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Filleule 16 février, 2016

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Filleule

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Curieux ce mot et le concept attaché …

Fils, fille, filleul, filleule c’est ainsi que l’on peut décliner la filiation supposée des mots qui vont se suivre tant au masculin qu’au féminin, comme quoi parfois l’égalité (formelle au moins) existe bien vivace.

On peut imaginer que des liens du sang on passe aux liens du cœur, voire de l’esprit ; les trois étapes de l’humain pour certains …

Mais attention qui dit filleul(e) dit parrain – marraine ! Et là on observe que le concept est lié lui à une connotation « religieuse », « chrétienne et liturgique ». En effet « parrain – marraine » ont le rôle de remplacer les parents dans une démarche « de foi religieuse  » (chrétienne en général), non pas de se « substituer », mais bien remplacer car il y a « absence ».

Ils remplacent .. suite à décès, suite à départ, suite …. voire même suite à abdication morale ; mais je pense (et je persiste à le faire) que cette non responsabilité, en domaine « religieux », reste respectable et in-jugeable si je puis dire.

Filleule (oui je privilégie l’aspect « féminin »).

Filleule me semble-t-il en d’autres domaines que ceux « religieux » se doit d’être consensuel entre les deux parties concernées, un peu comme un retour à l’androgynat primal et Universel.

Une sorte de Liberté partagée ensemble et dans un but commun, d’aucuns songeraient immédiatement à « Maître-Disciple », pourquoi pas après tout, cela n’a rien de péjoratif à mon sens.

Le Tout est que le Maître acceptât d’être dépassé par le Disciple …  Et s’il en est autrement ce duo là ne peut exister, ne peut être viable car l’essence de la relation entre les deux est ainsi …

Et bien en ce qui me concerne Filleule et Parrain (pour faire ainsi un « couple hétéro ») est dans cet « Ordre d’Idée » … Cette nouvelle personnalité qui fusionnant, sans se fondre et se confondre, en crée une nouvelle qui  pourrait être le Centre de l’Idée, via le Centre de l’Union.

Comme quoi le « religieux » qui a voulu dévorer l’Universel est là et maintenant  remis à sa place …. et la Foi également.

Nous voici donc, me voilà donc  avec cette Filleule qui m’a accepté, que j’ai adopté.

Curiosité partagée,  étonnement mis en commun (et en collectivité), embarras  d’un commencement sans Parole.

Voici donc que ce duo entame un face à face, sans but dominateur, plutôt dans une relation de partage …l’expérience (supposée) de l’un est ravivée par la fraicheur (supposée) de l’autre.

Il s’agit d’un véritable couple avec tout ce que cela peut entrainer de rapprochement et d’éloignement telle la vague du flux et du reflux, les silences complices et les cris blessant, bref : un couple.

La différence, majeure, est que le rôle du parrain est, reste essentiellement d’un « tuilage », l’ouverture de ses connaissances, de ses doutes, de ses expériences (réussies ou pas) afin que la filleule s’enrichisse plus vite, établisse ses propres bases avec force et stabilité, dans la beauté d’un partage, pour une continuité d’une sagesse en progression.

D’une certaine manière on pourrait presque imaginer, dans une image osée (mais pas fausse fondamentalement), que la filleule fut assimilée à une « sangsue » … D’aucuns iraient même jusqu’à envisager la « vampirisation » d’une part de l’essence du parrain. Étonnant non !?

Dans un passé pas si vieux, on utiliserait peut-être le terme même « d’adoubement », c’est à dire d’une transmission volontaire.

Échanges, partage plus que transmission à sens unique, encore que la transmission en ce cas est plus un travail d’ouverture du regard, voire (bon terme ici) d’ouverture d’un « troisième œil » … Oui je sais tu maugrées un zeste agacé « le voilà qu’il s’égare à nouveau ! ».

Un parrain (et pas de la mafia) se doit (il s’endette donc) de faire au mieux pour aider à l’évolution de sa filleule, un peu comme on fit pour lui, comme il eut aimé qu’on fit (non, pas confit) pour lui … Une sorte de transfert de réalité(s) et d’envie(s) …

Un parrain est-il un « Maître » ? Oui et non !

Il est sensé (parfois) maîtriser une partie de son moi en ayant réussi à brider son ego, il est sensé (quelquefois) avoir trouvé – pour lui – une orientation à sa quête intransmissible, il est sensé (exceptionnellement) avoir trouvé un Chemin qui lui convienne. En ces sens il pourrait être considéré (en un seul mot) comme un « Maître » (de lui-même), et, qui sait, même comme un cent centimètres … Sur son Chemin il a appris l’humour et l’autodérision …

Un parrain n’est pas un « Maître » qui dispense des cours magistraux (le peut-il ? ), il ne tance pas « son élève », il ne punit pas, il ne donne pas de leçon(s) … Il préfèrera exprimer, étaler ses doutes plutôt qu’affirmer ses pseudo certitudes illusoires autant qu’aléatoires … Il ne dispose pas, certainement pas de « La Parole » qu’il recherche inlassablement comme il va l’expliquer à sa filleule … Enfin, dans le fond, son rôle de parrain sera de montrer à sa filleule les portes entr’ouvertes de pistes potentielles qu’elle pourra emprunter … si elle le désire.

