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Peinture 18 mai, 2016

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Peinture

.Annie Matsunami

 ( https://www.facebook.com/Annie-Matsunami-Artiste-peintre-et-plasticienne-602866606499543/ )

Oui je sais ! Tu sais ce dont il s’agit, tu connais, tu n’as rien à apprendre sur ce sujet hors des aspects « techniques » qui se dérobent à tes yeux.

Et puis ne sais-tu point faire la différence entre la peinture « en bâtiment » et celle « artistique » ?

Vraiment tu te demandes pourquoi tu jettes un œil sur cette succession de mots traitant d’un sujet dont tu as fait le tour dans une pièce carrée puisque tu es ….

En fait une larme de curiosité brouille ta bouffisance égotique et tu te dis, dans la surdité de ton isolement, « on ne sait jamais ! », et officiellement ta lecture est par toi considérée comme un divertissement d’une errance d’un bouffon inculte.

Sacrebleu ! Je vais te laisser dériver dans le fil de ta béate suffisance car, en ce qui me concerne, ton « appréciation » je me la carre .. sous le granit de mon indifférence congénitale envers les loustics de ton (mauvais) genre : et toc !

Ceci posé, allons de concert (art aussi éminent) quérir une toile (pas sur le net) blanche (sans connotation raciste), des couleurs en plus du Noir et Blanc, et divers (d’hiver) ustensiles utiles à l’Œuvre à naître sou peu (soupeux s’il fée froid).

Voilà !

Prêt !

Prêt à quoi ?

Prêt usurier ?

Non !

Reste à trouver l’inspiration (voire l’expiration également), le sujet (sans le verbe), le Sujet issu du Verbe, l’expression de mon imaginaire face à une réalité illusoire que je disperserai par mes gestes gouailleurs en projetant la gouache, le lavis, les teintes, les ombres, les traits de fusain, les esquisses crayonnées, et plus encore …

Sujet ?

Idée !

Imagination !!

Intuition …

C’est bon, je suis en condition comme si …

Je vois déjà le résultat sur cette surface vierge, encore, et me prends donc pour le saint Esprit ! Pas moins … mais pas plus.

D’une main agile (j’ai faillit dire « leste » ..) j’esquisse au fusain gras (lui aussi ..) comme un maquillage à la va vite sur un visage blême d’un sommeil soudainement interrompu.

Des Traits jaillissent des Formes sans formes, ni tête, ni queue, ni rien que je puisse décrire ici et maintenant que mon imaginaire  déverse avec force et vigueur sur la pureté semblant balafrée par ces signes (cygnes noirs) quasi kabbalistiques qui fusent du fusain intermédiaire de mon cerveau survolté.

Je suis en transe !

Hors du Temps et de l’Espace je balbutie, je marmonne, je roumègue après ma propre lenteur physique qui m’agace et me freine (non pas l’arbre). La soif de voir posé, l’invisible à tes yeux, sur la blancheur déjà entamée de cette toile m’obsède et saccade, comme une mitrailleuse, le dépôt de ma vision colorée.

Abstraction !

Incohérence primale et primaire qui va servir de support indétectable à la suite qui coule de ma cervelle surchauffée à m’en donner la nausée (comme eut dit Jean-Paul S.).

Labyrinthe de droites et de courbes, de cercles et de carrés longs, de points solitaires, de tirets obsolètes en naissant ici.

.Nadine A.

( Nadine A. artiste timide qui progresse avec l’instinct)

Une foultitude savantes (pas comme moi) qui, tel un cortège mortuaire, tel un défilé militaire, tel une chorégraphie avant-gardiste, se rue sur l’espace encore libre, mais potentiellement ensemencé par ce que je vois au travers de l’aveuglante confusion semblant régner en Maître sur le support excité, que le chevalet, tremblant de crainte, s’efforce de cadrer face à moi.

Luminosité !

Les couleurs primaires s’étalent, avec vitalité, et se mêlent à la marge pour donner naissance dans cette étreinte à des dégradés satinés ou violents, rieurs ou en pleurs, orgueilleux ou timides, le « miracle » chromatique et alchimique se met en œuvre, en Grand Œuvre.

Je ruisselle de sueur alors que la toile s’imbibe de mon labeur.

Les yeux clos je discerne et je cerne l’avancée héroïque de mon inspiration qui dévale sur cette blancheur déjà moins immaculée.

Naissance aux forceps ?

Goulue l’épure aspire la peinture, les traits se noient dans la naissance irisée, l’Abstrait se mue en Vision, les tâches mutent en Symboles, mon ardeur se transforme en concret, mes sens s’évadent vers l’extrémité du pinceau, de couteau, du stylet, de mes doigts même …

Mon teint se reflète dans cette masse picturale en gestation  : miroir alchimique de mon « moi » qui n’est pas toi …

Comprends-tu ?

Et que me chaut tes réflexions, seul compte ton ressenti .. animal, celui qui s’exsude plus de tes tripes et de ton cœur que de ta cervelle sous-exploitée, et polluée de poncifs, de lieux communs, de préjugés absurdes, de contraintes sociétales, d’illusions …

Nous sommes bien loin de la peinture penses-tu sarcastique …

Et bien que nenni point du tout ! Nous y sommes en plein cœur, en plein centre tel le point source du cercle, comme l’Un du Tout et donc une fois de plus, une fois encore tu t’égares (sans train de banlieue) dans de sombres circonvolutions mentales (je te dis ça par pure gentillesse ..).

La toile s’égaie, la toile rutile, la toile prend tournure, la toile ….. n’est pas le « net », c’est la Vie en maturation par l’intermédiaire d’outils, de Pensées, de Visions, de projection d’une âme sans dessus dessous.

La sagesse de l’émotion contenue, la force de l’application d’une réalité autre engendrent la beauté sensuelle d’une parcelle de l’esprit du créateur qui plane, sans poids ni direction, face à sa propre émanation immaîtrisable.

Source et Accomplissement, Alpha et Oméga, Un et Tout.

Cette Toile devient Tableau.

Ce Tableau devient Expression.

Cette Expression devient Œuvre.

Cette Œuvre est une facette de l’Artiste.

On ouïe susurrer, on ouïe murmurer « il est né le divin enfant » …

En quelque sorte … et je te laisse méditer sur ces images non visibles car gravées en nous qui s’adressent (sans timbres) au plus profond de ton humanitude vivante en tous les plans (et pas sur la comète).

Pour ma part, ravi de ta perplexité, je tourne enfin mon regard vers la Voûte qui rayonne pour y deviner, tendre, un autre regard …

Et j’aime

Chris

mai 6016

RegardP

 

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