieux, alors que toi …

Mon « bon » monsieur, « mon » étant le terme générique – comme la molécule médicamenteuse tombée dans le domaine public – dont je te  décore, ainsi  seras tu moins laid à débiter (comme une scierie en folie) tes méchanteries sardoniques à l’encontre de tes semblables (semblable ! regarde le dictionnaire incrédule que tu es aussi).

Mais MOI, je suis sérieux … comme un Pape (laïque tout de même), dont la fumée blanche de naissance a ceint d’une auréole (non, pas de transpiration) évoquant la couronne de Laurier d’un César impérial, ou la branche d’Olivier d’un oléiculteur de garrigue aride.

Mon « cher » monsieur, « mon » étant le terme générique et onéreux car lié avec cher (pas chair, ni casher) et subséquemment paradoxalement sans valeur, à mes yeux (les deux) tout au moins … et qui peut le moins peut le plus, le plus étant « mon sérieux à MOI » !

Se prendre au sérieux …

Quelle idée qu’elle est cocasse, inouïe, ébouriffante, tant et si bien que je n’ose presque plus me pencher à son chevet, sans bonnet de nuit, pour en examiner l’outrecuidante ironie lorsque je fixe, en me rasant sans me couper la couenne, le bout de verre avec tain qui me regard hagard, le drôle.

Est ce MOI, suis je MOI, et TOI que mires tu là ?!

Je me tortille, mal à l’aise, devant cette image à barbe blanche (ça c’est la mousse à raser) qui me donne un faux air de Père Noël, un faux .. et usage de faux est condamnable n’est il pas vrai ?

Est ce MOI ?

Je m’interroge avec angoisse (à deux c’est plus rassurant) sur l’image (inversé) de ce visage qui change au cours des ans, qui évolue, se creuse, s’empâte (oui les pâtes font grossir), se mascare sans mascara de couleurs blêmes quelques fois, bleutées un peu, noirâtres comme les cernes de mes yeux.

Suis je MOI ?

Je flippe … question existentielle, existence ciel, qui me renvoie  à mon avenir passé, mon présent futur, mes souvenirs obsolètes, mes envies frustrées, mes éclats de bonheur, ma hotte de sourires, ma besace de rires, mon insouciance de naguère, mes projets aboutis et ceux avortés : un film je me fais, comme la fée qui s’est penchée sur mon berceau, et qui depuis se plaint d’un lumbago la pôvresse.

Et TOI que mires tu là ?

Ton air faux de « sainte n’y touche » ne me dupe point, crois moi ! Je distingue nettement ton air compassé (en un seul mot ?) que tu prends te croyant sérieux en lisant ma logorrhée écrite qui te heurte et te choque comme des verres d’alcool fort d’apéritif. Tu es en transe quasi hypnotique devant cette avalanche de pixels hantés de tes fantasmes inavoués.

Sacrebleu ! Te prendrais-tu au sérieux ?

Alors là, si c’est le cas, je suis plié en vingt-quatre par l’hilarité irrépressible déclenchée par cette saugrenue vision fantasque qui s’évade, terrorisée, de ton manque de sérieux de vouloir l’être.

Abscons ma tirade ? Voyons, en premier lieu je te rappelle que abscons est en un seul mot ! En second lieu que c’est MOI qui l’ai dit en premier « se prendre au sérieux » ! Tertio, TOI tu n’es que spectateur, frustré certes, d’une histoire qui te fait (re)devenir voyeur (car tu l’es, tu laid !).

Abîme vertigineux qui s’ouvre pour TOI qui erre dans les circuits électroniques de ton appareil plein de composants étrangers, qui se cogne aux illusions d’un miroir embué de tes craintes d’apparaitre burlesque, qui saigne de l’averse, inopinée, de rires cristallins, de rires bordés d’ironie bienveillante, de rires que tu ne sais gouter, pauvre de TOI.

 Nom de Zeus ! Nom de Jupiter ! Nom d’Indra ! Nom d’Odin ! Nom de Thor ! Nom de Teutatès !  

Je rêve ! Tu te prends au sérieux ? TOI !

L’idée ne m’avait jamais même effleurée la cabesse tellement incongrue est-elle … De TOI ! Inimaginable ! Inconcevable ! Incroyable ! Impossible pour tout t’avouer.

