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Convent 30 juin, 2017

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Convent

bougie verte

Convent est l’annuelle réunion familiale qui rassemble celles et ceux d’ici, de là-bas, et même d’ailleurs dans un esprit de joie et de labeur, dans un lieu secret au milieu des sables de Memphis, dans une ambiance recueillie et vivante de spiritualité lumineuse … 

Il y fait chaud en cette période solsticiale estivale tant dans le lieu que dans les cœurs ….

Nous voilà sur des colonnes, des styles, des vallées, dans un camp et même au zénith, et les points cardinaux évoluent en fonction du degré d’ébullition de nos rencontres, nos travaux, nos partages fructueux et fruités, d’où coulent et serpentent des évolutions qui nous projettent dans l’avenir de demain …

Le sérieux et la rigueur de nos sourires nous enchaînent librement dans une union aux mains nues, où circulent un échange vibratoire nous faisant caresser Maât, où se fondent des atomes galactiques microscopiques comme les galaxies que nous chevauchons anonymement, traversant l’espace-temps intemporel sans consistance physique naissant de l’Un au Tout. 

Nos unions, nos pensées, nos « nous » sont en Haut comme en Bas, sont en Haut et en Bas, sont au Centre de l’Union et nous projettent vers l’infinitude de notre intimité organique et spirituelle ….. Etrangeté d’un voyage compagnonnique qui nous fait, nous fée errer dans l’incommensurabilité  sans début ni fin, car parcelle qui entretient l’étincelle de notre Vie.

Voici le moment venu d’être nous, d’être soi et d’être l’autre, d’être l’Être …….

Une bougie Verte éclaire nos pas, encore malhabiles sous la voûte étoilée où se reflète vaguement le violet qui nous ceint et nous cerne, dans nos déambulations précises et silencieuses comme les sept lacs d’amour parsèment une corde ouverte vers une porte fermée par une épée nue tenue d’une main de blanc gantée.

Et puis, et puis …. Le carré long, les étoiles brillantes, les volutes d’encens, le martellement de maillets, les mots fluides qui s’écoulent, les symboles qui fusent entre pavé mosaïque, colonnettes, pour rebondir sur un Naos sacré et revenir, apurés et chargés de richesses vers celles et ceux qui savent voir. Paradoxe des termes sans fins qui glissent vers l’ouïe des impassibles visages sereins.

Convent.

Ce mot nous transporte dans le hier d’aujourd’hui en nous traçant le demain déjà.

Peu usité il semble sentir le soufre … et on omet de citer le mercure du coup ; il semble vouloir nous projeter dans l’occulte alors que nous sommes dans l’Esprit ; il semble nous positionner dans le « siècle » alors qu’il est, lui aussi, intemporel.

Lieu immatériel d’échanges et de partages il suggère une assemblée alors qu’il est le Centre de l’Union, et plus encore …

Curieux qu’il faille tenter d’en saisir un sens, il les a tous … Curieux qu’il fut à huis-clos alors qu’à l’instar du « huit » il est infini … Curieux  qu’il nous interpelle comme un brigadier de police lui qui est Liberté …

Paradoxe d’un terme où symbolique, rationnel, spirituel semblent se suivre, se chevaucher, se mêler comme si nous devions statiquement rester dans la physique euclidienne, nous qui sommes déjà depuis longtemps dans la physique « quantique » ….. Etonnant non ?

Convent.

Instant magique pendant lequel s’effacent les « différences » individuelles de naissance, de teint, d’accent, et tant d’autres choses pour ne laisser qu’un essentiel apuré des scories égotiques, enfumé d’un encens vibratoire, d’une compréhension élargie, d’une Gnose en quelque sorte.

Méthode de travail, de travaux, d’échanges dans un silence « religieux » (c’est à dire qui « relie »), de partage Naturel …….

Partage de l’Agapè, de l’Agape.

Les différences sont dissoutes, le labeur commun, les sourires permanents, l’humeur joyeuse, les réflexions apaisées.

Ce moment pendant lequel les seuls degrés valables sont ceux d’une chaude ambiance, parfois même ceux de boissons festives … Nous sommes, restons là des êtres humains en pause provisoire sur la sente de notre Quête ……. Et cette pause n’est qu’une des facettes obligatoires que nous connaissons toutes et tous, nous qui savons que ce qui est en haut …..

Hermétisme de nos pensées n’entrave en rien notre bien vivre (sans excès pour les plus …), l’ascétisme n’est pas notre, nous qui explorons le champ sans limite de Maât en peinant souvent, mais sans découragement aucun et jamais.

Convent.

Que de richesses acquises ici et maintenant, et qui seront partagées, et qui seront ciselées, et qui seront exploitées « urbi et orbi » sans une seule hésitation car notre éthique est ainsi.

Que d’images-souvenirs prolongeront notre communion en cet espace-temps, que d’évolutions intimes découleront de nos vibrations harmonisées dans cette bulle a-spacio-temporelle, que d’indices semés, de pistes ravivées, de lucarnes entr’ouvertes, que d’étoiles découvertes dans et sous notre voûte commune, que … et plus encore.

Je ne sais si nous avons « touché notre salaire », mais je sais (oui je sais !) que nous sommes devenus déjà et encore … autres.

Les liens qui nous lient au travers du temps et de l’espace se sont encore renforcés,  nos pensées se sont rapprochées comme nos cœurs au cours de nos travaux collectifs et individuels, notre communauté d’idéal est encore plus forte …

Il nous appartient maintenant, ici et à l’extérieur, de partager nos acquis bonifiés, pour nous et pour autrui ….. de répandre le bénéfice de nos vibrations augmentées …….

Convent s’est clos, les travaux furent suspendus, les étoiles de la voie lactées restent un de nos chemins, et notre bougie verte éclaire toujours les ténèbres …….

Et j’aime …

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Chris

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