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Digression … Marc Aurèle – Pensées pour moi même – Livre audio 7 février, 2021

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C’EST SI PROCHE ET SI INCONNU… LE 30 6 février, 2021

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C’EST SI PROCHE ET SI INCONNU… LE  30

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            Pour y vivre, et même très bien, notre département mérite qu’on connaisse ses contours arrosés (3), ses coutumes, ses hommes et femmes qui ont été ses richesses intellectuelles, sa mémoire VIVANTE. Gard, comme gare à qui ne se soucierait pas de sa beauté et de ses illustres(6), que j’ai appris à découvrir, tant ma curiosité me le demandait ! Mes recherches vous sont dévoilées, lieux et archives visités, en toute franchise et subjectivité.

Commençons par 3 Rivières (et surtout « le » grand fleuve) qui traversent notre territoire EST-GARDOIS.

Tout honneur, toute gloire, le plus grand, le RHÔNE.

A Fourques, chez nous pour la dernière fois, il va franchir les Bouches du Rhône par deux branches. Le Petit Rhône à l’ouest, et finira par se jeter dans la Méditerranée entre l’étang d’ICARD et l’étang de LAURES (nous sommes là à 2,7 km des Saintes Maries de la Mer(13) et à 8 km d’Aigues Mortes dans le 30.Le Grand Rhône à l’est qui a comme embouchure Port-St-Lois du Rhône (dans le 13). C’est une ville si chère à feu mon ami de toujours JEAN ROUSSET ! Dedans ses 2 « cotés », ce triangle formera La Camargue, le Parc Naturel le mieux protégé et étendu de France. Delta du Rhône comme on l’appelle, c’est le triangle magique FOURQUES à la cime, Saintes Maries et Port-St-Louis dans les angles du bas bien sur marins ! Fourques en Occitan comme en Provençal veut dire « fourche » et de là « bifurcation ».

Fleuve né en Suisse à 1750 m d’altitude dans le massif dit du Saint-Gothard (Aar – Gothard), ce torrent franchit le Lac Léman puis se régularise pour entrer en France par le Jura et fera 522km chez nous des 822 de sa longueur totale. Après avoir reçu l’AIN, il accueille à LYON la SAÔNE ; il accaparera dans sa descente alpine ISÈRE, DROME DURANCE. Fleuve qui restera difficilement navigable, mais sa dernière vallée (avec AVIGNON et bien sur notre PONT-ST-ESPRIT) lui rend enfin les honneurs ; navigation, hydroélectricité, irrigation, centrales nucléaires, nombreux barrages. Cependant, il reste un des fleuves encore très pollué, jusqu’à son Delta où par miracle il se refait une beauté écologique !

Rivière dite « POIS CHICHE » : la CEZE

Son nom en occitan CESE ou CESER vient d’un hydronyme pré-celtique accepté par la prononciation romane du 8èmè siècle « pois chiche ». Il y a 21 millions d’années environ, des évènements tectoniques dans le bassin rhodano-provençal ont engendré plusieurs phases de creusement et de remplissage, suite à quoi la vallée de la Cèze a subi 2 phases de déblaiement de sédiments, chacune étant précédée d’une phase de comblement. Elle diffère en cela de la Vallée du Rhône dont le creusement s’est déroulé lors de la célèbre crise de salinité messinienne il y a 505 millions d’années. A SAINT-AMBROIX comme à BESSEGES, villes traversées, on a bien voulu m’expliquer ces archives « géologiques »et surtout « hydrologiques ». Merci encore. La longueur de son cours d’eau est précisément de 128,3 km ; elle prend sa source dans le département de LOZÈRE, sur le territoire de Saint André de Capcèze à une altitude de 798 m, sur le versant ouest du sommet voisin qu’on appelle « Truc du Samblonnet » à 973m de haut. Elle s’écoule alors dans notre département, sauf une portion d’environ 2km à gauche depuis Malbosc, dans le 07(Ardèche). Bizarrerie qu’on m’a révélée, cette rivière depuis la Lozère traverse quand même 43 communes (un record au vu de sa longueur). Entr’autres, celles que j’ai eu le privilège de parcourir et de m’intéresser : Bessèges, Molières-sur-Cèze, Saint-Ambroix, Saint-Jean-de-Maruejols-et-Avéjan (si chère à Dédée POUGET). En aval de Barjac, elle forme la basse Vallée de la Cèze ou Val de Cèze.

De Rochegude jusqu’aux portes de Bagnols-sur-Cèze, la rivière a creusé des gorges qui forment un ensemble certes moins spectaculaire que celles de l’Ardèche situées à 7 km au nord, mais plus facile d’accès. On y trouve les cascades du Sautadet, avec ses formatons impressionnantes taillées dans la roche.

