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Aujourd’hui j’en ai marre. Je parle 28 juin, 2026

Posté par hiram3330 dans : Apports , trackback

Aujourd’hui j’en ai marre. Je parle.

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Pour ceux qui me connaissent depuis des années,vous savez que j’ai fait partie de cercles féminins afin de retrouver ce que j’avais naturellement et que la société occidentale et l’éducation m’ ont fait perdre. Aujourd’hui, je me suis rendue compte à force d’usure que j’avais de nouveau perdu beaucoup de choses. Je me suis alors replongée dans mes travaux d’écriture, de réflexions qui ramènent à l’essentiel…

Comme quoi nous devons toujours rester vigilant (e)……

SI nous arrêtions la guerre ?

Il suffit d’observer les conversations autour de nous pour sentir qu’il se passe quelque chose dans les relations entre les hommes et les femmes. Une tension diffuse. Une fatigue aussi. Comme si chacun portait un sac rempli de blessures, de reproches, d’incompréhensions et d’attentes déçues.

Nous vivons une époque étrange.

Jamais les femmes n’ont été aussi libres, aussi éduquées, aussi indépendantes. Et pourtant, jamais les relations n’ont semblé aussi complexes. De leur côté, beaucoup d’hommes paraissent désorientés, cherchant leur place dans un monde dont les règles ont profondément changé en quelques générations.

Pour comprendre ce moment de bascule, il faut avoir l’honnêteté de regarder derrière nous.

Pendant des siècles, les sociétés se sont construites sur un modèle profondément patriarcal. Les femmes ont dû lutter pour obtenir ce qui devrait pourtant appartenir à tout être humain : le droit de choisir, de s’exprimer, de travailler, de disposer de leur propre existence. Rien ne leur a été offert. Chaque avancée a été conquise pas à pas, souvent au prix de grands sacrifices.

Il serait injuste de l’oublier.

Mais il serait tout aussi dommage de ne pas reconnaître ce qui se joue aujourd’hui.

À force de vouloir corriger un déséquilibre ancien, nous avons parfois créé un autre déséquilibre. Certains courants féministes, initialement portés par une quête légitime de justice et de liberté, se sont peu à peu radicalisés. Le dialogue a parfois laissé place à l’accusation. La recherche d’équité s’est parfois transformée en opposition systématique.

Comme souvent dans l’histoire humaine, un extrême en appelle un autre.

Face à cela, les mouvements masculinistes gagnent du terrain. Certains expriment une souffrance réelle, celle d’hommes qui ne savent plus très bien ce que l’on attend d’eux. D’autres répondent à l’excès par un excès inverse. Et le cercle continue.

Pendant ce temps, les blessures se creusent.

Les femmes reprochent aux hommes ce qu’elles ont subi pendant des générations. Les hommes se sentent parfois condamnés pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. Chacun défend son territoire. Chacun protège sa douleur. Mais au fond, personne ne semble trouver la paix dans cette bataille permanente.

Et si nous étions simplement en train de nous tromper de combat ?

Car derrière les revendications, derrière les discours, derrière les idéologies, il y a une réalité plus profonde : nous avons besoin les uns des autres.

Depuis quelques années, de nombreuses femmes ont entrepris un magnifique cheminement intérieur autour du féminin sacré. Elles ont redécouvert l’intuition, la sensibilité, l’écoute du corps, le lien au vivant, la puissance douce de l’accueil et de la création.

Ce mouvement a permis à beaucoup de femmes de se réconcilier avec des parts d’elles-mêmes longtemps dévalorisées.

Mais une question mérite peut-être d’être posée aujourd’hui.

Qui invite les hommes à explorer leur propre profondeur ?

Qui leur parle du masculin sacré ?

Car le masculin ne se résume pas à la domination, à la performance ou à la compétition. Ce ne sont là que les expressions d’un masculin blessé.

Dans sa dimension la plus noble, le masculin est une force tranquille. C’est la capacité à protéger sans contrôler. À guider sans imposer. À tenir sa parole. À rester présent lorsque les tempêtes traversent la vie. C’est une énergie qui structure, qui sécurise, qui construit.

Tout comme le féminin blessé peut devenir manipulation, dépendance ou sacrifice de soi, le masculin blessé peut devenir domination ou violence. Mais lorsqu’ils guérissent, ces deux pôles cessent de s’affronter et commencent à collaborer.

Peut-être est-ce là l’un des grands défis de notre époque.

Sortir enfin de la logique de confrontation.

Cesser de compter les torts des générations passées pour imaginer ce que nous pourrions créer ensemble demain.

Je ne crois pas que notre avenir réside dans une égalité qui chercherait à effacer les différences. Les hommes et les femmes ne sont pas identiques, et c’est probablement une bonne nouvelle. La vie elle-même repose sur la complémentarité. Sur l’équilibre entre des forces différentes qui se répondent et s’enrichissent mutuellement.

L’objectif n’est pas que l’un devienne comme l’autre.

L’objectif est que chacun puisse pleinement incarner ce qu’il est, sans domination, sans soumission, sans peur.

Nous avons passé beaucoup de temps à nous opposer.

Peut-être est-il temps d’apprendre à nous rencontrer à nouveau.

Non pas en tant qu’adversaires.

Mais en tant que partenaires d’une même aventure humaine.

Car aucune société ne s’élève durablement lorsque le masculin et le féminin se regardent comme des ennemis.

En revanche, lorsque ces deux forces se reconnaissent, se respectent et coopèrent, quelque chose de profondément harmonieux devient possible.

Et il me semble que c’est précisément ce dont notre monde a besoin aujourd’hui.

 

Commentaires»

  1. Mais la profonde pulsion dominatrice qui sommeille au fond de chaque être humain n’est pas près de faire des concessions… Celles qui régnaient dans l’ombre veulent EN PLUS avoir la lumière. Ceux qui acceptaient manipulation secrète ne sont pas prêts à « perdre la face » exercé crûment par des femmes le pouvoir est loin d’être serein et les victimes silencieuses, écrasées par les débordements sombrent dans les « burn out » dans la délinquance ou dans le suicide.

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