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Smaragdine 2 avril, 2015

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Smaragdine

Emeraude

Oups je t’épate avec ce mot que tu ignores, ignare que tu es (comme moi) tout esbaudi et interloqué face à ces quatre syllabes un peu compliquées à prononcer sans butter, ça et là, sur l’ignorance du sens …

Ce mot inusité fut présenté à mes réflexions (oui, oui j’use d’un pluriel) en découvrant un commentaire légèrement abscons sur le « Table d’Émeraude » d’un dénommé Hermès Trismégiste (trois fois grand – un géant probablement) alias Thot pour les fascinés de Cobras sacrés portés en tiares d’Or … Oui j’en fais parti de ce parti (prit ?) de questionneurs sur la Haute et Basse Égypte de naguère.

Bref tel un balourd je fondis en apnée dans la quête d’un dictionnaire, voire d’une encyclopédie me permettant de découvrir, en frissonnant, les sens de ce mot inconnu de moi qui m’interloquait à sa lecture heurtée et mystérieuse comme le contenu d’une palourde close.

Hermétique m’était ce mot sans sens pour moi alors … Cent sens pensais-je déboussolé telle une girouette assaillie par le Mistral (non pas l’écrivain provençal !) et qui vire et qui volte, et qui vire-volte sous les coups de butoir du butor venteux.

Plongé dans une marée (du siècle passé) de feuilles papier, je quête l’information, je guette l’apparition du terme (au début), je feuillette à toute allure le monceau de pages qui défilent au pas de charge, et d’encre typographique, et là …. Miracle, Il est là, à sa place, dans l’Ordre alphabétique bien connu (lui).

Je me vautre de contentement dans les lignes noires où gisent, amorphes, les esquisses de futures compréhensions assimilées avec gloutonnerie dans une débauche gargantuesque d’empiffrements voraces poussés par une curiosité aiguë, qui pique et pousse à la recherche toujours plus vaste dans ce champs visuel assisté des verres correcteurs de ma paire (oui j’ai les moyens !) de lunettes.

Lumineuse est la définition qui scintille à mes yeux éblouis ! Enfin « la » définition première qui entame le paragraphe qui se dévoile « Ô Éros » et se déroule tel un tapis persan perçant la masse spongieuse de mon ignorance (et de la tienne dois-je te le rappeler ?).

Tout s’éclaire, tout c’est clair, tout c’est Claire, bref je ne pige que pouic dans cette définition indéfinie qui me laisse essoufflé de ma course échevelée au travers des pages et des mots de ces « petits » et « grands » dictionnaires que je ne peux nommer (sans un sponsoring officiel de leur part à mon égard).

M…., heu « mince » tout ça pour ça !?

Une « couleur » transparente d’une « pierre » inaccessible à ma bourse (oui, là c’est un singulier ! Malotru que tu es à divaguer …), une couleur que j’ai aperçu sur le visage (et les mains) d’un dénommé Osiris (époux découpé d’une Isis me semble-t-il), qui arrive à m’hypnotiser par sa position centrale d’un lieu hors espace/temps qu’il m’arrive de fréquenter (le veinard, oui je sais ..), que je foule parfois pieds nus dans le printemps de la Nature.

Une « couleur transparente » ? C’est un peu comme si l’on me parlait d’une lumière qui luit dans la ténèbre … cela me paraît assez, et même suffisamment paradoxal pour m’interroger tel un procureur lors d’un procès aux « assiettes ».

Perplexe suis-je donc là !

Smaragdine …

Un mot savant pour celer une incompréhension, pour dérouter l’esprit d’une impossibilité d’explication simple,  pour égarer la lucidité de mon être, qui sait une énigme pour souffler sur mon âme.

Dois-je faire appel à un artiste, un peintre, un enlumineur afin de saisir le sel du sens sensible de ces lettres accolées en un secret voilé, comme une porte entre deux piliers « Djed » derrière un « Installé » à l’Orient qui m’éblouit parfois ?

Ce serait « singulier », ce serait surprenant, ce serait quasiment féérique dans la lueur de l’instant qui luit dans la pénombre, telle une parcelle de Lumière au fin fond de l’ego qui se rebiffe de cette atteinte à son égoïsme jaloux.

Comment appréhender, sans menottes, ce smaragdine mystérieux qui pourrait hanter mes rêves éveillés d’une clarté perçue comme glauque ?

Pourtant, pourtant c’est une beauté que je reçois ainsi avec force et vigueur dans une force de sagesse qui inonde soudainement mon corps, mon âme et mon Esprit.

Étrangement je commence à discerner comme l’éclat du début de l’étincelle d’une fraction de compréhension intuitive de cet amalgame de lettres formant ce mot abscons à ma connaissance scolaire limitée.

Me voici tout surpris de cet éclairage minuscule autant que brillant venant dissiper les ombres de mon ignorance (non pas « crasse » je suis propre moi) qui vacille devant cette lueur perçant la ténèbre assoupie en mon esprit (pas chagrin, je suis optimiste moi).

Ainsi donc la « connaissance » peut être empirique, voire transcendante … au delà de l’au-delà d’ici et maintenant pour me faire « sentir » une réalité que je n’imaginais même pas, coincé dans ma bulle de certitudes matérielles et étriquées.

Smaragdine soudainement me fait songer (sans rêver) à Gnose … curieux non ?

Et encore cette « couleur un peu diaphane » qui me rappelle une Pierre chutant du front (non pas ….) d’un Lucifer ambigu  …

Curieusement, curieux comme je suis (et j’assume sans complexe) jamais je n’avais effleuré une telle image un zeste floue, parfois même floutée dans mes rêveries (non pas celles au bord du lac) méditatives d’une somnolence post masticatoire.

Une image nait, celle d’un verre d’eau … oui elle est facile celle là, et cette image transparente luit dans l’ombre de l’avant obscurité, j’en suis interloqué.

Mais voilà l’étincelle qui jaillit, grignote les scories de mon matérialisme bien ancré, dévore les liasses de mes certitudes étriquées, traverse des « roues » colorées qui se dissimulent dans mon axe osseux articulé, et relie, oui relie le sol sous mes pieds au cieux qu’effleure ma tête …

Kaléidoscope !

Quelque peu abasourdi je lève mon regard de l’horizon vers le zénith, j’entrevois ces mondes qui décorent la voûte, je devine ceux qui vibrent simultanément ici et ailleurs, ici et partout, ici et là.

Le moment est venu : dans les nuées de l’infinitude cosmique, je décèle un autre regard qui recèle un océan de sagesse, un torrent de compréhension, une force de partage, un complément quoi … le mien !

Et j’aime.

Chris

avril 6015

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Commentaires»

  1. QUEL TALENT!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Antispécistes déjà!

    Répondre

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