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La Rousse 3 octobre, 2016

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

 

La Rousse .

rousse

Non pas le fameux pavé « Larousse », ni l’argotique (art gothique – argot -ique)  »La Rousse » qui désignait la maréchaussée à la fin du millénaire précédant … Ni d’ailleurs le féminin du masculin « le Rouquin » dissimulant lui un liquide fruitée, mais fermenté …

Non tout simplement « La Rousse » teinte du poil, accompagnant le plus souvent des « tâches de rousseur » … Bref celle qui attire, aussi, notre regard par le flamboiement plus ou moins accentué de sa chevelure, dans un premier temps …

Or donc c’est la troisième « teinte capillaire » naturelle entre la blonde (et ses dégradées) et la brune (et ses nuances), on peut citer la description populaire qui dépeint une palette entre le roux, le rouge et le feu …

Bon « la Rousse » (ou la « Rouquine ») est finalement la dénomination formelle du « poil de carotte » de mon enfance enfuie … Malgré cette fuite de jadis, je ne vois pas rouge !

Et puis, c’est une belle couleur, naturelle, que cette « rouquine » qui taquine coquine mes yeux qui s’enflamment à cette chevelure ignée, tant et si bien que  j’en reste parfois pantois, quasiment dans une transe hypnotique qui fait vibrer mon imagination tel un feu autoroutier « orange ».

Bigre, « rouquine » serait elle « sorcière », incube et succube, tentatrice de mon feu intérieur, aguichante et aguicheuse, bref le reflet de ma flamme qui grandit en sa présence ?

Fascination face à cette face aux taches faites de son sans sombritude ni appréhension répréhensible, juste une attirance qui n’est pas rance dans ce regard qui vient s’illuminer au travers de cette aura luminescente ô combien.

J’en bafouille comme disait mon pote l’écrivain, l’écrit vain, les cris vins …

La Rousse ..

Que de fantasmes cachés, « honteux », crépitent dans la braise de cette teinte sans demi-teinte qui embrase mon regard, qui vient lutiner mon esprit égaré dans le feu, follet, de cette parure hypnotique de mon imaginaire complexé de tant de flammèches qui font rissoler mes idées saugrenues, et plus nues que « saugre » …

Me voilà tel un « Parfait » lié à son bucher, ce qui est un comble (et non pas un grenier à grains, encore que « grains » …) pour un être se voulant détaché ….

Me voici tel un renard que cerne la meute de clébards bavant de l’envie de m’occire, alors que moi, oui moi je souhaite me perdre dans cette couleur qui chauffe mes sangs ….

J’en reste pantelant de l’immobilité quasi hypnotique qui me cloue sur place, tremblotant des frissons de mes songes éveillés qui se tordent comme les flammes par elle allumées ….

Mon imaginaire se consume de cette « rouquine » qui sourit, sûre d’elle-même, à travers les cascades brûlantes des ses mèches incandescentes.  Je me tords, je me tortille, je titube de cette souffrance de vouloir sans pouvoir au risque de me calciner.

La Rousse …

Celle de l’enfer des fers rougeoyant, celle qui jetait, naguère, des sorts et des braises sur les braies, celle au rire de perles de volcan et de geysers fumant.

Celle des sabbats et des imprécations silencieuses, celle des rondes et des circonvolutions abscondes, celle qui dévorait la vitalité des uns, des huns, parfois des autres aussi.

Celle qui se mire dans l’acier d’un miroir à peine sorti de la forge étouffante, celle qui danse sur le lit de cendres vivaces, celle qui rit de mon désarroi enfumé. 

La Rousse ….

Elle est là à glisser vers moi comme un Cobra sacré de l’Egypte, à fixer mon ombre pantelante sur le foyer qui me cuit le dos, à tendre les bras aux tâches simulant la signalétique menant à son cœur abrité par sa poitrine narquoise.

Elle est là à virevolter au travers de la buée de mon coup de chaleur, à détourner le fil noirci de mes attentes déçues encore, à braver l’envol de mes bras vers cette luminosité si dangereuse pour moi.

Je suis là, je suis las …

Pourtant, pourtant quel Charme évolue à la périphérie des mes envies, en bordure de mon désir, à la frontière de ma décence malmenée par tant et tant de signaux .. oranges, signes de dangers avant coureurs à  l’arrêt obligatoire de ma déchéance naturelle et inévitable.

La Rousse …..

Se mue soudainement en une vapeur enveloppante qui vient, avec tendresse, recouvrir mon corps, mon âme et mon esprit.

Levant les yeux vers l’infinitude de la voûte étoilée dont la voie lactée trace le chemin clignotant, avec une gratitude sans borne je distingue enfin, sous la cascade rousse, un regard tendre qui m’embrase maintenant.

Et j’aime.

Chris

octobre 6016

yeux-1-

 

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