L’Étranger 2 février, 2026
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1 Février 2026 , Rédigé par Yann Leray
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L’Étranger
Je marche au cœur d’une ville aux visages pressés,
Où les pas résonnent creux sur des rêves froissés.
Étranger parmi tous, sans ancrage ni drapeau,
Je traverse en silence un monde sans oripeaux.
Les ombres parlent bas une langue que j’ignore,
Les regards se frôlent sans jamais dire encore.
Tout y passe et s’efface au souffle du présent,
Comme un pas trop fragile pour retenir le temps.
Alors je m’arrête, et j’apprends à comprendre
Que l’absence enseigne ce qu’il faut bien entendre.
Dans l’écart, dans l’exil, les certitudes se fendent,
Et la paix vient à moi sans qu’on la lui demande.
Car que reste-t-il, quand tout semble mouvant ?
Quelques voix fidèles, un rire émouvant,
La chaleur d’une main, l’évidence d’un cœur,
La présence sincère, affranchie de la peur.
L’amour seul demeure, au-delà des frontières,
Ni lieu ni saison n’en brisent la lumière.
Il marche avec nous, discret compagnon,
Quand tombent les masques et les illusions.
Le reste n’est que passage, poussière du chemin,
Ambitions fragiles, mirages incertains.
Tout s’effrite un jour, sauf ce qui relie,
L’âme à une autre âme, dans l’infini.
Être étranger, peut-être, c’est savoir préserver
Ce qui demeure pur quand tout semble voilé,
Suivre l’âme vivante au-delà du paraître,
Et l’or du silence que peu savent connaître.
Et dans la ville immense, où je marche à découvert,
Je sais désormais ce qui vaut l’univers :
L’amour, l’amitié, ce qui unit les destins,
Le reste n’est qu’un songe qui s’efface au matin.
Yann LERAY @ 2026
source : https://www.lesamisdhermes.com/2026/02/l-etranger.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
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