Les villages de Montclus et de La ROQUE-SUR-CEZE , parmi les plus beaux villages de France, sont situés sur les gorges ; je retiens bien sur la Venise Gardoise, GOUDARGUES, la ville presque capitale BAGNOLS et un port aussi, LAUDUN-L’ARDOISE ; cette rivière a « accueilli » de très nombreux affluents : la Niverette, la Gagnière, le grand Vallat, la Claysse , l’Homol, le Luech, l’Auzon, la Vionne, …la Valbonne, la Debèze,… pour finir par la Roubine et enfin la Tave qui se jettera prés de LAUDUN dans la CEZE.  Terminant sa folle course, notre POIS CHICHE (CEZE) se jette dans le RHÔNE entre Codolet et Laudun-l’Ardoise ; quand vous entendez « épisodes cévenols », je vous demande toute votre attention, de vous souvenir que le barrage de Sénéchas (situé sur les communes du Chambon et de Malbosc dans la haute vallée, est le régulateur et donc (ouf !) l’écrêteur qui protège les villes de Bessèges, St-Ambroix et aussi par là même toute notre belle vallée de la Cèze !

DES GARDONS AU GARD

Du Gardon (ou les), on dit le plus souvent qu’il est constitué de 3 rivières. S’il a donné son nom au département GARD, il veut dire « torrent » en occitan et finit par devenir GARDON DE ST-JEAN et GARDON DE MIALET, laissant venir à lui le GARDON DE ST-MARTIN. Dans l’acception locale, le GARDON au sens strict débute au confluent des deux affluents principaux : le GARDON D’ALES et le GARDON D’ANDUZE. Le terme « gardon » associé au nom d’une ville ou village est utilisé de façon générique pour la plupart des affluents de ce cours d’eau. Il est donc difficile d’établir quelle rivière est l’affluent de l’autre puisque toutes sont appelées « gardon ». Pour les besoins de classification les services d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau(SANDRE) considèrent que la rivière principale est le GARDON qui prend sa source en LOZÈRE à SAINT-MARTIN-DE-LANSUSCLE, près du PRAT REBOUBALES (1082m) à 1050m d’altitude. Le point de confluence de ces 2 gardons (Alès et Anduze) se situe en amont de la commune de Ners, entre les 2 villages de Cassagnoles et Vézénobres, à 90 m de hauteur où il prend enfin le nom de GARD. A l’exception de trois communes Lozériennes, toutes les autres traversées se situent dans le 30 ; Mialet, Saint-Jean-du Gard, Corbès, Anduze, Boisset et Gaujac, Lézan, … Cassagnoles, Vézénobres, Ners, Brignon, Moussac, Saint Chaptes, La Calmette, …Poulx, Collias, Vers-pont-du-Gard, Remoulins (le + beau évidemment), Montfrin, Comps,Vallabrègues (soi-disant « confluence » mais à 100m seulement de Comps !!!), il a parcouru au total 128 km.

A noter que Sernhac n’est pas directement touchée par la rivière, mais la commune inclut un étang de 15 ha attenant au Gardon auquel il est relié par un goulet d’à peine 6m de long pour 12m de largeur. Les 37 communes où passe le cours d’eau couvrent une superficie de plus de 585 km2 à 137md’altitude moyenne, incluant 46000 habitants. La véritable « capitale »de toute cette vallée est bien sur ALES-EN-CEVENNES, mais le cours d’eau effleure la ville, elle-aussi de 46000 habitants !!!

La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit typique du régime cévenol avec des hauteurs d’eau en automne et hiver à double sommet ; le premier sommet, en octobre, résulte des pluies du mois qui précède et affiche un débit mensuel moyen de 52m3/s. Il est suivi d’une chute légère à 36m3/s en novembre-décembre, et vient ensuite un nouveau sommet allant de62 à 72m3/s en février. C’est cela qu’on appelle « LES PHENOMENES CEVENNOLS ». Les crues peuvent être extrêmement importantes (pas pour la Cèze, vous le savez), comme celles de 1958(7,40m les 30 septembre et 1 octobre à Remoulins, mon plus vieux souvenir car à 3 ans je me vois circuler en barque sur l’avenue Geoffroy Perret qui traverse le village) et du 29 septembre 2002 où j’étais chef de La Poste en partance pour PONT-ST-ESPRIT qui m’accueillait lui-aussi avec les inondations célèbres du Rhône des 06,07,08 octobre !

A REMOULINS, lieu de ma résidence depuis mon plus jeune âge, on connait cela par cœur car initiée avec Ners (relevé national et surveillance du débit), la population pratique ce qu’on appelle localement les GARDONNADES qui se produisent suite aux orages cévenols, à l’instar de l’Ardèche et du Vidourle et qui font le Buzz sur les chaines info et réseaux sociaux!

Qui dirait cela depuis la source au hameau « le CROS »quand coule le GARDON si paisible dans le Parc des Cévennes jusqu’à Anduze ; cette aire d’adhésion touristique, navigable, culturelle est aussi une réserve de biosphère, un art de vivre spécifique.