Enfin, comment pourrais-tu te « prendre au sérieux », tu n’as aucun sens de l’Humour, aucun sens de la dérision, aucun sens giratoire (heu, je m’égare un brin ici), aucun sens de l’auto-plaisanterie.

Nous voilà beaux !

Mais comment peux-tu soudainement caresser cette inconcevable possibilité de vouloir être pris au sérieux ?

Tu ne sais même pas sourire … Tes  (non pas amis) collègues te nomment le « cul coincé », c’est pas peu dire non !

Et là, d’un coup, face au reflet grisâtre et poussiéreux de ton écran te voici saisi (comme un steak) de velléités incongrues de paraître autre que toi-même.

Pauvre de TOI !

Se prendre au sérieux nécessite de longs et pénibles efforts enrobés d’une bonne couche d’humour, ficelés d’imposantes doses d’auto-dérision, saupoudrés de quelques fou-rires tonitruant (et non Tony truand !), comprends-tu ?

Se prendre au sérieux nécessite d’aborder, avec sérénité (quel beau couple …), l’acceptation de ta finitude … et ça c’est pas rien, c’est même Tout !

Se prendre au sérieux, c’est ne pas l’être …

Et j’en passe …..

Nous voilà donc probablement dans une impasse, après avoir été dans un labyrinthe (qui une voie unique d’ailleurs, et pas de là), voire au sein d’une spirale, bref nous sommes légèrement désorienté ! Quelle horreur, perdre le sens de l’Orient !!!

Il faut réagir, et fissa !

Se prendre au sérieux semble être une litote … Se prendre au sérieux est un « non-sens » à la britannique par exemple … Se prendre au sérieux relève peut être de l’analyse d’ordre psychiatrique en constatant l’œdème découlant d’une hypertrophie de l’ego (ce n’est pas le pluriels de les gars, ni la publicité camouflée d’un jeu -en plastique- de construction).

Se prendre au sérieux grattouille, à ton avis ne vaudrait-il pas mieux qu’il chatouillât ? Cela plus une bouffée d’oxygène pur et hop : fou-rire assuré cent pour cent tous risques et dégâts des eaux compris.

Se prendre au sérieux est triste, triste sire même, et de plus (deux plus également) c’est « non-productif » car tu deviens rasoir (sans mousse protectrice), et par là même « repoussoir » … C’est quasiment une action acide qui va ronger ton toi (ton toit aussi si tu rêves de grandeur), jusqu’en arriver à l’os (à moelle de Pierre DAC qui sait), avant même que la chair ne quittât ceux-ci.

Oui j’abuse de « même », mais comment faire autrement ? Double sens et non giratoire, encore que …

Bon brisons ici le cours chaotique qui manque d’Ordre tant dans mes réflexions frôlant l’absurde, que ton incompréhension congénitale (non rien de sexuel, le mot est unique) à être frôlé par l’humour que tu ne connais qu’à travers la définition du dictionnaire (fut-il électronique).

Que reste-t-il maintenant de ton « vouloir de TE prendre au sérieux » ?

Regardes MOI !

Être sérieux ne se commande point ! Être sérieux ne sert fondamentalement à rien ! Être sérieux ne vaut rien (vaurien ?) !

Si, si je te le dis comme je le pense, et je pense juste en ce domaine du sérieux, surtout depuis que je l’ai abandonné à son triste sort (sortilège ?) pour préférer l’Humour … Ah l’Humour, ça c’est du solide, du sympathique que l’on partage, du « sérieux » quoi …

Vois-tu le « sérieux » est une forme de l’humour dans l’action tant spirituelle que concrète, me semble-t-il.

En ce qui me concerne (en deux mots parfois aussi hélas) je préfère lever les yeux au ciel (sans faire la moue) pour trouver réconfort et accord au sein (… oui …) de ce tapis d’étoiles que l’on nomme Voie Lactée et qui se niche au sein (… oui …) de la Voûte Étoilée.

C’est en ce moment de l’instant que j’y perçois un regard amusé, narquois parfois, mais au combien débordant … d’humour partagé, et J’Aime !

Chris

novembre 6014

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