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Billevesée … 25 novembre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , trackback

Billevesée …

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Douceur du son s’échappant de ce mot quel que soit le ton employé, trompeur ce terme guère utilisé aujourd’hui où « l’écriture » des SMS et autres Textos laisse pantois (ma génération ?) de la singularité d’une pseudo évolution de la langue (de bois ?).

Peu usité donc, et pourtant d’une actualité criante dans un silence de plomb délimité par les « écouteurs individuels » greffés de « longue » dans des oreilles (crasseuses ? Oui parfois !) servant de douves (à sec)  d’avec son environnement dégradé par les hurlements insanes d’humanoïdes à l’égoïsme exacerbé.

Ouf, ça c’est dit !

Mais encore ? allez vous me quémander, un sourire narquois figé sur votre face égarée entre l’écran de votre cellulaire portable, et celui de votre GPS d’automobile polluante, le regard braqué, comme une arme malsaine, sur l’écran de votre ordinateur (hors dinateur, or dix nattes heure, …) de bord , mais en fête face à ta face inexpressive soudainement.

Ne sursaute pas ainsi, tu risque d’abîmer tes prothèses auditives indispensables  à ton assourdissement volontaire … une fuite de toi-même en quelque sorte …

Un torrent con-tinuel de billevesées diverses et avariées t’inonde le neurone (ce qu’il en reste du moins – pas « du plus » naturellement !) et accentue le marécage boueux de ce qui est, parait-il, ton cerveau (serre veau ?) en bien piteux état …..

Passons ..!

Billevesée sied bien, je trouve (après avoir cherché), à notre contemporanéité quelque peu absurde, dévoyée, voire (horreur !!!) manipulée …

En fait ce terme suranné pour beaucoup, inconnu pour beaucoup plus, décore avec élégance intellectualisée les taches de nos quotidiens …..

N’ayons point crainte des « mots » : il s’agit d’un camouflage sordide malgré la légèreté aérienne de la sonorité mise en œuvre en le prononçant, la préciosité graphique supposée …….

Je suis ronchon j’en conviens !

Mais, mais billevesée reste quand même à la fois un charme et un piège, certains diront c’est kif-kif, je leur laisse cette interprétation fallacieuse … quoique .. qui sait.

Non je plaisante, c’est aussi mon côté taquin.

Toutefois ce terme qui résonne si bien à notre ouïe décrassée, raisonne itou à notre cervelle un peu encrassée elle. Et je ne parle pas que de moi ! Suis donc ton regard dans un miroir …. et toc !

C’est fascinant que de percevoir l’impact d’un mot via sa sonorité, parfois sa graphie, son historicité, son évolution temporelle aussi, bref ça nous rapproche d’un texte (fameux ?) où, dès le début du commencement il est noté : « Au Commencement était le Verbe, ou la Parole … » .

Intéressant que d’aller quérir icelui dans un bouquin qui a fait un tabac (merci M. Nicot), qui fait toujours l’objet de savantes exégèses par sa vision hors de notre sphère matérielle habituelle, pour aller caresser l’infinitude de l’immensité incommensurable … si je puis dire.

Me suis-je éloigné de « billevesée » ?

Ai-je égaré mes pas, mes trois pas, mon trépas en allant farfouiller dans ces lignes d’un Jean ?

Suis-je fantasque, irréfléchi, incohérent ?

Que nenni, mais je laisse aller vagabonder mes pensées (oui j’en ai plusieurs), je file après mes intuitions (oui elles sont plurielles), je course la moindre piste esquissée (oui il m’arrive, aussi, d’avoir du flair), alors ne me jalouse pas, dans une autre de tes réincarnations (si tu y parviens) qui sait si cela ne sera pas ton cas …

Billevesée !

Partir d’un terme plutôt négatif, ou déprécié, voire ironique, cachotier, dissimulateur, et j’en passe et des plus pire …. pour en arriver à un clin d’œil, un sourire, une pincée d’humour … n’est point là la preuve véridique de l’effet particulier de ce mot de jadis, toujours vivant, qui fée et des fées l’expression de celui qui l’utilise par écrit, verbalement, oralement, bref qui en use à bon escient dans la structuration sonore de son expression personnelle.

Voilà donc une richesse, une pépite (au chocolat je préfère), un diamant aux mille feux (mille feuilles pour les gourmands),  en dix lettres dont cinq voyelles (pas voyous) et quatre syllabes (comme les quatre éléments d’une alchimie linguistique), qui m’inspirent ce jour et te laisse pantois !

Qu’attendais-tu en cliquant sur ce titre interrogateur et intriguant ?

Crispé tu es face à ma question qui t’interroge bien plus que tu ne souhaiterais …. Voyeur est facile, mais toujours comporte quelques risques : en voici donc un !

Devant ton air que je devine ébahi, je me permets d’esquisser un sourire un peu narquois, après tout « qui cherche trouve » …..

Je divague .. alors que je disais « billevesée ».

J’aime bien ce mot !

Un souvenir d’un passé personnel où je tâtais, avec d’autre, de la « radio libre », dans une « zup » qui plus est .. au sein d’un foyer de jeunes travailleurs … Hélas le directeur d’icelui était un peu, pas trop, enfin nous ne pûmes continuer cette passionnante expérience enrichissante.

Et face à ses courriers « limites, limites » je fus celui (chance, hasard ?) qui trouvât la réponse idoine que je vous livre franco de port : « quand aux allégations d’icelui, ce ne sont que billevesées et coquecigrues » !!!

Oui il fut un temps où je m’exprimais avec une délicieuse délicatesse teintée d’ironie.

Je sais, j’ai changé, peut être même « évolué », qui sait me suis-je posé sur le Chemin du perfectionnement personnel, et de là … collectif ….. On se rassure comme l’on peut non ?

Billevesées que tout cela songes-tu jaloux que tu es (hais, haie ?) tout content (con-tant) d’utiliser ce terme que tu viens à peine (avec peine) de découvrir en glissant ton œil de voyeur dans ce blog qui s’amuse à te taquiner, à te faire tourner en bourrique, à te révéler … à toi-même ; Dur, dur n’est-il point vrai ?

Billevesées que tout cela rumines-tu grognon que tu es devant l’impasse de ta face qui te fixe, hagarde, dans ton miroir embué de tes pensées irritées et mesquines … Dur, dur n’est-il point vrai ?

Billevesées que ces mots qui dansent en farandole, et qui font la ronde autour de ta psyché égratignée, de ton ego agressé, de ton orgueil qui s’effrite (comme on dit en Belgique) en rigolant de ton désarroi que tu ne comprends pas, que tu ne « maitrise » pas apprenti que tu es ; Dur, dur n’est-il pas vrai ?

Mais qu’importe tes états « d’âme » (si tu as ça ….), l’éclat de ce son inaccoutumé balaye ces poussières un peu insanes, un peu étouffantes, ces … billevesées que tu t’es créé seul dans la médiocrité de ta dérive d’un Chemin que, comme tous, tu désirais entreprendre.

Oui, « billevesées » sont en toi (comme la force paraît-il ..), et hors les significations littéraires (et autres), elles expriment ton « mal être » que ton ego récalcitrant projette hargneusement sur autrui .. Transfert ? Hypocrisie ? A toi de voir après avoir entendu … j’espère.

Lève ton regard vers l’infini incommensurable de la Voûte Étoilée, celle qui se terre au plus profond de toi, et discerne,  comme moi cet autre « regard » qui te sourit avec compassion au sein de la Voie lactée.

Et dis-toi, comme je le dis : j’aime …

Chris

novembre 6018

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