TRAIN A VAPEUR DES CÉVENNES QUI PASSE PAR DIVERS VIADUCS AU-DESSUS DU GARDON

BAMBOUSERAIE à Générargues près d’Anduze

LES GORGES DU GARDON POUR BAIGNADE, NAVIGABLES, ET L’ESCALADE

ENFIN LE JOYAU : LE PONT DU GARD (aqueduc romain à 3 niveaux, situé tout près de « mon » Remoulins qui conduisait l’eau de l’Alzon d’Uzès, depuis1985 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO et classé monument préféré des Français …merci du peu) !

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SORTIR DE L’EAU… QUOI QUE !

Je veux à présent vous parler d’une de mes 3 villes préférées au Monde NIMES. Ceci au travers de 6 figures que vous rencontrerez si vous arpentez la Rome Française. Apprenez ce qui m’a toujours intrigué et qui n’est pas toujours expliqué ou dévoilé. Depuis que les premiers visiteurs de Nîmes, les Volques se sont arrêtés et installés autour de la source, la renommée de la ville ne s’est jamais démentie. Des Romains à nos jours, nombreux illustres personnages y ont vécu ou venus admirer Nîmes.

Je vais m’en satisfaire de 6, à qui il faut rendre hommage, du moins pour ma part !

SUIVEZ-MOI RUE GUIZOT

S’étirant du boulevard Gambetta à la rue de l’Horloge, cette rue fut ouverte lors des grands aménagements du quartier des Halles, vers 1875. Dans sa partie sud, en allant vers la rue commerçante Général Perrier, cette voie suit l’ancien tracé précédent de la rue Caguensol (quel joli nom !), même s’il est difficile à déterminer avec précision compte-tenu des démolitions pour toujours apporter la lumière du jour dans les habitations. Plus avant, cette rue s’appelait rue Pierre-Longue en raison d’une colonne trouvée dans son sol et datant du siècle -1 av. J.C.C’est ici que naquit le 4/10/1787 François-Pierre-Guillaume Guizot. Son père, l’avocat François-André Guizot, fut guillotiné à Nîmes eu 1794, et sa famille se réfugiât dès lors à Genève. Après des études de droit (bizarre, bizarre à Paris), la qualité de sa plume lui donne par ailleurs une certaine notoriété dans le monde littéraire. Professeur au Collège de France, député en 1829, il fut, sous le règne de Louis-Philippe (ah qu’ils aimaient ces « rallonges »), tour à tour ministre de l’Instruction Publique, de l’Intérieur et enfin aux Affaires étrangères (étrange,étrange). Il est à l’origine de la loi qui porte son nom, loi Guizot du 28 juin 1833 sur l’instruction primaire publique, qui donne obligation aux communes d’avoir une école primaire et aux départements une école normale. Déjà avant Jules Grévy !

Suite à son décès en 1874, la nouvelle rue reçut son nom en l’honneur de ce « très distingué nîmois ».

XAVIER SIGALON, L’INSPIRATEUR D’HONORÉ DE BALZAC

C’est le 12 décembre 1787 qu’est né à Uzès Xavier Sigalon. Ses parents animaient une « maison d’école » où ils inculquaient aux enfants les bases de grammaire et quelques notions d’arithmétique. D’un tempérament très intelligent et précoce, Xavier remplaçait son père et l’ascendance lui destinait la relève familiale. Mais pourtant, c’est autour du dessin qu’il s’épanouissait le plus. Dès qu’il en avait la possibilité il prenait un crayon ou un simple morceau de charbon pour croquer des esquisses. Le père comprit et le fit entrer à l’école centrale de dessin de Nîmes, où la famille venait de déménager. Il a seulement10 ans !

A ses moments de liberté, il fréquente la bibliothèque municipale (là où j’ai trouvé ces renseignements) et y étudie des gravures et effectue des copies de tableaux. En 1805, il rencontre un élève du peintre Louis David, Monrose le Jeune qui le prend sous sa protection. Il peint alors « la mort de Saint louis » pour la cathédrale de Nîmes, « Sainte Anastasie » pour l’église de Russan et « Le Jour de Pentecôte » qui est exposé dans la chapelle des Pénitents d’Aigues-Mortes (une merveille). Il quitte le Gard en 1816 pour « tenter sa chance dans la capitale » comme cela devenait l’expression à l’époque ! Son intérêt pour Véronèse et le Titien le rapproche vite de Delacroix ou Géricault dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin où il est élève.Cette ambiance lui déplaît et à 30 ans il prend enfin son indépendance. Sa 1ere grande œuvre « La Jeune courtisane » fait partie aujourd’hui des collections du LOUVRE ;cependant il revient sur Nîmes dès 1833. 1834 le Ministre de l’Intérieur Adolphe Thiers et la direction des Beaux -Arts lui confient le projet de copier les fresques de Michel-Ange peintes à la Chapelle Sixtine à Rome, dont le « Jugement dernier ». Le choix de Xavier Sigalon, c’est pour reconnaitre et son talent et sa grande modestie. Sa copie est présentée au pape Grégoire XVI. Elle est toujours exposée dans la Chapelle des Beaux-Artsà Paris (je l’ai vue). Ayant contracté le « choléra »(pas leCOVID-19 !), il s’éteint le 9 aout 1837 à Rome. Il y repose en l’église Saint Louis des Français « comme pour placer son cercueil et son nom à l’ombre des lauriers de Michel-Ange et de Raphaël » (Balzac). Sigalon a inspiré Honoré de Balzac pour son personnage de Joseph Brideau dans sa Comédie Humaine. SACRE SIGALON. Il a sa propre rue entre la place Belle-Croix et le Boulevard Gambetta.

