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C’est la rentrée ! 8 septembre, 2015

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

C’est la Rentrée !

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Partout, sans cesse à cette époque de l’été finissant, j’entends, vois, subis cette exclamation exclamative qui balise (comme d’autres) le cours des douze mois annuels.

Saperlipopette ! C’est la rentrée de quoi ? De qui ? Je ne savais même pas qu’il y avait eu donc une Sortie …

Je vieillis mal, ma mémoire vacille, mes deux neurones ont besoin d’être rechargés, bref … de quoi c’est donc que l’on cause depuis quelques jours ?

Voyons voir comme disait l’aveugle, et entendons nous bien comme susurrait le sourd dans son langage muet et gestuel.

LA Rentrée … solaire ? Niet, en septembre le soleil pâlit et se couche de plus en plus tôt. Ce n’est donc pas cela ! Ô grand pardon, j’avais mal ouïe ta réponse lapidaire comme une pierre taillée : Scolaire ! as-tu dit.

Mais voyons, malgré les universités du troisième âge (voir plus si affinité), je ne suis pas con-cerné par cette annonce tonitruante et répétitive qui écorche mes deux oreilles pourtant bien ensablées.

Tout ce bazar m’agace par l’inanité des pseudos commentaires que je n’hésite point à qualifier de « marronniers » comme disent les baveux de la presse (pas hydraulique, ils ne connaissant pas l’eau, pâlot ..) qui se vautrent dans des communs banals et sirupeux, pour ne pas dire stupides et infantiles.

« De mon temps … », oui je sais ce que tu penses (enfin façon de causer ..) « le vioque va encore décoconner un max!!! »

De mon temps, et je te parle là d’un millénaire précédant, on ne faisait pas autant de foin en cette période agricole. On n’en parlait pas, on travaillait encore dans les champs .. dans les usines (oui il y en avait encore des grandes) .. dans des bureaux sans ordinateurs ni photocopieurs, ni cafetières électroniques ….. bref la Rentrée se faisait au fur et à mesure des possibilités des uns et des unes.

Nostalgie ? Que nenni, disque dur non effacés !

C’est la Rentrée me cornes-tu sur tous les tons, les thons aussi ? Je doute des onomatopées qui viennent claquer contre les enclumes de mes esgourdes épanouies.

La rentrée, la rentrée c’est vite dit !!! Mais pourquoi réitérer, comme un anniversaire, cette période si banale que je l’ai personnellement biffée de ma mémoire.

Année après année les « médias » se ruent comme des sauvages affamés sur cette non information nationale (même pas européenne !) qu’ils distillent, triturent, tordent comme … comme l’an passé ! Un comble, pire qu’un grenier poussiéreux que ce non évènement national.

Dois-je te rappeler, qu’en plus, dans notre République (soi-disant) cette rentrée est échelonnée, dispersée, disparate, par niveau(x) (pas par équerre et compas), par cycle (bi et tri notamment), par commune (au gré des …) : en un mot comme en cent c’est le bazar (et pas de l’hôtel de ville – publicité gratuite – hélas ..).

Scolarité devient l’espace d’un instant annuel au centre du milieu de la vie nationale, alors qu’elle est de facto un boulet quotidien pour la majeure (et mineure itou) partie de la population dite elle aussi nationale.

Le rythme de la vie de tous les jours doit plier (sans rompre) aux instances écolières (tous niveaux – pas à bulle) et aux visées très intéressées des divers commerces … Oui, eux pèsent plus lourd que les associations de parents d’élèves, sans omettre les associations (syndicales) des enseignants corporatistes.

C’est la rentrée, dois-je me faire à cette idée répétitive et considérer qu’il m’incombât de réagir par une, des actions spécifiques à cette non nouvelle annuelle ?

Me voilà fort marri, me voici dans l’expectative, me voilà et voici plongé dans l’hésitation usuelle  de cette période lisière d’avec l’automne pointant le nez.

Je sais tu t’en moques, et à ta place j’en ferai autant (en emporte le vent).

Quand même .. Tout de même .. M’enfin .. Que quelqu’un m’explique, que quelqu’une me démontre, que quelques c..s me prouvent l’intérêt (sous le taux d’usure) de cette avalanche de lieux communs, de commentaires surannés, qui ne montrent qu’un effet de bégaiement aussi lourd dans la forme que léger dans le fond (de la divine bouteille vide).

Suis-je le seul, l’unique, l’indécrottable individu (louche) à m’interroger sur ce pléonasme quasi rituel d’un passage de saison ?

Suis-je le seul, l’isolé déconfit (en un mot) à m’insurger révolutionnairement sur l’étendu boueuse de ce seuil sans marches ?

Suis-je le seul, l’iconoclaste être  (ou ne pas être) à véhémentement m’indigner de ce brouillard de fumée (incongrue) qui étouffe un quotidien bien morose ?

Cette période spécifique, ce jour « J », cette heure « H » nécessitent ils un effet carillon ? Oui très certainement de la part des « cloches », et ce n’est pas Pâques ! Mais ça tinte un max dans les étranges lucarnes bourrées de pixels avinés, sur les ondes (des micros ..) des TSF, ça bave même l’encre sur le papier (de plus en plus rare) des « quotidiens & hebdomadaires » notamment.

Submergé je suis par ce tohu-bohu vacarmiste et surréaliste qui dévale et déboule tel un effrayant tsunami pas ami du tout du tout… Et ça m’agace !

C’est la rentrée !!!

Fichtre ! Sacrebleu ! Nom de Nom !

J’ai passé l’âge de ces enfantillages mon bon .. l’âge, l’année, le siècle et même le millénaire, tu imagines ?

Et pourtant, pourtant je suis contraint, obligé de vivre à ce rythme scolaire dont je n’ai que faire .. Ma comptabilité, comme toutes les autres est basée sur l’année civile que Diantre ! Et foin sur cette ridicule année fixée par les commerces et les organismes divers (et d’été) de tourisme de masse huileuse (sur les plages), givrée (dans les alpages), béate de culture galopante à vitesse Grand V.

Tu t’en moques …. tu ironises sournoisement en silence …. tu te gausses de ma colère rentrée !!! Ha non pas « rentrée » !!!

Bigre je crois sans  (et pain au chocolat) trop me tromper que là « grave » je suis. Les plombs ont sauté, les cartables ont volé, les cahiers sont déchirés .. et non tout cela n’est plus .. les « clés USB » ont disjoncté, les « portables » sont taris, et moi je suis épuisé par ce branle bas de combat qui ne me concerne pas vraiment.

Je fuis !

Je m’évade !

Je migre !

Et me réfugie dans la douceur d’une nuit étoilée où je discerne, sans mal, au travers de la voie lactée un regard compatissant …

Et j’aime.

Chris

septembre 6015

Azure Eye

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