Et la Filleule dans tout ça ?

Bonne question ! Qu’en penses tu, toi ?

Une filleule passe et traverse plusieurs stades …. et pas sportifs les stades, encore que ….

Eblouissement (en exagérant un peu j’en conviens). J’ai un parrain à moi qui va me dévoiler l’Alpha et l’Oméga de tout ce que je cherche à savoir et à connaître … Une sorte de « génie » (dans le sens « lampe d’Aladin » bien sûr ..) qui va me gaver (hé oui, et encore tu sais pas tout) de l’immensité incommensurable de ses acquis lumineux (là c’est juste une légère exagération je pense).

Surprise. Ce « parrain » (non maffieux, en principe ..) ne me donne pas de réponse(s), bien au contraire le sadique n’hésite pas à ajouter ses propres questions au miennes … Me voilà submergée d’interrogations multiples et variées comme une côte sablonneuse envahie d’un tsunami (non pas un tiramisu) qui m’affolent en me coupant le souffle dans le ressac des marées et des houles agressives.

Interrogation. Mais à quoi cela sert-il donc d’avoir un parrain qui ne m’explique rien, ou si peu, alors qu’une tornade de questions se mélangent dans mon crâne ? J’en suis quelque peu déçue … Voire même agacée, pour ne pas dire énervée jusqu’à l’agressivité de me heurter à un mur (des lamentations ici). J’ai du « tomber » sur le plus mauvais des mauvais … Pas de chance, il a fallu que ça tombe sur moi !

Bon une « chose » m’a été communiquée que je peux tenter de mettre (en tant qu’apprentie) en œuvre en cet instant où j’oscille  entre colère, incompréhension et déception : « être cool, zen et sereine ! ».

Une grande inspiration après un verre d’eau fraiche, et hop me voilà, provisoirement, apaisée …

Pourquoi ? Pourquoi cette attitude déconcertante qui me trouble et sème le doute dans mon esprit ?

J’attendais des leçons, je reçois des questions …

J’attendais en silence, me voici face à ma parole …

J’attendais des certitudes nouvelles, une avalanche de nouveaux doutes m’assaille …

Miroir, étincelle de compréhension : miroir …

Compréhension …

La filleule et le parrain forment un couple, ou plus justement un duo .. qui doit dans l’Absolu de la Théorie s’effacer devant un androgynat spirituel en quelque sorte.

La filleule est née pour dépasser son parrain, une sorte de « mante religieuse » mais dans un sens qui dépasse quasiment l’humain ; cette capacité à dépasser son parrain devrait aboutir à en faire un « être » plus perfectionné …

D’aucuns pensent même que c’est une « manifestation concrète » du myste d’Hiram … … …

Le parrain doit « tout » donner à sa filleule, tel un « oiseau mythique » nourrissant ses petits de son propre sang … C’est un « sacrifice » en son sens le plus noble, élevé, symbolique et quasiment « occulte » … Sa fierté (et non son orgueil), sa joie maîtrisée est de constater qu’il reste à son stade alors qu’elle progresse toujours … ..

Confiance et complicité, respect et liberté, échanges et partages tels sont les nécessités absolues d’une fusion indispensable à la naissance, la re-naissance d’un être, sinon nouveau, du moins perfectible et en mouvement.

Le chemin est long, tortueux, aux multiples ramifications (certaines en impasses …), jamais en « ligne droite », hasardeux (pour ceux qui croient au « hasard »), une sorte d’Initiation, une réelle Initiation, Une Initiation.

C’est un début, c’est toujours un début, c’est encore un début, mais celui d’un re-nouveau, plus précisément d’un « enrichissement » accomplis volontairement de concert.

Ce couple, ce duo, cette esquisse d’androgyne progresse sous la voûte étoilée, et serpente sur la voie lactée ….. Un regard bienveillant, complice, approbateur est visible à ceux qui savent voir …..

Et j’aime.

Chris

février 6016

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Commentaires»

  1. Tu disais quoi?
    mante religieuse, sangsue, vampire !!!
    le rôle de parrain est très dangereux finalement
    Je me demande du coup s’il est sage , pour moi, de parrainer à mon tour?
    Une autre de tes filleule
    S. de Chartres

    Répondre

  2. et J’aime…ce concept androgyne ..ce lien tenu et si solide, que je dirai même indestructible car au dela des mots et de la distance………

    Répondre

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