NICOT N’A POURTANT PAS FAIT UN TABAC ! QUOIQUE !

Jean Nicot nait en 1530 à Nîmes, d’une famille noble de la Renaissance. L’hôtel particulier est toujours visible rue de l’horloge : magnifique bâtisse de style florentin 16eme siècle. Érudit, très avancé déjà tout jeune, Jean devient vite diplomate, et ambassadeur de France au Portugal. Nous sommes sous François II et il ramène dès 1559 ou 1560 (?) « le tabac », considéré comme une plante médicinale. Lui, n’en prit jamais, mais donna vite son nom à NICOTINE (Alcaloïde du tabac qui se présente sous forme huileuse ; c’est, à faible dose un excitant et à forte dose un poison violent). Une cigarette contient 1 à 3% de nicotine (ça, c’est pour votre culture). Le 25 Septembre 1571 la nuit de la ST MICHEL qui verra un massacre à Nîmes, précurseur de la ST BARTHELEMY un an plus tard à Paris ; ici, dans ce qu’on appela les Michelades (2 jours), les protestants s’en prirent aux catholiques, alors qu’à Paris, ce fut le contraire(1572). Nicot était présent les 2 fois, défendant l’église plus que le temple ! Il peut s’enorgueillir d’avoir collaboré au destin national sous 4 rois. Après François II, vinrent Charles IX, Henri III et Henri IV.

Son fin sens de la langue « moderne », le Français lui vaut de participer au traité de Villers Coterets en 1539 à l’âge de 9 ans : il s’en souvient car ce Traité impose le français dans les actes publics ! Asa mort, en 1600 ses descendants s’interrogent pour diffuser finalement son chef-d’œuvre qui fait date encore Trésor de la Langue Française, publiée en 1606. Fruit de toute sa vie pour la beauté de la langue. Une rue lui rend cet honneur (et aussi pour le tabac) entre la rue Pierre Semard et rue Papin.

FLORIAN, UN FABULISTE AU SIÈCLE DES LUMIÈRES

« Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, chagrin d’amour dure toute la vie ». « Pour vivre heureux, vivons caché «. « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées ». Il est des auteurs que tout le monde connait sans le savoir, ainsi le fabuliste Jean-Pierre Claris de Florian, né à Sauve (30) en1755, mort à Sceaux (dans le 92) en1794, après être passé tout près du rasoir national de l’époque !

Le jeune passe son enfance au château de Florian, sur la commune de Logrian (30), de nos jours Logrian-Florian (souvenir, souvenir), devenu depuis un p’tit bourg viticole de 300 âmes près de Sauve. Sa mère meurt lorsqu’il est enfant. Son oncle ayant épousé la nièce de l’illustre VOLTAIRE, il est présenté à 10 ans au philosophe des Lumières à Ferney (dans l’Ain). Il s’installe à Nîmes dès ses 14 ans chez un lointain cousin et part pour Paris, dans le Marais chez ses oncle et tante qui prennent en charge son éducation. En 1779 une première comédie dans un style italien (très prisé) « Les Deux Billets » lui vaut le succès.

En 1783, il publie « Galatée », un conte en vers inspiré de CERVANTÈS le grand auteur espagnol (DON QUIJOTE DE LA MANCHA) ; Mais ce sont surtout ses fables de 1792 qui lui valent la reconnaissance, dans un style où il n’est pas facile d’être remarqué après La Fontaine !

Élu à l’Académie Française en 1788, il quitte Paris lors de la Révolution. Caché comme après avoir vu Voltaire jadis, revient-il à Nîmes pour écrire « Vivons caché… » ? Nul ne le saura. Il est arrêté en 1794, malgré le soutien de son ami ardéchois Boissy-d’Anglas président de la Chambre des Députés qui parviendra à le faire libérer à la chute de ROBESPIERRE. Mais après un court refuge (encore « caché ») à Nîmes, il meurt à Sceaux la même année des suites d’une tuberculose qui s’est aggravée durant sa détention.On ne sait toujours pas le lieu de son habitation à Nîmes 2 ou 3 reprises ! Coquetterie de l’histoire, on lui a donné le nom d’une rue (très longue) qui va de la rue de la bienfaisance à …la rue de Sauve sa ville natale.

BRINDIS… *

Christian Montcouquiol est d’ascendance ambertoise (AMBERT, en Auvergne) par sa mère, et né à OSPIRE en Allemagne le 10 mars 1954. D’une famille d’industriels du chapelet et d’articles religieux et de papetiers, il a comme frère Alain (Nimeño I) ; ce dernier, torero, lui inculque « la grita torera », comme il aimait le répéter.J’ai eu à le connaitre au Lycée DAUDET de la 2eme à la Terminale, « claro » à Nîmes. Copain, lui faisait Allemand en 2eme langue et moi Espagnol « claro ». Après sa première novillada à Nîmes le 17 mai 1975, alternative le 28 mai 1977, passage obligé pour intégrer le Mundillo de laCORRIDA, il obtient l’aide de Manolo Chopera(undes+importants organisateurs de corrida espagnols). Celui-ci lui ouvre les portes de nombreuses arènes (Plazas de Toros) en Espagne. Il nous fait depuis faux-bond dans les études, mais nous a séduit et conquis ! Alain, le frérot veille, et le petit Christian devient Nimeño II. Jusqu’en 1982 il participe à un grand nombre de corridas aussi bien en Espagne qu’en France ou Amérique latine.Puis il se sépare de CHOPERA et continue sous la direction d‘Alain. Son courage, tant de fois prouvé dans notre plaza, son art de toréer, sa simplicité d’homme, assurent à celui que tous appelions amicalement « Christian » une place + que particulière.Tenez, et j’y étais pour la Féria 1989, le 14 mai, il participe à un « mano a mano »en compagnie du portugais Victor Mendes avec des taureaux de la célèbre Ganaderia GUARDIOLA DOMINGUEZ ; Mendès est « la » vedette de cette saison -là ; il se blesse à son premier animal (chacun devant affronter 3 fauves) et c’est à Nimeño II de combattre seul les 6 taureaux: il remporte le triomphe mémorable qui restera une corrida d’anthologie dans l’Amphithéâtre gardois !Le 10 septembre 1989, à Arles il doit affronter des taureaux du Ganadero mythique Miura. Son second, nommé « Pañolero » le bouscule violemment et le propulse en l’air. Nimeño chute tête première, se lésant très fortement les cervicales : les chirurgiens marseillais qui l’opèrent reconnaissent que, jamais, ils n’avaient eu à s’occuper de quelqu’un blessé aussi gravement aux cervicales ; dans tous les cas qu’ils avaient connu, le blessé était mort dans les minutes suivant l’accident.Il reste entre la vie et la mort durant une semaine ; une fois hors de danger, il reste tétraplégique et lutte longtemps pour retrouver l’usage de ses membres. Durant presque14 mois, « l’aficion » française comme mondiale suit, quasiment jour après jour son évolution. Je suis « au boulot » sur Paris et me tiens bien que mal informé, mais les gens du Nord sont trop loin de ces péripéties !

Plus d’un an après son accident, il a enfin retrouvé l’usage de ses 2 jambes et de son bras droit ; en revanche le gauche reste paralysé et ce sera définitif. Le 25 novembre 1991, il se suicide par pendaison dans le garage de sa maison à Caveirac tout proche de Nîmes.

Christian a conféré une dimension très personnelle au toreo de son temps, et cela dans toutes les phases de la « lidia ». Le plus bel hommage viendra de son Parrain lors de l’alternative le 28 mai 1977, Angel Terruel : « Les années ont passé, mais je veux à jamais rendre hommage à cet homme qui a préféré se donner la mort plutôt que de survivre sans sa passion et dont l’image reste gravée dans nos pensées ; Christian, dans ton éternité, je souhaite que tu continues à toréer avec les anges » !

Si les 2 avant-corps de taureaux romains qui jaillissent de la Porte Impériale des Arènes signent la vocation plus que bi-millénaire de Nîmes, l’éternelle présente statue de bronze de Christian Montcouquiol (Nimeño II) accueille sur le parvis touristes et aficionados du monde entier.

*BRINDIS : toast, porter un toast, dédicace

Claro : c’est clair, bien sûr    Aficion : avoir un penchant pour, passion, ferveur des supporters

Toreo : combat, la tauromachie elle-même, l’art de toréer lidia : combat, idem toreo

Mano a mano :  tête à tête alternative : rentrer dans le sérail des « toreros », on n’est plus « novillero »       ganaderia :  élevage, manade

DE L’EAU AU MOULIN … DE DAUDET

Je veux vous entretenir de l’idole nîmoise, comme on dirait de nos jours, celui qu’on est fier de dire « c’est chez nous, c’est le SUD et ses odeurs » : Alphonse DAUDET. Il naquit dans cette ville, en Languedoc, le 13 mai 1840. Son père, Vincent, était tisserand et négociant en soieries. A la suite de difficultés, la famille émigre à Lyon. Alphonse est un élève intelligent, mais « fantaisiste » ; manquant une classe sur deux, il préfère aux cours les parties de canot sur la Saône. C’est un grand liseur aussi ! Victor Hugo et Chateaubriand, bien sûr. A 15 ans il écrit ses premiers vers et un roman destiné à un journal local, qui n’a pas «été imprimé » ! Cependant les difficultés s’aggravent et il doit accepter, pour pouvoir terminer ses études, une place de maitre d’internat (pion)au collège d’Alès (30). Il y restera une seule année, la plus difficile de son existence dira-t-il intrinsèquement dans « Le Petit Chose ».1er novembre 1857, il s’en échappe et se réfugie à Paris, chez son frère Ernest, 8 rue de Tournon. A 18 ans, Alphonse publie son premier volume de « vers » : « Amoureuses » et devient de suite célèbre (Victor Hugo l’apprécie). Le Figaro lui ouvre ses colonnes, et s’en suivent »Les Gueux de province, Le Petit Chaperon Rouge, etc… ».

Il collabore aussi au Monde Illustré, au Musée des Familles ; l’Impératrice Eugénie intéresse ce jeune poète au Duc de Morny, président du corps législatif sous Napoléon III,devenant le secrétaire particulier du Duc durant 5 ans.Daudet remplit ses fonctions assez bien, mais s’échappant fréquemment pour de joyeux voyages qui en Corse, en Sardaigne en Algérie et inévitablement dans « sa » Provence natale ! Ses toutes premières pièces de théâtre sont jouées à l’Odéon (la Dernière Idole), à la Comédie Française (l’œillet Blanc). Noviciat littéraire terminé le 27/01/1867, il épouse à Nîmes. Melle Julia Allard, qui sera pour lui, toute sa vie durant, une compagne admirable à qui il rend hommage en ces termes : « pas une page qu’elle n’ait vue, retouchée, où elle n’ait mis un peu de sa poudre azur et or ». En 1865 meurt le Duc de Morny et ça le libère du seul emploi qu’il n’eut jamais occupé. Désormais il sera tout à son métier d’écrivain (entre 1866 et 1869, il publie « le Figaro », « les Chroniques Provençales », qui allaient devenir « les LETTRES DE MON MOULIN »). Son succès est immédiat, mais ce moulin n’appartint jamais au poète ; cela ne l’empêchait pas, comme il nous le dit lui-même «d’y passer de longues journées de rêves et de souvenirs merveilleux ».

Retiré dans sa maison de campagne, entre Beaucaire et Nîmes (mais ou exactement ? Bezouce, Manduel, Fontvieille, … secret bien gardé) il écrit un roman autobiographique, le fameux « Petit Chose, Histoire d’un enfant » et l’immortel « Tartarin de Tarascon» (1872) ;il fait jouer « l’ARLESIENNE » dont l’échec le décourage (1873) et se vengera avec « les Contes du Lundi » inspirés surtout par le siège de Paris par les Prussiens et la Commune. « Fromont jeune et Risler ainé », « le Nabab », « Numa Roumestan » (son œuvre préférée), « Port-Tarascon », « Sapho » …, « Tartarin sur les Alpes », « le trésor d’Arlatan » qui sera son dernier ouvrage en 1890.

Dès 1884, Alphonse Daudet ressentit les premières atteintes du mal qui devait le miner pendant les treize ultimes années de sa formidable vie ; il meurt le 19 décembre 1897 à Paris.

Vous le retrouverez toujours Place de la Couronne, à l’ombre de cette ville qu’il aimait temps, et qui lui a donné un nom de boulevard qui va de la Place d’Assas aux Arènes ; ironie du sort ou choix judicieux, c’est sur cette artère que se trouve « mon » Lycée Victor Hugo !

MISS GEORGE SAND

Femme de lettres, féministe de toutes ses tripes, libre et engagée, éternelle amoureuse, George(sans « s »), berrichonne née en 1804 et décédée en1876, va rejoindre son nouvel amant Frédéric CHOPIN pour un voyage aux Baléares. Depuis ce soir de 1837 ou son ami Liszt arrive chez lui accompagné d’une femme écrivain qui se fait appeler George et habillée comme un homme de sept ans son ainée, Chopin retrouve auprès d’elle, enfants compris, la chaleur d’un véritable foyer. Amantine Aurore Lucile Dupin est mariée, baronne DUDEVANT, a trompé plusieurs fois son mari et le revendique. Elle fait étape 3 jours à Nîmes les 27,28 et 29 octobre 1838. Elle rend visite à Jules Boucoiran, rédacteur au Courrier du Gard (ancêtre de Midi Libre) et ancien précepteur de son fils Maurice et de sa fille Solange ; Jules habite l’hôtel Meynier de Salinelles rue de l’Aspic. Ami intime et confident, elle l’appelle dans l’un de leurs très nombreux échanges épistolaires « Cher Bouc ou Hareng » !  Le peintre Jules Salles* lui rend visite à l’hôtel du Luxembourg ou elle s’est installée : totalement subjugué il écrira dans ses « Mémoires d’un vieil artiste de Nîmes » : « elle nous reçut enveloppée dans une superbe robe de chambre en cachemire blanc qui faisait admirablement ressortir les traits accentués de son visage et une abondante chevelure d’ébène retenue sur sa tête par un poignard en or». Il était accompagné d’un poète naissant Jean Reboul*. Jules organise pour elle une illumination des Arènes en faisant courir sous les arches des enfants portant des flambeaux. Au cours du séjour, elle assistera aussi au théâtre à une représentation de « Robert le Diable » de Meyerbeer, ce même théâtre qui brulera. Malade, irascible et renfermé, CHOPIN n’est plus alors (aux Baléares) ce virtuose naturel, doux, courtois, souriant et fou amoureux ; George se souviendra toute sa vie de ses délicieux moments passés dans la Rome Française (l’énigme est toujours de savoir si Frédéric a été présent à Nîmes, secret bien gardé !) Une galerie tout près du complexe sportif Marcel Rouvière est dédiée à miss SAND;

Et Jules Salles et Jean Reboul seront mes 2 prochaines investigations Je vais m’y attaquer. A BEN LEU !

Merci jean-Pierre pour ce partage

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The story of the stork 4 février, 2021

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cigogne

Digression … I MUVRINI _Corsica_avec les 2000 Choristes 3 février, 2021

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Lettre à mon père qui n’aurait pas supporté cette époque ! 2 février, 2021

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , 2 commentaires

Lettre à mon père qui n’aurait pas supporté cette époque ! 

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Tu étais ouvrier agricole.

À onze ans, tu labourais déjà avec un cheval.

À 80, tu descendais de ton dernier tracteur. Et, voici quelques années, alors que tu venais de souffler tes 91 bougies, tu partis pour trop longtemps de l’autre côté du chronomètre.

Ne connaissant pas ta nouvelle adresse, je ne t’écris pas souvent. Le vent, le chant des oiseaux et la course des étoiles étant mieux qualifiés que moi pour te donner des nouvelles du monde. Mais aujourd’hui et peut-être car j’aimerais pouvoir compter encore un peu sur toi, je viens te parler de ce monde qui, justement, n’y est plus tout à fait.

Nous voilà pilotés par quelques jeunes godelureaux qui font fureur dans la maladresse et le mépris, qui croient savoir ce qui est bien pour nous, car ils savent avant tout ce qui est bien pour eux.

Depuis le mois de mars nous avançons, un masque plaqué sur le visage.

Pendant 6 mois les enfants ne sont pas allés à l’école. D’ailleurs, en parlant d’école, ceux de ta génération faisaient moins de fautes et savaient mieux compter avec un simple certificat d’études que la plupart de nos bacheliers.

Que je te dise aussi, parce que certains font déjà semblant de l’oublier, au début de l’été, quelques élus zélés avaient installé des corridors sur le sable pour que nous puissions aller voir la mer.

Oui, oui, tu peux me croire, nous n’avions même plus le droit d’aller voir la mer, ni la montagne d’ailleurs ! Et puis, plus rien, peut-être parce que les échevins de faction à Lutèce avaient compris qu’il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin.

Avant cela, ils nous ont aussi interdit de rendre visite à nos anciens dans les maisons de retraite où beaucoup sont morts sans avoir vu une dernière fois leurs épouses, leurs maris, leurs enfants. Il était interdit de marcher dans la rue, de nous déplacer d’un village à l’autre, d’aller débusquer la morille dans le bois d’à côté, pas moyen de se faire couper les cheveux, le coiffeur avait baissé son rideau, plus de dentiste, idem pour les rendez-vous médicaux. Les mariages aussi étaient interdits, aux enterrements pas plus de 10 personnes.

“Interdit” : je répète souvent ce mot parce que, désormais, ici, c’est le plus couramment employé.

Pour aller chez le boucher, chez l’épicier, “faire de l’essence” ou se dégourdir les mollets, il fallait se munir d’un laisser passer. Un bout de papier contrôlé par les gardes du cardinal de service que l’on nous obligeait à remplir nous-mêmes, c’est dire le degré de soumission.

Avec, comme en temps de guerre, çà et là, planqués derrière les volets, le relent des délations.

Interdit de nous rassembler, interdit de danser, il n’y a pas eu de bal au village cet été. Interdit de jouer aux boules, au ballon, au loto dans la salle des fêtes, à la belote dans les bistrots. De toute façon les bistrots étaient fermés et, d’ici quelques temps, ils le seront peut-être à nouveau. Figure-toi qu’ils envisagent même de nous prendre la fièvre à l’entrée des restaurants.

Tous les soirs, à la télévision, nous devons écouter la parole des savants. C’est comme ça, on ne nous demande plus notre avis. Sauf, parce que ça c’est important et qu’il faut bien nous occuper, pour voter par téléphone et désigner celui qui aura le mieux chanté dans les émissions de téléréalité. D’ailleurs, à la télé, il n’y a plus que des séries policières, ça tire de tous les côtés, des meurtres en veux-tu en voilà. Tu sais même plus si c’est les informations ou du cinéma.

J’ai entendu dire aussi qu’il n’y aurait bientôt plus de pièces ni de billets, seulement des instructions sur des boites vocales et des chiffres sur des écrans d’ordinateurs. L’argent, c’est trop sale. Même avec ça, ils arrivent à nous faire peur pour mieux contrôler nos économies.

Je te jure, ce ne sont pas des conneries. Arrête de rigoler, tout est vrai. Et attends, tu vas voir ce que nous réservent les “forces de progrès”. Si tu revenais, tu ne reconnaîtrais pas ces garrigues où tu taillais la vigne entre deux bourrasques de tramontane gelée. Là-haut, les écolos ont planté leurs grands tourniquets blancs pour brasser du vent aussi futile que leurs idées. Et des idées, ils n’en manquent pas. Tiens, récemment l’un d’entre eux a supprimé le sapin de Noël, une autre veut “éliminer” les hommes, certains veulent interdire le Tour de France. D’ailleurs cette année il a eu lieu en septembre, sans demoiselles pour embrasser le champion.

De toutes façons, on ne s’embrasse plus, on ne se serre plus la main. Pendant ce temps, dans les villes, les vandales (ce mot me vaudra peut-être un procès…) continuent de tout péter. Dans les campagnes, d’autres abrutis crèvent les yeux des chevaux, leur coupent les oreilles, massacrent les génisses, éventrent les petits veaux. Un peu partout, les églises flambent, mais il ne faut pas en parler. Des détraqués s’en prennent à la République, mais il n’est pas certain qu’ils le fassent exprès.

Bientôt nous ne pourrons plus rouler en voiture. Pour désherber, même sur les coteaux il va falloir reprendre la pioche. Un philosophe, qui sait certainement ce que travailler veut dire, préconise d’arrêter l’utilisation des moteurs pour avoir recours à l’énergie musculaire “animale ou humaine”. Ils sont allés chercher des ours dans les Carpates pour les installer dans les Alpes et les Pyrénées. Ils protègent les loups pendant que les troupeaux sont décimés. Et ils tirent des citoyens au sort pour imaginer le futur de nos paysans. Parce que ceux-là ont une “opinion”, tu comprends. Ils ont des idées. Même si certains ne savent pas faire la différence entre une aubergine et un navet.

Les chasseurs aussi en prennent plein la gueule, les cirques n’auront bientôt plus d’animaux. Et, tiens-toi bien, parce que celle-là il fallait la trouver, la viande sera remplacée par des steaks végétaux fabriqués dans des labos.

Comment expliquer ça à un gars comme toi qui descendais les rangées de vigne avec un sac de 50 kilos d’engrais coincé sous chaque bras, qui célébrait l’entrecôte et honorait le gigot, qui n’étais même pas rassasié après une centaine d’escargots ? Toi l’épicurien qui me conseilla un jour, alors que je sillonnais une parcelle longtemps restée en friche, de changer de sens parce que je ne suivais pas la bonne pente. Celle que l’eau devait emprunter naturellement. Celle que seuls les anciens connaissaient et que l’on ne pouvait distinguer à l’œil nu.

Parce qu’il en va, je le crois, de l’eau et du cours des rivières comme de celui de l’histoire. Si nous perdons les repères, si nous oublions la réalité, si nous ne transmettons pas le savoir avec cette part consubstantielle de sensibilité qui demeure la part la plus profonde de l’homme, les sources vont se tarir. Et les chemins qui sont parfois ceux de nos libertés, risquent de se refermer sur la misère et le chaos.

Allez Papa, je te laisse. Et surtout ne regrette rien. Ici-bas, Mad Max est en train de remplacer Don Camilo !

SOURCE : Jean-Paul Pelras. Journaliste. Ecrivain. Rédacteur en chef du journal L’Agri, auteur de tribunes dans Le Point et dans L’Opinion

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Livres … Janvier 6021 1 février, 2021

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Livres

Même ne sachant ni Lire, ni Écrire …

Ce mois ci j’ai épelé avec un grand plaisir, entr’autres :

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le livre de GLENN  COOPER

« LE LIVRE DE LA CROIX« 

lelivredelacroix

                                        

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le livre de PHILIP KERR

« UNE ENQUÊTE PHILOSOPHIQUE « 

 uneenquetephilosophique

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le livre de MARIE-RENÉE LAVOIE

« LE PETITE ET LE VIEUX« 

lepetiteetlevieux

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le livre de KATE MOSSE

« CITADELLES »

Le-Baron-de-la-disette  citadelles

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Chris

janvier 6021

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